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Football aux Jeux olympiques d'été de 1988

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Football aux Jeux olympiques d'été de 1988
Description de l'image 1988 Summer Olympics logo.png.
Généralités
Organisateur(s) KFA/KOC/FIFA/CIO
Éditions 21e édition mais 17e officielle pour la FIFA et 19e officielle pour le CIO[note 1].
Lieu Drapeau : Corée du Sud Séoul
Date 17 septembre - 1er octobre 1988
Nations 16 nations
Participants 16 équipes
Épreuves 1
Site(s) 6 (dans 5 villes)
Palmarès
Tenant du titre Drapeau : France France
Vainqueur Drapeau : URSS Union soviétique (Deuxième titre)
Deuxième Drapeau : Brésil Brésil
Troisième Drapeau : République fédérale d'Allemagne Allemagne de l'Ouest
Buts 95
Meilleur(s) buteur(s) Drapeau du Brésil Romário (7 buts)

Navigation

Le football est un des vingt-trois sports officiels aux Jeux olympiques de 1988. Il n’y a pas de compétition féminine et la compétition masculine se déroule par une phase de groupes puis par des matchs à élimination directe (quarts de finale, demi-finales et finale) du 17 septembre au 1er octobre 1988. Les matchs sont joués dans six stades répartis dans cinq villes sud-coréennes. Le tournoi est organisé par la Korea Football Association (대한축구협회) ainsi que par le Comité olympique sud-coréen (대한체육회). Vingt-et-unième édition d’une épreuve de football lors de Jeux olympiques, il ne s’agit cependant que de la dix-neuvième à être reconnue par le CIO et la dix-septième par la FIFA. Cette épreuve est la dernière édition sans limite d'âge, avant l'édition 1992 réservée aux moins de 23 ans.

Quinze équipes se sont qualifiées par l'intermédiaire de plusieurs éliminatoires, la Corée du Sud étant automatiquement inscrite en tant que pays hôte. Le Mexique qui s'est qualifié durant les éliminatoires est disqualifié et est remplacé par le Guatemala. La France, tenante du titre, termine dernière de son groupe et ne se qualifie pas pour les Jeux, ce qui constitue une surprise. La Chine participe pour la première fois aux Jeux olympiques.

Durant la compétition, la Zambie surprend en battant l'Italie quatre buts à zéro et l'Australie se qualifie pour les quarts de finale. L'Union soviétique remporte son second titre olympique après 1956 en battant en finale le Brésil et son meilleur buteur Romário, qui inscrit sept buts. La médaille de bronze est remportée par la RFA, remportant au passage le trophée du fair-play.

Acteurs[modifier | modifier le code]

Équipes qualifiées[modifier | modifier le code]

Planisphère multicolore, représentant les équipes participantes aux qualifications.
Équipes participantes à la phase qualificative et équipes qualifiées, par confédération.

Quinze équipes se sont qualifiées dans les éliminatoires. Le Mexique, qui s'était qualifié sur le terrain, est disqualifié : dans le cadre du Championnat d'Amérique du Nord, centrale et Caraïbe de football des moins de 20 ans 1988, comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde de football des moins de 20 ans 1989, les Mexicains ont aligné quatre joueurs de plus de 20 ans[1]. Cette infraction révélée par un journaliste mexicain Antonio Moreno, va amener à une requête de la Fédération du Guatemala de football à la CONCACAF.

Le 30 juin, la FIFA décide d'exclure les équipes de jeunes Mexicains ainsi que la sélection A de la Coupe du monde des moins de 20 ans 1989 en Arabie saoudite, des Jeux olympiques 1988 de Séoul et des éliminatoires de la Coupe du monde 1990[2]. Ainsi le Guatemala, qui avait terminé deuxième du groupe du Mexique, récupère la place du Mexique et se retrouve dans le groupe B.

La France, tenante du titre, termine dernière de son groupe et ne se qualifie pas pour les Jeux olympiques, ce qui constitue une surprise. La Chine participe pour la première fois aux Jeux olympiques.

Seules six sélections ont participé aux Jeux olympiques de 1984 : le Brésil (médaille d'argent), la Yougoslavie (médaille de bronze), l'Italie (quatrième), la RFA (quart-de-finaliste), l'Irak et les États-Unis (premier tour).

