Formation (parapente)

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La formation à la pratique du parapente varie selon les pays.

Formation en Suisse[modifier | modifier le code]

La licence de pilote est obligatoire pour voler seul en Suisse, ainsi qu'une assurance responsabilité civile. De nombreuses écoles proposent des formations.

Formation pratique[modifier | modifier le code]

La première partie consiste en un stage d'initiation de deux jours durant lesquels les participants apprendront les bases théoriques simplifiées (météo, matériel, aérodynamique), puis pourront pratiquer la « pente-école », c'est-à-dire des essais de décollage sur une courte pente. Le stage comporte généralement un vol biplace pédagogique. Après quelques heures de pente-école supplémentaire, les participants effectueront leur premier « grand vol ». Ils seront en liaison radio avec l'instructeur et un assistant qui les guideront au décollage et à l'atterrissage.

À la suite de ce stage, les futurs pilotes qui désirent poursuivre leur formation devront effectuer au minimum 50 grands vols sur 5 sites différents, apprendre à maîtriser le décollage et l'atterrissage dans plusieurs configurations, et exécuter toutes sortes de manœuvres (virages, oreilles, 360° engagés, décrochages aux « B », etc.).

Examen pratique[modifier | modifier le code]

La fin de la formation du pilote est sanctionnée par un examen pratique, organisé par la Fédération suisse de vol libre (FSVL), qui se compose de deux ou trois vols. Le futur pilote doit démontrer sa maîtrise des cinq phases de vol :

  • préparation (avec question théorique) ;
  • décollage ;
  • figures en vol ;
  • approche ;
  • atterrissage.

La préparation consiste à ouvrir et préparer son parapente, tout en contrôlant les 5 règles de sécurité, connues sous le terme de « MA VIE » : Matériel, Attaches, Vent, Inspection, Espace aérien.

Le décollage doit être techniquement bien exécuté, propre, et ses trois phases (gonflage, contrôle, accélération) parfaitement maîtrisées.

En ce qui concerne les figures, lors du premier vol d'examen, le pilote doit réaliser un double 360° à droite en moins de 20 secondes. Lors du second vol, la figure consiste en un 360° à gauche immédiatement suivi d'un 360° à droite, le tout en moins de 25 secondes.

La prise de terrain et l'approche sont réalisées selon la méthode du U : destruction (perte de l'altitude excédentaire), vent arrière, volte (à gauche ou à droite selon les instructions reçues lors du briefing d'examen et les conditions de vent), finale, et atterrissage.

Lors de l'atterrissage, le pilote doit viser une cible de 30 mètres de diamètre en restant debout. Le premier pied touchant le sol est pris en compte.

L'examen est réussi si chacune des 5 phases de vol sont réussies à deux reprises. Si l'élève échoue à une ou plusieurs phases durant l'un des deux premiers vols, il a droit à un troisième vol pour réussir la ou les phases manquées. Si l'élève échoue deux fois dans la même phase de vol, l'examen est raté. Si le pilote sort du domaine de vol de sa voile (par exemple s'il décroche à 1,50 m du sol lors de l'atterrissage car il a trop freiné, ayant trop d'altitude pour atterrir à l'intérieur de la cible) ou met sa sécurité ou celle d'une autre personne en danger, il est immédiatement exclu de l'examen.

Formation théorique[modifier | modifier le code]

En parallèle de sa formation pratique, l'élève pilote suit une formation théorique dans 5 domaines :

  • aérodynamique ;
  • météorologie ;
  • connaissance du matériel ;
  • législation ;
  • pratique de vol.

L'examen théorique, également organisé par la Fédération suisse de vol libre - FSVL, comprend 100 questions, 20 par matière. L'examen est réussi si l'élève a répondu correctement à 16 questions par matière au minimum.

Sur le site de la FSVL[1] et sur le site SoaringMeteo[2], cinq brochures téléchargeables gratuitement sont disponibles pour se préparer à cet examen théorique.

