Marie-Victorin

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Marie-Victorin
Marie-Victorin.png
Marie-Victorin vers 1920
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Frère Marie-Victorin (né Conrad Kirouac le à Kingsey Falls, Québec et mort le à Sainte-Hyacinthe dans la même province) est un religieux canadien, botaniste, intellectuel et écrivain. Au XXe siècle, il est surtout connu pour ses travaux en botanique qui ont probablement culminé avec la publication de sa Flore laurentienne et l'élaboration de l'herbier Marie-Victorin. C'est un des fondateurs de l'ACFAS- Association francophone pour le savoir, autrefois connue comme Association canadienne-française pour l'avancement des sciences, créée en 1923, à Montréal.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation et enseignement[modifier | modifier le code]

Marie-Victorin dans son laboratoire à la faculté des sciences de l'Université de Montréal, vers 1925

En 1901, à l’âge de 16 ans, il entre au Noviciat du Mont-de-La-Salle à Maisonneuve où il se joint aux Frères des écoles chrétiennes[1]. Il adopte alors le nom en religion de frère Marie-Victorin[2].

Il commence d’abord à enseigner au Collège Saint-Jérôme en 1903[2], et ensuite au Collège Saint-Léon de Westmount, avant d’être enseignant au Collège de Longueuil de 1904 à 1920[1].

Il devient ensuite professeur de botanique à l’Université de Montréal à partir de 1920[3].

Carrière[modifier | modifier le code]

Outre sa profession d'enseignant, il fonde l'Institut botanique de l'université de Montréal en 1920[4] (il en sera le directeur jusqu'à sa mort), ainsi que la Société canadienne des sciences naturelles en 1923, qu'il dirige jusqu'en 1940[5]. À travers celle-ci, il inspire la création des Cercles des jeunes naturalistes en 1931[6]. La même année, il fonde le Jardin botanique de Montréal[4] qui servira de lieu touristique, mais sera aussi utilisé à des fins de recherche et d'enseignement[2].

Auteur d'un grand nombre d'ouvrages, on lui doit notamment celui sur la botanique du Québec : la Flore laurentienne, 917 pages de descriptions accompagnées de 2 800 illustrations[7]. Cet ouvrage, publié pour la première fois en 1935, est encore vendu en 2018, et a fait l'objet de multiples rééditions[7].

À partir de 1938, il fait plusieurs séjours annuels à Cuba afin d'y visiter son ami le frère Léon[8]. Lors de ces voyages, il prend un très grand intérêt pour la flore cubaine et se met à l'étudier. En résultera Itinéraires botaniques dans l’île de Cuba, publié en trois tomes (la publication du dernier tome étant posthume)[9], fait en collaboration avec le Frère Léon[8].

Littéraire, nationaliste et avant-gardiste[modifier | modifier le code]

Marie-Victorin était passionné de littérature (son auteur préféré étant Thomas Mann[10]) et cela se reflète dans son œuvre. Entre l'âge de 18 ans et 35 ans, il tient un journal intime, plus tard publié chez les Éditions Fides, où il s'exprime sur divers sujets : littérature, politique, botanique et nationalisme[11].

Il fonde le cercle littéraire Cercle La Salle, affilié plus tard à l'Association catholique de la jeunesse canadienne-française (l'ACJC), permettant aux jeunes de développer leur sentiment nationaliste en participant à des représentations théâtrales mettant en scène des personnages historiques de la Nouvelle-France[12]. Il écrit lui-même plusieurs pièces à saveur nationaliste dont la pièce de théâtre Charles Le Moyne (1910), un drame historique en trois actes[13], et Peuple sans histoire (1918), une nouvelle historique au sujet du rapport Durham[2].

En 1919, il publie son recueil de nouvelles Récits laurentiens, qui est inspiré de la littérature du terroir[13], et en 1920, ses Croquis laurentiens, où il raconte poétiquement son amour de la nature[14].