Quant à la Corée du Sud, elle se prépare aux Jeux olympiques par divers tournois organisés à Séoul : la Coupe du Président 1985 (finaliste), les Jeux asiatiques de 1986 (vainqueur), la Coupe du Président 1987 (vainqueur) et la Coupe du Président 1988 (troisième). Au cours de cette dernière compétition, les équipes olympiques américaine, zambienne, soviétique et irakienne se préparent aussi en vue de cette olympiade[3].

Pour une meilleure préparation, les championnats soviétiques et ouest-allemands sont interrompus afin de faciliter la préparation de leurs sélections olympiques respectives, alors que pour les Italiens, la Federazione Italiana Giuoco Calcio (FIGC) a décidé de décaler le championnat au 9 octobre 1988 au lieu de mi-septembre[4].

Alors que les matchs olympiques ne sont pas comptabilisés comme matchs officiels[5], pour l'Australie, les matchs olympiques constituent des matchs FIFA[6], puis pour l'Irak, seul le match contre la Zambie est considéré comme officiel[7], pour la Zambie, les matchs contre le Guatemala et l'Irak sont officiels[8].

Les 16 équipes qualifiées pour le tournoi final[9] :






Entre parenthèses, le nombre de participations aux Jeux olympiques.

Tirage au sort[modifier | modifier le code]

Le tirage au sort de la phase finale des Jeux olympiques de Séoul a lieu le 8 juin 1988.

La répartition des équipes qualifiées dans chacun des quatre chapeaux a été décidée en tenant compte des critères géographiques, afin d'éviter les confrontations entre équipes du même continent[10].

Composition des quatre groupes pour le premier tour
Groupe A Groupe B Groupe C Groupe D
Drapeau : Suède Suède (A1) Drapeau : Zambie Zambie (B1) Drapeau : Corée du Sud Corée du Sud (C1)[note 5] Drapeau : Australie Australie (D1)
Drapeau : Tunisie Tunisie (A2) Drapeau : Irak Irak (B2) Drapeau : URSS Union soviétique (C2) Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie Yougoslavie (D2)
Drapeau : République populaire de Chine Chine (A3) Drapeau : Italie Italie (B3) Drapeau : États-Unis États-Unis (C3) Drapeau : Brésil Brésil (D3)
Drapeau : République fédérale d'Allemagne Allemagne de l'Ouest (A4) Drapeau : Mexique Mexique (B4)[note 6] Drapeau : Argentine Argentine (C4)[note 7] Drapeau : Nigeria Nigeria (D4)

Mais comme le Mexique est disqualifié, le Guatemala hérite de la place du Mexique et prend sa place dans le groupe B, dont voici la nouvelle répartition :

Nouvelle composition des quatre groupes pour le premier tour
Groupe A Groupe B Groupe C Groupe D
Drapeau : Suède Suède (A1) Drapeau : Zambie Zambie (B1) Drapeau : Corée du Sud Corée du Sud (C1) Drapeau : Australie Australie (D1)
Drapeau : Tunisie Tunisie (A2) Drapeau : Irak Irak (B2) Drapeau : URSS Union soviétique (C2) Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie Yougoslavie (D2)
Drapeau : République populaire de Chine Chine (A3) Drapeau : Italie Italie (B3) Drapeau : États-Unis États-Unis (C3) Drapeau : Brésil Brésil (D3)
Drapeau : République fédérale d'Allemagne Allemagne de l'Ouest (A4) Drapeau : Guatemala Guatemala (B4) Drapeau : Argentine Argentine (C4) Drapeau : Nigeria Nigeria (D4)

Stades retenus[modifier | modifier le code]

La phase finale s'est déroulée dans 6 stades en Corée du Sud[11], deux à Séoul et quatre dans les sous-sièges[note 8]. En décentralisant le tournoi olympique de football dans les villes de Gwangju, Busan, Daejeon et Daegu, le football a permis à toute la Corée de participer aux Jeux Olympiques. Cinq de ces stades ont déjà servi à l'épreuve de football lors des Jeux asiatiques de 1986, que la Corée du Sud a remporté[12], seul le Stade Dongdaemun n'a pas servi pour l'épreuve de football.

