Frères Bandiera

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Attilio Bandiera (né à Venise le , mort à Rovito le ) et Emilio Bandiera (né à Venise le , mort à Rovito le ) sont des patriotes italiens.

Biographie[modifier | modifier le code]

Exécution des frères Bandiera.

Les frères Bandiera appartiennent à une famille noble. Ils sont les fils du baron Francesco Bandiera, amiral, et d'Anna Marsich. À leur tour, ils sont officiers de la marine austro-hongroise.

Les frères Bandiera adhèrent aux idées de Giuseppe Mazzini et fondent une société secrète, l'Esperia[1]. Ils font de la propagande auprès des officiers et des hommes de troupe de la marine autrichienne, presque tous italiens. Attilio prévoit de saisir un navire de guerre, la frégate Bellona[2], pour bombarder la ville de Messine. Après avoir été trahi par un informateur, il fuit vers Corfou et sera rejoint par son frère le 13 juin 1844.

Les rumeurs de l'agitation dans le Royaume des Deux-Siciles où les gens sont présentés comme étant prêts à se lever en masse à la première apparition d'un leader atteint Corfou. Les frères Bandiera, encouragés par Mazzini, sont déterminés à fomenter un raid sur la côte calabraise. Ils rassemblent un groupe d'une vingtaine d'hommes prêts à sacrifier leur vie dont le barese Vito Infante, le brigand calabrais Giuseppe Melusi et le corse Pietro Boccheciampe. Ils mettent le cap sur leur destination le . Quatre jours plus tard, le , ils débarquent en Calabre à l'embouchure de la rivière Neto, près de Crotone dans l'intention d'aller à Cosenza libérer les prisonniers politiques et émettre leur proclamation. Malheureusement pour les frères Bandiera, ils ne trouvent pas d'insurgés car celle-ci a pris fin et qu'à ce moment il n'y a aucune rébellion contre l'autorité du roi[3]. Ils veulent cependant poursuivre leur entreprise et partent pour la Sila. Ils sont trahis par un membre de leur groupe, Boccheciampe, et par des paysans qui voient en eux des pirates turcs.

Il Cippe della Stragola, monument commémoratif en souvenir de la capture des frères Bandiera qui est survenue en ce lieu

La recherche des rebelles par les gardes civiques des Bourbons commence immédiatement. Lorsque le petit groupe se trouve devant les portes de San Giovanni in Fiore, il est repéré par les gardes civiques, et après un court combat qui a lieu vers le lieu-dit la Stragola, ils sont capturés, à l'exception du brigand Giuseppe Melusi qui connaît très bien la région étant lui-même originaire de San Giovanni in Fiore[4] . Ils sont d'abord emmenés dans la prison de la ville à l'exception des blessés qui sont transportés à Cosenza. Les prisonniers sont présentés devant la cour martiale qui les condamne à mort. Le roi Ferdinand II se montre sévère et en gracie peu, les frères Bandiera avec sept autres compagnons, Giovanni Venerucci, Anacarsi Nardi, Nicola Ricciotti, Giacomo Rocca, Domenico Moro, Francesco Berti et Domenico Lupatelli sont fusillés dans le vallon de le 25 juillet 1844[5], ils tombent aux cris de «Viva l'Italia! ». Huit prisonniers voient leur peine commuée aux galères.

Les corps des neuf fusillés sont enterrés dans l'église de Sant'Agostino, puis dans la cathédrale de Cosenza. Ceux des frères Bandiera et de Domenico Moro retournent à Venise le 18 juin 1867, environ un an après la libération de Venise à l'issue de la troisième guerre d'Indépendance. Les trois dépouillent sont enterrés dans la basilique de San Zanipolo[6].

Conséquences[modifier | modifier le code]

L'effet sur le moral dans toute l'Italie est énorme, l'action des autorités est universellement condamnée, et le martyre des frères Bandiera porte ses fruits dans les révolutions ultérieures. Il a également suscité une impression profonde en Grande-Bretagne, où l'on croyait que la correspondance des frères Bandiera avec Mazzini avait été falsifiée, et que des informations sur l'expédition projetée avait été transmises aux gouvernements austro-hongrois et Bourbon par le Foreign Office. Des publications récentes, en particulier la biographie de Sir James Graham, ont tendance à disculper le gouvernement britannique.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (it) Salvatore Meluso, La spedizione in Calabria dei Fratelli Bandiera. Soveria Mannelli (Catanzaro), Rubbettino Editore, 2001.
  • (it) Riccardo Pierantoni, Storia dei fratelli Bandiera e loro compagni in Calabria. Milan, Cogliati, 1909.
  • (it) Carlo Alberto Radaelli; Storia dello assedio di Venezia negli anni 1848 e 1849. Naples, 1865.
  • (it) Mauro Stramacci; La vera storia dei fratelli Bandiera. Rome, Mediterranee, 1993.
  • A. Conflenti, I fratelli Bandiera e i massacri di Cosenza del 1844, Cosenza, Tipografia Bruzia, 1862.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. nom par lequel les Grecs nommaient l'Italie antique
  2. Site sur l'histoire de l'Italie
  3. Istituto di storia del Risorgimento italiano Comitato cosentino, I martiri cosentini del 15 marzo 1844: celebrazione ad iniziativa della consulta del comitato cosentino del Regio Istituto di storia del Risorgimento italiano: 15 marzo 1937, Cosenza, SCAT, 1937.
  4. Rapport:« ... le 19 juin 1844 vers 18 heures est arrivée la nouvelle que le bandit Giuseppe Melusi de San Giovanni in Fiore, réfugié depuis de nombreuses années à Corfou, a débarqué dans la marina de Marchesato, avec un médiocre nombre de personnes habillées en militaire et sont à Cerenzia et Caccuri, limitrophe à ce chef-lieu, avec la dessein de troubler la paix publique »
    ASCS Imputati politici - Inserito nel libro La spedizione in Calabria dei Fratelli Bandiera, di Salvatore Meluso, Rubbettino editore, 2001
  5. Felice Venosta, I fratelli Bandiera e loro compagni martiri a Cosenza: notizie storiche, Milan, C. Barbini, 1863.
  6. Alessandro Conflenti, Commiato di Cosenza alle ceneri dei fratelli Bandiera e Domenico Moro, Cosenza, SN, 1867.

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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