Fosse de l'Enclos

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Fosse de l'Enclos
La fosse de l'Enclos, le puits no 1 est à gauche, le puits no 2 à droite, et l'Escaut au premier plan.
La fosse de l'Enclos, le puits no 1 est à gauche, le puits no 2 à droite, et l'Escaut au premier plan.
Puits de l'Enclos n° 1
Coordonnées 50,320053, 3,394025[BRGM 1]
Début du fonçage 1853
Profondeur 727 mètres
Arrêt 1935 (extraction)
1953 (service et aérage)
Remblaiement ou serrement 1955
Puits de l'Enclos n° 2
Coordonnées 50,319998, 3,394539[BRGM 2]
Début du fonçage 1891
Profondeur 630 mètres
Arrêt 1935 (extraction)
1953 (service et aérage)
Remblaiement ou serrement 1953
Administration
Pays France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Commune Denain
Caractéristiques
Compagnie Compagnie des mines d'Anzin
Groupe Groupe de Valenciennes
Ressources Houille

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Fosse de l'Enclos

Géolocalisation sur la carte : Nord

(Voir situation sur carte : Nord)
Fosse de l'Enclos

La fosse de l'Enclos ou Enclos de la Compagnie des mines d'Anzin est un ancien charbonnage du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, situé à Denain. Les travaux commencent en 1853. La fosse, qui est la plus méridionale de la compagnie, présente l'avantage d'être située à côté de l'Escaut. Trois terrils, nos 163, 163A et 164, sont édifiés autour de la fosse. Un puits no 2 est construit en 1891. La fosse est détruite durant la Première Guerre mondiale. Le chevalement du puits no 2, peu abîmé, est réparé et réutilisé. La fosse cesse définitivement d'extraire en 1935. Elle est ensuite affectée au retour d'air et au service de la fosse Bernard.

La Compagnie des mines d'Anzin est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe de Valenciennes. De 1948 à 1953, la fosse de l'Enclos assure le retour d'air de la fosse Blignières. Le puits no 2 est comblé en 1953, le puits no 1 en 1955. Les installations sont ensuite détruites. Les terrils sont quasiment intégralement exploités.

Le site du carreau de fosse et des terrils est reconverti en parc urbain. Au début du XXIe siècle, Charbonnages de France matérialise les têtes des puits Enclos nos 1 et 2. Le seul vestige de la fosse est sa mine-image.

La fosse[modifier | modifier le code]

Fonçage[modifier | modifier le code]

La fosse de l'Enclos est commencée en 1853 par la Compagnie des mines d'Anzin à Denain[A 1], au nord de l'Escaut.

Plan de la fosse de l'Enclos avant le fonçage du second puits.
La fosse de l'Enclos vers 1905.

L'orifice du puits est situé à l'altitude de 32 mètres[JD 1]. Le terrain houiller est atteint à la profondeur de 64[A 1],[F 1] ou 65 mètres[JD 1].

Exploitation[modifier | modifier le code]

La fosse de l'Enclos est la plus méridionale des fosses de la Compagnie d'Anzin[F 1]. Elle est située à 1 512 mètres au sud-est[note 1] de la fosse Renard. Au sud du puits, on a exploité en grand le droit de l'Enclos dans la partie du faisceau comprises entre Grande Veine du midi et Voisine. C'est entre les étages de 251 et 314 mètres que l'on a trouvé ce droit, déchiré par l'accident appelé cran de l'Enclos[F 1]. Il affecte toute la zone inférieure à Voisine, mais son action n'est plus sensible dans Édouard, qui est supérieure à cette dernière grande veine. Dans Voisine, on remarque deux droits locaux d'un développement d'environ 150 mètres. Il y en a également deux dans Édouars, mais l'un d'entre eux disparaît dans Lebret, Zoé, Petite-Zoé, et les veines supérieures. À l'étage de 170 mètres, la bowette sud a rencontré à 542 mètres du puits deux bancs calcaires ayant chacun 70 centimètres d'épaisseur[F 1].

