Frédéric Mion

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Frédéric Mion
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Fonction
Directeur
Institut d'études politiques de Paris
depuis le
Biographie
Naissance
Période d'activité
depuis le 1er janvier 1996
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour

Frédéric Mion, né le à Montpellier[1], est un haut fonctionnaire français, directeur de l'Institut d'études politiques de Paris et administrateur de la Fondation nationale des sciences politiques depuis 2013. Il fut également secrétaire général de Canal+.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Ancien élève du lycée Henri-IV et de l'ENS Paris[2] (classé 12e du concours B/L 1988)[3], Frédéric Mion est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris (IEP) en 1992 (section Service Public)[4]. Après avoir fréquenté l'Université de Princeton, il intègre l'École nationale d'administration (ENA) et sort major de la promotion Victor-Schœlcher (1996)[5].

Carrière[modifier | modifier le code]

Frédéric Mion enseigne comme maître de conférences à Sciences Po et y a dirigé la section « service public » ainsi que la prép'ENA. Sa carrière de haut fonctionnaire le fait entrer au Conseil d'État, d'abord comme auditeur de 1996 à 1999, puis comme maître des requêtes de 1999 à 2000[1], et il intègre le cabinet de Jack Lang comme conseiller technique puis conseiller lorsque celui-ci est ministre de l'Éducation nationale[6]. Il est ensuite adjoint au directeur général de l'administration et de la fonction publique de 2001 à 2003 puis avocat de 2003 à 2007 au sein du cabinet Allen & Overy LLP[1]. En 2007, il rejoint le groupe Canal + en tant que secrétaire général, fonction qu’il occupe jusqu’en 2013[7].

À la suite d'un vote le , il est élu à la tête de Sciences Po, succédant ainsi à Richard Descoings[5], cette élection ayant été validée par le ministère de l'Enseignement supérieur et par le président de la République le , il entre en fonction le . À la tête de cet institut, Frédéric Mion mène une réforme de la gouvernance[8], de la formation en premier cycle[9], et parachève l’organisation du second cycle en "écoles professionnelles", notamment à travers la création d’une école du management et de l’innovation en 2017[10], d’une école d’affaires publiques et d’une école urbaine en 2015[11]. Il a porté l’élargissement de la politique d’égalité des chances de l’institution[12], la diversité étant selon lui la richesse première de l’institution[13], ainsi que l’ouverture internationale de Sciences Po (doubles diplômes avec la National University of Singapore, Berkeley, Hong-Kong University, l'Université Bocconi...)[14].

Peu après son élection, il nomme à l'équipe de direction Charline Avenel, secrétaire générale, Cornelia Woll, directrice des études et de la scolarité, Christine Musselin, directrice scientifique, Enrico Letta, doyen de l’École d’Affaires internationales et ancien président du Conseil italien[15].

En 2016, Frédéric Mion mène à bien l'achat de l'hôtel de l'Artillerie, dans le 7e arrondissement de Paris[16]. Le site sera réaménagé pour créer un vrai campus au coeur de Paris et accentuer l'attractivité de Sciences Po[17].

Durant son mandat, il remet en ordre les finances de Sciences Po, alors que la gestion de son prédécesseur à ce poste avait été critiquée. En 2018, il se présente pour un nouveau mandat[18] ; il est reconduit.

Il est un ami proche d'Édouard Philippe[19].

Il est, en 2018, l'un des présidents du comité action publique 2022[20].

Engagements[modifier | modifier le code]

Convaincu de l’importance du "renouvellement des élites"[21], défenseur d’une conception "assez large" de la liberté d’expression[13], Frédéric Mion est également engagé pour l’égalité femmes-hommes sur les campus universitaires[22]. En 2011, il soutient l'action de l'association Isota qui milite pour le mariage et l'adoption d'enfants par des couples homosexuels[23]. Il est devenu en 2016 “champion français” de la campagne “Impact 10x10x10” du programme “HeForShe” créé par l’ONU Femmes[24].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Biographie de Frédéric Mion », L'Étudiant, mars 2013
  2. « L'annuaire | a-Ulm », sur www.archicubes.ens.fr (consulté le 16 décembre 2017)
  3. « Fac-similé JO du 15/11/1988, texte 4314 | Legifrance », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le 22 décembre 2017)
  4. Alumni Sciences Po, « Actualité Alumni Sciences Po : Frédéric Mion, un nouveau directeur pour Sciences Po », sur www.sciences-po.asso.fr (consulté le 16 décembre 2017)
  5. a et b Olivier Monod, « Sciences Po : Frédéric Mion choisi par les conseils », L'Étudiant, 1er mars 2013.
  6. AFP, « L'énarque Frédéric Mion, désigné à la tête de Sciences Po », Libération, 1er mars 2013
  7. « Frédéric MION: biographie et actualités sur EducPros », sur www.letudiant.fr (consulté le 27 septembre 2017)
  8. « Frédéric Mion, Sciences Po : "Nous ne sommes pas une école de commerce, nous sommes autre chose" », Le nouvel Economiste,‎ (lire en ligne)
  9. Paul de Coustin, « À Sciences Po, une réforme majeure du premier cycle », Le Figaro Etudiant,‎ (lire en ligne)
  10. « Sciences Po s’aventure sur le marché des business schools », lesechos.fr,‎ (lire en ligne)
  11. « Sciences Po : l’école d’affaires publiques veut «réconcilier le peuple et les élites» », Le Figaro Etudiant,‎ (lire en ligne)
  12. « Sciences-Po va élargir sa politique d’ouverture sociale », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne)
  13. a et b « Frédéric Mion : « Je suis presque un peu gêné par le temps que vous m’avez consacré » », Yann Schreiber,‎ (lire en ligne)
  14. Anne-Sophie Beauvais et Pascal Cauchy, Sciences Po pour les Nuls, Paris, First Editions, , p. 74
  15. « Nominations : (encore) plus de femmes à la tête de Sciences Po », sur Sciences Po (consulté le 27 septembre 2017)
  16. « L’hôtel de l’Artillerie va accueillir le futur campus de Sciences-Po », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  17. Frédéric Mion : « Les démocraties ont besoin d’élites », les Echos, 16 décembre 2016
  18. Guyonne de Montjou, « Frédéric Mion, Cap Sciences Po 2022 », Le Figaro Magazine, semaine du 19 janvier 2018, pages 20-21.
  19. Ghislaine Ottenheimer, « Édouard Philippe, un charmeur ambitieux à Matignon », Challenges,‎ (lire en ligne)
  20. Renaud Honoré, « Le gouvernement à la manoeuvre pour muscler la réforme de l'Etat - Les Echos », sur www.lesechos.fr, (consulté le 23 mai 2018)
  21. « « Il faut être attentif aux critiques contre le système », selon Frédéric Mion (Sciences Po) », lesechos.fr,‎ (lire en ligne)
  22. « Avec l’ONU Femmes, Emma Watson s’engage pour l’égalité des genres sur les campus », Le Figaro Etudiant,‎ (lire en ligne)
  23. "Pourquoi nous créons l'association Isota", Pascal Houzelot et Caroline Mecary, lemonde.fr, 17 mai 2011
  24. « Journée HeForShe à Sciences Po – ONU Femmes France », ONUFemmes.fr,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]