À partir de 1915, il commence à écrire des « billets du soir » dans Le Devoir, sous le pseudonyme « M. Son Pays ». Il s'y révèle très concerné par le sort du peuple canadien-français. Cette collaboration durera jusqu'à sa mort[13]. Il utilise également Le Devoir comme tribune pour promouvoir l'importance du savoir scientifique et comment celui-ci permettrait au peuple canadien-français d'acquérir une indépendance intellectuelle et économique[15]. Il écrit, par exemple :

« Nous ne serons une véritable nation que lorsque nous cesserons d'être à la merci des capitaux étrangers, des experts étrangers, des intellectuels étrangers: qu'à l'heure où nous serons maîtres par la connaissance d'abord, par la possession physique ensuite, des ressources de notre sol, de sa faune et de sa flore. Pour cela, il nous faut un plus grand nombre de physiciens et de chimistes, de biologistes et de géologues compétents. »

— Marie-Victorin[16]

En tant que religieux et scientifique, il est choqué de voir des questions religieuses avoir préséance sur des questions scientifiques comme cela est le cas avec la théorie de l’évolution. Il affirme, en 1940, que la formation religieuse devra changer si elle veut pouvoir s’adapter aux nouvelles réalités du monde[15].

Il s’oppose également au cardinal Villeneuve sur la question du droit de vote des femmes qu’il ne prend pas tout à fait au sérieux, sans doute en raison de son manque de foi en les politiciens de l’époque[17]. Dans une lettre adressée à Mère Marie-des-Anges, il dit :

« Je suis certain qu'elles voteraient toujours pour le plus joli candidat!!! Et je pense que cela n'irait pas plus mal que ça va là! Homme pour homme, insignifiant pour insignifiant, pourquoi ne pas prendre le plus beau? Tu vois que je traite sérieusement cette fondamentale question du vote féminin! »

— Marie-Victorin[18]

Dès 1922, Marie-Victorin et ses collègues de la Société de biologie de Montréal se réunissent et se fixent pour objectifs "l'étude et la vulgarisation des sciences biologiques, le développement des travaux de recherche et l'établissement de rapports scientifiques entre les biologistes canadiens et étrangers"[19]. Ces prémisses jettent les bases de l'ACFAS, qui entend coordonner le foisonnement des associations et sociétés savantes scientifiques de l'époque. C'est donc en 1923 qu'est créée l'Association canadienne-française pour l'avancement des sciences[19].

« Pour grouper les forces et coordonner les travaux, pour stimuler et diriger, pour multiplier les points de contact entre des spécialités et des spécialistes qui risqueraient de s'ignorer et de se méconnaître, de grandes organisations dites "associations pour l'avancement des sciences" ont été créées un peu partout. On connaît les associations française, anglaise et américaine. Il y en a d'autres. La dernière-née est l'Association canadienne-française pour l'avancement des sciences. C'est un pas en avant décisif que nous venons de faire. C'est la mise en faisceau de nos modestes ressources, et la mise en valeur dans tous les domaines scientifiques des talents et des bonnes volontés qui ne manquent pas. Chez une nation si jeune d'espoir, [...] nul ne peut prévoir la portée d'une telle création. Nous savons seulement que désormais des cadres sont dressés, où vont s'organiser les travaux et les études de nos compatriotes. Nous savons encore que ce séculaire isolement du travailleur scientifique, isolement splendide mais désastreux, va cesser. »

— Marie-Victorin[20]

Mort[modifier | modifier le code]

Marie-Victorin a eu une santé fragile (poumons phtisiques et hémorragies chroniques) tout au long de sa vie et pensait mourir jeune de la tuberculose[21].

Il meurt à 59 ans, le 15 juillet 1944, à la suite d'un accident de voiture sur la voie Sir Wilfrid Laurier, entre Saint-Hyacinthe et Sainte-Rosalie[22], alors qu'il revenait d'une excursion d'herborisation à Black Lake (en Chaudière-Appalaches) à la recherche d'un Cheilanthes siliquosa (sorte de fougère rare), en compagnie de ses amis Rolland Germain, James Kucyniak, et Marcel Raymond[22].