Voir l’image vierge
Sites sud-coréens des Jeux olympiques de 1988
Liste des stades utilisés pour la compétition
Ville Stade Capacité Mise en service
Busan
(부산시)
Stade Gudeok de Busan (en)[13]
(부산 구덕 운동장)
24 363 1928
Daegu
(대구시)
Stade civique de Daegu (en)[14]
(대구시민운동장 주경기장)
19 467 1948
Daejeon
(대전시)
Stade Hanbat de Daejeon (en)[15]
(대전한밭종합운동장)
20 618 1964
Gwangju
(광주)
Stade Mudeung de Gwangju (en)[16]
(광주무등경기장)
24 304 1965
Séoul
(서울시)
Stade Dongdaemun[17]
(동대문운동장)
22 706 1925
Séoul
(서울시)
Stade olympique de Séoul[18]
(서울올림픽주경기장)
69 950 1977


Arbitres[modifier | modifier le code]

Les arbitres officiant pour cette compétition ont été désignés par la FIFA. Les arbitres de la compétition viennent de tous les continents. Leurs nationalités ainsi que leurs métiers indiqués dans le rapport officiel sont reportés ici entre parenthèses[19].

Beaucoup d'arbitres ont officié dans des compétitions de jeunes (Coupe du monde des moins de 20 ans et de 16 ans) et arbitrent internationalement depuis les années 1980. L'arbitre le plus expérimenté est le Brésilien Arnaldo Cézar Coelho, qui a déjà officié un match des Jeux olympiques de 1976[20] (Pologne-Iran lors du premier tour) et a arbitré la finale de la Coupe du monde 1982. Seul le Colombien Jesús Díaz Palacio a officié dans une autre olympique (un match en 1984, Canada-Irak au premier tour)[21].

Afrique (CAF)
Amérique du Nord (CONCACAF)
Amérique du Sud (CONMEBOL)
Asie (AFC)
Europe (UEFA)
Océanie (OFC)

D'après le rapport de la FIFA, elle stipule que l'arbitrage a été excellent et que la note moyenne établie de tous les arbitres est de 8,2/10[44].

Premier tour[modifier | modifier le code]

Groupe A[modifier | modifier le code]

Classement final
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1 Drapeau : Suède Suède 5 3 2 1 0 6 3 +3
2 Drapeau : République fédérale d'Allemagne Allemagne de l'Ouest 4 3 2 0 1 8 3 +5
3 Drapeau : Tunisie Tunisie 2 3 0 2 1 3 6 -3
4 Drapeau : République populaire de Chine Chine 1 3 0 1 2 0 5 -5
17 septembre Chine Drapeau : République populaire de Chine 0 3 Drapeau : République fédérale d'Allemagne Allemagne de l'Ouest
17 septembre Suède Drapeau : Suède 2 2 Drapeau : Tunisie Tunisie
19 septembre Tunisie Drapeau : Tunisie 1 4 Drapeau : République fédérale d'Allemagne Allemagne de l'Ouest
19 septembre Suède Drapeau : Suède 2 0 Drapeau : République populaire de Chine Chine
21 septembre Tunisie Drapeau : Tunisie 0 0 Drapeau : République populaire de Chine Chine
21 septembre Suède Drapeau : Suède 2 1 Drapeau : République fédérale d'Allemagne Allemagne de l'Ouest






Avant le tournoi[45], la RFA et la Suède sont considérées comme favoris.

Lors du match d'ouverture, les Chinois manquent d'expérience et ne peuvent rien face aux Allemands très professionnels, qui gagnent facilement trois buts à zéro. Dans le même temps, les Tunisiens surprennent en menant deux buts à zéro (buts de Dhiab et de Maâaloul[note 9]) avant de relâcher et de concéder un match nul (deux buts partout), ce qui constitue une première surprise.

Lors de la deuxième journée, la sensation tunisienne ne continue pas : elle tient en échec la RFA à la mi-temps, mais elle doit céder face à l'armada ouest-allemande, battue sur le score de quatre buts à un, entraînant l'élimination des Tunisiens avant même la fin des matchs de poule, comme la Chine qui ne peut rien faire face aux Suédois.

