Forces armées et de sécurité du Mali

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Forces de défense et de sécurité du Mali
FAMAs
Drapeau du Mali
Drapeau du Mali
Fondation 20 janvier 1960
Branches Armée de terre
Gendarmerie
Armée de l'air
Garde nationale
Commandement
Chef d'Etat-major général des armées M'Bemba Moussa Keita[1]
Main-d'œuvre
Actifs 16 200 réguliers (22 mai 2017)
Budgets
Budget 500 millions de $ (soit 15 % du PIB)
Industrie
Fournisseurs étrangers Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau de la France France
Drapeau de la Russie Russie
Drapeau de la République populaire de Chine Chine
Drapeau du Brésil Brésil
Articles annexes
Histoire Rébellion touarègue
Guerre du Mali
Guerre de la Bande d'Agacher

Les Forces de défense et de sécurité du Mali (FAMA) sont responsables de la défense de l'intégrité territoriale et la souveraineté du Mali.

Histoire[modifier | modifier le code]

Militaires maliens à Bamako en octobre 2012. Leur Technical 4x4 est armée de 2 mitrailleuses : une M2 12,7 mm à l'avant et une PKM 7,62 mm à l'arrière.

Fondées le après l'indépendance du pays vis-à-vis de la France, elles comprennent plus de 13000 hommes[2]. Elles se composent d'une Armée de terre, une armée de l'air, une Garde nationale ainsi que d'une Gendarmerie.

Les forces armées maliennes ont participé à des missions de maintien de la paix en République démocratique du Congo(ONUC en 1960-1964 et MONUC depuis 1999), au Liberia en 1990, en Sierra Leone en 1997 et Centrafrique en 2000.

Instructeurs américains entraînant des militaires maliens à Tombouctou en 2004.

La guerre de la Bande d'Agacher, également connue sous le terme de Guerre de Noël, est un conflit de frontière entre le Mali et le Burkina Faso en 1985 autour de la bande d’Agacher, une bande de terre semi-désertique de 160 kilomètres de long et de 30 kilomètres de large se trouvant entre le nord du Burkina Faso et l'est du Mali, et réputée receler du gaz naturel et des ressources minières. Commandant Thomas Sankare : 4 600 hommes, pertes 141 morts et 257 blessés côté Burkina Faso. Commandant Moussa Traoré: 7 600 hommes, pertes 38 morts et 17 blessés côté Mali.

Durant les années 2000 et au début des années 2010, des militaires maliens sont entraînés par des instructeurs américains dans le cadre de l'opération Enduring Freedom - Trans Sahara. L'armée malienne a souffert de l'intégration des rebelles touarègues dans l'armée régulière à la suite d'un accord conclu en 1992 entre le gouvernement et les groupes rebelles[3].

Entre janvier et avril 2012, l'armée malienne subit une série de revers aboutissant à la partition de facto du pays.

En décembre 2012, l'Union européenne décide d'apporter son aide à l'armée malienne à travers la mission de formation de l'Union européenne au Mali.

Le 11 janvier 2013, la France déclenche l'opération Serval en riposte à une offensive vers le Sud de djihadistes venus du Nord-Mali, que l'armée malienne n'a pas réussi à contrer. L'intervention militaire au Mali est une opération militaire multinationale qui se déroule depuis le 11 janvier 2013, dont l'objectif est la mise en œuvre de la résolution 2085 du Conseil de sécurité des Nations unies.

Début février 2013, les effectifs sont estimés par le ministre des affaires étrangères malien Tiéman Hubert Coulibaly à moins de 3 000 militaires opérationnels sur un effectif théorique de 14 000 hommes[4].

La mission de formation est lancée le 18 février 2013 et présentée à Bamako le 20 février. Plus de 500 militaires, dont 200 formateurs européens arrivent au Mali pour donner des cours aux militaires maliens à partir du 2 avril 2013. Quatre bataillons de 700 hommes doivent être formés chaque année[5]. La mission de formation est basée à l'école militaire interarmes à Koulikoro.

Commandement et Administration centrale[modifier | modifier le code]

Le commandant en chef des armées est le président de la République (Ibrahim Boubacar Keïta), assisté du ministre de la Défense, le chef d'état-major est le général de division Didier Dacko[6].

L'administration centrale du Ministère de la défense se compose de :

  • l’État-major Général des Armées (EMGA)
  • l’État-major de l'Armée de Terre (EMAT)
  • l’État-major de l'Armée de l'Air (EMAA)
  • l’État-major de la Garde Nationale du Mali (GNM)
  • la Direction Générale de la Gendarmerie Nationale (DGGN).

Musée des Armées[modifier | modifier le code]

Par une ordonnance du 9 mars 2005[7], le Musée des Armées a été créé avec pour mission d'assurer la collecte, la conservation ainsi que la présentation au public du patrimoine historique et contemporain des armées maliennes. Situé sur l'ex-base aérienne 100 a Bamako, il est accessible par l'avenue Kuame Nkrumah. Le Musée des Armées est ouvert du lundi au vendredi de 9 h 00 a 17 h 00.

Armée de terre[modifier | modifier le code]

Militaires maliens armés de fusils de conception soviétique SKS en 2008.

