Forges-les-Eaux (commune déléguée)

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Forges-les-Eaux
commune déléguée
Forges-les-Eaux (commune déléguée)
L'hôtel de ville de Forges-les-Eaux.
Blason de Forges-les-Eaux commune déléguée
Blason
Drapeau de Forges-les-Eaux commune déléguée
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Dieppe
Canton Gournay-en-Bray
Intercommunalité Communauté de communes des Quatre Rivières (Seine-Maritime)
Statut Commune déléguée
Maire délégué Michel Lejeune
2016-2020
Code postal 76440
Code commune 76P02
Démographie
Gentilé Forgions
Population 3 492 hab. (2013)
Densité 669 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 36′ 48″ nord, 1° 32′ 44″ est
Altitude Min. 124 m
Max. 171 m
Superficie 5,22 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d’intégration Forges-les-Eaux
Localisation

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Forges-les-Eaux
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Forges-les-Eaux est une ancienne commune française située dans le département de la Seine-Maritime en Normandie, célèbre pour son casino.

La législation sur les maisons de jeux a longtemps empêché qu'elles soient trop près de Paris (d'où Deauville) avec cependant une tolérance pour les stations thermales. Le casino de Forges-les-Eaux est donc celui où l'on joue à la roulette le plus proche de Paris à part Enghien-les-Bains.

Le elle fusionne avec Le Fossé, donnant ainsi naissance à la commune nouvelle de Forges-les-Eaux. elle prend alors le statut de commune déléguée[1].

C'est aussi l'unique station thermale de toute l'ancienne région de Haute-Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par l'Andelle. Elle abrite également plusieurs lacs, alimentés par ladite rivière. Au nord-est de la ville se trouve le bois de l'Épinay, qui abrite quelques lieux connus des habitants (notamment la source de La Chevrette, l'une des 4 sources de la ville), et qui est le théâtre annuel d'un concours de chiens de traineaux. Au nord de la ville près de Serqueux débute sur l'ancien tracé de la voie ferrée l'Avenue Verte, une piste cyclable qui s'arrête au sud de Dieppe.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Forges-en-Bray au XIXe siècle, avant que la réputation de ses eaux ne lui fournisse ce complément thermal dans la première moitié du XXe siècle2.

Forges : du mot latin Făbrĭca, « atelier d'artisan », à l'origine du mot « fabrique ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Un château-fort prenait place auprès des sources thermales. La dénomination « donjon » est restée depuis.

Les sources royales[modifier | modifier le code]

Les eaux de Forges sont remarquées depuis 1573 par Nicolas de Moy, seigneur local. Elles sont reconnues comme médicales et deviennent « sources de jouvence » par le biais de Julien Le Paulmier, ancien médecin du roi Henri III[2].

C’est la famille Francini (naturalisée Francine), auteur des systèmes hydrauliques des jardins du Château de Versailles, des Jardins du Luxembourg à Paris, des terrasses du château neuf de Saint-Germain-en-Laye ou encore des fontaines du château royal de Fontainebleau qui aura pour charge de séparer les trois sources principales des eaux de Forges et qui porteront désormais les noms de Reinette, Royale et Cardinale.

En 1631, Louis XIII buvait de l'eau de Forges. Une cure sur place lui fut cependant recommandée. Il arriva à Forges le , Anne d'Autriche et Richelieu le rejoignant quelques jours plus tard. Ils logèrent dans la maison d'un gentilhomme verrier, Vincent Le Vaillant. La cour royale et ses artistes allaient ainsi goûter les eaux « claires, lumineuses et bienfaisantes ». La Grande Mademoiselle, Mademoiselle de Montpensier, nièce de Louis XIII contribua elle aussi à la renommée de Forges. Entre 1656 et 1681, elle effectua de très nombreuses visites, soignant ainsi ses maux de gorge. Sa présence entraîna la fréquentation de la ville thermale par la Cour et la haute bourgeoisie. La vie quotidienne de ces « buveurs d'eau » était rythmée de fêtes, spectacles et jeux et ceux-ci prirent une place prépondérante sous le règne de Louis XVI. D'illustres personnages dont le duc de Saint-Simon, Voltaire, Marivaux, Buffon ont participé à la renommée de Forges-les-Eaux.

