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Frédéric de Galles

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Frédéric de Galles
Description de cette image, également commentée ci-après
SAR le prince de Galles (1750) par Thomas Hudson.

Titre

Prince héritier du Royaume-Uni


(23 ans, 9 mois et 9 jours)

Prédécesseur George de Galles
Successeur George de Galles
Biographie
Titulature Prince de Galles
Duc de Rothesay
Duc d'Édimbourg
Duc de Cornouailles
Comte de Chester
Dynastie Maison de Hanovre
Distinctions Chevalier de l'Ordre de la Jarretière
Autres fonctions Membre de la Royal Society
Nom de naissance Friedrich Ludwig von Hannover
Naissance
Hanovre (Saint-Empire romain germanique)
Décès (à 44 ans)
Leicester House, Londres (Grande-Bretagne)
Sépulture Abbaye de Westminster
Père George II
Mère Caroline de Brandebourg-Ansbach
Conjoint Augusta de Saxe-Gotha-Altenbourg (de 1736 à 1751)
Enfants Augusta de Hanovre
George III
Édouard-Auguste de Grande-Bretagne
Élisabeth de Grande-Bretagne
William Henry de Grande-Bretagne
Henri de Cumberland et Strathearn
Louise de Grande-Bretagne
Frédéric de Grande-Bretagne
Caroline-Mathilde de Grande-Bretagne
Résidence Leicester House (Londres)
Religion Anglicanisme

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Frédéric, prince de Galles, né Friedrich Ludwig le et mort le , prince de Galles et duc d'Édimbourg et de Cornouailles, est un membre de la famille royale britannique, prince héritier de la couronne de Grande-Bretagne et père de George III. Il est un important collectionneur d'objets d'art et un mécène éclairé.

Frédéric, prince de Galles, 1720.

Jeunesse en Hanovre

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Frederick est le premier enfant et le fils aîné du roi de Grande-Bretagne George II et de la margravine Caroline de Brandebourg-Ansbach ; il est né à Hanovre du temps où son grand-père, George Ier, n'est pas encore roi. Son titre à sa naissance est duke Friedrich Ludwig of Brunswick-Lüneburg. Il a pour parrain le roi Frédéric Ier de Prusse. Durant sa jeunesse, il est surnommé Griff, un terme ambigu, sensiblement péjoratif[1].

Dès 1714, il est second sur la liste des prétendants au trône de Grande-Bretagne, et jusqu'à l'âge de 21 ans, il vit dans le Hanovre, sous la tutelle de son oncle Ernest-Auguste, séparé de ses parents qui eux vivent à Londres.

En 1722, il est inoculé contre la variole par le médecin Charles Maitland (1668–1748), sur les recommandations de sa mère Caroline.

Arrivée à Londres

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Frédéric arrive à Londres en 1728, l'année de l'accession au trône de son père, le roi George II. Le couple royal avait déjà eu plusieurs autres jeunes enfants, et Frederick était doté d'un fort tempérament, à la fois très éduqué et aimant le bon vin, les jeux et la compagnie des femmes. Cette longue séparation mettait face à face d'un côté un jeune homme comme étranger à ses parents, et de l'autre un couple qui ne lui portait par la moindre affection. Les tensions entre Frédéric et ses parents pourraient également s'expliquer notamment par le fait que son grand-père, George Ier, l'avait désigné, dès son plus jeune âge, comme représentant de la maison de Hanovre et qu'il avait l'habitude de présider les cérémonies officielles en l'absence de ses parents. Or, Frédéric continua d'être connu sous le nom de prince Friedrich Ludwig de Hanovre (avec le titre d'Altesse Royale britannique) même après la nomination de son père comme prince de Galles. Cette même année 1728, la ville de Fredericksburg, en Virginie, est nommée ainsi en son honneur. Et le 7 janvier 1729 Frédéric est fait prince de Galles.

