Forges de Trignac

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Forges de Trignac
Image illustrative de l'article Forges de Trignac
Les restes d'une cokerie
Localisation
Situation Trignac, Forges de Trignac
Drapeau de la France France
Coordonnées 47° 18′ 44″ nord, 2° 11′ 33″ ouest

Géolocalisation sur la carte : France

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Forges de Trignac

Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique

(Voir situation sur carte : Loire-Atlantique)
Forges de Trignac

Géolocalisation sur la carte : Saint-Nazaire

(Voir situation sur carte : Saint-Nazaire)
Forges de Trignac
Fonctionnement
Date d'ouverture 1879
Date de fermeture 1947

Les Forges de Trignac sont un établissement industriel métallurgique implanté en 1879 sur la commune de Trignac, près de Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique, et dont l'activité a été arrêtée en 1947.

Les Forges de Trignac ont été, à côté des chantiers navals de Saint-Nazaire, l'un des grands centres industriels de la presqu'île guérandaise et un lieu important des luttes sociales aux XIXe et XXe siècles.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les entreprises successives[modifier | modifier le code]

Les forges de Trignac ont été fondées par la Société des Mines de Fer d'Anjou en 1879 pour répondre au développement des chantiers navals de Saint-Nazaire. Elle déposent leur bilan en 1889 avant d'être rachetées[1].

En 1890 est créée la Société des Hauts Fourneaux et Forges de Trignac qui connaît une grande prospérité, grâce au charbon importé du pays de Galles.

Dans les années 1920, les forges sont désormais contrôlées par l'Union Métallurgique de la Basse Loire ; ses difficultés économiques amènent l'État à fournir une aide à cette entreprise[2] Les forges sont malgré tout arrêtées en 1932.

Elles sont rouvertes en 1939 pour participer à l'effort de guerre et continuent de fonctionner sous l'occupation allemande puis au début de la reconstruction. Elles sont arrêtées définitivement en 1947.

Par la suite, le site des Forges a été utilisée par d'autres entreprises. Fin 1949 une usine de production de laine de roche à partir du crassier de fonderie y est installée. Après son rachat par Saint-Gobain, cette usine est fermée en 1972. En 1965, la SEMM Caravelair, filiale de l'Aérospatiale, installe sur une autre partie du site une usine qui vise à reproduire les procédés de l'aéronautique pour la fabrication de caravanes. Cette filiale, revendue au groupe Trigano, subit les effets d'une stratégie de délocalisation de la production, qui provoque un long mouvement grèves (1972-1974).

L'établissement sidérurgique[modifier | modifier le code]

Le site de l'usine se trouve à proximité du bourg de Trignac, dans la zone de plaine marécageuse qui fait la jonction entre la Brière et l'estuaire de la Loire. Ses vestiges sont donc parfaitement visibles à partir de la route N 171 à la sortie de Trignac en direction de Saint-Nazaire.

Les installations sont : un haut-fourneau (pour la fonte), des fours à puddler (affinage), etc.

Les mouvements sociaux[modifier | modifier le code]

Le 30 mars 1894 se déclenche la grande grève des forges de Trignac, due à une réduction des effectifs et des salaires dans les ateliers de puddlage. Une écrasante majorité des ouvriers se met en grève. Le conflit semble se résoudre rapidement, mais comme il fait suite à de grandes grèves ayant eu un retentissement national (Fourmies), les socialistes affluent pour défendre les ouvriers et en faire un événement. La grève sert de porte-voix national des revendications socialistes, mais n'amène ni avancée sociale ni généralisation du conflit. Le 21 mai 1894, L'essentiel des ouvriers reprennent le travail.

Aménagement actuel du site[modifier | modifier le code]

Le site est actuellement divisé en 3 parties

Les vestiges inscrits[modifier | modifier le code]

ensemble des vestiges aériens

Les vestiges aériens du site ont été préservés en mémoire de l'histoire industrielle du site.

La ZAC "Altitude"[modifier | modifier le code]

Cette partie du site a été transformée en ZAC pour héberger plusieurs entreprises.

La plate-forme logistique "Logistiport"[modifier | modifier le code]

Cette partie du site (à l'est des vestiges) est utilisée comme plate-forme logistique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Source : Exposition de la Mairie de Trignac
  2. C. Omnes, La crise de la sidérurgie française, Hatier (coll. "Profil"), 1982.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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