Cours SIV (simulation d'incidents de vol)[modifier | modifier le code]

Fermeture asymétrique provoquée au cours d'un stage SIV

Les cours SIV sont un excellent moyen de connaître son matériel et de se préparer à des situations critiques (décrochages, vrilles, fermetures frontales ou latérales de la calotte, ouverture du parachute de secours) qui peuvent survenir dans la carrière d'un pilote, et au cours desquelles ses réactions sont primordiales pour sa sécurité. En ayant au préalable exercé ces situations potentiellement dangereuses, voire mortelles, en toute sécurité, guidé par radio par un instructeur expérimenté à ce genre d'enseignement, au-dessus d'un plan d'eau, le pilote possède un bagage qui pourra peut-être un jour lui sauver la vie.

Suite du cursus[modifier | modifier le code]

  • Brevet biplaceur B (permet de voler avec un autre pilote breveté parapente), examen pratique biplace uniquement.
  • Brevet biplaceur A (permet de voler avec un passager non breveté), 1 examen théorique et 2 examens pratiques (un solo avancé et un biplace).
  • Instructeur parapente (1 examen théorique, 1 examen pratique et 1 examen pédagogique)
  • Expert FSVL

Autres formations[modifier | modifier le code]

  • Plieur de parachute de secours

Après un cours de 3 jours, la FSVL délivre une licence de plieur de parachute de secours. La FSVL recommande de faire plier son parachute de secours chaque 6 mois par une personne compétente, mais, contrairement au parachutisme, ce n'est pas obligatoire ni contrôlé.


Formation en France[modifier | modifier le code]

Brevet de pilote[modifier | modifier le code]

C'est un brevet qui comprend :

  • une partie théorique (QCM de 60 questions où il faut obtenir la note de 15/20) ;
  • une partie pratique validée par un moniteur d'état au sein d'une école labellisée FFVL.

L'ensemble des résultats étant ensuite envoyé à la ligue régionale de vol libre.

Brevet de pilote confirmé[modifier | modifier le code]

C'est un brevet qui comprend :

  • une partie pratique à faire valider par un Directeur Technique d'École (DTE) avant de se présenter à la partie théorique ;
  • partie théorique organisée par la ligue comprenant un QCM de 30 questions où il faut obtenir la note de 15/20 ; une épreuve écrite portée sur une ou deux questions tirée(s) au sort ; une épreuve orale (facultative suivant les régions).

Pour passer ce brevet il faut être détenteur d'un « brevet de pilote ».

Il est nécessaire pour s'inscrire en compétition, pour voler depuis certains sites réglementés et accéder aux qualifications fédérales (qualification biplace, etc.).

Accès à la compétition : brevet de pilote + brevet de pilote confirmé ;

Accès aux qualifications fédérales : brevet de pilote validé depuis plus d'un an + brevet de pilote confirmé.

Formation Biplace[modifier | modifier le code]

En France :

  • Pré-formation biplace (permet de voler avec un autre pilote breveté parapente).

Pour passer cette formation, il faut être détenteur d'un « brevet de pilote confirmé » et avoir plus de 18 ans. Ce statut n'est valable que 18 mois et sert uniquement à s'entrainer en vue de valider la Qualification biplace.

  • Qualification biplace (Q-Bi) (permet de voler avec un passager quelconque), 1 examen théorique et 2 examens pratiques (un solo avancé et un biplace).

Pour passer cette formation, il faut avoir validé la « Pré-formation biplace ».

Formation Moniteur[modifier | modifier le code]

  • BEES 1° spécialité parapente : formation commune + spécifique, ou BPJEPS option Vol libre à partir du 01/01/2011  : formation en alternance préparée en 1 an.

Ce sont des diplômes de niveau IV (bac )

Autres formations[modifier | modifier le code]

  • Opérateur de treuil

La FFVL délivre une qualification de treuilleur, après un stage particulier.


Références[modifier | modifier le code]