Prince de Galles

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Dès 1728, il devient, succédant à son père, le 10e chancelier du Trinity College (Dublin), titre qu'il conserve jusqu'à sa mort, et son portrait figure toujours dans le hall principal de l'établissement. Par ailleurs, il choisit d'associer son nom à la Royal Society[2].

Une fois installé à Londres, le prince s'entoure d'une cour d'opposants à la politique menée par son père. Ce sont des personnalités en vue, on y trouve aussi bien des journalistes, des peintres, des écrivains, des comédiens. Son jeu secret, mené à coups d'intrigues, est de s'opposer à son père en termes de choix artistiques : ainsi, il n'apprécie guère Georg Friedrich Haendel, contre qui il fonde l'Opera of the Nobility. Très mélomane, musicien lui-même, il pratique la viole de gambe et le violoncelle, préférant Vivaldi, Bach ou Couperin. Le peintre Philippe Mercier l'a représenté avec ses sœurs jouant du violoncelle[3].

Dans son cercle d'intellectuels, on trouve lord Chesterfield et le baron Melcombe, qui lancent en 1743 le périodique Old England: or the Constitutional Journal dirigé entre autres, par William Guthrie qui va s'opposer à la politique « hanovrienne », notamment concernant la liberté de la presse.

Frédéric apprécie également les sciences naturelles et les arts, et devint une épine dans le pied de ses parents, s'opposant systématiquement à eux, selon le mémorialiste et chroniqueur de la cour lord Hervey. À la cour, le favori de George II et de la reine Caroline était le frère cadet de Frédéric, le prince William, duc de Cumberland, à tel point que le roi envisagea de diviser ses domaines afin que Frédéric n'hérite que de la Grande-Bretagne, tandis que le Hanovre reviendrait à William. Ce dernier va s'illustrer durant la guerre de Succession d'Autriche et manifester une haine anti-française : toute le contraire de son frère, très ami avec de nombreux huguenots émigrés à Londres.

Quant à lord Hervey, il signe avec Frédéric (lequel prend le pseudonyme de « Captain Bodkin ») une comédie, jouée au théâtre de Drury Lane en octobre 1731, et qui est un échec critique retentissant, à tel point qu'après la première, les spectateurs furent remboursés. Hervey et Frédéric partagent également à cette époque une maîtresse, Anne Vane, qui donna naissance à un fils, prénommé Fitz Frederick, en juin 1732. L'un ou l'autre, ou même William Stanhope, un autre de ses amants, pourrait être le père. Une forme de jalousie entre le prince et Hervey contribua peut-être à leur rupture, et leur amitié prit fin. Hervey écrivit plus tard avec amertume que Frédéric était « faux… n'hésitant jamais à proférer le moindre mensonge qui servait ses intérêts du moment ».

Frédéric est par ailleurs initié en franc-maçonnerie au sein de la première Grande Loge d'Angleterre dans une loge constituée pour l'occasion et présidée par Jean Théophile Désaguliers. La cérémonie se déroule au Kew Palace le 5 novembre 1737. James Anderson signale cet événement dans sa seconde édition des Constitutions en 1738[4].

Patron of the Arts

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Frédéric est en même temps un mécène et un collectionneur d'art, exclusif et parfois extravagant.

L'un des fruits du mécénat artistique de Frédéric est sans conteste la commande du « Rule, Britannia! », l'un des chants patriotiques britanniques les plus célèbres. Composé par l'Anglais Thomas Arne sur des paroles du poète et dramaturge écossais James Thomson, il faisait initialement partie d'un spectacle baroque, un masque, intitulé Alfred, créé le 1er août 1740 à Cliveden. Thomas Arne était d'ailleurs l'un des musiciens préférés de Frédéric. Ce spectacle, qui associait le prince aux victoires du roi-héros anglo-saxon Alfred le Grand sur les vikings et à l'enjeu contemporain du renforcement de la puissance maritime britannique, s'accordait parfaitement avec les ambitions politiques de Frédéric. Plus tard, le chant acquit une notoriété propre, indépendamment du spectacle. Thomson, qui soutenait politiquement le prince de Galles, lui avait également dédié une œuvre antérieure, Liberty (1734).

