Frédéric Gracia

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Frédéric Gracia
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Naissance
Nationalité
Activité
Formation
École des arts appliqués
Influencé par
Site web
Fresque sur l’un des quatre aéroréfrigérants de la centrale nucléaire de Cruas en Ardèche.
Le château d’eau de Gaël en Ille-et-Vilaine, orné d’une fresque monumentale représentant le roi et saint Judicaël, réalisé par Frédéric Gracia en .

Frédéric Gracia est un peintre français né le à Paris. Il fait partie de la poignée de peintres acrobatiques qui exercent en France. Il peint des trompe-l’œil sur des bâtiments, des châteaux d’eau, des cheminées d’usines ou des centrales nucléaires.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formé à l'École Duperré (École Supérieure d'Arts Appliqués à Paris) Frédéric Gracia exerce tout d'abord en studio de création graphique le métier d'illustrateur puis s'oriente dès 1985 vers la conception de décors de scène ou scénographie, d'abord au Club Med puis pour les Croisières Paquet, à bord du paquebot Mermoz.

En 1986, au cours d'un voyage de sept mois en Asie, il réalise à Hong Kong une scénographie fluorescente pour un concert de Chick Corea Elektric Band[1]. Ces expériences professionnelles liées aux décors scéniques le conduisent peu à peu vers un autre secteur d'art visuel : la fresque monumentale et le trompe-l'œil.

Ses créations de murs peints comme à Châtillon[2],[3],[4],[5] ou Fontenay-aux-Roses[6],[7] ainsi que ses études techniques concernant le trompe l'œil et l'hyperréalisme l'amène à rechercher davantage d'effets de profondeur et de contrastes. Il expérimente ainsi de plus en plus l'utilisation de peinture fluorescente, matériau qu'il couple généralement avec un éclairage de lumière noire pour révéler certains aspects lumineux de ses décors[8],[9],[10], fresques et tableaux[11].

En 1991, aidé de huit alpinistes guides de haute-montagne, il participe à l'exécution d'une fresque géante de 13 500 m2 et 155 mètres de haut, intitulée Le Verseau, sur l'une des quatre tours de refroidissement de la centrale électrique de Cruas en Ardèche[1]. L’œuvre est conçue et réalisée par Jean-Marie Pierret, un ancien élève des Beaux-Arts et auteur du « Géant » sur le barrage de Tignes en Savoie.

En 1993, il peint dans un hangar de Roissy une fresque de 4 000 m2 représentant la fusée européenne Ariane 5. Cette illustration est peinte[12] sur une bâche micro-perforée. Celle-ci est ensuite fixée sur la tour Eiffel dans la nuit du grâce à une équipe de 50 alpinistes. Elle n’est cependant exposée que durant quatre jours. Cette opération évènementielle est réalisée en marge du 40e Salon de l'Aéronautique du Bourget.

En 1995, Frédéric Gracia collabore avec Bouygues construction et Catherine Feff pour réaliser les enluminures à l’intérieur de la coupole de la nouvelle mosquée de Guekdépé au Turkménistan.

Cherchant toujours à mener de concert les voyages et la peinture, il découvre la Californie au cours de l'année 1996. Une série de fresques sera réalisée à San Francisco, Los Angeles et San Diego.

Dans le cadre de la célébration de l'an 2000, un concours mondial The Winsor & Newton Worldwide Millenium Painting Competition (51 pays participants), sélectionne l'une de ses œuvres, Blue World, une toile acrylique monochrome. Cette exposition itinérante débutera au Palais Saint James[13] à Londres, elle se clôturera en au palais des Nations unies à New York[1].

En 2011, il contribue à la décoration peinte du barrage d'Arzal à l'occasion des travaux de réhabilitation de l'ouvrage[14].

En 2012, à Saint-Petersbourg en Russie, pour l'inauguration de la plus grande fresque 3D du monde[15] - fresque trompe l'œil "transformant" le Karelia Business Hôtel en valise géante - Frédéric Gracia y est invité à présenter son travail de peintre muraliste français lors d'un colloque international sur l'Art Mural ainsi qu'à l'Académie des Beaux-Arts de Saint-Petersbourg[16].

