Frères Collyer

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Homer Lusk Collyer (né le et mort le ) et Langley Collyer (né le et mort le 9 mars 1947), sont deux frères américains qui devinrent célèbres en raison de leur nature snob, de la saleté de leur maison et de leur syndrome d'accumulation compulsive (syllogomanie) qui causa en définitive leur perte.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Les frères Collyer étaient les fils d'Herman Livingston Collyer (1857–1923), un gynécologue de Manhattan qui travaillait au Bellevue Hospital et de Susie Gage Frost (1856–1929), une ancienne chanteuse d'opéra. Les parents étaient cousins germains. La famille Collyer est issue de la famille Livingston, une très ancienne et bien établie famille new-yorkaise.

Le couple eut une fille, Susan, qui mourut enfant en 1880. L'année suivante, le 6 novembre 1881, ils eurent leur premier fils, Homer Lusk, et en 1885, leur second, Langley.

Existence[modifier | modifier le code]

Pendant des décennies, des rumeurs dans le voisinage circulèrent sur ces deux frères que l'on voyait peu et qui ne travaillaient pas et sur leur maison, à l'angle du 2078 de la 5e avenue et de la 128e rue à Manhattan (New-York), où ils ont accumulé de manière obsessionnelle toutes sortes d'objets, que ce soit des journaux, des livres, des meubles, des instruments de musique et bien d'autres objets, avec des pièges installés dans les couloirs et aux portes pour se protéger des intrus.

Les deux frères furent finalement retrouvés morts dans leur maison de Harlem où ils vécurent en ermites, entourés par plus de 140 tonnes de déchets qu'ils avaient accumulés pendant plusieurs décennies[1].

Mort[modifier | modifier le code]

Le Collyer Brothers Park à Manhattan, en 2010.

Les frères Collyer meurent victimes des traquenards qu'ils avaient installés dans leur demeure pour décourager les pillards, lorsque l'aîné Homer est écrasé par une valise et trois énormes liasses de journaux, alors qu'il rampait dans un tunnel de journaux pour apporter à manger à son frère Langley, devenu paralytique et aveugle. Ce dernier meurt à son tour de faim quelques jours plus tard.

Depuis les années 1960, le site de l'ancienne maison des Collyer, rasée, est devenue un parc de poche, qui porte désormais leur nom, le Collyer Brothers Park[2].

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

L'histoire des frères Collyer a inspiré notamment deux romanciers :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) William Bryk, « The Collyer Brothers », New York Sun,‎ (lire en ligne)
  2. (en) « Collyer Brothers Park », New York City Department of Parks and Recreation (consulté le 26 septembre 2009)

Articles connexes[modifier | modifier le code]