Contrairement au roi George, Frédéric était un amateur éclairé de peinture, mécène d'artistes venus de l'Europe continentale tels que Jacopo Amigoni et Jean-Baptiste van Loo, qui réalisèrent les portraits du prince et de son épouse pour un autre de ses proches alliés, le comte de Bath. Parmi les autres artistes qu'il employa – Philippe Mercier, John Wootton, George Knapton et le graveur Joseph Goupy – figurent quelques-uns des plus grands peintres du mouvement rococo anglais. Le prince joua d'ailleurs un rôle crucial dans la diffusion du style baroque dans les arts décoratifs de son pays, avec une nette prédilection pour les artisans huguenots français. Il protégea des orfèvres tels que Nicolas Sprimont (1713-1771), des propriétaires de boutiques de jouets comme Paul Bertrand, ainsi que des sculpteurs et des doreurs. Le plus remarquable de ces derniers fut Paul Petit (1729-1756), qui travailla d'abord pour le prince sur la barge d'apparat néo-palladienne conçue par William Kent en 1732 et toujours conservée au National Maritime Museum. Paul Petit réalisa pour Frédéric quelques magnifiques cadres de trophées de style rococo, qui figurent parmi les témoignages les plus significatifs du mécénat du prince envers les arts décoratifs. Un cadre, réalisé en 1748 pour son cousin le roi Frédéric II de Prusse, était particulièrement somptueux et témoignait de l'estime que le prince portait à son cousin. Cela suggère que le prince s'identifiait davantage au style de gouvernement éclairé de ce dernier qu'à celui de son propre père George II. Ce cadre abrite un portrait de Frédéric de Prusse peint par Antoine Pesne, et se trouve conservé aujourd'hui dans la Royal Collection.

Certains de ses protégés furent parfois victimes de ses mauavis rapport avec son père, ce fut le cas par exemple de Joseph Goupy[5].

Mariage et vie domestique

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En 1727, des négociations entre George II et son cousin germain et beau-frère, Frédéric-Guillaume Ier de Prusse, concernant un projet de mariage entre le prince de Galles et Wilhelmine, fille de ce dernier, furent bien accueillies par le roi de Prusse, bien que Frédéric et lui ne se soient jamais rencontrés. George II, en définitive peu enthousiaste, poursuivit néanmoins les pourparlers pour des raisons diplomatiques. Exaspéré par ce retard, Frédéric dépêcha un émissaire à la cour de Prusse. Lorsque George II découvrit le complot, il fit immédiatement en sorte que Frédéric quitte Hanovre pour l'Angleterre. Les négociations matrimoniales s'enlisèrent lorsque Frédéric-Guillaume exigea que Frédéric soit nommé régent à Hanovre.

Par la suite, Frédéric fut sur le point d'épouser Diana Spencer, la fille de Charles Spencer, 3e comte de Sunderland, et de d'Anne Churchill. Diana était la petite-fille préférée de la puissante Sarah Churchill, duchesse de Marlborough. Cette dernière cherchait à sceller une alliance royale en mariant Diana au prince de Galles, moyennant une dot considérable de 100 000 livres sterling. Le prince, criblé de dettes, accepta la proposition, mais le projet fut rejeté par Robert Walpole et le roi. Diana épousa peu après John Russell, 4e duc de Bedford.

À propos d'argent, s'endettant rapidement, Frédéric dépendait financièrement de son riche ami Dodington dit « Bubb ». Son père refusa à maintes reprises d'accéder à sa demande d'augmentation de son allocation dans le cadre de la liste somptuaire. L'opposition publique de Frédéric au gouvernement paternel entra alors dans une nouvelle phase ; il s'opposa notamment à la loi impopulaire sur le gin votée en 1736, la Gin Craze, qui visait à endiguer la consommation jugée excessive de cette boisson. En 1737, le trésorier du prince, John Hedges (1688-1737), communique au Parlement une note avec laquelle il met en lumière que le prince a dépassé de six fois la somme qui lui est accordée dans le cadre de sa liste somptuaire, soit 65 000 £ (l'équivalent de 1,65 million de livres françaises). Frédéric était en affet aller au parlement pour demander une rallonge. L'allocation fut finalement augmentée — d'un montant bien inférieur à ce qui était réclamé — mais le fossé entre George et son fils se creusa d'autant plus.