Quelques espèces nommées par Marie-Victorin[modifier | modifier le code]

Conrad Kirouac avec un chardon de Mingan en 1928

Publications[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • 1916 : La Flore du Témiscouata[25], Imprimerie Laflamme.
  • 1919 : Récits laurentiens, Frères des écoles chrétiennes.
  • 1920 : Croquis laurentiens, Frères des écoles chrétiennes.
  • 1935 : Flore laurentienne, Imprimerie de La Salle.
  • 1942 : Itinéraires botaniques dans l’île de Cuba (première série), Institut botanique de l'Université de Montréal.
  • 1944 : Itinéraires botaniques dans l’île de Cuba (deuxième série), Institut botanique de l'Université de Montréal.
  • 1956 : Itinéraires botaniques dans l’île de Cuba (troisième série), Institut botanique de l'Université de Montréal (publication posthume).
  • 1969 : Flore de l'Anticosti-Minganie, Presses Université de Montréal (publication posthume).
  • 2004 : Mon miroir - Journaux intimes 1903-1920 - Texte intégral, Fidès, Édition établie et annotée par Gilles Beaudet et Lucie Jasmin (publication posthume).
  • 2018 : Lettres biologiques. Recherche sur la sexualité humaine, Boréal, Présentation d'Yves Gingras (publication posthume).

Prix, honneurs et éponymie[modifier | modifier le code]

Statue du frère Marie-Victorin au Jardin botanique de Montréal

Prix[modifier | modifier le code]

Honneurs[modifier | modifier le code]

  • Félix-Antoine Savard a rendu hommage à Marie-Victorin pour lui avoir appris à décrire habilement la nature.
  • L'historien Robert Rumilly a composé Le Frère Marie-Victorin et son temps en son honneur.
  • Le prix Marie-Victorin, un des prix du Québec, récompense depuis 1977 un scientifique dans l'une des disciplines de sciences pures ou appliquées autre que le domaine biomédical.

Éponymie[modifier | modifier le code]

Le frère Marie-Victorin est une des personnalités québécoises du XXe siècle la plus honorée dans la toponymie.

Pavillon Marie-Victorin de l'Université de Montréal

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Yves Gingras, « L’itinéraire du Frère Marie-Victorin, é.c. (1885-1944) », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 39, no 1,‎ , p. 77-82 (ISSN 1492-1383, lire en ligne)
  2. a b c et d Pierre Couture, « KIROUAC, CONRAD », sur Dictionnaire biographique du Canada (consulté le 15 septembre 2017)
  3. Yves Gingras, « Marie-Victorin à la recherche de la flore laurentienne », Cap-aux-diamants, no 46,‎ , p. 27 (ISSN 1923-0923, lire en ligne)
  4. a et b « Institut de recherche en biologie végétale : Historique », sur IRBV (consulté le 8 février 2018).
  5. « Société canadienne d'histoire naturelle », sur archives.uqam.ca.
  6. Madeleine Lavallée, Marie-Victorin, un itinéraire exceptionnel, Saint-Lambert, Éditions Héritage Inc., , 272 p. (ISBN 0777356546), p. 77.
  7. a et b Yanick Villedieu, « La Flore laurentienne de Marie-Victorin a 80 ans », Radio-Canada,‎ (lire en ligne)
  8. a et b André Bouchard, Marie-Victorin à Cuba, Les Presses de l'Université de Montréal, , 217 p. (ISBN 9782760620667), p. 11
  9. Yves Gingras, « Marie-Victorin à la recherche de la flore laurentienne », Cap-aux-diamants,‎ , p. 29 (ISSN 1923-0923, lire en ligne)
  10. Madeleine Lavallée, Marie-Victorin, un itinéraire exceptionnel, Éditions Héritage Inc., , 272 p. (ISBN 0777356546), p. 244
  11. « MON MIROIR. Journaux intimes, 1903-1920 », sur Éditions Fides, (consulté le 15 septembre 2017)
  12. Madeleine Lavallée, Marie-Victorin, un itinéraire exceptionnel, Éditions Héritage Inc., , 272 p. (ISBN 0777356546), p. 75-75
  13. a b et c Yves Gingras, « Le frère Marie-Victorin : un intellectuel de combat », sur La fondation Lionel-Groulx, (consulté le 15 septembre 2017)
  14. Jacques Bélisle, « Croquis laurentiens, du Frère Marie-Victorin », Lettres québécoises,‎ , p. 96-97 (ISSN 0382-084X)
  15. a et b Pauline Gravel, « La science comme salut : les idées d'avant-garde de Marie-Victorin ont forgé le Québec moderne », Le Devoir,‎ (ISSN 0319-0722, lire en ligne)
  16. Marie-Victorin, « La province de Québec, pays à découvrir et à conquérir », Le Devoir,‎ (ISSN 0319-0722, lire en ligne)
  17. Yves Gingras, « Formation et combats d'un frère éducateur », Radio-Canada,‎ (lire en ligne)
  18. Marie-Victorin, « Lettre de Marie-Victorin à Mère Marie-des-Anges », Confidence et combat,‎ , p. 162
  19. a et b Yves Gingras, Pour l'avancement des sciences. Histoire de l'ACFAS, 1923-1993, Boréal, (ISBN 2-89052-619-4), p.19
  20. Marie-Victorin, « L'Association canadienne-française pour l'avancement des sciences », Revue trimestrielle canadienne, volume 10,‎ , p. 98-99
  21. Jean Gould, « Frère Marie-Victorin. Mon miroir. Journaux intimes, 1903-1920. Édition établie et annotée par Gilles Beaudet é.c. et Lucie Jasmin. Montréal, Fides, 2004. 814 p. », Mens, vol. 6, no 2,‎ , p. 290-295 (ISSN 1927-9299, lire en ligne)
  22. a et b Madeleine Lavallée, Marie-Victorin, un itinéraire exceptionnel, Éditions Héritage Inc., , 272 p. (ISBN 0777356546), p. 243-246
  23. « Le chardon de Mingan », sur Parcs Canada, (consulté le 18 septembre 2017)
  24. Cirsium minganense
  25. University of Ottawa > La Flore du Temiscouata : mémoire sur une nouvelle exploration botanique de ce comté de la province de Québec
  26. a et b Recherche sur le site de la Commission de toponymie du Québec.
  27. À propos du parc Marie-Victorin

