Fosse n° 9 - 9 bis des mines de Nœux

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Fosse no 9 - 9 bis des mines de Nœux dite Warenghien
La fosse no 9 - 9 bis vers 1910. Le puits no 9 bis est au premier plan, le puits no 9 est à l'arrière-plan.
La fosse no 9 - 9 bis vers 1910. Le puits no 9 bis est au premier plan, le puits no 9 est à l'arrière-plan.
Puits n° 9
Coordonnées 50,440261, 2,614631[BRGM 1]
Début du fonçage
Mise en service 1908
Profondeur 701 mètres
Étages des accrochages 460 et 521 mètres
Arrêt 1921 (extraction)
1957 (aérage)
Remblaiement ou serrement
Puits n° 9 bis
Coordonnées 50,440656, 2,614514[BRGM 2]
Début du fonçage
Mise en service 1908
Profondeur 825 mètres
Arrêt 1921 (extraction)
1957 (aérage)
Remblaiement ou serrement octobre 1958
Administration
Pays France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Commune Hersin-Coupigny
Caractéristiques
Compagnie Compagnie des mines de Nœux
Groupe Groupe de Béthune
Ressources Houille
Concession Nœux

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Fosse no 9 - 9 bis des mines de Nœux dite Warenghien

Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais

(Voir situation sur carte : Pas-de-Calais)
Fosse no 9 - 9 bis des mines de Nœux dite Warenghien

La fosse no 9 - 9 bis dite Warenghien de la Compagnie des mines de Nœux est un ancien charbonnage du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, situé à Hersin-Coupigny. le puits no 9 est commencé en , le puits no 9 bis le , et la fosse commence à extraire en 1908. Des cités sont bâties au nord de la fosse, et un terril est édifié à l'est du carreau de fosse. Une explosion de grisou le tue 42 mineurs et en blesse onze. La fosse no 9 - 9 bis cesse d'extraire en 1921 et assure ensuite l'aérage de la fosse no 7 - 7 bis sise à Barlin.

La Compagnie des mines de Nœux est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe de Béthune. La fosse no 9 - 9 bis cesse l'aérage en 1957, et ses deux puits sont remblayés en . Les installations sont ensuite détruites, et le terril disparaît avant l'inventaire de 1969.

Au début du XXIe siècle, Charbonnages de France matérialise les têtes des puits nos 9 et 9 bis. Le seul vestige de la fosse est le bâtiment de la salle des machines du puits no 9 bis. Une stèle en hommage aux mineurs décédés lors de la catastrophe est installée au cimetière de Barlin. Les cités sont en grande partie rénovées.

La fosse[modifier | modifier le code]

Fonçage[modifier | modifier le code]

La Compagnie des mines de Nœux entreprend le puits no 9 au sud d'Hersin-Coupigny en . Le puits no 9 bis est commencé le [A 1], à 45 mètres au nord[note 1] du puits no 9.

Exploitation[modifier | modifier le code]

La fosse no 9 - 9 bis commence à extraire en 1908[A 1]. Le puits no 9 est doté d'un chevalement « cocotte » alors que le puits no 9 bis est équipé d'un chevalement à structure apparente[1]. Une explosion de grisou le tue 42 mineurs et en blesse onze[A 1]. La fosse cesse d'extraire en 1921, elle est ensuite affectée à l'aérage de la fosse no 7 - 7 bis[B 1], sise à Barlin[A 2] à 1 906 mètres au nord-ouest[note 1].

La Compagnie des mines de Nœux est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe de Béthune[B 1]. La fosse no 9 - 9 bis cesse d'assurer l'aérage de la fosse no 7 - 7 bis en 1957[B 1]. Ses puits nos 9 et 9 bis, respectivement profonds de 701 et 825 mètres[A 1], sont remblayés en [B 1]. Les installations sont ensuite détruites.

Reconversion[modifier | modifier le code]

Au début du XXIe siècle, Charbonnages de France matérialise la tête de puits. Le BRGM y effectue des inspections chaque année[2]. Le seul vestige de la fosse est la salle des machines du puits no 9 bis[3]. Une stèle a été érigée dans le cimetière de Barlin en hommage aux victimes de la catastrophe minière[4].

Le terril[modifier | modifier le code]

Un terril a été édifié à l'est des puits[note 2], mais il a disparu avant l'inventaire de 1969[5].

Les cités[modifier | modifier le code]

De vastes cités ont été bâties au nord de la fosse no 9 - 9 bis.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. a et b Les distances sont mesurées grâce à Google Earth. Dans le cas de puits, la distance est mesurée d'axe en axe, et arrondie à la dizaine de mètres la plus proche. Les têtes de puits matérialisées permettent de retrouver l'emplacement du puits sur une vue aérienne.
  2. Le terril est visible sur une vue aérienne datant de 1949.
Références
Références aux fiches du BRGM
Références à Guy Dubois et Jean Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais. Tome I,
  1. a b c et d Dubois et Minot 1991, p. 140
  2. Dubois et Minot 1991, p. 139
Références à Guy Dubois et Jean Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais. Tome II,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Guy Dubois et Jean-Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais : Des origines à 1939-45, t. I, , 176 p., p. 139-140. 
  • Guy Dubois et Jean-Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais : De 1946 à 1992, t. II, .