Bien que dépensier et coureur de jupons dans sa jeunesse, Frédéric se rangea après son mariage avec Augusta de Saxe-Gotha, âgée de seize ans, le 27 avril 1736. La cérémonie eut lieu à la Chapelle Royale du palais Saint James à Londres, sous la présidence d'Edmund Gibson, évêque de Londres et doyen de la Chapelle Royale. Haendel composa le nouvel hymne Sing unto God pour l'occasion, et le mariage fut également célébré à Londres par deux opéras concurrents : Atalanta de Haendel et La festa d'Imeneo de Porpora.

En mai 1736, George II retourna à Hanovre, ce qui dans l'opinion publique fut mal perçu en Angleterre. Une affiche satirique fut placardée sur les grilles du palais Saint James, déplorant son absence et libellée ainsi : « Perdu ou égaré hors de cette demeure un homme qui a laissé une femme et six enfants à la charge des paroissiens ». Le roi prépara son retour, malgré le mauvais temps ; lorsque son navire fut pris dans une tempête, la rumeur se répandit à Londres qu’il s’était noyé. Finalement, en janvier 1737, il arriva en Angleterre. Il tomba aussitôt malade, souffrant d’hémorroïdes et de fièvre, et se retira dans son lit. Le prince de Galles répandit la rumeur que le roi était mourant, si bien que George insista pour se lever et assister à une réception afin de démentir les calomnies.

En juin 1737, Frédéric informe ses parents qu'Augusta est enceinte et doit accoucher en octobre. Traditionnellement, les naissances royales se déroulent en présence des membres de la famille et de hauts courtisans afin de prévenir toute naissance illégitime. Or, la date prévue pour l'accouchement d'Augusta était en réalité plus tôt. Lorsqu'elle commença à avoir des contractions en juillet, le prince la fit sortir en secret du château de Hampton Court au beau milieu de la nuit et la força à parcourir 21 kilomètres dans une calèche branlante jusqu'au palais Saint James, afin que le roi et la reine ne puissent assister à la naissance. Apprenant la manœuvre du prince, George et Caroline furent horrifiés. Les circonstances de cette première naissance ont accentué l'éloignement entre la mère et le fils.

Tous ces faits accumulés expliquent sans doute pourquoi Frédéric a ensuite été banni de la cour du roi, et pourquoi une cour rivale se forma dans la nouvelle résidence du prince, à Leicester House, où ses parents avaient eux-mêmes vécu après s'être brouillés avec George Ier. Sa mère tomba gravement malade à la fin de l'année 1737, mais le roi refusa à Frédéric la permission de la voir.

Frédéric devint un homme de famille dévoué, emmenant sa femme et ses enfants vivre à la campagne, à Cliveden, où il pêchait, chassait et faisait de l'aviron. Frédéric est par ailleurs un joueur accompli de cricket et au fil des années, il en devient le principal sponsor financier dans son pays, si bien qu'après sa mort, le nombre de rencontres organisées à haut niveau déclina sensiblement durant de nombreuses années.

En 1742, Robert Walpole quitta ses fonctions, et le remaniement du gouvernement entraîna une réconciliation entre le père et le fils, tandis que les amis de Frédéric au Parlement gagnaient en influence.

Après la rébellion jacobite de 1745, Frédéric rencontra Flora MacDonald, emprisonnée à la Tour de Londres pour avoir aidé à l'évasion du chef du soulèvement, Charles Edward Stuart, et contribua à obtenir sa libération. En 1747, Frédéric rejoignit l'opposition politique, et le roi réagit en dissolvant le Parlement. Lors des élections générales anticipées qui suivirent, dans le contexte de la guerre, les alliés de Frédéric furent battus.

