Forêt de Bercé

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Forêt de Bercé
Souche de l'ancien chêne Boppe
Souche de l'ancien chêne Boppe
Localisation
Coordonnées 47° 48′ 23″ nord, 0° 23′ 18″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Géographie
Superficie 5 400 ha
Compléments
Protection ZNIEFF, type II
Statut Forêt domaniale
Administration Office national des forêts
Essences chêne sessile, pin maritime, pin laricio, pin sylvestre[1], autres feuillus dont hêtre[2]

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Forêt de Bercé

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Forêt de Bercé

La forêt de Bercé s'étend au sud du département de la Sarthe, sur les communes du Jupilles, Mayet, Lavernat, Beaumont-Pied-de-Bœuf, Thoiré-sur-Dinan, Chahaignes, Marigné-Laillé, Pruillé-l'Éguillé, Saint-Vincent-du-Lorouër, Saint-Pierre-du-Lorouër, Saint-Mars-d'Outillé. Le massif de Bercé dispose d'atouts exceptionnels : de remarquables futaies de chêne sessile produisant un bois d’une qualité mondialement reconnue, des vallons pittoresques et des paysages structurés par un réseau de routes forestières qui se rejoignent dans des carrefours en étoile, un patrimoine naturel et culturel de grande valeur[1]. Ces éléments, qui contribuent à l'intérêt scientifique, économique et social du territoire ont conduit à la candidature de Bercé au label Forêt d'Exception. Elle obtient ce titre en mars 2017 et devient ainsi la 5e forêt de France à l'obtenir[3].

Elle est en majorité composée de feuillus, de chênes sessile[4], de hêtres[2], de bouleaux et de pins[1].

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

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La forêt domaniale de Bercé illustre bien les liens ancestraux qui unissent les forestiers et la forêt. Fruit de plusieurs siècles de sylviculture, les chênes de Bercé ont acquis une réputation mondiale pour leur qualité exceptionnelle. Ancienne forêt royale destinée à fournir la marine, ce massif produit des chênes recherchés pour la tonnellerie, connus des professionnels sous l'appellation "Jupilles".. Ses futaies en font l’une des plus belles forêts de France[5].

La forêt occupe un vaste plateau qui domine la vallée du Loir, entre les villes de Tours et du Mans. Elle est l'héritage de l'ancienne forêt gauloise des Carnutes.

Sur près des deux tiers de la surface, l'essence objectif est le Chêne sessile. Ailleurs, sur les sols plus pauvres, l'essence objectif est le Pin (sylvestre, maritime ou laricio). D'autres feuillus, comme le Hêtre, sont maintenus en sous-étage en faveur de la biodiversité ou, localement, pour leur intérêt paysager.

L'attrait principal de la forêt de Bercé réside dans la majesté de ses peuplements. Les nombreuses allées forestières qui sillonnent le massif invitent à les parcourir à pied, à VTT ou à cheval. Leur tracé rectiligne, ponctué de carrefours en étoile (les "ronds"), ouvre d'amples perspectives. Le GR 36 traverse la partie ouest du massif.

La futaie des Clos, qui date de 1647, abrite les plus vieux arbres de la forêt. On y trouve la souche du chêne Boppe, foudroyé en 1934, ainsi que le chêne Muriel, baptisé en 2002.

La fontaine de la Coudre est le point de départ d'un sentier pédagogique "A l'école de la forêt" qui traverse deux peuplements de séquoias. Il passe au pied du chêne Emery, un arbre monumental qui flirte avec les 50 m de hauteur. La forêt regorge aussi de vestiges archéologiques plus ou moins cachés dans la végétation : tumulus, enclos gallo-romains, traces d'anciennes forges...

Le village de Jupilles, attenant, abrite la maison de l'Homme et de la forêt, Carnuta, qui propose des expositions, des animations interactives et des sorties pour découvrir le monde forestier.

Histoire[6][modifier | modifier le code]

- 6000 à - 400 : Lente évolution de Bercé. Colonisation du plateau calaisien par les chênes grâce à l'action bienfaisante du "Geai". Les hommes du néolithique défrichent.

- 400 à - 0 : Civilisation Celtique. Âge du fer.

0 au IVe siècle : Débris isolé de l'immense "Bois dit des Carnutes" domaine gaulois des Empereurs Romains "la Carnuta Sylva", attribué au fisc impérial à titre de RES NULLIUS (n’appartenant à personne). Les forges se développent sur la forêt, elles cesseront toute activité une fois passé le Moyen Age.