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Édition de l’œuvre[modifier | modifier le code]

L’œuvre de Marie-Victorin comprend de nombreux travaux scientifiques (diffusés notamment dans les Contributions du Laboratoire de botanique de l'Université de Montréal qui prennent plus tard le nom de Contributions de l'Institut botanique), mais également des récits littéraires, des écrits de vulgarisation scientifique, une riche correspondance, des journaux intimes, des discours et des textes d'opinion publiés dans les journaux de son époque.

Une première bibliographie exhaustive des travaux de Marie-Victorin est présentée en 1934 par Georges Préfontaine, alors directeur de l'Institut de zoologie de l'Université de Montréal, dans la revue Opinions, l'organe de l'Association des anciens étudiants d'Europe. Une seconde bibliographie réalisée par Marcelle Gauvreau, alors bibliothécaire de l'Institut botanique de l'Université de Montréal, est publiée dans les Annales de l'ACFAS de 1938 (vol. 4, p. 147-189). Une troisième bibliographie réalisée par Marcelle Gauvreau paraît en 1942 en annexe de l'ouvrage Marie-Victorin : ses idées pédagogiques de Louis-Philippe Audet (en ligne : 1, 2 et 3). Cette dernière bibliographie a été mise à jour et corrigée en 1985 par Céline Arseneault, botaniste et bibliothécaire à la bibliothèque du Jardin botanique de Montréal, dans le Bulletin de la Société d’animation du Jardin et de l’Institut botaniques (SAJIB) (vol. 9, no 3, p. 62-65).

Science[modifier | modifier le code]

