Forcelles-Saint-Gorgon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Forcelles-Saint-Gorgon
Forcelles-Saint-Gorgon
L'église de la Conversion-de-Saint-Paul.
Blason de Forcelles-Saint-Gorgon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Nancy
Intercommunalité Communauté de communes du pays du Saintois
Code postal 54330
Code commune 54203
Démographie
Gentilé Forcellois, Forcelloises
Population
municipale
141 hab. (2018 en diminution de 14,55 % par rapport à 2013)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 27′ 25″ nord, 6° 06′ 07″ est
Altitude Min. 288 m
Max. 338 m
Superficie 5,36 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Nancy
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Meine au Saintois
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Grand Est
Voir sur la carte administrative du Grand Est
City locator 14.svg
Forcelles-Saint-Gorgon
Géolocalisation sur la carte : Meurthe-et-Moselle
Voir sur la carte topographique de Meurthe-et-Moselle
City locator 14.svg
Forcelles-Saint-Gorgon
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Forcelles-Saint-Gorgon
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Forcelles-Saint-Gorgon

Forcelles-Saint-Gorgon est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé à 30 km de Nancy, 25 km de Toul et 20 km de Mirecourt, Forcelles-Saint-Gorgon est un petit village rural, entre Sion et la commune de Vézelise. Son ensoleillement et la qualité de ses sols en font la plaque tournante du commerce de la mirabelle dans le Saintois.

Communes limitrophes de Forcelles-Saint-Gorgon
Quevilloncourt
Vroncourt Forcelles-Saint-Gorgon Tantonville
Chaouilley Praye

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Forcelles-Saint-Gorgon est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nancy, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 353 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (86,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (86,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (49 %), terres arables (37,3 %), forêts (8,4 %), zones urbanisées (5,3 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Un chevalet de pompage à Forcelles-Saint-Gorgon.

Forcelles-Saint-Gorgon possède dans son sous-sol des poches d'hydrocarbures[8]. L'intérêt pour l'exploitation de celles-ci remonte à 1955 ; mais il faut attendre les années 1970 et le choc pétrolier pour que les sites d'extraction connaissent un développement important.

C'est sur l'initiative du professeur Pierre-Louis Maubeuge que la société Géomatic entreprend en 1979 une campagne sismique pour l'étude du site. L'exploitation commence en 1983. La Société de Recherche et d’Exploitation du Pétrole en Lorraine (REPLOR) puis PETROLOR monté par Maubeuge est partie prenante avec d'autres grandes sociétés mais les difficultés face aux grandes sociétés et l'administration conduiront à la fermeture de l'entreprise dans les années 1990[9].

La commune comptera jusqu'à onze derricks et, au début, c'est au rythme d'un camion de 20 000 litres par jour que le pétrole est extrait.

En tout, 13 698 tonnes de pétrole[10] de qualité « brut léger » ont été extraites du sous-sol de Forcelles entre le et le [11].

Aujourd'hui, il ne reste plus qu'un monument commémoratif entre Forcelles et Praye.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1947 1971 Pierre Dégrange SE  
1971 juin 1995 Pierre Maire SE  
juin 1995 mars 2001 Pierre Tassel SE  
mars 2001 2014 Michel Merlin SE  
mars 2014 En cours
(au 25 mai 2020)
Éric Pierrat[12],[13]
Réélu pour le mandat 2020-2026
  Professeur

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[15].

En 2018, la commune comptait 141 habitants[Note 3], en diminution de 14,55 % par rapport à 2013 (Meurthe-et-Moselle : +0,34 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
164183210223230281270288285
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
295262235224240226222209203
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
212195173175164153164166157
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2017
146129133153143143143153143
2018 - - - - - - - -
141--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Une tradition « Les Brouans ». Jadis, elle se faisait dans toute la Lorraine. Aujourd'hui en Meurthe-et-Moselle, elle ne subsiste que dans le Sud-Lunévillois ou dans le Saintois (région de Vézelise).