IVe au VIIIe siècle : Domaine de Clovis et de ses successeurs Mérovingiens (vastes défrichements). Il n’y avait peut-être plus de forêt à l’emplacement actuel…

IXe siècle : En l’an 877, après Charlemagne, Charles II le Chauve, par capitulaire, rend héréditaire les charges et bénéfices des fonctionnaires royaux ou Comtes "Comes" créant ainsi les fiefs, diminuant le pouvoir royal (par usurpations).

Xe siècle : "Burceïum", domaine des Comtes d’Anjou, dépendance de la terre de Château du Loir (Bercay est un fief vassal situé au Nord-Ouest de la Forêt). Gervais II, évêque du Mans, Seigneur de Château du Loir, succède à Gervais Ier.

XIe siècle : Foulques Néra, Comte d'Anjou concède la partie Est de Bercé à Malleran de Nouâtre. Celui-ci la transmet à Cléopas le dernier de ses fils. Ce nom de forêt de Bercay et de Cléophas perdurera jusqu'au XVIIIe (il figure sur un plan daté 1719). Cléofas concèdera divers droits d'usage, dont le passage des porcs en forêt à l'abbaye de St Vincent. Mise en place d'un Service Forestier. Il dispose à cette époque du "Forestage de Bercé" en faveur de deux de ses neveux tourangeaux dont Geoffroy de Sanzay. Les possessions particulières se développent en forêt, créant ainsi des droits d'usage bien souvent abusifs qui ne cesseront qu'au XVIIe siècle.

XIIe siècle : La fille de Mathilde de Château du Loir et d’Hélie de la Flèche épouse en 1107 Foulques V (Comte d'Anjou). Réunion des Comtés du Maine et d’Anjou (1113) Naissance de Geoffroy le Bel dit Plantagenet père d’Henri II roi d’Angleterre (né au Mans). En 1163 : Henri II Plantagenet est le fondateur du Prieuré donné aux moines de l’ordre de Saint Etienne de Grandmont au Nord de la forêt. Bercé et la seigneurie de Château du Loir, deviendront ainsi Anglaise jusqu'à ce qu’en 1199, Bérengère, veuve de Richard Cœur de Lion cède tous ses droits à Guillaume des Roches (Sénéchal d'Anjou).

XIIIe siècle : Sa fille en hérite et la transmet à Jeanne qui épousera Jean, (Comte de Montfort)

XIVe siècle : Leur fille Béatrice épouse Robert IV (Comte de Dreux) 1337 Pierre (Comte de Dreux) cède la Forêt de Bercé à Philippe VI de Valois pour 31.000 Livres. Son fils Jean II le Bon (Duc de Normandie) né près du Mans, la reçoit en apanage. La terre de Bercay est qualifiée de Baronnie. Elle est ainsi distraite du Domaine Royal. 1346 : Philippe VI de Valois prend l'ordonnance de Brunoy qui organise les maîtrises des Eaux et Forêts et interdit la création de nouveaux droits d'usage afin de pérenniser la production de bois de marine (début de la guerre de Cent Ans avec les Anglais). 1360 : Jean II le Bon lègue à son second fils Louis d’Anjou, la Baronnie. 1376 : L'Ordonnance de Melun, prise par Charles V le Sage, fils de Jean II le Bon, règle "La matière" des Eaux et Forêts. Elle peut être considérée comme le tout premier Code Forestier.

XVe siècle : En 1481, après la mort de Charles d'Anjou, la Baronnie retourne à la Couronne avec le Maine et l'Anjou. En 1492, sous Charles VIII, deux Ordonnances attribuèrent la terre de Château du Loir à Giangiacomo Trivulce, maréchal de France, (sous réserve de rachat perpétuel). En fait, elle fut échangée en 1500 à Pierre de Rohan.

XVIe siècle : Bercé restera ainsi jusqu'en 1563 dans la famille de Rohan, mais fut toujours régie par la maîtrise de Château du Loir qui avait entrepris d'effectuer la première réformation (1526 à 1531). En 1563, Charles IX la rachète aux Rohan : 45.000 Livres et la donne en apanage à sa mère Catherine de Médicis. A l’avènement d’Henri III (1574) son frère puîné François (Duc d’Alençon) devient apanagiste de la Forêt. En 1585, elle revient définitivement au domaine Royal, à sa mort.

XVIIe siècle : Colbert entreprend (1667-1669) la grande réformation des forêts. Le commissaire enquêteur sanctionnera les abus du maître particulier alternatif : Hilarion de Fromentières qui sera condamné à verser au Roi, le trop perçu des revenus de la Forêt soit : 12.100 Livres (par jugement du 2 juillet 1668). 1669 : premier aménagement de la forêt Royale de Bercé "du 8 au 17 Octobre". « 4.243 hectares situés dans un fond très bon pour porter des bois de haute futaie où ils peuvent profiter jusqu'à l'âge de 200 ans ... dont 1.000 hectares de bois plus jeunes ruinés par le pâturage, à recéper ».

