Forces spéciales (film)

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Forces spéciales
Titre original Forces spéciales
Réalisation Stéphane Rybojad
Scénario Michael Cooper
Stéphane Rybojad
Sociétés de production Easy Company
StudioCanal
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Film de guerre, film d'action
Sortie 2011


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Forces spéciales est un film français de guerre et d'action réalisé par Stéphane Rybojad, sorti en 2011.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Interview du réalisateur Stéphane Rybojad en 2011.

Six hommes du Commandement des opérations spéciales (COS) déployés auprès des Forces françaises en Afghanistan sont appelés pour libérer deux otages — Elsa Casanova, une journaliste française connue pour son opposition à la présence française en Afghanistan; et Amin, son accompagnateur afghan — qui viennent d'être capturés par les Talibans en pleine zone tribale, à la frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan.

Bien qu'ayant réussi à sortir les deux otages de leur prison, l'opération menée par le commandant Kovax est mise en péril quand l'évacuation héliportée est rendue impossible par la réaction des insurgés, obligeant le groupe à prendre la fuite à travers la montagne, avec leurs poursuivants aux trousses, dans des conditions très difficiles.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

L'actrice principale, Diane Kruger, l'année de tournage du film.

Régiments des soldats français[modifier | modifier le code]

Le film fait figurer parmi les commandos un véritable Commando marine, Marius, ancien instructeur des Commandos Marine rendu célèbre par un documentaire diffusé sur France 2 dans l'émission Envoyé Spécial[1].

Production[modifier | modifier le code]

L'acteur Benoit Magimel pour la promotion du film au Festival de Cannes 2011.

Budget[modifier | modifier le code]

Tourné avec l'aide de l'armée française, le film avait un budget annoncé à 10 millions d’euros, à rapprocher des 11 millions de dollars du film Démineurs (The Hurt Locker) réalisé par Kathryn Bigelow en 2009. Il n'a coûté réellement que 7,7 millions d'euros.

Tournage[modifier | modifier le code]

L'équipe du film a tourné au camp militaire de Caylus (1re intervention dans la ferme de Mondounet) (Tarn-et-Garonne), à Djibouti ainsi qu'à Paris, tout en aguerrissant les comédiens à Lorient, chez les commandos marine. La plus grande partie du tournage a été tournée, en secteur civil, au Tadjikistan à Douchanbé et dans les montagnes du Pamir environnantes, dans des conditions parfois difficiles : faibles infrastructures, climat hors-norme, pays à risque.

Le lieutenant-colonel Jackie Fouquereau, ancien patron de la communication de l’Armée de terre et fin connaisseur de l'intervention en Afghanistan, a accompagné l’équipe du film pendant toute sa réalisation. Son nom est cité au générique.

Accueil[modifier | modifier le code]

Box-office[modifier | modifier le code]

Le film a totalisé 204 606 entrées en France, dont 52 811 sur Paris et sa périphérie[2].

Réception critique[modifier | modifier le code]

Sur le site AlloCiné.fr, le film recueille la note de 1,2 sur 5, selon 14 critiques de presse exprimées. Le film est accusé tour à tour de « manichéisme rebutant » (CinémaTeaser), « nanar assez inouï » (Impact), « ridicule, improbable et convenu » (Ouest France), « insoutenable clip à la gloire de l'armée » (Télerama), voire d'une sorte de « Platoon français castré et sans âme » (Première). Les autres titres de presse ne sont pas en reste, qui laminent le film : « des personnages caricaturaux et des répliques grotesques » (Metro), « un navet embarrassant » (Télécinéobs).

A contrario, les spectateurs du film donnent une note tout à fait correcte de 3,9 sur 5, sur un total de 661 critiques, montrant ainsi le fossé pouvant exister parfois entre presse spécialisée et critiques des spectateurs.

À l’étranger, pour Virgin media le film semble moins cruel, citant « une histoire puissante et un cinéma aiguisé, un film d'action dramatique tendu qui constitue un agréable changement par rapport au cinéma français habituel ». Joe Bendel de Libertas Film Magazine souligne la présence « complètement crédible » de Djimon Hounsou et souligne que Stéphane Rybojad « ne blanchit ou excuse la brutalité des talibans ». Pour conclure, « encore une fois, ceci est un exemple du genre de film d'Hollywood devrait faire, mais s'y refuse ».

Isabelle Hontebeyrie du site canadien Canoe.ca précise « les images et éclairages sont fabuleux et les scènes avec les hélicoptères et les avions – l'armée française a collaboré au film – sont extrêmement impressionnantes » et note de manière pondérée le film avec une note moyenne.

Le journaliste Jean-Marc Tanguy met en avant le choix du réalisateur de mettre « un acteur noir en premier rôle » soulignant que « le film impose quelques vraies réalités, rares ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Marine Nationale, « Un acteur nommé « Marius » », sur Dailymotion.com, (consulté le ).
  2. Le film français no 3462, bilan 2011.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Marc Tanguy (texte), Jeff Maunoury (photos), Forces spéciales, sources d'inspiration et notes de production, Éditions Nimrod, 2011 (ISBN 978-2-9-15243-42-0).

Liens externes[modifier | modifier le code]