Frédéric Godet

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Frédéric Godet
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NeuchâtelVoir et modifier les données sur Wikidata
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Frédéric Louis Godet, né le à Neuchâtel et mort le , est un pasteur, théologien protestant et essayiste suisse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après avoir étudié la théologie à Neuchâtel, à Bonn et à Berlin, il est aumônier du prince royal de Prusse Guillaume Ier en 1838 et précepteur de langue française du futur Frédéric III. Rentré en Suisse, Godet est pasteur au Val-de-Ruz de 1844 à 1850, puis de Neuchâtel en 1851. Il est professeur d'exégèse à l'Académie de Neuchâtel (1850-1873). En 1873, il participe à la fondation de l'Église indépendante de Neuchâtel et devient professeur à la nouvelle faculté de théologie protestante (1873-1887)[1]. Il se retire en 1887 de l'enseignement, où son fils Georges Godet lui succède, et se consacre à l'écriture et la révision de ses commentaires sur la Bible. Ses travaux d'exégèse lui assurent une notoriété internationale[1]. Son autre fils, l'écrivain et historien Philippe Godet, publie sa biographie en 1913.

Théologie[modifier | modifier le code]

Godet est l'auteur de certains des commentaires les plus remarquables de l'époque[2] qui ont été traduits dans de nombreuses langues et sont toujours en version imprimée, ainsi que de nombreux articles. Son Commentaire sur l’Évangile de saint Jean, qui poursuit la ligne d’interprétation de Christoph Ernst Luthardt, est l’œuvre la plus en vue de son œuvre. Tout au long de ses œuvres, il défend l'authenticité et la fiabilité du Nouveau Testament, et en particulier des évangiles[3] bien qu'il ne se soit pas consacré à la défense de l'inspiration plénière des Écritures[4].

Rejetant la position calviniste sur la prédestination, Godet a souvent été cité par les théologiens arminiens[5]. Dans le domaine de la christologie, il défend la théorie kénotique moderniste de Wolfgang Friedrich Gess selon laquelle incarnation signifiait, non pas la prise en charge de deux états distincts par un sujet, mais la réduction volontaire d'un sujet divin à l'état humain. Son travail a contribué à changer les manières d'aborder le motif kénotique chez les érudits du Nouveau Testament[6],[7],[8]. En ce qui concerne l'expiation, il a affirmé une réconciliation de Dieu avec l'homme, ainsi que l'homme avec Dieu, mais il pensait que les souffrances de Christ répondaient aux exigences divines relatives au péché non en le satisfaisant ou en le compensant mais en le révélant et en le reconnaissant, exprimant ainsi la théorie de l’influence morale sur l'expiation et la théorie gouvernementale de l’expiation. Dans ses Six jours de la création, il plaida, après Hugh Miller, pour une terre ancienne[9].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Frédéric Godet, Études Bibliques, [Paris], ThéoTeX, (lire en ligne).
  • Frédéric Godet, Commentaires sur la première épître aux Corinthiens, [Paris], ThéoTeX, (lire en ligne).
  • Frédéric Godet, Introduction au NT : les évangiles synoptiques, vol. 1, [Paris], ThéoTeX, (lire en ligne).
  • Frédéric Godet, Introduction au Nouveau Testament : les Épîtres de Paul, vol. 2, [Paris], ThéoTeX, (lire en ligne).
  • Frédéric Godet, Conférences apologétiques, [Paris], ThéoTeX, (lire en ligne).
  • Frédéric Godet, Augustin Gretillat, Charles Monvert, Paul de Coulon et Félix Bovet, La Bible annotée : Ancien Testament, Neuchâtel, Attinger Frères, [1881]-1898 (lire en ligne).
  • Frédéric Godet, Commentaires sur l'épître aux Romains, vol. 1, Neuchatel, Librairie J. Sandoz, (lire en ligne).
  • Frédéric Godet, Commentaires sur l'épître aux Romains, vol. 2, Paris, Librairie Grassart, (lire en ligne).
  • Frédéric Godet, Commentaires sur l'Évangile de saint Luc, vol. 1, Paris, Librairie Sandoz et Fischbacher, (lire en ligne).
  • Frédéric Godet, Commentaires sur l'Évangile de saint Luc, vol. 2, Paris, Librairie Sandoz et Fischbacher, (lire en ligne).
  • Frédéric Godet, Commentaire sur l'évangile de Saint Jean, vol. 1, Paris, Librairie Sandoz et Fischbacher, (lire en ligne).
  • Frédéric Godet, Commentaire sur l'évangile de Saint Jean, vol. 2, Paris, Librairie française et étrangère, (lire en ligne).
  • Frédéric Godet, Commentaire sur l'évangile de Saint Jean, vol. 3, Paris, Librairie Sandoz et Fischbacher, (lire en ligne)
  • Frédéric Godet, Histoire de la Réformation et du Refuge : dans le Pays de Neuchâtel, Neuchatel, Librairie L. Meyer et Comp., (lire en ligne).
  • Frédéric Godet, Trois dialogues sur la loi ecclésiastique, [Neuchatel], [Wolfrath], (lire en ligne).

Biographies[modifier | modifier le code]

  • Frederic Godet et Phillippe Ernest Godet, Frédéric Godet (1812-1900) : d́'après sa correspondance et d'autres documents inédits, Attinger, Neuenburg, .

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Frédéric Louis Godet » (voir la liste des auteurs).
  1. a et b Gottfried Hammann, « Frédéric Godet », Dictionnaire historique de la Suisse, 2005 [lire en ligne].
  2. (en) Encyclopædia Britannica, 1911 edition.
  3. (en) Frédéric Godet, Nordisk familjebok, 1908.
  4. (en) Carl F.H. Henry (Ed.), Contemporary Evangelical Thought
  5. (en) Steven Kyle Reader, The Meaning of Foreknowledge in Romans 8:29 and Its Ecclesiastical Implications, Thesis at the Southern Baptist Theological Seminary, 2015.
  6. (en) Donald G. Dawe, The Form of a Servant: A Historical Analysis of the Kenotic Motif, Eugene, OR, 2011, p. 24, 134.
  7. (en) David Fergusson (Ed.), The Blackwell Companion to Nineteenth-Century Theology, John Wiley & Sons, 2010, p. 262 et suiv., p. 269.
  8. (en) David Brown, Divine Humanity: Kenosis Explored and Defended, London, 2011, p. 69-75.
  9. (en) S.D.F. Salmond, Fréderic Godet, dans : The Expositor Third series Vol. 2, Nr 6, 1885.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]