  • Marie-Victorin (ill. Frère Alexandre), Flore laurentienne : 3e éd. mise à jour et annotée par Luc Brouillet, Isabelle Goulet et al., Montréal, Presses de l'Université de Montréal, , 1083 p. (ISBN 2-7606-1650-9)
  • Marie-Victorin et Rolland Germain, Flore de l’Anticosti-Minganie, Montréal, Presses de l'Université de Montréal, , 527 p.
  • Marie-Victorin (ill. Frère Alexandre), Flore laurentienne : 2e éd. ent. rev. et mise à jour par Ernest Rouleau, Montréal, Presses de l'Université de Montréal, , 925 p. (ISBN 0-8405-0018-1)
  • Marie-Victorin et Frère Léon, Itinéraires botaniques dans l'Île de Cuba, Montréal, Institut botanique de l'Université de Montréal, coll. « Contributions de l'Institut botanique de l'Université de Montréal / (troisième série) » (no 68), , 227 p.
  • Marie-Victorin et Frère Léon, Itinéraires botaniques dans l'Île de Cuba, Montréal, Institut botanique de l'Université de Montréal, coll. « Contributions de l'Institut botanique de l'Université de Montréal / (deuxième série) » (no 50), , 410 p.
  • Marie-Victorin et Frère Léon, Itinéraires botaniques dans l'Île de Cuba, Montréal, Institut botanique de l'Université de Montréal, coll. « Contributions de l'Institut botanique l'Université de Montréal / (première série) » (no 41), , 496 p. (lire en ligne)
  • Marie-Victorin (ill. Frère Alexandre), Flore laurentienne, Montréal, Imprimerie de La Salle, , 917 p. (lire en ligne)
  • Marie-Victorin, La Flore du Temiscouata : mémoire sur une nouvelle exploration botanique de ce comté de la province de Québec, Québec, Imprimerie Laflamme, , 127 p. (lire en ligne)

Fiction[modifier | modifier le code]

  • Marie-Victorin, Croquis laurentiens : Ed. présentée et préparée par André Gaulin avec la collaboration d'Aurélien Boivin, Montréal, Éditions Fides, (1re éd. 1919), 262 p. (ISBN 2762111625)
  • Marie-Victorin, Croquis laurentiens, Saint-Laurent, Bibliothèque québécoise, (1re éd. 1920), 248 p. (ISBN 2-89406-211-7, présentation en ligne)
  • Marie-Victorin, Charles Le Moyne : drame canadien en trois actes, Montréal, Frères des écoles chrétiennes, , 123 p. (lire en ligne)
  • Marie-Victorin (préf. Ernest Bilodeau, ill. Edmond-Joseph Massicotte), Croquis laurentiens, Paris, Éditions Casterman, , 248 p.
  • Marie-Victorin (préf. Ernest Bilodeau, ill. Edmond-Joseph Massicotte), Croquis laurentiens, Montréal, Frères des écoles chrétiennes, , 304 p. (lire sur Wikisource, lire en ligne)
  • Marie-Victorin (préf. Albert Ferland, ill. Edmond-Joseph Massicotte), Récits laurentiens, Paris, Éditions Casterman, , 212 p.
  • Marie-Victorin (préf. Albert Ferland, ill. Edmond-Joseph Massicotte), Récits laurentiens, Montréal, Frères des écoles chrétiennes, , 207 p. (lire sur Wikisource, lire en ligne)

Autre[modifier | modifier le code]

