Foulain

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Foulain
Foulain
Église Saint-Clément
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Haute-Marne
Arrondissement Chaumont
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Chaumont, du Bassin Nogentais et du Bassin de Bologne Vignory Froncles
Maire
Mandat
Robert Henry
2020-2026
Code postal 52000, 52800
Code commune 52205
Démographie
Gentilé Foulinois
Population
municipale
693 hab. (2018 en diminution de 2,67 % par rapport à 2013)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 02′ 24″ nord, 5° 12′ 50″ est
Superficie 26,28 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Chaumont
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Chaumont-3
Législatives Première circonscription
Localisation
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Foulain

Foulain est une commune française située dans le département de la Haute-Marne, en région Grand Est.

La commune est également nommée localement Foulain-Crenay car résultant de l'association des villages de Foulain et de Crenay, distants de cinq kilomètres.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Foulain se situe dans le canton de Chaumont-3, à 11 km de Chaumont. Nogent est à 11 km et Langres à 24 km. Crenay se situe à 12 km de Chaumont, et à 5 km de Foulain.

Carte de la commune de Foulain et des proches communes.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le village de Foulain est traversé par la Marne, qui elle-même reçoit cinq affluents de petite ou moyenne importance : le Ru d'Ardes, le Lavaux, le Ru de Villers, le Moiron et le Pêcheux.

Celui de Crenay est quant à lui traversé par la Suize.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Foulain est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Chaumont, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 112 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (58,1 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (58,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (46,6 %), forêts (38,6 %), prairies (8,9 %), zones urbanisées (3,2 %), zones agricoles hétérogènes (2,6 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Foulain : Folein en 1177, Folienœ en 1255, Folena en 1360, Folon en 1411. Le nom du village dériverait de « foulon », c'est-à-dire de « terre à foulon », terre grasse qui servait à rouire le chanvre textile, ou par extension il aurait pu désigner la présence d'un moulin à foulon, ayant une activité similaire. Un érudit local suggérait une étymologie plus simple, issue du bas latin figlina qui désignait une carrière d'argile, ou un atelier de potier. Plusieurs mardelles attribuées à l'activité humaine, retrouvées au sud du village vont dans ce sens.

Crenay : Crennaium en 1182, potentiellement issu du nom gaulois crenna suivi du suffixe 'iacum' ayant une fonction localisante, ou de la racine pré-indo-européenne karn (rocher ou rocheux) suivie du même suffixe afin de désigner un lieu caillouteux.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Des objets préhistoriques ont été retrouvés en divers endroits notamment lors de la construction du canal (pointes de flèches, bifaces, grattoirs). De source orale, l'ancienne « grand'rue » reprend le tracé d'un chemin protohistorique, se dirigeant au nord-est pour rejoindre Biesles et au sud-ouest pour rejoindre Crenay.

Des fragments de poteries, des monnaies ainsi que quelques vestiges retrouvés par des agriculteurs locaux attestent de la présence d'une villa gallo-romaine (Ier siècle apr. J.-C.), corroboré par la dénomination du lieu-dit « Ru de Villiers ». À l'époque gauloise, la localité dépendait de la Civitas lingonum c'est-à-dire Langres, anciennement dénommée « Andemantunnum ». Une voie romaine d'importance moyenne passait à proximité de la commune et reliait Chaumont à Langres en rejoignant une voie de plus grande importance vers Marac ou Beauchemin. Elle délimite toujours les finages de Foulain et Crenay et son tracé est encore prononcé de Chaumont à Faverolles.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Peu d'écrits aux archives départementales ou de vestiges ne restent de cette période; soit parce que l'établissement primitif était de faible importance, soit parce que les différentes périodes mouvementées de l'histoire en ont effacé les traces. La première hypothèse pourrait être confirmée par le fait qu'à l'origine primitive, le village ne possédait pas d'église mais une simple chapelle, érigée au XIIIe siècle, dont subsiste encore les trois piliers centraux. Plusieurs modifications ont été effectuées à plusieurs périodes : une lithographie du XIXe siècle montre que le clocher se trouvait à l'emplacement du chœur actuel. Un petit établissement templier ou une métairie monastique semble être à l'origine du village, à proximité du lieu dit « Lavaux ». À cette époque, Foulain dépend de la baronnie de Luzy, incluant également les villages de Verbiesles et La Ville aux Bois.