Lors de la troisième et dernière journée, les deux favoris s'affrontent pour la première place. L'avantage est pour la RFA, qui a quatre points contre trois pour la Suède. Les Ouest-Allemands ouvrent le score par Walter mais la Suède surprend en inscrivant deux buts, permettant à la Suède de terminer première du groupe. Dans l'autre match, les Tunisiens et les Chinois n'arrivent pas à se départager et ne marquent pas. Les favoris ont tenu leur rang, sans surprise majeure.

Groupe B[modifier | modifier le code]

Classement final
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1 Drapeau : Zambie Zambie 5 3 2 1 0 10 2 +8
2 Drapeau : Italie Italie 4 3 2 0 1 7 6 +1
3 Drapeau : Irak Irak 3 3 1 1 1 5 4 +1
4 Drapeau : Guatemala Guatemala 0 3 0 0 3 2 12 -10
17 septembre Italie Drapeau : Italie 5 2 Drapeau : Guatemala Guatemala
17 septembre Zambie Drapeau : Zambie 2 2 Drapeau : Irak Irak
19 septembre Zambie Drapeau : Zambie 4 0 Drapeau : Italie Italie
19 septembre Irak Drapeau : Irak 3 0 Drapeau : Guatemala Guatemala
21 septembre Zambie Drapeau : Zambie 4 0 Drapeau : Guatemala Guatemala
21 septembre Irak Drapeau : Irak 0 2 Drapeau : Italie Italie






Photographie d'un joueur de football brun, vu de face, avec un maillot blanc, en plan américain.
Rizzitelli, ici avec le maillot de Cesena, inscrit le premier but contre l'Irak.

Avant le tournoi[46], l'Italie est favorite dans ce groupe composé d'équipes de moindre importance. L'attaquant Hussein Saeed[47] et le défenseur Adnan Dirjal[48] de l'Irak disputent leur troisième olympiade de suite, après 1980 et 1984, faisant d'eux les plus expérimentés en matière de Jeux olympiques.

Lors de la première journée, les Italiens assurent leur rôle de favoris face à des Guatémaltèques, en inscrivant cinq buts. Dans le même temps, les Irakiens et les Zambiens terminent dos à dos, sur le score de deux buts partout, même si les Irakiens étaient plus dangereux que les Zambiens.

Lors de la deuxième journée, les Irakiens battent facilement le Guatemala trois buts à zéro et prennent une option sur la qualification. Alors que dans le même temps, les Zambiens surprennent les favoris italiens, en malmenant la défense italienne. De plus, K.Bwalya réalise un triplé dont un coup-franc direct à la cinquante-cinquième minute[49]. Il s'agit de la plus grosse sensation de la compétition[50],[51],[52],[53].

Lors de la troisième et dernière journée, les Italiens doivent absolument gagner pour se qualifier mais l'Irak a un avantage puisqu'un match nul lui suffit pour se qualifier. La première période se solde par un score nul et vierge et en quatre minutes, grâce à Rizzitelli et à Mauro, les Italiens reviennent de loin et éliminent les Irakiens, qui sortent la tête haute de la compétition. Quant à la Zambie, elle bat son adversaire guatémaltèque et se qualifie en terminant premier du groupe.

Groupe C[modifier | modifier le code]

Classement final
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1 Drapeau : URSS Union soviétique 5 3 2 1 0 6 3 +3
2 Drapeau : Argentine Argentine 3 3 1 1 1 4 4 0
3 Drapeau : Corée du Sud Corée du Sud 2 3 0 2 1 2 2 0
4 Drapeau : États-Unis États-Unis 2 3 0 2 1 3 5 -2
18 septembre Corée du Sud Drapeau : Corée du Sud 0 0 Drapeau : URSS Union soviétique
18 septembre États-Unis Drapeau : États-Unis 1 1 Drapeau : Argentine Argentine
20 septembre Corée du Sud Drapeau : Corée du Sud 0 0 Drapeau : États-Unis États-Unis
20 septembre Union soviétique Drapeau : URSS 2 1 Drapeau : Argentine Argentine
22 septembre Corée du Sud Drapeau : Corée du Sud 1 2 Drapeau : Argentine Argentine
22 septembre Union soviétique Drapeau : URSS 4 2 Drapeau : États-Unis États-Unis





Lors du tirage au sort (le 8 juin 1988[10]), la Corée du Sud avait choisi d'être dans le groupe C, pour pouvoir avoir comme siège Busan[54], mais elle tombe sur deux favoris, l'Union soviétique (finaliste de l'Euro 1988 quelques mois auparavant) et l'Argentine (championne du monde 1986).

