Forêt d'Arc-en-Barrois

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Forêt d'Arc-en-Barrois
La forêt domaniale d'Arc-en-Barrois
La forêt domaniale d'Arc-en-Barrois
Localisation
Coordonnées 47° 53′ 53″ nord, 5° 00′ 22″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Haute-Marne
Géographie
Superficie 15 210 ha
Compléments
Statut Forêt domaniale
Essences Chêne, hêtre, charme, pin, bouleau

Géolocalisation sur la carte : Haute-Marne

(Voir situation sur carte : Haute-Marne)
Forêt d'Arc-en-Barrois

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Forêt d'Arc-en-Barrois

La forêt d'Arc-en-Barrois est une forêt domaniale de Haute-Marne s'étendant autour d'Arc-en-Barrois (Barrois champenois). Comptant parmi les forêts les plus étendues de France (10 756 hectares), elle est principalement composée de chênes, de charmes et de hêtres.

La forêt d'Arc-en-Barrois est considérée comme l'un des plus grands domaines de chasse au gros gibier de France (sangliers, cerfs et chevreuils).

Histoire cynégétique[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, la forêt, qui appartenait à la maison royale depuis 1696, revint à la duchesse d’Orléans, veuve de Philippe-Égalité. Elle resta dans cette famille jusqu’à sa vente à l’État en 1974. Durant ces cent soixante ans, les équipages du duc de Penthièvre, du duc du Chartres, puis des Souzy y chassaient à courre. Les princes d’Orléans y chassent aussi à tir avec leurs voisins et amis. À partir de 1924, c’est une société de chasse qui est constituée et qui organise des chasses de sangliers, de cerfs et de chevreuils. Réquisitionnée par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale, la chasse fut ensuite réorganisée sous la direction du baron Petiet et connut de nouveau des tableaux exceptionnels.

C'est en 1971 que l'Etat rachète la forêt d'Arc qui appartient, à cette époque, à la famille de France. La gestion en est alors confiée naturellement à l'Office National des Forêts.

Jusqu'en 1986, l'ONF a la volonté de pratiquer une chasse exemplaire dans la gestion du grand gibier, en appliquant des critères de sélection sur les cerfs similaires à ceux utilisés en Allemagne et en Alsace. La renommée cynégétique de la forêt dépasse alors les frontières de la France.

Après cette date, la chasse reste pratiquée à l'approche pour les cervidés et en battue pour les sangliers. Ce mode de fonctionnement aura pour effet de réduire notablement la population de cerfs au profit de celle des bêtes noires qui deviendront alors le principal gibier chassé.

En 2012, le projet de parc national consacré aux forêts feuillues de plaine préconise la mise en place, au cœur de la forêt d'Arc, d'une réserve intégrale de 3000 hectares. Les conditions d'implantation de cette réserve sont, en 2016, encore à l'étude.

Intérêt scientifique[modifier | modifier le code]

La vocation cynégétique de ce massif exige des forestiers de conserver un équilibre sylvocynégétique.
Ce massif a servi de lieu d'étude[1] de la sélectivité et disponibilité des plantes pour les cervidés.
Un indice de sélectivité a été mesuré à 3 reprises pour 19 ligneux et semi-ligneuses fréquent dans le massif, et présents sur un réseau de placettes d’échantillonnage choisies hors zones récemment exploitées.
On a ainsi montré que les cervidés ont préféré le rosier des champs et les cornouillers (mâle et sanguin)[1]. Ils ont au contraire évité l'érable champêtre, l'aubépine, le bois-gentil / bois-joli, le hêtre, le camérisier, les chênes, l'alisier et la viorne lantane[1].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernard de Planta. Arc-en-Barrois, une chasse d'exception. Des princes d'Orléans aux années 1970, Paris, Montbel, 2007 (ISBN 9782916558028)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c BOULANGER V., BALTZINGER C., SAÏD S., BALLON P., PICARD J.-F., DUPOUEY J.-L. [2009]. Ranking temperate woody species along a gradient of browsing deer. Forest Ecology and Management 258(7) : 1397-1406. (10 p., 3 fig., 3 tab., 67 réf.).