La révolution[modifier | modifier le code]

Pendant la Révolution, la ville de Forges-les-Eaux était privilégiée par les émigrés. Sous couvert de prendre les eaux, ceux-ci passaient en Angleterre par le biais d’une organisation clandestine tandis que la municipalité complice leur délivrait de faux certificats de résidence[3]. Pâris, l’assassin royaliste de Louis-Michel Lepeletier de Saint-Fargeau, courut s’y réfugier une fois son forfait commis, avant de s’y suicider, le , d’une balle dans la tête, lorsqu’il se vit sur le point d’être arrêté.

La Faïencerie[modifier | modifier le code]

L’industrie de la poterie prit naissance sous l’occupation romaine. Pendant des siècles, on fabriqua des poteries grossières en terre, puis des pipes. Les argiles, dites blanches que l’on extrayait à Forges, étaient très appréciées par les grandes faïenceries du XVIIIe : Douai et Boulogne s’approvisionnaient à Forges.

En 1797, Christophe Potter s'associe avec son bras droit, George Wood et finance l'installation d'une faïencerie « façon d'Angleterre ». Georges Wood, d’origine anglaise, s’installe à Forges avec sa famille et fonde la première faïencerie. Il venait de Douai et avait appris son métier de céramiste chez Charles et Jacques Leight qui avaient introduit en France les procédés de fabrication des contrées du Staffordshire et du Northumberland. Wood avait également été directeur de fabrication des ateliers de Chantilly et Montereau.

Cette manufacture emploie dès l'année suivante une quarantaine de personnes et contribuera à asseoir la renommée de Forges-Les-Eaux au-delà du département[4].

Le 17 février 1811, Georges Wood meurt à l’âge de 55 ans, laissant une veuve et sept enfants dont plusieurs en bas âge. Le 12 mai 1812, par acte passé devant Maitre Beaufils, notaire à Forges, Madame Wood confie la direction de l’usine à l’un de ses employés, Nicolas Marin Ledoux. Six semaines plus tard, elle l’épouse. La Fabrique porte désormais le nom de Ledoux-Wood. Son succès suscite des vocations et plusieurs autres manufactures sont créées.

Dans les années 1830-1840, les faïenceries atteignent leur apogée. On a pu compter jusqu’à 5 faïenceries, qui ont embauché jusqu’à 200 personnes. L’activité des faïenceries cessa à la fin du XIXe siècle. Monsieur Rohaut sera le dernier faïencier de Forges.

Epoque contemporaine[modifier | modifier le code]

Forges-les-Eaux fut en outre le siège du premier concours beurrier de France, en 1906. Organisé par la Société centrale d'agriculture de Seine-Inférieure, sur le modèle des concours britanniques, celui-ci se déroula sous la halle au beurre du 31 mai au 4 juin. Il avait pour but d'améliorer les performances laitières et beurrières de la race normande élevée notamment dans le pays de Bray. Pour la petite histoire, la gagnante du concours en première catégorie fut la vache « Princesse » appartenant à un éleveur du Thil-Riberpré qui produisit 3,105 kg de beurre pendant le concours et reçut une prime de 300 F. À la suite de ce concours, un syndicat de contrôle laitier fut mis en place dans le pays de Bray.

Le , les communes de Forges-les-Eaux (5,22 km2) et du Fossé (10,11 km2) fusionnent sous le régime juridique des communes nouvelles. L'ensemble ainsi formé, qui regroupe 4 255 habitants reprend le toponyme de Forges-les-Eaux[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Jean Baptiste Gambu    
    Antoine Crespin    
    M. Decaux    
    Etienne alexandre eléonor Herbel    
1881   François thomas Guignant    
    Antoine Désiré Gosset   Officier d'Académie
    Joachim Marie Cuel   Officier du Mérite Agricole
    Marcel Lemarié    
1930 1936 Jules Lefebvre    
    Albert Digeon    
    G. Duquesne    
1963   Jean Metadier   Conseiller général de Forges-les-Eaux (1958 → 1968)
    André Bertrand    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1971 juin 1995 Pierre Blot[5] UDR puis RPR Conseiller général de Forges-les-Eaux (1976 → 1994)
juin 1995 décembre 2015 Michel Lejeune UMP-LR Vétérinaire
Député de la Seine-Maritime (12e circ.) (2002 → 2012)
Conseiller général de Forges-les-Eaux (1995 → 2015)
Conseiller départemental de Gournay-en-Bray
Président de la CC de Forges-les-Eaux (2008[6] →)
Réélu pour le mandat 2014-2020[7]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[9],[Note 1].

En 2013, la commune comptait 3 492 habitants, en diminution de -0,99 % par rapport à 2008 (Seine-Maritime : 0,48 %, France hors Mayotte : 2,49 %).