XVIIIe siècle : En 1723, agrandissement de 1.200 hectares de la forêt Royale par l'acquisition des landes de Grammont et de Haute Perche (1727). En 1780 le dernier apanagiste de Bercé est Mgr Le Comte de Provence appelé "Monsieur" futur roi Louis XVIII le Désiré (Il émigra en Juin 1791). 1783 Le Surintendant Chaillou organise l’aménagement et le percement de Bercé. 1791 : Incorporation de la forêt Royale de Bercé au domaine de l’État.

XIXe siècle : Début des constructions des Maisons Forestières 1813 et 1857. En 1827 : La forêt est propriété de l'empire français. Promulgation du code Forestier. A cette époque la dominante des peuplements est le hêtre qui génère toute une industrie. 1843 : Troisième aménagement et arpentage général de la Forêt par Wautot (1841), Bercé est de nouveau Royale puis Républicaine et Impériale. Le programme des créations des routes forestières s’intensifie. Les carrières tournent au maximum. 1875 : Quatrième aménagement. La guerre de 1870 vient de faire rage, Bercé forêt d'État.

XXe siècle : 1909 - Cinquième aménagement, deux grandes guerres sont à venir. Le chêne reprend le dessus sur son compère le hêtre. La sylviculture s’affine. 1921 : Les derniers bois de marine partent de Bercé pour Rochefort, Lorient et Bizerte. 1947 : Sixième Aménagement avec révision en 1967 et 1987. 1966 : A l'administration des Eaux et Forêts, succède l'Office National des Forêts, qui gère jusqu'à ce jour les forêts du domaine public.

XXIe siècle : L’aménagement et la production de la forêt évoluent vers de nouveaux concepts. La révolution est en marche. Les records de hauteur ont été atteints. Le diamètre augmente et la hauteur diminue. Le bois de merrain supplante le tranchage. La forêt revendique des pratiques respectueuses de l’environnement (exit l’incinération, les déchets, les traitements, le compactage des sols). La protection de la nature et la sauvegarde de la biodiversité, du patrimoine naturel et archéologique est un bien commun que l’ONF s’engage à respecter. « Car nous n'héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l'empruntons à nos enfants - Antoine de St-Exupéry »

Arbres remarquables[2],[7][modifier | modifier le code]

Chêne Roulleau de la Roussière

Baptisé le 27 mai 1952 du nom de l’inspecteur des Eaux et Forêts en poste au Mans entre 1885 et 1907. Louis René Roulleau de la Roussière, conscient de la grande valeur patrimoniale de la futaie des Clos, participa activement à sa préservation en refusant son exploitation, initialement prévue dans l’aménagement en 1890 (plan de gestion de la forêt). Ce chêne mesure 51 m de hauteur.

Chêne Muriel[8]

Baptisé le 9 mars 2002, ce chêne rend hommage à la mémoire du commis forestier Georges France Muriel, membre du réseau de résistance Alliance. Arrêté au Mans le 9 mars 1944, il fut interné au camp alsacien de Struthof et exécuté le 1er septembre de cette même année. Ce chêne mesure 43,50 mètres de hauteur.

Chêne Boppe

« Le Roi est mort…vive le Roi »… Baptisé le 14 juillet 1935, ce chêne est le successeur de l’ancien. Il reprend le nom du directeur de l’École Forestière de Nancy. Lucien Boppe participa à la mobilisation en faveur de la préservation de la futaie des Clos, mouvement qui résonna en 1907 jusqu’à la tribune de la Chambre des Députés. En conclusion du débat, le Ministre de l’Agriculture de l’époque promit qu’on «ne touchera pas un seul arbre de cette splendide futaie». Ce chêne mesure 47 m de hauteur.

Chêne Potel

Baptisé par les forestiers du nom de l’inspecteur des Eaux et Forêts en poste au Mans entre 1919 et 1928. Louis Potel, auteur de publications sur l’histoire de la forêt de Bercé, fut localement un précurseur dans le domaine de l’aménagement touristique des forêts alors préconisé par l’Etat. Ce chêne mesure 50 m de hauteur.

Souche de l’ancien chêne Boppe

C’était le plus haut chêne (sans branches) de la futaie des Clos et l’un des plus gros. Il fut baptisé le 8 juin 1894 et porte le nom du directeur de l’Ecole Forestière de Nancy (Lucien Boppe) de 1881 à 1898. Frappé par la foudre le 18 décembre 1934, il fut abattu le 22 juillet 1935, après que l’on ai baptisé son successeur, situé un peu plus loin sur le sentier.

