Forêt régionale

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Dans plusieurs pays (Belgique, Allemagne, Italie[1], Australie[2]) la gestion de la forêt publique relève de l'administration régionale. D'autres pays comme le Sénégal envisagent aussi des forêts régionales[3]

En France, une grande partie de la forêt est privée et gérée comme telle, mais il existe aussi des forêts communales, domaniales et gérées par l'ONF. En raison de ses spécificités (forte densité urbaine et forte périurbanisation), dans le cadre du Schéma directeur de la région Île-de-France, la région Île-de-France a la possibilité de gérer des « forêts régionales », dont quatre forêts régionales et deux domaines régionaux en Essonne au sud de la Région parisienne.

En France[modifier | modifier le code]

Depuis 1976, dans le cadre de ses politiques environnementales, la région Île-de-France valorise et protège plusieurs forêts et domaines boisés parmi d'autres espaces naturels ou semi-naturels. « Ces espaces forestiers ou humides présentent une flore et une faune remarquable et contribuent au maillage d’une véritable trame verte et bleue »[4]. Certains espaces forestiers peuvent aussi être classés en réserve naturelle régionale (ex : Réserve naturelle régionale de la Forêt des volcans de Wegscheid).

Il existe aussi des forêts départementales (ex : Forêt départementale du Bois des Grais), ouvertes au public et qui peuvent être gérées par les départements au moyen de la TDENS.

En Essonne, les forêts régionales sont[4] :

S'y ajoutent deux domaines régionaux : le domaine régional du Bois Chardon[4] et le domaine régional de la Fosse-aux-Carpes à Draveil[4].

En Seine-Saint-Denis  :

En Seine-et-Marne :

Dans le Val-de-Marne :

Dans les Yvelines :

Gestion, utilisations[modifier | modifier le code]

En raison des pressions urbaines périphériques et du besoin en espaces verts, l'objectif principal de gestion de ces forêts n'est pas sylvicole ou cynégétique, mais aménitaire.

Ces forêts sont ouvertes aux promenades et randonnées pédestres, cyclistes et équestres, la Région y organisant aussi des activités pédagogiques et mettant à disposition des cartes et documents facilitant leur découverte, faits par l’Agence des espaces verts de la région d'Île-de-France.

Certifications de gestion durable[modifier | modifier le code]

Plusieurs forêts régionales ont été certifiées PEFC et - après une phase d’audits lancés en 2011 - huit des forêts régionales gérées par l'Agence des espaces verts (AEV) d’Île-de-France ont reçu en , leur premier certificat international FSC (Forest Stewardship Council)[12] ; certaines de ces forêts sont petites (quelques centaines d’hectares (Vallières, en Seine-et-Marne, ou Saint-Vrain, dans l’Essonne) et d’autres atteignent plusieurs milliers d’hectares (Ferrières, Seine-et-Marne). La forêt de Verneuil aux Mureaux (Yvelines) joue aussi un rôle de « rempart » à la périurbanisation[12]. « Plus difficile à décrocher que PEFC, c’est le seul système de certification de gestion forestière durable reconnu par des ONG comme WWF ou Greenpeace » rappelle Guillaume Dahringer de FSC France. Ces 4 000 hectares environ feront de l’Île de France la plus grande surface forestière publique certifiée FSC, (label plus exigeant que PEFC, qui comprend en plus une forte dimension sociale et économique et qui est plus développé en Angleterre et Allemagne avec en 2014 environ un million d’hectares déjà certifiés FSC)[12]. Dans ce cas le certificateur (agréé par FSC international) a été le Bureau Veritas.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. des Marches R & de Macerata P (2007) La gestion forestière dans la Région des Marches: l’exemple de la Communauté montagnarde de San Vicino.
  2. Binney J & Zammit C Australie: fonds de conservation des forêts Tasmaniennes. Payer pour la biodiversité, 153.
  3. Boutinot L (2003) « La décentralisation de la gestion des ressources forestières au Sénégal: un processus contraint par le marché ? », Bulletin de l'APAD, no 26.
  4. a b c et d Les forêts régionales, Tourisme en Essonne, consulté 2014-05-14
  5. Mériguet, B., Borges, A., Zagatti, P., & Entomologique, I. Forêt régionale de Mongé, inventaire entomoglogique 2004.
  6. Taoufik B (1985) La Forêt régionale de Ferrières : étude d'une forme d'interpénétration zone urbaine-zone naturelle (Doctoral dissertation).
  7. Germain, B. (1993). Régénération d'Alisier torminal un réseau de placettes à 30 km de Notre-Dame de Paris en forêt régionale de Ferrières (Seine-et-Marne). Revue Forestière Française, 1993, 3, fascicule thématique" L'alisier torminal et autres sorbus".
  8. Arnal, G., Filoche, S., & Lombard, A. (2003). de l'Orme lisse, du Chêne chevelu et de la Renouée du Japon en forêt régionale de Ferrières (Seine-et-Marne).
  9. Mériguet, B., Zagatti, P., Turlure, C., & Boilly, O. (2003). Forêt Régionale de Ferrières (Seine et Marne): Inventaire Entomologique 2002.
  10. Mériguet B & Zagatti P http://www.insectes.org/opie/pdf/363_pagesdynadocs47fcd2704ea05.pdf Forêt Régionale de Grosbois, Inventaire entomologique 2003], OPIE.
  11. Dardignac C & Le Jeune Y () Évolution et ancienneté des forêts en Île-de-France Méthodologie et premiers résultats GIP Écofor ; 2011-12-01.
  12. a b et c Gestion forestière ; L’Île-de-France relance FSC, Environnement magazine ; 30 juin 2014

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]