Fosse n° 6 - 6 bis des mines de Nœux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Fosse no 6 - 6 bis des mines de Nœux dite Louis Davaine
La fosse no 6 - 6 bis après la guerre.
La fosse no 6 - 6 bis après la guerre.
Puits n° 6
Coordonnées 50,503144, 2,685036[BRGM 1]
Début du fonçage ou
Mise en service 1882
Profondeur 622 mètres
Étages des accrochages 221, 235 et 304 mètres
Arrêt 1965 (extraction)
Remblaiement ou serrement 1966
Puits n° 6 bis
Coordonnées 50,503456, 2,684867[BRGM 2]
Début du fonçage 1898
Profondeur 685 mètres
Arrêt 1965 (extraction)
Remblaiement ou serrement 1966
Administration
Pays France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Commune Labourse
Caractéristiques
Compagnie Compagnie des mines de Nœux
Groupe Groupe de Béthune
Ressources Houille
Concession Nœux

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Fosse no 6 - 6 bis des mines de Nœux dite Louis Davaine

Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais

(Voir situation sur carte : Pas-de-Calais)
Fosse no 6 - 6 bis des mines de Nœux dite Louis Davaine

La fosse no 6 - 6 bis dite Louis Davaine de la Compagnie des mines de Nœux est un ancien charbonnage du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, situé à Labourse. La fosse no 6 est commencée le ou en , et entre en exploitation après des travaux de fonçage complexes dus aux fortes venues d'eau et aux terrains inconsistants. Le puits no 6 bis est ajouté au nord du puits no 6 en 1898. Ce puits no 6 bis, lorsqu'il est modernisé, a une machine d'extraction établie de l'autre côté de la route. Des cités sont bâties à proximité de la fosse, et les terrils nos 46 et 57 sont édifiés à l'ouest de la fosse.

La Compagnie des mines de Nœux est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe de Béthune. Les chantiers sont mécanisés, ce qui permet de poursuivre l'extraction jusqu'en 1965, malgré un gisement médiocre. Les puits nos 6 et 6 bis sont remblayés l'année suivante, les installations sont ensuite détruites. Les terrils sont exploités, le 6 de Nœux Nord l'est partiellement, mais le 6 de Nœux Sud l'est intégralement.

Au début du XXIe siècle, Charbonnages de France matérialise les têtes des puits nos 6 et 6 bis. La salle des machines du puits no 6 bis est détruite en 2001, il ne reste plus rien de la fosse. Une partie des cités a été détruite, l'autre rénovée. Les terrils sont des espaces de promenade.

La fosse[modifier | modifier le code]

Fonçage[modifier | modifier le code]

La fosse no 6 est commencée le [A 1] ou en [SA 1] au nord de Labourse, à 500 mètres au nord du clocher de ce village[SA 1], elle est baptisée en l'honneur de Louis Davaine. Les terrains sont marécageux[A 1].

Le puits no 6 est situé à l'altitude de 30,20 mètres[JA 1],[SA 1]. Le niveau a été passé avec de très grandes difficultés, car les terrains constitués de craie sont sans consistance dans la partie supérieure du niveau. Ils ont été traversés au moyen d'une trousse coupante. Deux jeux de pompes d'une diamètre de 41 centimètres ont été employés pour l'épuisement des eaux[SA 1]. La venue d'eau maximale a été de 4 500 m3 en 24 heures. Le puits, d'un diamètre utile de 4,50 mètres, est cuvelé en chêne de 4,70 à 91,90 mètres de profondeur[SA 1]. Le terrain houiller est atteint à la profondeur de 164 mètres[JA 1] ou 166,20 mètres[SA 1].

Le chevalement du puits no 6 vers 1910.

