Forêt des cèdres du Luberon

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Forêt des cèdres du Luberon
Les cèdres du Luberon, sur le chemin forestier reliant la route des crêtes aux falaises du Trou du sanglier
Les cèdres du Luberon, sur le chemin forestier reliant la route des crêtes aux falaises du Trou du sanglier
Localisation
Coordonnées 43° 49′ 00″ N 5° 18′ 00″ E / 43.816667, 5.343° 49′ 00″ Nord 5° 18′ 00″ Est / 43.816667, 5.3  
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Vaucluse
Géographie
Superficie environ 250 ha
Altitude 727 m
Compléments
Protection Natura 2000[1]
Statut Forêt domaniale
Administration Office national des forêts
Essences cèdres de l'Atlas

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Forêt des cèdres du Luberon

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Forêt des cèdres du Luberon

La forêt des cèdres du Luberon est située dans le Petit Luberon, partie occidentale du massif. Il existe une autre « forêt des cèdres » au niveau de la commune de Cabrières-d'Avignon, au nord du village.

Géographie[modifier | modifier le code]

Massif du Luberon

La cédraie s'étend sur environ 250 hectares sur la crête sommitale du massif du Luberon. On y accède depuis Bonnieux en suivant la direction de Lourmarin, par la combe de Lourmarin.

Histoire[modifier | modifier le code]

C'est un vaste replat sommital où un peuplement de cèdres fut semé à partir de 1861 grâce à des graines récoltées dans le Moyen Atlas Algérien, par quelques forestiers convaincus, associés aux communes de Bonnieux, Lacoste et Ménerbes, qui fournirent la main d'œuvre[2].

Les premiers arbres arrivés à maturité ont commencé à se reproduire à partir de 1920. Vers 1930, on notait 60 hectares de cèdres. L’extension la plus importante s’est produite après l'incendie de 1952, seul le cœur de la cédraie étant épargné[2].

Flore[modifier | modifier le code]

La crête du petit Luberon était uniquement constituée de grandes pelouses[3] et de bois. Ces pelouses qui constituent un pare-feu servent depuis des siècles de pâturages aux troupeaux de moutons qui, en retour, apportent la fumure.

L'introduction de cèdres de l'Atlas (Cedrus Atlantica) a été une remarquable réussite. Ces cèdres se sont répandus naturellement, surtout vers le versant nord, moins sec.

La flore est très riche. On trouve entre autres iris nain, joubarbe des toits, scille automnale, inule des montagnes[3] et en abondance le genêt de Villars[4] ou encore plusieurs variétés d'orchidées sauvages comme l’orchis mâle ou l’ophrys de Bertolon qui est une espèce protégée[3].

Faune[modifier | modifier le code]

La faune est constituée de petits mammifères comme le lièvre gris, victime de la surchasse, avec quelques martres et fouines, plus abondant sont les sangliers, les renards et les blaireaux, ainsi que le circaète Jean-le-Blanc, rapace dominant[5].

Se rencontrent aussi, parmi les insectes, le petit scorpion noir, la mante religieuse et le dectique verrucivore ou sauterelle à sabre[6], des papillons comme l'apollon[3], le machaon, des oiseaux comme l'alouette lulu, le bruant ortolan, le pipit des arbres, le bec des sapins, le bruant zizi[3]. Le reptile dominant des crêtes est la vipère aspic, prédatrice des insectes et oiseaux[6].

Littérature[modifier | modifier le code]

Henri Bosco a fait du petit Luberon et de la Durance le décor incontournable de nombre de ses écrits. Jean-Paul Clébert, installé de l'autre côté du versant à Oppède, y a consacré de nombreux livres. Philippe Ragueneau raconte dans plusieurs de ses livres les ballades du « chat Moune » dans le Luberon. Peter Mayle, dont le best-seller est Une année en Provence, raconte vu de Ménerbes, sa découverte du petit Luberon, avec ses gens, ses traditions, sa gastronomie, ses vins.

Paul Guigou, L'Aiguebrun dans la combe de Lourmarin, (1867)

Peinture[modifier | modifier le code]

Plusieurs maîtres de la peinture ont pris le massif du Luberon comme sujet (de premier plan ou d'arrière-plan) : Paul Guigou, René Seyssaud, André Lhote, Henri Pertus, Serge Fiorio.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Le massif du petit Luberon a servi de décor à nombre de films et téléfilms, parmi lesquels[7] :


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Site Natura 2000
  2. a et b La forêt de cèdres de Bonnieux
  3. a, b, c, d et e (fr) Parc naturel régional du Luberon - Les prairies des crêtes
  4. Georges Clauzade et Alexis Tamisier, Pays d'Apt 1, op. cit., p. 45.
  5. Georges Clauzade et Alexis Tamisier, Pays d'Apt 1, op. cit., p. 47.
  6. a et b Georges Clauzade et Alexis Tamisier, Pays d'Apt 1, op. cit., p. 48.
  7. (fr) Filmographie non exhaustive mais très fournie des longs et courts métrages et téléfilms tournés dans le Luberon depuis 1914. Consulté le 1er août 2009.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]