Le puits de l'Enclos no 2 est ajouté en 1891[A 1], à 30 mètres à l'est-sud-est[note 1] du puits no 1.

La fosse est détruite durant la Première Guerre mondiale[A 1]. Lors de la construction, le chevalement du puits no 2 est réparé et réutilisé. La fosse de l'Enclos cesse d'extraire en 1935, après avoir produit 6 977 000 tonnes de houille grasse. Elle est ensuite affectée au service et à l'aérage de la fosse Renard[A 1].

La Compagnie des mines d'Anzin est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe de Valenciennes[B 1]. De 1948 à 1953, la fosse de l'Enclos sert de retour d'air pour la fosse Blignières, sise à Wavrechain-sous-Denain[A 2] à 2 402 mètres à l'est-nord-est[note 1]. Le puits no 2, profond de 630 mètres[A 1], est remblayé en 1953, le puits no 1, profond de 727 mètres[A 1], est comblé deux ans plus tard[B 1].

Reconversion[modifier | modifier le code]

Au début du XXIe siècle, Charbonnages de France matérialise les têtes des puits Enclos nos 1 et 2. Le BRGM y effectue des inspections chaque année[1]. Le seul vestige de la fosse est sa mine-image[2],[3].

Les terrils[modifier | modifier le code]

Trois terrils résultent de l'exploitation de la fosse[4].

Terril no 163, Enclos Est[modifier | modifier le code]

Le site du terril Enclos Est.
Le site du terril Enclos Nord.
50° 19′ 22″ N, 3° 23′ 42″ E

Le terril no 163, Enclos Est, disparu, était un des trois terrils plats de la fosse de l'Enclos des mines d'Anzin. Il a été intégralement exploité. Un collège a pris place sur le site[5].

Terril no 163A, Enclos Nord[modifier | modifier le code]

50° 19′ 23″ N, 3° 23′ 34″ E

Le terril no 163A, Enclos Nord, disparu, était un des trois terrils plats de la fosse de l'Enclos des mines d'Anzin. Il a été intégralement exploité. Le site fait partie du parc de Denain[6].

Terril no 164, Enclos Sud[modifier | modifier le code]

Le site du terril Enclos Sud.
50° 19′ 14″ N, 3° 23′ 30″ E

Le terril no 164, Enclos Sud, disparu, était un des trois terrils plats de la fosse de l'Enclos des mines d'Anzin. Il a été intégralement exploité. Le site fait partie du parc de Denain[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. a b et c Les distances sont mesurées grâce à Google Earth. Dans le cas de puits, la distance est mesurée d'axe en axe, et arrondie à la dizaine de mètres la plus proche. Les têtes de puits matérialisées permettent de retrouver l'emplacement du puits sur une vue aérienne.
Références
Références aux fiches du BRGM
Références à Guy Dubois et Jean Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais. Tome I,
  1. a b c d e f et g Dubois et Minot 1991, p. 24
  2. Dubois et Minot 1991, p. 29
Références à Guy Dubois et Jean Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais. Tome II,
Références à Albert Olry, Bassin houiller de Valenciennes, partie comprise dans le département du Nord, Imprimerie Quantin. Paris,
  1. a b c et d Olry 1886, p. 258
Références à Jules Gosselet, Les assises crétaciques et tertiaires dans les fosses et les sondages du Nord de la France : Région de Valenciennes, vol. IV, Imprimerie nationale, Paris,
  1. a et b Gosselet 1913, p. 160

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Guy Dubois et Jean-Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais : Des origines à 1939-45, t. I, , 176 p., p. 24, 29. 
  • Guy Dubois et Jean-Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais : De 1946 à 1992, t. II, . 
  • Albert Olry, Bassin houiller de Valenciennes, partie comprise dans le département du Nord : Études des gîtes minéraux de la France, Imprimerie Quantin. Paris, , 414 p. (lire en ligne), p. 258. 
  • Jules Gosselet, Les assises crétaciques et tertiaires dans les fosses et les sondages du Nord de la France : Région de Valenciennes, vol. IV, Imprimerie nationale, Paris, , p. 160.