  • Marie-Victorin, Lettres biologiques : recherches sur la sexualité humaine : présentées par Yves Gingras, Montréal, Éditions du Boréal, , 275 p. (ISBN 9782764625194, présentation en ligne)
  • Marie-Victorin, Marie-Victorin à Cuba : correspondances avec le frère Léon : édition annotée par André Bouchard, Montréal, Presses de l'Université de Montréal, , 220 p. (ISBN 978-2-7606-2066-7, présentation en ligne)
  • Marie-Victorin, Mon mirroir : journaux intimes, 1903-1920 : édition établie et annotée par Gilles Beaudet é.c. et Lucie Jasmin, Montréal, Éditions Fides, , 816 p. (ISBN 2-7621-2569-3, présentation en ligne)
  • Marie-Victorin, Science, culture et nation : textes choisis et présentés par Yves Gingras, Montréal, Éditions du Boréal, , 186 p. (présentation en ligne)
  • Marie-Victorin et Hermas Bastien (intro), Pour l'amour du Québec : choix de textes qui révèlent les cheminements d'une pensée et d'une vie consacrée au progrès de la nation canadienne-française, Sherbrooke, Éditions Paulines, , 198 p. (ISBN 0888401531)
  • Marie-Victorin, Confidence et combat : lettres (1924-1944), frère Marie-Victorin, é.c. : présentation et notes, Gilles Beaudet, é.c., Montréal, Lidec, , 251 p.
  • Marie-Victorin, Histoire de l'Institut botanique de l'Université de Montréal, 1920-1940, Montréal, Institut botanique de l'Université de Montréal, , 70 p.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Yves Gingras, Luc Chartrand et Raymond Duchesne, Histoire des sciences au Québec : de la Nouvelle-France à nos jours, Montréal, Éditions du Boréal, (1re éd. 1987), 536 p. (ISBN 9782764606230, présentation en ligne)
  • André Bouchard et Francine Hoffman (collab.), Le Jardin botanique de Montréal : esquisse d'une histoire, Montréal, Éditions Fides, , 111 p. (ISBN 2762120578, présentation en ligne)
  • Pierre Couture, Marie-Victorin : le botaniste patriote, Montréal, XYZ éditeur, , 216 p. (ISBN 9782892611618, présentation en ligne)
  • Yves Gingras, Pour l'avancement des sciences : Histoire de l'ACFAS, 1923-1993, Montréal, Éditions du Boréal, , 272 p. (ISBN 9782890526198, présentation en ligne)
  • André Lefebvre, Marie-Victorin, le poète éducateur, Montréal, Guérin éditeur, , 203 p. (ISBN 2-920298-46-1)
  • Gilles Beaudet, Frère Marie-Victorin, Montréal, Lidec, , 64 p. (ISBN 978-2-7608-7018-5)
  • Madeleine Lavallée (préf. Jules Brunel), Marie-Victorin : un itinéraire exceptionnel, St-Hubert, Éditions Héritage, , 273 p. (ISBN 0-7773-5654-6)
  • Robert Rumilly, Le Frère Marie-Victorin et son temps, Montréal, Les Frères des écoles Chrétiennes, , 489 p.
  • Louis-Philippe Audet, Le frère Marie-Victorin. Ses idées pédagogiques, Québec, Éditions de l'Érable, , 283 p.

Articles, chapitres[modifier | modifier le code]

  • Luc Chartrand, « Le jardin secret de Marie‑Victorin », sur radio-canada.ca,
  • Yves Gingras, « Le frère Marie-Victorin : un intellectuel de combat », sur fondationlionelgroulx.org,
  • René Audet, « Frère Marie-Victorin, environnementaliste », Bulletin d'histoire politique, vol. 23, no 2,‎ , p. 32–47 (lire en ligne)
  • Pierre Couture, « KIROUAC, CONRAD (baptisé Joseph-Cyrille-Conrad), dit frère Marie-Victorin », Dictionnaire biographique du Canada, vol. 17,‎ (lire en ligne)
  • Yves Gingras, « Marie-Victorin : La Flore laurentienne », dans Claude Corbo, Monuments intellectuels québécois du XXe siècle, Sillery, Éditions du Septentrion, , 300 p. (ISBN 9782894484500, présentation en ligne), p. 29-38
  • Raymond Duchesne, « Frère Marie-Victorin », The Canadian Encyclopedia / L'Encyclopédie canadienne,‎ (lire en ligne)
  • Yves Gingras, « Les combats du frère Marie-Victorin », Revue d’histoire de l’Amérique française, vol. 58, no 1,‎ Été, 2004, p. 87–101 (lire en ligne)
  • Marcel Cailloux, « Souvenirs du frère Marie-Victorin, de son Institut et de son Jardin botanique », Liberté, vol. 39, no 6,‎ , p. 68–84 (lire en ligne)
  • Yves Gingras, « Marie-Victorin à la recherche de la flore laurentienne », Cap-aux-Diamants, no 46,‎ , p. 26–29 (lire en ligne)
  • Yves Gingras, « L’itinéraire du Frère Marie-Victorin, é.c. (1885-1944) », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 39, no 1,‎ , p. 77–82 (lire en ligne)
  • Gilles Beaudet, f.é.c., « L’action pastorale du Frère Marie-Victorin au Collège de Longueuil (1904-1929) », Sessions d'étude - Société canadienne d'histoire de l'Église catholique, vol. 51,‎ , p. 67–79 (lire en ligne)
  • Francine Descarries-Bélanger, Marcel Fournier et Louis Maheu, « Le frère Marie-Victorin et les " petites sciences " », Recherches sociographiques, vol. 20, no 1,‎ , p. 7–39 (lire en ligne)

Audiovisuel[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Portails et catégories[modifier | modifier le code]

Vict. est l’abréviation botanique standard de Marie-Victorin.

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