Exploitation[modifier | modifier le code]

La fosse commence à extraire en 1882[A 1], ou plus tard dans l'hypothèse que la fosse est commencée en 1886[SA 1]. Dans les années 1890, le puits est profond de 360,50 mètres, et les accrochages sont établis à 221, 245 et 304 mètres de profondeur[SA 1]. Le puits no 6 bis est commencé en 1898[A 1], à 37 mètres au nord-nord-ouest[note 1] du puits no 6.

Le puits no 6 bis est modernisé : un nouveau chevalement métallique est construit, et la salle des machines est construite de l'autre côté de la route[1],[note 2].

La Compagnie des mines de Nœux est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe de Béthune[B 1]. Bien que le gisement soit médiocre, l'exploitation de la fosse se poursuit jusqu'en 1965 grâce à la mécanisation. Les puits nos 6 et 6 bis, respectivement profonds de 622 et 685 mètres[A 1], sont remblayés en 1966[B 1]. Les installations sont ensuite détruites.

Reconversion[modifier | modifier le code]

Au début du XXIe siècle, Charbonnages de France matérialise la tête de puits. Le BRGM y effectue des inspections chaque année[2]. Le dernier vestige de la fosse a été détruit en 2001, il s'agissait de la salle des machines du puits no 6 bis[note 2]. Un parking a pris la place de ce bâtiment, il ne reste rien de la fosse[3].

Les terrils[modifier | modifier le code]

Deux terrils résultent de l'exploitation de la fosse[4].

Terril no 46, 6 de Nœux Nord[modifier | modifier le code]

50° 30′ 13″ N, 2° 40′ 38″ E

Le terril no 46, situé à Labourse, est un des terrils de la fosse no 6 - 6 bis des mines de Nœux. Il s'agit d'un terril très étendu, s'étendant sur plusieurs hectares, et partiellement exploité.

Terril no 57, 6 de Nœux Sud[modifier | modifier le code]

50° 30′ 01″ N, 2° 40′ 37″ E

Le terril no 57, disparu, situé à Labourse, est l'un des deux terrils de la fosse no 6 - 6 bis des mines de Nœux. Il s'agissait d'un petit terril.

Les cités[modifier | modifier le code]

Des cités ont été établies à proximité de la fosse. Elles ont été en partie détruites.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. Les distances sont mesurées grâce à Google Earth. Dans le cas de puits, la distance est mesurée d'axe en axe, et arrondie à la dizaine de mètres la plus proche. Les têtes de puits matérialisées permettent de retrouver l'emplacement du puits sur une vue aérienne.
  2. a et b La salle des machines du puits no 6 bis, détruite en 2001, est géolocalisée 50° 30′ 13″ N, 2° 41′ 09″ E.
Références
Références aux fiches du BRGM
Références à Guy Dubois et Jean Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais. Tome I,
  1. a b c d et e Dubois et Minot 1991, p. 139
Références à Guy Dubois et Jean Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais. Tome II,
Références à Jules Gosselet, Les assises crétaciques et tertiaires dans les fosses et les sondages du Nord de la France : Région de Douai, vol. I, Imprimerie nationale, Paris,
  1. a et b Gosselet 1904, p. 134
Références à Alfred Soubeiran, Études des gîtes minéraux de la France : Bassin houiller du Pas-de-Calais, sous-arrondissement minéralogique de Béthune, Imprimerie nationale, Paris,
  1. a b c d e f g et h Soubeiran 1898, p. 187

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Guy Dubois et Jean-Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais : Des origines à 1939-45, t. I, , 176 p., p. 139. 
  • Guy Dubois et Jean-Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais : De 1946 à 1992, t. II, . 
  • Jules Gosselet, Les assises crétaciques et tertiaires dans les fosses et les sondages du Nord de la France : Région de Douai, vol. I, Imprimerie nationale, Paris, , p. 134. 
  • Alfred Soubeiran, Études des gîtes minéraux de la France : Bassin houiller du Pas-de-Calais, sous-arrondissement minéralogique de Béthune, Imprimerie nationale, Paris, , 399 p. (lire en ligne), p. 186.