Fosse Soult n° 2

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Fosse Jean-de-Dieu Soult no 2
La fosse Soult n° 2 vers 1910.
La fosse Soult n° 2 vers 1910.
Puits Soult n° 2
Coordonnées 50,42852, 3,575248[BRGM 1]
Début du fonçage 1845
Profondeur 601 mètres
Étages des accrochages 150, 170, 190, 200, 226, 240, 258, 293, 304, 414, 418, 504 et 580 mètres
Remblaiement ou serrement 1970
Administration
Pays France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Commune Fresnes-sur-Escaut
Caractéristiques
Compagnie Compagnie des mines de Thivencelle
Groupe Groupe de Valenciennes
Unité de production Unité de production de Valenciennes
Ressources Houille
Concession Escautpont

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Fosse Jean-de-Dieu Soult no 2

Géolocalisation sur la carte : Nord

(Voir situation sur carte : Nord)
Fosse Jean-de-Dieu Soult no 2

La fosse Soult no 2 ou Jean-de-Dieu Soult no 2 de la Compagnie des mines de Thivencelle est un ancien charbonnage du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, situé à Fresnes-sur-Escaut. Bien qu'elle soit symboliquement ouverte en 1838 à quelques centaines de mètres de la fosse Soult no 1, ce n'est qu'en 1845 que débute le fonçage, près du vieil Escaut. Un terril no 183 est édifié à l'ouest du carreau de fosse, et des logements sont bâtis pour les mineurs des fosses Soult. la fosse est reconstruite à l'issue de la Première Guerre mondiale.

La Compagnie des mines de Thivencelle est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe de Valenciennes. Des cités nouvelles sont bâtis à proximité des fosses Soult. Le puits est comblé en 1970 et le chevalement détruit quatre ans plus tard. Toutes les installations de la fosse ont été détruites, et le terril a été exploité.

Au début du XXIe siècle, Charbonnages de France matérialise la tête du puits Soult no 2. Les cités ont été rénovées, et le carreau de fosse et son terril sont une friche reconquise par la nature.

La fosse[modifier | modifier le code]

Fonçage[modifier | modifier le code]

La fosse Soult no 2 est symboliquement ouverte durant l'été 1838, mais le fonçage ne débute qu'à partir de 1845[A 1]. Elle est située à 330 mètres au sud-ouest[note 1] de la fosse Soult no 1, à Fresnes-sur-Escaut[A 2]. La fosse est baptisée en l'honneur de Jean-de-Dieu Soult. Le diamètre du puits est de 3,70 mètres[Y 1]. Son cuvelage est en bois de l'orifice jusqu'à une profondeur indéfinie[Y 1]. Le terrain houiller est atteint à la profondeur de 123,30 mètres[Y 1].

Exploitation[modifier | modifier le code]

De manière générale, le gisement n'est pas beaucoup accidenté, contrairement à la concession de la Compagnie des mines d'Anzin où de grandes cassures ont été rencontrées[K 1]. La veine Napoléon forme un dressant sous la fosse Soult no 2, si bien que les travaux de cette fosse ont recoupé trois fois cette veine sur une hauteur de cinquante mètres[K 1]. La veine forme un dressant haut d'une vingtaine de mètres[K 1] et deux crochets à la profondeur de 191 mètres[K 2].

Des accidents de terrain se présentent parfois de manières fort irrégulière : une veine qui est bel et bien stratifiée sur un point se montre fort tourmentée sur d'autres points[K 2]. Les travaux ont atteint une assez grande profondeur et les infiltrations des eaux du grès vert ne sont plus à craindre. Des galeries à travers bancs à des étages inférieurs sont donc creusées vers 1867 pour faire des reconnaissances dans les quatre veines du sud, mais aussi pour explorer une bande de 300 mètres de largeur[K 2], qui reste encore au midi de la concession, et dans laquelle les travaux n'ont pas encore pénétré[K 3]. La concession d'Escautpont étant très peu étendue, les exploitants considèrent comme important de l'explorer tout entière[K 3].