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2001 0701 1491 2581 4551 5001 6531 6371 592
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 5101 6251 7391 6591 6841 7061 7761 8671 849
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 9561 9752 0562 1762 1962 2892 3692 8702 836
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2013
2 9142 9743 2113 6113 3763 4653 5423 5023 492
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Casino[modifier | modifier le code]

Le casino.

Au XIXe siècle, la vogue des bains de mer sur la côte d'Albâtre, si proche de Forges-les-Eaux, engendre la création du casino : on édifie le tout premier établissement thermal qui propose alors salles de bains, douches, buvettes... Puis le couvent des Capucins céde sa place au Grand Casino qui est détruit en 1896 par un incendie. C'est en 1902 qu'un second casino est inauguré. En 1952, Jacques Hébertot, homme de théâtre, redonne un souffle nouveau aux thermes et aux jeux.

Le casino de Forges-les-Eaux est le second casino le plus proche de Paris après le casino d'Enghien-les-Bains.

A l'aube du XXIe siècle, le groupe Partouche a pris en main la destinée du Grand Casino. Plaisir des jeux, mais aussi plaisir de l'eau avec le centre de remise en forme du ForgesHôtel qui renoue ainsi la tradition de l'eau.

Activités associatives, festives, culturelles, touristiques et sportives[modifier | modifier le code]

La commune est classée « trois fleurs » au Concours des villes et villages fleuris.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Porte du couvent des Carmélites de Gisors.
Porte de Gisors.
Cette majestueuse façade située à proximité du Casino provient de la ville de Gisors dans l’Eure. À l’origine, c’était la façade de la chapelle du couvent des Carmélites construit au XVIIe siècle à Gisors. L’édifice est bâti à l’initiative de François Sublet, ministre de Louis XIII pour sa fille qui entrait dans les ordres.
Après la Révolution Française, ce bâtiment est transformé en théâtre municipal et bombardé pendant la Seconde Guerre mondiale.
Jacques Hébertot, propriétaire du Casino de Forges dans les années 1950, acheta à la ville de Gisors le dernier vestige encore intact et l’érigea dans la ville de Forges-les-Eaux dans le but de recréer un certain décor historique.
  • Villa Richelieu, pavillon construit en 1867 à Paris à l’occasion de l’Exposition Universelle. Il s’agissait du pavillon Suisse.
À la fin de l’exposition, cette bâtisse entièrement démontable comme tous les pavillons d’exposition fut offerte à la ville de Forges-les-Eaux en prévision d’un séjour de l’Impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III.
Ironie de l’histoire, la proximité de la statue du Cardinal Richelieu fit qu’on lui donna quelque temps plus tard, le nom de Villa Richelieu !
  • Église Saint-Éloi, 4e lieu de culte catholique édifié par les Forgions.
Chapelle Saint Eloi : le premier lieu de culte connu dans la commune était situé au no 35 de la rue de la République. Il subsiste aujourd’hui quelques murs en grès ferrugineux dans les caves de la maison.
Saint Eloi est le patron des orfèvres mais aussi de tous les ouvriers faisant usage du marteau. L’activité à Forges étant essentiellement liée à cette époque à l’extraction et au traitement du minerai de fer, il n’est pas surprenant que Saint Eloi fut choisi comme Saint Patron de la ville.
La première véritable église est construite au XIIe siècle au niveau de la place Brévière actuelle. Dédiée à Saint Nicolas, elle était de style roman et entourée d’un cimetière. Elle est en partie reconstruite au XVIe siècle et entièrement démolie en 1824. Aujourd’hui sur cette place, il ne subsiste rien de cet édifice.
La seconde église est érigée rapidement et économiquement sur la partie haute de la place du Général de Gaulle actuelle. Des malfaçons entrainent de longs procès, puis la démolition de l’édifice.
L’église actuelle est édifiée de 1876 à 1878, en brique et pierre de style néogothique avec un clocher axial et frontal. L’intérieur,très éclairé, ne manque pas d’harmonie et de majesté. Ses vitraux, disposés de manière instructive, représentent des scènes de l’Ancien et Nouveau Testament.
Cette sculpture évoque ainsi la venue du Cardinal Richelieu dans la commune en juin 1633 accompagnant le Roi Louis XIII et la Reine Anne d’Autriche.
  • Statue en bronze « Les Trois Grâces », ornement d'une fontaine en bronze représentant trois statues de femmes identiques. Elle a été réalisée par l’artiste Normand Jean Marc de Pas à l’occasion du passage à l’an 2000. Elle symbolise les trois sources ferrugineuses de Forges : la Reinette, la Royale et la Cardinale.
  • Calvaire route de Neufchâtel, construit en 1944 d'après les plans de l'architecte Pierre Chirol (1881-1953).
  • Porte du pavillon de chasse de Madame de Maintenon venant de Versailles.
  • Grange dans le bois de l'Épinay, datant du XVIIe siècle.
  • 4 Sources thermales, dont 3 dans le jardin du Grand Casino.
  • Gare thermale.
  • Espace Jean Bauchet.
  • Piscine Hugues Duboscq