Un monastère, à la limite du finage de Foulain et Marnay, est à l'origine du lieu-dit le 'Ru d'Ardes' : cet établissement accueillait les personnes atteintes du Mal des ardents ou 'feux de Saint Antoine', c'est-à-dire l'ergotisme. Cependant, selon l'archiviste Émile Jolibois, ce monastère détruit au XVIe siècle, aurait été tenus par des Cordeliers et non des Antonins.

Renaissance et époque moderne[modifier | modifier le code]

Après les troubles des XVIe et XVIIe siècles, le village a été peu tourmenté par les aléas de l'histoire, bien qu'il ait été occupé, sans heurts majeurs, lors des guerres de 1870 et 1939-1945. Pour anecdote, le village a été un maillon essentiel dans le dispositif de siège de la ville de Langres lors des grandes manœuvres de 1906, notamment parce qu'il possédait un quai de débarquement par ligne de chemin de fer de Foulain à Nogent-en-Bassigny .

Epoque contemporaine[modifier | modifier le code]

À la suite de la mise en place de souscriptions relatives aux inondations du midi de 1875, la fabrique de coutellerie d'Alexis Perrin récolte 28 francs 50 au profit des sinistrés.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1802 1814 Etienne Leboeuf    
1814 1831 François Michel    
1831 1838 Philibert Etienne   Cultivateur
1838 1853 Jean Etienne    
1853 1870 Hubert Michel   Médecin
1870 1871 Jean Baptiste Amédée Semelet    
1871 1877 Théodore Etienne    
1877 1878 Pierre Masson    
1878 1886 Amédée Semelet    
1887 190x Amand George    
1969 1981 M. Dognon    
1981 2001 Marc Lepage    
mars 2001 mars 2008 Roland Gouriet    
mars 2008 2017 Jean-Michel Berlingue    
13/04/2017 2020 Nadia El Bahraoui[8]    
24/05/2020 En cours Robert Henry    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[10].

En 2018, la commune comptait 693 habitants[Note 3], en diminution de 2,67 % par rapport à 2013 (Haute-Marne : −4,11 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
221227246260434409403379335
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
345300243231290448350471351
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
339346308390442430381412416
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
421456800717728737745746747
2013 2018 - - - - - - -
712693-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Jusqu'au XVIIIe siècle, l'économie est essentiellement basée sur l'agriculture et les métiers dont elle dépend. Le siècle suivant voit se développer la sidérurgie et la métallurgie du fait de l'abondance des ressources : minerai de fer sur les plateaux, abondance de l'eau ainsi que des forêts pour la fabrication du charbon de bois. Le village a alors pu voir se côtoyer ou se succéder, plusieurs établissements ayant une activité sidérurgique ou métallurgique (forge la Foulaine, l'entreprise Vella, l'entreprise Bacco, la société Forgeavia, etc.)

Majoritairement résidentielle depuis les années 1990, la commune est dynamisée par plusieurs commerces et industries : boulangerie-pâtisserie, pharmacie, hôtel restaurant, salon de coiffure, menuiserie, point de vente de véhicules d'occasion, station service, vente de produit d'entretien, maintenance de machines industrielles, négoce généraliste en bâtiment, diététicienne, piste de karting, terrain de paintball, plomberie/sanitaire, etc.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Clément
  • Église Saint-Martin de Crenay

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Émile Jolibois, La Haute-Marne ancienne et moderne. Dictionnaire géographique, statistique, historique et biographique de ce département, Chaumont, 1858, réédité.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. « Conseil municipal : Le Maire », Mairie de Foulain (consulté le ).
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.