Mort et postérité

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Défait sur le plan politique, écarté de la cour, Frédéric meurt à Leicester House le 31 mars 1751 sans avoir régné, des suites d'une maladie pulmonaire. Son père lui survécut neuf ans. Le fils aîné de Frédéric devient alors roi sous le nom de George III, qualifié d'une intelligence moyenne par sa propre mère.

Sur la tombe de Frédéric, une épitaphe, pleine d'ironie, commençant par ce vers[6] :

« Here lies Fred, Who was alive, and is dead. »

Il ne reste aujourd'hui plus aucune des demeures de Frédéric, à l'exception de sa résidence de campagne de Cliveden, qui, entre temps, a subi de profondes transformations. Ses résidences londoniennes (Norfolk House (en), Carlton House, Leicester House et Kew House, également connue sous le nom de « White House ») ont toutes été démolies.

Frédéric a été largement oublié par l'historiographie britannique jusqu'au début du XXe siècle : en 1855, Tackeray publie Les quatre Georges : études sur la cour et la société anglaises et ne lui accorde que trois lignes, soulignant « qu'on se sait pratiquement rien de sa vie »[6].

Descendance

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De la princesse Augusta de Saxe-Gotha-Altenbourg, il a neuf enfants :

Nom Naissance Décès Mariage
Princesse Augusta de Galles 31 août 1737 31 mars 1813 Charles-Guillaume-Ferdinand de Brunswick-Wolfenbüttel (futur duc de Brunswick-Lunebourg et prince de Wolfenbüttel de 1780 à 1806)
Roi George III 4 juin 1738 29 janvier 1820 Duchesse Charlotte de Mecklembourg-Strelitz
Prince Édouard-Auguste, duc d'York et d'Albany 14 mars 1739 17 septembre 1767  
Princesse Élisabeth-Caroline de Galles 10 janvier 1741 4 septembre 1759  
Prince William Henry, 1er duc de Gloucester et Édimbourg 14 novembre 1743 25 août 1805 Maria Walpole, comtesse de Waldegrave
Prince Henry Frederick, duc de Cumberland et de Strathearn 27 novembre 1745 18 septembre 1790 Olive Wilmot