La profondeur de 293 mètres est atteinte en 1886 et la fosse produit 49 605 tonnes en 1891[A 1]. La fosse est bombardée pendant la Seconde Guerre mondiale, puis reconstruite.

La Compagnie des mines de Thivencelle est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe de Valenciennes[B 1]. En 1955, le puits est ennoyé jusque sous l'étage de 414 mètres[Y 1]. Treize accrochages ont été établis aux profondeurs de 150, 170, 190, 200, 226, 240, 258, 293, 304, 414, 418, 504 et 580 mètres[Y 1]. Le puits Soult no 2, profond de 601 mètres[Y 1], est comblé en 1970[1], avec 11 225 tonnes de schistes de lavoir du fond jusqu'à la profondeur de 74 mètres[Y 1], un bouchon de 610 tonnes d'argile de 74 à 39 mètres, des schistes de 39 à cinq mètres[Y 1]. Enfin, la galerie de descente des schiste est traitée, son radier était situé à 2,15 mètres de profondeur[Y 1]. En 1971, un complément de 200 tonnes de schistes représentant une hauteur de neuf mètres jusqu'au jour est mis en place[Y 1]. Le chevalement abattu le 26 avril 1974[B 1]. En 1975, une dalle ETR no 61029 avec regard de visite en fonte de soixante centimètres de diamètre et de type voirie est mis en place. En 1997, le puits est détouré sur cinq mètres de profondeur dans le but de trouver d'éventuelles galeries de sub-surface, mais rien n'a été trouvé[Y 1].

Reconversion[modifier | modifier le code]

Au début du XXIe siècle, Charbonnages de France matérialise la tête du puits Soult no 2. Le BRGM y effectue des inspections chaque année[2]. Une zone industrielle occupe au sud l'emplacement de la fosse et du lavoir, quant au puits, il est localisé dans un espace vert au nord du site.

Le terril[modifier | modifier le code]

Le terril Soult.
50° 25′ 31″ N, 3° 34′ 17″ E

Le terril no 183, Soult, situé à Fresnes-sur-Escaut, est le terril des fosses Soult nos 1 et 2[3]. Plat et culminant à quatre mètres, il a été exploité[4].

Les cités[modifier | modifier le code]

Les cités Soult Ancienne, Soult Basse et Soult Haute sont communes avec la fosse Soult no 1[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. Les distances sont mesurées grâce à Google Earth. Dans le cas de puits, la distance est mesurée d'axe en axe, et arrondie à la dizaine de mètres la plus proche. Les têtes de puits matérialisées permettent de retrouver l'emplacement du puits sur une vue aérienne.
Références
Références aux fiches du BRGM
Références à Guy Dubois et Jean Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais. Tome I,
Références à Guy Dubois et Jean Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais. Tome II,
Références à Émile Dormoy, Topographie souterraine du bassin houiller de Valenciennes, Paris, Imprimerie Impériale,
  1. a b et c Dormoy 1867, p. 176
  2. a b et c Dormoy 1867, p. 186
  3. a et b Dormoy 1867, p. 187
Références aux dossiers concernant la renonciation aux concessions des mines de Thivencelle par Charbonnages de France
  1. a b c d e f g h i j et k Renonciation, Puits Soult no 2 des mines de Thivencelle

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Guy Dubois et Jean-Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais : Des origines à 1939-45, t. I, , 176 p., p. 37-38. 
  • Guy Dubois et Jean-Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais : De 1946 à 1992, t. II, . 
  • Émile Dormoy, Topographie souterraine du bassin houiller de Valenciennes, Paris, Imprimerie Impériale, , 296 p. (lire en ligne), p. 176, 186-187. 
  • Charbonnages de France, Renonciation aux concessions des mines de Thivencelle.