Frédéric Henri Wolff

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Wolff.

Frédéric Henri Wolff
Naissance
Colmar, Alsace, France
Décès (à 45 ans)
Remenoville, Lorraine
Fusillé
Origine Drapeau de France Français
Allégeance Drapeau de la France France
Arme Infanterie coloniale
Grade Commandant
Années de service 1889-1914
Commandement 4e bataillon du 36e régiment d'infanterie coloniale
Conflits Première Guerre mondiale

Frédéric Henri Wolff (ColmarRemenoville), est un officier français. Il est le premier fusillé pour l'exemple par l'armée française durant la Première Guerre mondiale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d’un officier du 69e régiment d'infanterie alors en garnison à Colmar, il fait ses études au Prytanée de La Flèche.

Il intègre l'École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1889 (promotion du Dahomey). À la sortie d'école, en 1891, il intègre l'infanterie.

Il est décoré de la Légion d'honneur, médaillé du Tonkin et fait chevalier de l'ordre du Dragon d'Annam.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le , à la tête du 4e bataillon du 36e régiment d'infanterie coloniale[1], il tente de se rendre avec ses hommes.

Son unité ayant été prise sous le feu allemand, Wolff a agité un mouchoir blanc au bout d'une baïonnette pour se rendre et capituler en rase campagne. Scandalisé, un caporal fourrier s'est alors exclamé : " Non ! Non ! Mon commandant ! Ne nous rendons pas ! " Le caporal fourrier est alors parti alerter son  lieutenant.  Celui-ci est arrivé auprès de Wolff, a brandi un revolver  et a menacé "de brûler la cervelle à qui voudrait se rendre". A ces mots, Wolff a préféré rentrer son mouchoir et s'est écrié : "Fichons le camp ! ", ce qui a provoqué la fuite des soldats face aux Allemands.


Il est condamné par le conseil de guerre du quartier général de la IIe armée le 1er septembre 1914 à la peine de mort avec dégradation militaire et rayé des cadres de la Légion d'honneur et du Dragon de l'Annam pour tentative de capitulation et de provocation à la fuite en présence de l'ennemi. Une demande de réhabilitation est déposée en 1933, non réhabilité.

Il est donné comme le premier fusillé de la Grande Guerre.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Frédéric Mathieu, 14-18, les fusillés, Editions Sébirot, , 905 p. (ISBN 9782953272642), p. 801-804

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]