Chêne Lorne

Baptisé le 27 septembre 2008 du nom de l’officier des Eaux et Forêts Rémond LORNE en poste au Mans de 1949 à 1969. Il fut l’initiateur de la méthode actuelle dite des arbres objectifs. Ce chêne en est la parfaite illustration.

Sites remarquables[modifier | modifier le code]

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La source de l'Hermitière (ou Vallon de l'Hermitière) est l'un des quatre sites emblématiques de la forêt avec la Futaie des Clos (chênes tricentenaires) et le chêne « Boppe », la fontaine de la Coudre et Carnuta, musée dédié à la forêt de Bercé et aux relations entre l'Homme et la forêt. Dès le XIXème siècle, la Fontaine de l’Hermitière est un lieu festif qui attirait les gens des environs pour un pique-nique dominical ou un moment convivial.

La Fontaine de la Coudre est un site majeur à la forêt de Bercé. Par le passé, on y dansait durant certaines fêtes populaires organisées en forêt de Bercé durant la belle saison.
La Fontaine de la Coudre est un site majeur à la forêt de Bercé. Par le passé, on y dansait durant certaines fêtes populaires organisées en forêt de Bercé durant la belle saison.

Faune et flore[modifier | modifier le code]

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La forêt fait partie des Zones Naturelle d’Intérêt Écologique, Faunistique et Floristique dit ZNIEFF. Elle est classée de type II. Le sous-sol de craie recouvert de limons est particulièrement favorable à la chênaie, excepté à l'ouest où les sols plus pauvres (sables) sont occupés par des landes et des pins. Plusieurs vallées, parcourues par des ruisseaux qui s'assèchent parfois en été, entaillent le plateau alors que de nombreuses mares ponctuent la forêt. Créés à l'origine pour abreuver les animaux ou extraire de l'argile, ces points d'eau témoignent d'une occupation humaine très ancienne et sont désormais des habitats favorables à la biodiversité et notamment aux amphibiens.

On y trouve de nombreuses espèces protégées, le lycopode en massue (Lycopodium clavatum), le gomphe serpentin (Ophiogomphus cecilia), le murin de Bechstein (Myotis bechsteinii, espèce menacée) et la loche d'étang (Misgurnus fossilis).

Plusieurs parties se trouvent en zone Natura 2000.

Des îlots de peuplements anciens ont une forte valeur patrimoniale. Ils sont conservés au-delà de l'âge d'exploitabilité (180 ans pour le Chêne sessile), comme la futaie des Clos qui, avec ses chênes tricentenaires, est le joyau local. De quoi offrir des habitats à tout un cortège d'oiseaux et d'insectes qui dépendent des bois âgés (pics, Pique-prune, Grand Capricorne, Lucane cerf-volant...)[5].

Le massif de Bercé présente une grande diversité de paysages et d'habitats. Plusieurs espèces végétales sont protégées, notamment dans les zones humides, telles que la parisette à quatre feuilles et la laîche maigre (Carex strigosa). La grande faune est présente avec le chevreuil, le sanglier et le cerf[5].

La Forêt de Bercé et ses nombreux carrefours en étoile. Cet aménagement de carrefour en étoile témoigne de l'utilisation de la forêt de Bercé pour la chasse à courre.
La Forêt de Bercé et ses nombreux carrefours en étoile. Cet aménagement de carrefour en étoile témoigne de l'utilisation de la forêt de Bercé pour la chasse à courre.

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « En forêt de Bercé : Une chênaie parmi les plus réputées de France », sur www.onf.fr (consulté le 3 mars 2017)
  2. a, b et c « Arbres monumentaux dans le Forêt de Bercé à Jupilles », sur monumentaltrees.com (consulté le 3 mars 2017)
  3. « La forêt de Bercé obtient son label forêt d’exception », sur ouest-france.fr (consulté le 3 mars 2017)
  4. « De la « carnuta silva » à la forêt de Bercé », sur carnuta.fr (consulté le 3 mars 2017)
  5. a, b et c « ONF - Une chênaie parmi les plus réputées de France », sur Office national des forêts (consulté le 13 mars 2017)
  6. Potel (Inspecteur Principal des Eaux et Forêts), Histoire de la forêt,
  7. Yves GOUCHET, Bercé au fil du temps
  8. « Chêne rouvre 'Chêne Muriel' dans la Forêt de Bercé », sur monumentaltrees.com (consulté le 3 mars 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]