Forêt de Fausses-Reposes
| Forêt de Fausses-Reposes | ||||
Chemin dans la forêt. | ||||
| Localisation | ||||
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| Coordonnées | 48° 49′ 13″ nord, 2° 09′ 58″ est[1] | |||
| Pays | ||||
| Région | Île-de-France | |||
| Département | Hauts-de-Seine, Yvelines | |||
| Géographie | ||||
| Superficie | 616 ha | |||
| Altitude · Maximale · Minimale |
173 m 107 m |
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| Compléments | ||||
| Protection | forêt de protection | |||
| Statut | Forêt domaniale | |||
| Administration | Office national des forêts | |||
| Essences | Châtaignier | |||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-Seine
Géolocalisation sur la carte : Île-de-France
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La forêt de Fausses-Reposes est une forêt domaniale française de 616 hectares 28 ares 20 centiares située principalement dans les Hauts-de-Seine (372 hectares 71 ares 77 centiares) et secondairement dans les Yvelines (242 hectares 56 ares 43 centiares). Ancienne forêt royale proche de Versailles, c'est aujourd'hui une forêt gérée par l'Office national des forêts (ONF). C'est, en surface, la deuxième forêt des Hauts-de-Seine après la forêt de Meudon.
Onomastique
[modifier | modifier le code]L'expression « fausses reposes » vient du langage de la vénerie. Elle évoque ces feintes qu'utilisait l'animal pourchassé (cerf ou sanglier) en se cachant dans un repli du terrain ou dans un fourré pour déjouer la meute de chiens ou les équipages à cheval. Il s'agit donc du « faux repos » des animaux.[réf. nécessaire]
Le mot repose n'est attesté en français comme déverbal de reposer qu'en 1928[2]. Le mot fausse est homophone de fosse[3].
Géographie
[modifier | modifier le code]La forêt s'étend sur les communes de Vaucresson, Marnes-la-Coquette, Ville-d'Avray, Sèvres, Chaville (Hauts-de-Seine), La Celle-Saint-Cloud, Le Chesnay-Rocquencourt, Versailles, Viroflay (Yvelines). Vers l'est, elle prolonge le parc de Saint-Cloud, qui forme avec elle un massif forestier continu. Elle est remarquable par ses reliefs, ses points de vue, ses vallons, ses crêtes boisées visibles des communes proches (notamment Versailles, Viroflay, Chaville), sa géologie (limons, argiles à meulière, sables). Sa flore est dominée par le châtaignier, dont certains spécimens atteignent des tailles imposantes. On trouve aussi des chênes, des bouleaux et des pins. Certains sols exposés au sud sont couverts de bruyères.
La forêt est traversée par plusieurs axes routiers, notamment la route de l'Impératrice, la route départementale D 985 reliant Saint-Cloud à Versailles, l'A13 (autoroute de Normandie), la route départementale 307 reliant Saint-Cloud à Maule, ainsi que par la ligne ferroviaire reliant la gare Saint-Lazare à Saint-Nom-la-Bretèche et à Versailles Rive-Droite.
Malgré l'extrême proximité de Paris, la forêt reste relativement sauvage, ce qui en fait un lieu de promenade fréquenté. Elle est parcourue par des sentiers de randonnée balisés et des pistes cavalières.
En son centre se trouve le parc départemental des haras de Jardy, seul espace de prairies pâturées de la proche banlieue de Paris. Fausses-Reposes est la seule grande forêt, avec celle de Meudon sa voisine, située à moins de dix kilomètres de Paris.
Protection
[modifier | modifier le code]Elle a été classée en forêt de protection par décret en Conseil d'État du .
En , la communauté d'agglomération Versailles Grand Parc et l'Office national des forêts signent une convention de trois ans « pour favoriser l'accueil dans les forêts du territoire tout en réduisant les déchets sauvages ». La forêt de Fausses-Reposes est concernée par l'accord[4].
Arts et littérature
[modifier | modifier le code]Les étangs de Ville-d'Avray, à l'est, ont été immortalisés par Camille Corot. Le pavillon du Butard, construit pour le roi Louis XV par l'architecte Ange-Jacques Gabriel en 1750, se trouve sur le territoire de La Celle-Saint-Cloud (route des Puits).
Cette forêt est au cœur de la nouvelle de Boris Vian : Le loup-garou (Boris Vian est né et a vécu à Ville-d'Avray). Son héros, Denis, « habitait dans le bois de Fausses-Reposes, en bas de la côte de Picardie (...) »[5].
Julien Gracq fait quant à lui une sommaire allusion à la forêt de Fausses-Reposes, dans le recueil Les Eaux étroites. Il lui compare un bois situé dans la vallée de l'Èvre : « [...] mauvaise halte, pareille à celle qu'évoque pour moi en un tout autre lieu le nom malfamé du bois de Fausses Reposes »[6].

Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Coordonnées relevées au carrefour du Manège à l'aide de Google Maps
- ↑ Site du CNRTL : repose (lire en ligne) [1]
- ↑ « fosse », définition dans le dictionnaire Littré (lire en ligne) [2]
- ↑ Alain Piffaretti, « Yvelines : Versailles Grand Parc et l'ONF s'allient pour améliorer l'accueil dans les forêts », sur Les Échos, (consulté le ).
- ↑ Boris Vian, Le Loup-garou, Vertiges, (ISBN 978-2-89816-727-0)
- ↑ Julien Gracq, Les eaux étroites, José Corti, , 75 p. (ISBN 978-2-7143-0301-1)