Fort Queyras

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Fort Queyras
Image illustrative de l'article Fort Queyras
Période ou style Fortification
Type Place forte
Architecte remaniée par Vauban
Début construction seconde moitié XIIIe siècle
Propriétaire actuel Propriété privée
Destination actuelle Désarmé ; ouvert à la visite
Protection  Inscrit MH (1948)
Site web www.fortqueyras.comVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées 44° 45′ 20″ nord, 6° 47′ 23″ est
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Dauphiné
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Hautes-Alpes
Commune Château-Ville-Vieille

Géolocalisation sur la carte : France

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Fort Queyras

Géolocalisation sur la carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur

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Fort Queyras

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(Voir situation sur carte : Hautes-Alpes)
Fort Queyras

Fort Queyras[1], autrefois appelé « Château-Queyras », toponyme conservé par le village qui s'étend au pied du fort, est un ancien château fort, de la seconde moitié du XIIIe siècle, remaniée par Vauban, autrefois centre de la châtellenie du Queyras, qui se dresse sur la commune de Château-Ville-Vieille dans le département des Hautes-Alpes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le château a été inscrit sur l'inventaire des Monuments historiques le 29 novembre 1948[2]. Des informations complémentaires se trouvent sur la fiche d'inventaire[3].

Situation[modifier | modifier le code]

Fort Queyras est situé dans le département français des Hautes-Alpes sur la commune de Château-Ville-Vieille, construit en haut d'un piton rocheux (un verrou glaciaire) barrant la vallée du Guil, aux confins des Hautes-Alpes et de l'Italie, à 50 km de Briançon et à 80 km de Gap. Places-fortes protégeant le Haut-Dauphiné contre les incursions savoyardes ou provençales, il surveillait également l'Escarton du Queyras, qui bénéficiait depuis 1343, comme l'ensemble du Briançonnais, d'une large autonomie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Fort-Queyras entre dans l'histoire comme château rattaché au Dauphiné en 1265. Au XVIe siècle, le château est la proie des guerres de religions et en 1695, il résiste aux assauts des troupes savoyardes mais le village quant à lui est partiellement détruit.

À la suite de cette dernière invasion, la même année, Vauban vient inspecter la frontière des Alpes et dresse des projets pour rendre le château inviolable. Il dote le fort au nord-est d'une enceinte entièrement nouvelle, avec escarpe, fossé, contrescarpe et demi-lune et prévoit en 1700 une large extension de l'enceinte sur le front ouest. Au milieu du XIXe siècle, on renforce la valeur de l’ouvrage en aménageant des batteries casematées. Le fort fut désarmé de 1940 à 1944, puis rendu à la vie civile en 1967.

Ce château a servi de cadre à quelques scènes du film Le Bossu (Philippe de Broca, 1997)[4].

Le château appartient aujourd'hui à des propriétaires privés et est ouvert à la visite.

Siège d'une châtellenie[modifier | modifier le code]

Organisation[modifier | modifier le code]

Fort Queyras est le centre d'une châtellenie, dit aussi mandement, du Dauphiné.

Châtelains[modifier | modifier le code]

Le châtelain est un « [officier], nommé pour une durée définie, révocable et amovible »[5],[6]. Il est chargé de la gestion de la châtellenie ou mandement, il perçoit également les revenus fiscaux du domaine, et il s'occupe également de l'entretien du château[7].

Le premier compte de châtellenie dont nous disposons date de 1309.

Les châtelains du Queyras, au cours de la période des XIVe et XVe siècles, sont[8] :

  • 1328-1329 : Jean de Bellegarde
  • 1332-1333 : Thiserum Boer
  • 1333-1345 : Guigues de Lonczon
  • 1347-1349 : Pierre Alleman
  • 1353-1356 : Dronet de Mirimont
  • 1356-1357 : Baudoin Ysoard
  • 1357-1358 : Bertrand Banil
  • 1362-1367 : Jacob de Guiermo
  • 1367-1369 : Pierre Galon
  • 1386-1387 : Jean Pamot ; lieutenant Jean Garcin
  • 1405-1406 : Guibert de Cosson
  • 1428-1429 : Pierre de Creysio ; Albert Alberti, vice-châtelain
  • 1459-1460 : nom effacé ; Antoine Roman, vice-châtelain
  • 1498-1499 : François Borel

Description[modifier | modifier le code]

Le château sur son piton rocheux
Fort Queyras en 1838.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Crunchant, Fort-Queyras, 700 ans d'histoire, Éditions du Queyras (collection Les Cahiers du Queyras no 3), Saint-Véran, 2008 (ISBN 978-2-914866-20-0) ; p. 160

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.queyras.com/parc-nature/culture/patrimoine/fort-queyras/
  2. « Fort de Château-Queyras », notice no PA00080549, base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. « château fort dit Fort Queyras », notice no IA00124863, base Mérimée, ministère français de la Culture
  4. Marc Lemonier, Guide des lieux cultes du cinéma en France, Horay, , p. 133.
  5. Christian Sorrel, Histoire de la Savoie : images, récits, La Fontaine de Siloé, , 461 p. (ISBN 978-2-8420-6347-4, lire en ligne), p. 146-147.
  6. Nicolas Carrier, « Une justice pour rétablir la « concorde » : la justice de composition dans la Savoie de la fin du Moyen Âge (fin XIIIe -début XVIe siècle) », dans Dominique Barthélemy, Nicolas Offenstadt, Le règlement des conflits au Moyen Âge. Actes du XXXIe Congrès de la SHMESP (Angers, 2000), Paris, Publications de la Sorbonne, , 391 p. (ISBN 978-2-85944-438-9), p. 237-257.
  7. Alessandro Barbero, « Les châtelains des comtes, puis ducs de Savoie en vallée d'Aoste (XIIIe-XVIe siècle) », dans Guido Castelnuovo, Olivier Mattéoni, « De part et d'autre des Alpes » : les châtelains des princes à la fin du moyen âge : actes de la table ronde de Chambéry, 11 et 12 octobre 2001, , 266 p. (lire en ligne).
  8. Payraud 2009, p. 43.