Pendant le triduum pascal, c'est-à-dire les trois jours qui suivent la messe du jeudi saint, les angélus se taisent, « les cloches partant à Rome » selon la formule consacrée. Les enfants du village les remplacent avec des crécelles simples qu'on appelle les « brouans ». Ils passent dans les rues tôt le matin (pour les plus courageux), à midi et à 7 heures du soir, en crécellant et en criant : « Voici l'angélus ! », « Voici Midi ! ». S'il y a un office le vendredi saint au village, par 3 fois, ils préviendront les habitants en hélant pour annoncer l'office « Voici le premier ! », « Voici le second ! », « Voici le dernier ! ». Le samedi suivant, ils viennent dans les maisons récolter confiseries et argent, que les Forcellois leur donnent comme remerciement. À l'issue de cette quête, une grande fête est l'occasion du partage.

Preuve de l'évolution des mentalités, la parité s'est installée : cette activité était autrefois réservée strictement aux enfants de chœur, mais les filles sont admises depuis 1990.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Un château, aujourd'hui détruit, était situé dans la commune. Il est attesté par sa présence sur des documents graphiques, au nord de l'église, et ses jardins sont mentionnés en 1717 par son propriétaire de l'époque : Charles Joseph Olivier de Haudonviller[18].
  • Gare de Forcelles-Saint-Gorgon, le bâtiment est construit en 1878[19].

Église de la Conversion-de-Saint-Paul[modifier | modifier le code]

  • Chœur à deux travées, une droite voûtée d'ogives, une voûtée en cul-de-four, l'abside polygonale à cinq pans, et le clocher datent du XIIe siècle ; la nef est du XVIe siècle ; le clocher fut restauré en 1725. Le choeur et le clocher sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du [20].
  • Monument funéraire, haut-relief placé sous un enfeu.

Présence de gisants qui auraient été les comtes de Morville, lieu-dit du village. Précision épitaphe : au-dessus de la tête et des pieds, deux épitaphes avec inscriptions gothiques portant la date 1484. Anthoine de Forcelles fils de Jehan de Forcelles et Catherine son épouse fille de Didier du Han.

Un important travail de restauration s'est achevé en 2008, remise en état des crépis, mise au jour de marbre et de peinture originels sous la supervision des monuments historiques.

Plusieurs vitraux remarquables :

  • « l'alliance franco-russe », représentant l'accord de coopération militaire signé entre la France et la Russie qui fut en vigueur de 1892 à 1917 ;
  • « un magnifique sauroctone » représentant saint Michel terrassant le dragon[21]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Forcelles-Saint-Gorgon Blason
De sable à neuf trèfles d'argent ordonnés 4, 3 et 2.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 30 mars 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 30 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 30 mars 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 30 mars 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 30 mars 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 19 mai 2021)
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 19 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. « La colline de Sion-Vaudémont > Géologie et fossiles », sur La colline de Sion, (consulté le 2 septembre 2014).
  9. Adrien Chobaut, « On a trouvé du pétrole en Lorraine ! », sur My Lorraine, (consulté le 2 septembre 2014).
  10. M. Raux, « La saga du pétrole lorrain », sur Vosges Matin, (consulté le 2 septembre 2014).
  11. Christophe Dollet, « Sion : l’exploitation de pétrole relancée ? », sur L'Est républicain, (consulté le 2 septembre 2013).
  12. « Résultats des élections municipales 2020 - Maire sortant », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le 10 août 2020).
  13. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 10 août 2020).
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  18. « Château de Forcelles-Saint-Gorgon », notice no IA54001289, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  19. Conseil général, Rapports et délibérations, Nancy, Meurthe-et-Moselle, (lire en ligne), « Rapport de 'ingénieur ordinaire des ponts et chaussées : 1 Lignes en construction : Ligne de Vézelise à Mirecourt », p. 826-829.
  20. « Église de la Conversion-de-Saint-Paul », notice no PA00106033, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. http://www.mythofrancaise.asso.fr/mythes/themes/saurocto.htm