Forteresse de Soko Grad (Sokobanja)

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Forteresse de Soko Grad
Соко Град
Soko Grad
Сокоград изнад кањона реке Моравице.jpg
Vue de la forteresse.
Présentation
Type
Construction
XIIIe siècle
Statut patrimonial
Localisation
Pays
District
Municipalité
Localité
Coordonnées

La forteresse de Soko Grad (en serbe cyrillique : Соко Град ; en serbe latin : Soko Grad) est située à Sokobanja, dans le district de Zaječar, en Serbie. Elle est inscrite sur la liste des monuments culturels de grande importance de la République de Serbie (identifiant no SK 211)[1].

En serbe, Soko Grad signifie « la ville du faucon », peut-être en raison de fauconniers qui payaient des taxes pour entraîner des faucons[2].

Présentation[modifier | modifier le code]

Détail des ruines de la forteresse.

Les ruines de la forteresse sont situées dans les gorges de la rivière Moravica, à 2 km, sur une hauteur escarpée et presque inaccessible[1],[3]. Elle est mentionnée pour la première fois dans les ouvrages de Constantin de Kostenec, connu sous le nom de « Constantin le Philosophe », considéré comme le plus important représentant de la littérature savante du XVe siècle en Serbie[2],[4]. En revanche, il est établi qu'elle a été construite sur des fondations plus anciennes[1], dont des vestiges subsistent dans la base du donjon et dans une tour du rempart est[3].

Après être passée sous le contrôle des Ottomans en 1398 ; elle a été partiellement détruite par Musa Çelebi en 1412[1],[3]. Elle a été reprise conjointement par les Serbes et les Autrichiens en 1689 et, à la fin du XVIIIe siècle, elle a été tenue un temps par les Autrichiens. En 1808, alors qu'elle avait perdu l'essentiel de son rôle stratégique, elle a été prise par Hajduk Veljko, un voïvode du Premier soulèvement serbe contre les Turcs. Par la suite, laissée à l'abandon, elle est progressivement tombée en ruines[2].

La forteresse prend une forme irrégulière qui épouse la configuration du terrain. Elle est constituée de deux parties : la « forteresse basse » (en serbe : Donji grad) et la « forteresse haute » (Gornji grad). La forteresse basse, en grande partie détruite, conserve des restes de remparts, une tour carrée et la porte principale de la citadelle qui est plutôt bien conservée[1]. La forteresse haute conserve une tour carrée[1].

Des fouilles archéologiques ont été réalisées sur le site en 1980-1982[1].

Une tour de la forteresse.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g (sr) « Soko grad, Soko Banja, Sokobanja », sur http://spomenicikulture.mi.sanu.ac.rs, Académie serbe des sciences et des arts (consulté le 15 avril 2018).
  2. a, b et c (en) « Soko town », sur http://www.sekcijatvrdjava.rs, Association of Fortresses and remains of fort cities in Serbia (consulté le 15 avril 2018).
  3. a, b et c (sr) « Soko grad kod Sokobanje, Sokobanja », sur http://www.zzsknis.rs, Site de l'Institut pour la protection du patrimoine de Niš (consulté le 15 avril 2018).
  4. (fr) « Constantin de Kostenec, dit le philosophe (vers 1380-vers 1439) », sur http://serbica.u-bordeaux-montaigne.fr, Université Bordeaux-Montaigne (consulté le 15 avril 2018).

Articles connexes[modifier | modifier le code]