Les armes,blindés et véhicule de l'armée malienne sont d'origine française (abandonnés puis offerts par l'Armée française) ou russe (livrées à partir des années 1970). Les armements les plus récents viennent d'Afrique du Sud. Ainsi sont en service les modèles suivants :

La disponibilité des chars est très faible. Les principaux moyens utilisés sont des véhicules utilitaires tout terrain 4x4 - en majorité des Toyota Hilux et Land Cruiser série 7 - dont 142 commandés en Algérie en 2012. Plusieurs de ces derniers, transformés en pick-up armés, sont équipés de mitrailleuses de DShK de calibre 12,7 × 108 mm ou KPV de calibre 14,5 × 114 mm au lieu des SMB de calibre 7,62 × 54 mm R précédemment utilisés[9].

Force aérienne[modifier | modifier le code]

Un Basler BT-67 malien lors d'un entraînement en février 2012.

En 2012/2013 :

Aéronef Type Versions En service Notes
Aero L-29 Delfin Avion d'entraînement 6[10] Acquis auprès de l'URSS en 1983
Reims-Cessna F406 Missions spéciales 3[10] Commandés
Britten-Norman Islander Avion de transport 2[10]
Antonov An-26 Curl Avion de transport 2[10] Acquis auprès de l'URSS en 1976
Basler BT-67 Turbo Dakota Avion de transport BT-67 Turbo Dakota 1[10]
Eurocopter AS350 Écureuil Hélicoptère de transport AS 350B 1[10]
Harbin Z-9 Hélicoptère de transport Variante chinoise du Eurocopter AS365 Dauphin 1[10]
Mikoyan-Gourevitch MiG-21 Fishbed J Avion d'attaque au sol MiG-21BIS/MF/UM 9[10] Acquis auprès de l'URSS en 1976. A participé à des combats au Tchad dans les années 1980. 2 détruits accidentellement dans les années 1990. En grande partie stocké[11]
Mil Mi-8 Hip Hélicoptère de transport 1[10]
Mil Mi-24 Hind Hélicoptère d'attaque Mi-24D 4[12] Acquis auprès de la Bulgarie en 2007. Remotorisé fin 2012, deux servent de réserve pour pièces détachées.

En 2018 :

  • 6 Embraer EMB 314 Super Tucano commandés pour la surveillance des frontières et l'entrainement le 15 juin 2015[13]. 4 livrés réceptionnées officiellement le 11 juillet 2018[14],[15]
  • Réception entre 2016 et 2018 de deux hélicoptères H125 Super Puma, de deux Mil Mi-35, deux devant être livré en 2019, de deux avions de transports légers Harbin Y-12 et d'un C295

Gendarmerie[modifier | modifier le code]

La Gendarmerie malienne représente environ 1 800 militaires repartis en 8 compagnies soit 50 brigades.

Écoles militaires[modifier | modifier le code]

Soldats maliens durant un entraînement, à Tombouctou

Trois écoles relèvent des forces armées maliennes :

Auxquelles, on peut ajouter :

  • l'école des sous officiers de Banakoro
  • l'école des sous officiers de la gendarmerie à Faladié (Bamako)
  • l'école des officiers de la gendarmerie (EOGN)

Milices et paramilitaires[modifier | modifier le code]

Le Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés a été créé en 2014 et est composé de combattants touaregs loyal au Mali et opposé aux indépendantistes et djihadistes[16] .

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. https://niarela.net/biographie/nouveau-chef-detat-major-general-des-armees-qui-est-le-nouvel-homme-fort-de-la-troupe
  2. « Mali : grande opération de recrutement dans l'armée », La Tribune,‎ (lire en ligne).
  3. (en) Country Profile : Mali, Library of Congress, janvier 2005
  4. Christophe Châtelot, « Une armée malienne tombée en ruines », sur Le Monde, (consulté le 4 février 2013).
  5. [1]
  6. « Le général malien Didier Dacko nommé commandant de la force conjointe du G5 sahel », abamako.com,‎ (lire en ligne).
  7. Ordonnance no 05-006/P-RM du 9 mars 2005
  8. (en)« Mali PT-76 », sur Esoteric Armor, (consulté le 22 janvier 2013).
  9. Laurent Touchard, « Mali : Bamako fait son marché aux armes », sur Jeune Afrique, (consulté le 20 janvier 2013).
  10. a, b, c, d, e, f, g, h et i [PDF]World Air Forces 2013, Flightglobal Insight, (lire en ligne[archive]), p. 21.
  11. Tom Cooper, « African MiG - Part 2 », sur ACIG, (consulté le 27 janvier 2013).
  12. « Air force (Mali), Air force », Sentinel Security Assessment - North Africa, .
  13. Helen Chachaty, « Bourget 2015 : Le Mali commande six A-29 Super Tucano », sur www.journal-aviation.com, .
  14. Baba Ahmed, « Les 4 avions de combats commandés par l’armée malienne seront officiellement réceptionnés ce mercredi 11 juin par le président malien », sur Twitter, (consulté le 16 juillet 2018).
  15. Scramble Magazine, « The Malinese Department of Defense released a picture of their brand new EMB314 Super Tucano's at the flightline of Bamako/Senou. », sur Facebook, (consulté le 16 juillet 2018).
  16. Benjamin Roger, « Deux ans après l'opération serval, où en est l'armée malienne », Jeune Afrique,‎ (ISSN 1950-1285, lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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