Parallèlement à ses travaux réalisés dans son atelier, il se spécialise dans la conception de fresques monumentales en 3D sur des ouvrages de grandes dimensions tel que cheminées industrielles, aéroréfrigérants et châteaux d'eau. Il a ainsi participé à la réalisation de fresques monumentales sur les châteaux d'eau de Plaisir, Chilly-Mazarin, des peintures monumentales sur cheminées industrielles (Meudon, Bagnolet), nucléaire (Cruas), de visuels peints sur bâches, etc. Robert Hossein fait notamment appel à lui pour retoucher sur corde une bâche peinte installée sur l’église de la Madeleine à Paris. Frédéric Gracia doit alors débarrasser Jésus d’une auréole qui dérangeait le metteur en scène.

À l’occasion du Tour de France 2015, il réalise une fresque à l'effigie du coureur breton Louison Bobet sur le château d'eau de Saint-Méen-le-Grand, la ville natale du champion cycliste, triple vainqueur de la grande boucle[17]. En , c’est à Gaël en Ille-et-Vilaine, une commune limitrophe, qu’il transfigure le château d’eau avec cette fois un hommage à Judicaël, roi de Domnomée armoricaine vers les années 580 à 605.

Suspendu en rappel parfois à 50 m de hauteur, empruntant des techniques alpines dites de cordiste comme seul moyen d'accès [1], Frédéric Gracia tend à lier à son œuvre elle-même un concept de performance artistique.

Principales expositions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e [PDF] Jacques Daimé, « Frédéric Gracia: la peinture sur un fil », Chantier de France 387
  2. « Renaissance », sur trompe-l-oeil.info
  3. « Rencontre avec Frédéric Gracia », sur fr.calameo.com (page 5)
  4. « Ecoliers d’hier et .. », sur trompe-l-oeil.info
  5. « Ecoliers d’hier et .. », sur trompe-l-oeil.info
  6. « Début du siècle », sur trompe-l-oeil.info
  7. « Le jardin », sur trompe-l-oeil.info
  8. « WC customisés », 100 % mag, M6 26 February 2010 (French) (vidéo)
  9. C.C., « Ces petits coins que l’on décore... Le sous-marin », maison à part.com 20 décembre 2007
  10. Frédéric Gracia, Articles de presse sur Frederic Gracia (blog), 29 novembre 2010
  11. Michel Monsay, « L'Illusion d'un réel poétisé », Interview, Panorama (BBGR) 93, January 2006, p. 10–11 (pdf)
  12. « Un châtillonnais décore la Tour Eiffel »
  13. a et b (en) « prince-charles-judges-the-worlds-largest-art-competition », sur www.gettyimages.fr
  14. [PDF] « Dossier génie civil (Flash Sade 48) », sur sade-cgth.fr,
  15. (en) « the world's largest 3D painting »
  16. Publié par Frederic Gracia, « Articles de presse sur Frederic Gracia » (consulté le )
  17. « Le château d'eau à l'effigie de Louison Bobet est prêt pour le Tour », sur ouest-france.fr, (consulté le )
  18. Châtilloninfos 246, September 2010, Ville de Châtillon, p. 22–23 (pdf p. 24–25)
  19. La Gazette des arts 12, octobre/novembre 2010, p. 88
  20. « La lettre du maire », (page 3)
  21. (en) « Artexpo New York 2017 »
  22. « La Maison du Patrimoine – musée d'Art et d'Histoire de la ville de Châtillon » (consulté le )
  23. « Les arts et les lettres – La Maison du Patrimoine » (consulté le )

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • The United Nations Millenium Art Exhibition: Our world in the year 2000, catalogue préfacé par le prince Charles et Kofi Annan, Sheeran Lock, 2000.

Lien externe[modifier | modifier le code]

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