Musées[modifier | modifier le code]

  • Collection de Faïences : Forges a connu une longue période de production et une grande variété de création dans plusieurs ateliers différents. C’est pourquoi, aujourd’hui, on rencontre une telle diversité dans les collections de faïences de forges.
    On peut classer les faïences de Forges en deux catégories : faïences fines et faïences épaisses. L’une et l’autre étaient de la vaisselle essentiellement utilitaire mais destinées à deux clientèles différentes en raison de leur coût.
    La production des faïences s’est éteinte à la fin du siècle dernier, toutefois, l’atelier Terre de Bray à Gaillefontaine, perpétue la tradition en relisant de ravissantes pièces.
  • Musée Seconde Guerre Mondiale
    Ce musée aménagé sur 2 niveaux, propose aux visiteurs une rétrospective des années sombres de la seconde guerre mondiale au travers de documents, uniformes et objets divers authentiques.
    Les thèmes abordés sont les suivants :
    • La France et son empire dans la guerre, les alliés, les opérations militaires (débarquement de Dieppe, la bataille de la Meuse, Saint-Valéry-en-Caux, le raid sur Bruneval, Narvik, l'épopée de Leclerc etc).
    • Vichy et la politique de collaboration.
    • La Déportation (reconstitutions de scènes, présentations de documents, photos, tenues de déporté (e)s, d'objets confectionnés dans les camps ainsi qu'un tatouage humain d'un numéro d'immatriculation de déporté).
    • La Résistance : de l'appel du 18 juin à la libération, en passant par les maquis et les réseaux de résistance à l'ennemi, la récupération d'aviateurs alliés.
  • Musée des Maquettes Hippomobiles, situé dans le parc de l’Hôtel de Ville, dans les anciennes écuries de la Maison Levaillant (Maison qui reçut Louis XIII, Anne d’Autriche et le Cardinal Richelieu lors de leur séjour en 1633), est né grâce à la passion de monsieur Guillot.
    Ce musée insolite et passionnant présente toutes les activités du début du siècle que l’on trouvait dans nos campagnes et villages.
    Ce sont des scènes d’autrefois qui s’offrent aux visiteurs : les métiers agricoles, les artisans de l’époque, les métiers d’urgence, les machines agricoles, les voitures hippomobiles de transport du début du siècle, les voitures de livraison d’autrefois.
    L’ensemble de l’œuvre est superbement mise en valeur par un décor magique mettant en scène des paysages normands. On doit cette réalisation à un artiste local Monsieur Alemani.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Bois de l'Epinay, situé entre deux rivières, l’Andelle à l’est et la chevrette à l’ouest, il offre une grande diversité de milieu naturel et couvre une surface d’environ 75 hectares.
    Les essences y sont très variées mais certaines parties présentent une forte dégradation due à leur surexploitation au XIXe par les briqueteries, les forges et les faïenceries.
    Les étangs ne sont pas naturels, ils ont été aménagés sur d’anciennes tourbières dans les années 1980, permettant ainsi de rendre l’espace plus accueillant.
    Aujourd’hui protégé et classé espace naturel sensible du Département, cet endroit offre 4 jolies promenades ouvertes au public (promenades écologiques et forestière) :
  • Orme séculaire sis dans la propriété de Mme Cartier Logo des sites naturels français Site classé (1932)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis-Henri Brévière (1797-1869), graveur, y est né.
  • Christophe Potter (1751-1817) : Homme politique britannique, chef d'entreprise français, agent secret.
    Il s'associe et finance l'installation de la manufacture de Forges et place George Wood à la direction. Après sa mort survenue en Angleterre en 1817, son fils aîné Thomas Mills Potter héritera de ses actions dans la manufacture de faïence anglaise, puis vers 1818, après le décès de Thomas, le cadet, George Charles Potter, héritera à son tour de ces actions.
    Une profonde amitié liait Madame Wood-Ledoux à George Charles Potter. Aussi, lors du mariage de ce dernier en Angleterre en 1820, elle n'hésita pas à faire le déplacement afin d'être témoin[12].
  • George Wood (1754 ou 1755- 1811) : faïencier britannique, fondateur d'une manufacture à Forges-les-Eaux. Époux d'Isabelle Bagnall, fille d'un faïencier, M. Samson Bagnall. Celui-ci, venu d'Angleterre, travailla d'abord à Paris (en 1793 comme faïencier), puis à Chantilly, où George Wood travailla aussi à la manufacture de porcelaine. Les Britanniques, une fois en France, se retrouvaient dans des faïenceries qui recherchaient leur savoir-faire (Douai, Chantilly, Creil, Forges-les-Eaux par exemple)
    À la mort de George Wood, sa veuve, Isabelle née Bagnall, ne peut diriger seule la faïencerie, de plus, elle a neuf enfants à charge. C'est Pierre Ledoux, (à noter un Philippe Ledoux fut témoin au mariage d'une des filles du couple Wood en 1827 : Antoinette Wood avec Étienne Herbel, notaire royal) qui reprend la direction de l'établissement. La jeune veuve et M. Ledoux se marièrent quelque temps plus tard et eurent des enfants ensemble. Des objets en faïence et du mobilier ayant appartenu à ces Bagnall sont exposés au musée de Creil[13].
  • Nicolas François Thiessé (1759-1834), député au Conseil des Cinq-Cents 1798-1799, membre du Tribunat, né à Forges-les-Eaux[14].
  • L'abbé Nicolas, Napoléon Feret, né à Esteville le 12 avril 1806 : il fut à l'origine de l'édification de l'église actuelle. Il mourut le 28 février 1878 avant la fin de la construction de l'église[réf. nécessaire].
  • Jules Thiessé (1833-1912), député de la Seine-Inférieure de 1876 à 1889, né à Niort, petit-fils de Nicolas François, et fils d'un homme de lettres qui fut préfet sous Louis-Philippe, mort à Forges-les-Eaux[15].