Lors de la première journée, les Sud-Coréens tiennent en échec l'un des deux favoris, l'Union soviétique, grâce à une défense sûre et des joueurs mobiles. De même, les Américains tiennent en échec les favoris argentins[55].

Lors de la deuxième journée, le match entre les États-Unis et la Corée du Sud n'a pas permis à l'une des deux équipes de prendre un avantage sur l'autre[56], alors que dans le même temps, le choc Union soviétique-Argentine est attendu. La révélation soviétique à l'Euro 1988, Mikhaïlitchenko a permis de battre les Argentins, moins forts que les Soviétiques.

La dernière journée est capitale pour toutes les équipes : la Corée du Sud est opposée aux Argentins alors que les Américains doivent affronter les leaders soviétiques. Dans le premier match, les Sud-Coréens tiennent tête mais doivent s'incliner face à des Argentins plus professionnels et préparés tactiquement, sur le score de deux buts à un. Dans l'autre match, les Soviétiques écrasent tout suspense dès la première mi-temps avec quatre buts. Les deux buts de Goulet et de Doyle sauvent l'honneur des Américains[57].

Ainsi l'Union soviétique se qualifie facilement alors que les Argentins ont peiné pour faire de même[58]. Les Sud-Coréens et les Américains n'ont pas un niveau suffisant pour battre les favoris.

Groupe D[modifier | modifier le code]

Classement final
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1 Drapeau : Brésil Brésil 6 3 3 0 0 9 1 +8
2 Drapeau : Australie Australie 4 3 2 0 1 2 3 -1
3 Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie Yougoslavie 2 3 1 0 2 4 4 0
4 Drapeau : Nigeria Nigeria 0 3 0 0 3 1 8 -7
18 septembre Australie Drapeau : Australie 1 0 Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie Yougoslavie
18 septembre Brésil Drapeau : Brésil 4 0 Drapeau : Nigeria Nigeria
20 septembre Yougoslavie Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie 3 1 Drapeau : Nigeria Nigeria
20 septembre Australie Drapeau : Australie 0 3 Drapeau : Brésil Brésil
22 septembre Yougoslavie Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie 1 2 Drapeau : Brésil Brésil
22 septembre Australie Drapeau : Australie 1 0 Drapeau : Nigeria Nigeria






La Yougoslavie et le Brésil, respectivement médaillée de bronze et d'argent lors de l'olympiade précédente, sont les favoris de ce groupe[59].

Lors de la première journée, le Brésil domine logiquement et largement le Nigeria, sur le score de quatre buts à zéro. Dans le même temps, les Yougoslaves affrontent les Australiens, peu expérimentés et entraînés par le Yougoslave Arok, qui emploie comme tactique d'empêcher les Yougoslaves de développer leur jeu en les perturbant sans répit et tout miser sur les contres. Sa tactique se révèle payante : à la quarante-huitième minute, Farina[note 10] se fit l'auteur du seul but du match. Cela constitue la première grosse surprise du tournoi.

Lors de la deuxième journée, les Brésiliens confirment leur niveau face aux Australiens, grâce à un triplé de Romário, devenant le meilleur buteur du tournoi, alors que les Yougoslaves se ressaisissent face aux Nigérians grâce au doublé de Stojković et Šabanadžović.

Lors de la dernière journée, les deux favoris s'affrontent (le Brésil pour la première place et la Yougoslavie pour la deuxième) alors que les Australiens ont besoin d'un point pour se qualifier face à des Nigérians, déjà éliminés. Dans le premier match, les Yougoslaves dominent le match mais Taffarel, André Cruz et Bebeto ont permis aux Brésiliens de l'emporter. Dans le second, les Australiens patientent mais à la soixante-quinzième minute, Kosmina libère les Australiens et qualifie les Australiens pour les quarts de finale.

Après la surprise zambienne, l'Australie crée la seconde surprise de ce tournoi et se qualifie pour les quarts-de-finale.