Anne Horton

Louise de Grande-Bretagne (1749-1768) 8 mars 1749 13 mai 1768  
Prince Frederick William de Galles 13 mai 1750 29 décembre 1765  
Princesse Caroline-Mathilde de Galles 11 juillet 1751 10 mai 1775 Roi Christian VII de Danemark et de Norvège
Blason Blasonnement :
Écartelé, au 1, parti en I de gueules aux trois léopards d'or, armés et lampassés d'azur (d'Angleterre) ; au II d'or, au lion de gueules, armé et lampassé d'azur, dans un double trescheur fleuronné et contre-fleuronné du second (d'Écosse) ; au 2, d'azur aux trois fleurs de lis d'or (de France moderne) ; au 3, d'azur, à la harpe d'or, cordée d'argent et (d'Irlande) ; au 4, tiercé en pairle renversé, I, de gueules, deux léopards d'or (de Brunswick) ; II, d'or, semé de cœurs de gueules, au lion d'azur, armé et lampassé du deuxième, brochant surtout ; III, de gueules, au cheval cabré d'argent, harnaché d'or (de Westphalie) ; le tout, brisé d'un lambel d'argent à trois pendants, chargé en cœur d'une croix de gueules.
Commentaires : Comme prince de Grande-Bretagne et d'Irlande (de 1717 à 1729).
Blason Blasonnement :
Écartelé, en I part i: en 1 de gueules aux trois léopards d'or, armés et lampassés d'azur (d'Angleterre) ; en 2 d'or, au lion de gueules, armé et lampassé d'azur, dans un double trescheur fleuronné et contre-fleuronné du second (d'Écosse) ; en II d'azur aux trois fleurs de lis d'or (de France moderne) ; en III d'azur, à la harpe d'or, cordée d'argent (d'Irlande) ; et IV tiercé en pairle renversé, 1, de gueules, à deux léopards d'or (de Brunswick) ; 2, d'or, semé de cœurs de gueules, au lion d'azur, armé et lampassé du deuxième brochant (de Lunebourg) ; 3, de gueules, au cheval cabré d'argent, harnaché d'or (de Westphalie) ; sur-le-tout du IV, de gueules plain ; le tout, brisé d'un lambel d'argent à trois pendants.
Commentaires : Utilisée comme Prince de Galles (de 1729 à 1751).
Blason Blasonnement :
Écartelé, aux I et IV d'or, à la fasce échiquetée d'argent et d'azur de trois tires (des Stuart) ; et en II et IV d'argent à la voile carguée de sable, à trois pennons de gueules (de Carrick) ; sur-le-tout d'or, au lion de gueules dans un double trêcheur fleuronné et contre-fleuronné du même, armé et lampassé d'azur (d'Écosse) ; au lambel à trois pendants aussi d'azur.
Commentaires : Utilisée comme Duc de Rothesay en Écosse (de 1727 à 1751).
Blason Blasonnement :
De sable à quinze besants d'or.
Commentaires : Utilisée comme duc de Cornouailles (de 1727 à 1751).
Bartholomew Dandridge, Portrait équestre de Frédéric prince de Galles, 1732, National Portrait Gallery.
 Frédéric vu par Jacopo Amigoni réalisé en 1735.
  • Son Altesse sérénissime le prince Frédéric de Hanovre (17071714)
  • Son Altesse royale le prince Frédéric (17141726)
  • Son Altesse royale le duc d'Édimbourg (17261727)
  • Son Altesse royale le duc de Cornouailles et d'Édimbourg (1727)
  • Son Altesse royale le prince de Galles (17271751)

Représentations

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Portraits peints de son vivant

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Notes et références

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Frederick, Prince of Wales » (voir la liste des auteurs).
  1. Van der Kiste (1997, p. 20) rapporte que si griffin, « griffon » en français semble connoté positivement, l'apocope griff est employé aux Antilles anglophones pour qualifier un métis, et qu'il semble avoir été donné à Frederick parce qu'il possédait un « nez fort, des lèvres épaisses et une peau jaune ».
  2. (en) [PDF] William Ruty [Dedication], Philosophical Transactions, Londres, vol XXXV, W. Innys, 1729.
  3. (en) The Music Party: Group portrait of the children of king George II of England, notice œuvre NPG 1556, 1733, catalogue numérisé de la National Portrait Gallery, Londres.
  4. Cécile Révauger et Charles Porset 2013, p. 1226.
  5. (en) C. Reginald Grundy, The Volume of The Horace Walpole Society, vol. IX, Oxford, Oxford University Press, , 188 p. (lire en ligne), p. 76-87.
  6. a et b Thackeray [1855], Les quatre Georges : études sur la cour et la société anglaises (1704 à 1830), trad. par Prévost-Paradol, Paris, Baillière, 1865, p. 101-102 — sur Google Livres.
  7. (su) Notice œuvre, catalogue numérisé du Nationalmuseum.
  8. (en) Notice œuvre, catalogue de la base ART UK.
  9. (en) Notice œuvre, catalogue de la NPG Londres.
  10. (en) Notice œuvre RCIN 401500, catalogue numérique du Royal Collection Trust.
  11. (nl) Notice œuvre, catalogue numérisé du Rijksmuseum.
  12. (en) Notice œuvre RCIN 405312, catalogue numérisé de du Royal Collection Trust.
  13. (en) Notice œuvre RCIN 404953, catalogue de la base Art UK.
  14. (en) Notice œuvre NT 766113, catalogue numérise de la National Trust Collection.

Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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