Forges les Eaux dans les arts[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Forges-les-Eaux

Les armes de la commune de Forges-les-Eaux se blasonnent ainsi :

De gueules à la fasce d'or, chargée d'une enclume de sable, et accompagnée de douze marteaux de sable, posés en fasce, la panne en bas et rangés deux par deux en quinconce, six en chef et six en pointe.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Arrêté du 5 octobre 2015 portant création de la commune nouvelle de Forges-les-Eaux », Recueil des actes administratifs de la préfecture de la Seine-Maritime, no 109,‎ , p. 30-31 (lire en ligne [PDF]).
  2. « Julien Le Paumier », sur Babelio (consulté le 4 janvier 2019)
  3. La Revue des deux mondes, nos 1-4, La Revue, 1953, p. 490.
  4. Patrice Valfré, C. Potter, le potier révolutionnaire et ses manufactures de Paris, Chantilly, Montereau…, Bagneaux-sur-Loing, 2012, p. 281-283.
  5. Nicolas Demollien, « Pierre Blot s’est éteint à 89 ans : Ancien maire de Forges et conseiller général du canton, Pierre Blot est décédé. Retour sur le parcours d'un homme qui a marqué le Pays de Bray de son empreinte. », Le Réveil, no 3412,‎ , p. 34 (lire en ligne).
  6. « Forges-les-Eaux : Michel Lejeune réélu président de la com’com au bénéfice de l’âge », Paris Normandie,‎ (lire en ligne).
  7. « Liste des maires élus en 2014 » [pdf=], Listes des élus, Préfecture de la Seine-Maritime, (consulté le 26 septembre 2015).
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 201120122013 .
  12. Patrice Valfré, C. Potter, le potier révolutionnaire et ses manufactures de Paris, Chantilly, Montereau, Edité par l'auteur à Bagneaux-sur-Loing, , 374 p. (ISBN 9782917648001, présentation en ligne), p. 281-283.
  13. Amis du musée Gallé-Juillet et de la faïence de Creil et site GeneaNet
  14. « Nicolas, François Thiessé », sur Sycomore, base de données des députés de l'Assemblée nationale.
  15. « Jules, Théodore Thiessé », sur Sycomore, base de données des députés de l'Assemblée nationale
  16. « Forges-les-Eaux : quand Chabrol tournait Poulet au vinaigre... », paris-normandie.fr, 21 août 2016.