Frédéric Mion

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Frédéric Mion, né le à Montpellier[1], est un haut fonctionnaire français, actuel directeur de l'Institut d'études politiques de Paris. Il fut également secrétaire général de Canal+.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Normalien (concours B/L 1988), puis élève de l'Institut d'études politiques de Paris, ainsi que de Princeton, il intègre l'École nationale d'administration et sort major de la promotion Victor-Schœlcher (1996)[2].

Carrière[modifier | modifier le code]

Frédéric Mion enseigne comme maître de conférences à Sciences Po et y a dirigé la section « service public » ainsi que la prep'ENA. Sa carrière de haut fonctionnaire le fait entrer au Conseil d'État, d'abord comme auditeur de 1996 à 1999, puis comme maître des requêtes de 1999 à 2000[1], et il intègre le cabinet de Jack Lang comme conseiller technique lorsque celui-ci est ministre de l'Éducation nationale[3]. Il est ensuite adjoint au directeur général de l'administration et de la fonction publique de 2000 à 2003 puis avocat de 2003 à 2007, notamment au sein du cabinet Allen & Overy LLP[1].

À la suite d'un vote le , il est élu à la tête de Sciences Po, succédant ainsi à Richard Descoings[2], cette élection ayant été validée par le ministère de l'Enseignement supérieur et par le président de la République le , il entre en fonction le . À la tête de cet institut, Frédéric Mion envisage de se concentrer sur l'ouverture sociale, la discrimination positive, ainsi qu'un master management en deux ans[4].

Peu après son élection, il nomme Brigitte Taittinger-Jouyet, épouse de Jean-Pierre Jouyet, alors directeur général de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) et actuel secrétaire général de le présidence de la République, au poste de directrice de la stratégie et du développement[5].

En 2016, Frédéric Mion soutient l'achat de l'hôtel de l'Artillerie, dans le 7e arrondissement de Paris, pour créer un vrai campus au coeur de Paris et accentuer l'attractivité de Sciences Po [6].

Engagements[modifier | modifier le code]

Il soutient l'action de l'association Isota qui milite pour le mariage et l'adoption d'enfants par des couples homosexuels[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Biographie de Frédéric Mion », L'Étudiant, mars 2013
  2. a et b Olivier Monod, « Sciences Po : Frédéric Mion choisi par les conseils », L'Étudiant, 1er mars 2013.
  3. AFP, « L'énarque Frédéric Mion, désigné à la tête de Sciences Po », Libération, 1er mars 2013
  4. Frédéric Mion : qui est le nouveau directeur de Sciences Po ?, Prepa HEC, 18 avril 2013
  5. Sciences Po : un club très sélect, Nathalie Brafman, lemonde.fr, 17 avril 2013
  6. Frédéric Mion : « Les démocraties ont besoin d’élites », les Echos, 16 décembre 2016
  7. "Pourquoi nous créons l'association Isota", Pascal Houzelot et Caroline Mecary, lemonde.fr, 17 mai 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]