Tour final[modifier | modifier le code]

Quarts de finale Demi-finales Finale
 25 septembre - Daegu      27 septembre - Busan      1er octobre - Séoul
 Drapeau : Suède Suède  1
 Drapeau : Italie Italie a.p  2  
 Drapeau : Italie Italie  2
 25 septembre - Busan
   Drapeau : URSS Union soviétique a.p  3  
 Drapeau : URSS Union soviétique  3
 Drapeau : Australie Australie  0  
 Drapeau : URSS Union soviétique a.p.  2
 25 septembre - Gwangju
   Drapeau : Brésil Brésil  1
 Drapeau : Zambie Zambie  0
 27 septembre - Séoul
 Drapeau : République fédérale d'Allemagne Allemagne de l'Ouest  4  
 Drapeau : République fédérale d'Allemagne Allemagne de l'Ouest  1 (2)
 25 septembre - Séoul Troisième place
   Drapeau : Brésil Brésil t.a.b.  1 (3)  
 Drapeau : Brésil Brésil  1  30 septembre - Séoul
 Drapeau : Argentine Argentine  0    Drapeau : Italie Italie  0
 Drapeau : République fédérale d'Allemagne Allemagne de l'Ouest  3

Quarts de finale[modifier | modifier le code]

Scène d'un match de football en noir et blanc. Un joueur tente de tacler son adversaire qui a le ballon.
Klinsmann (au centre), lors de la demi-finale de la Coupe UEFA 1988-1989 avec le VfB Stuttgart contre le SG Dynamo Dresde, est l'homme du match contre la Zambie, avec trois buts inscrits.

D'après le rapport officiel[60], après son exploit retentissant contre l'Italie, la Zambie affronte l'équipe ouest-allemande, qui prend au sérieux cette équipe. Dès le début du match, le sélectionneur allemand Löhr fait limiter les espaces et K. Bwalya est surveillé par Grahammer. Il cherche aussi à créer des combinaisons rapides pour se démarquer, inspirée de la technique réalisée par la Zambie contre l'Italie. Ainsi les Allemands de l'Ouest ouvrent le score à la dix-huitième minute sur un penalty de Funkel. Les Zambiens attaquent mais la défense ouest-allemande est très disciplinée et empêche les attaques zambiens. À la vingt-cinquième minute, Klinsmann manque de peu d'inscrire le deuxième but de la tête, mais dix minutes plus tard, il ne rate pas l'occasion d'inscrire le second but. Deux minutes avant la mi-temps, Klinsmann réalise le doublé, mettant fin aux illusions zambiens.

Durant la seconde période, les Zambiens ont la possession du ballon mais sans réussir à inscrire un but pour sauver l'honneur, pire les Allemands de l'Ouest inscrivent le quatrième but par Klinsmann, réalisant un triplé. Outre Klinsmann, Grahammer fut le plus en vue avec Wuttke, qui accomplit une belle besogne en milieu de terrain (il fut notamment à l'origine du troisième but).



D'après le rapport officiel[61], sous une pluie battante et sous une pelouse très glissante, l'Australie tient bon toute la première mi-temps, grâce aux nombreux arrêts d'Olver face aux tirs de Lossev, Lioutyi, Narbekovas et Mikhailitchenko.

A la cinquantième minute et à la cinquante-quatrième minute, la défense australienne ne peut arrêter les offensives que de manière irrégulière, concédant deux pénaltys transformés par Dobrovolski. Le troisième but fut l’œuvre de Mikhaïlitchenko, auteur d'une remarquable reprise de la tête sur un coup-franc de la droite à la soixante-deuxième minute. A la soixante-huitième minute, l'Australien Dave Mitchell écope d'un carton rouge direct.

Surprenant quart-de-finaliste, le milieu de terrain australien fut inexistant et ses attaquants, livrés à eux-mêmes, ne parvinrent pratiquement jamais à se mettre en évidence. La défense, pour sa part, eut souvent comme seuls recours des interventions irrégulières pour éviter le pire.


D'après le rapport officiel[62], à la suite de la défaite surprise contre la Zambie, l'Italie est attendue au tournant face à une Suède, première de son groupe. Dès le coup d'envoi, elle attaque et se crée les premières occasions. La première mi-temps est plutôt calme, grâce aux deux gardiens de but.

En seconde période, à la cinquantième minute, les Italiens grâce à Virdis ouvrent le score. Puis les Suédois font tout pour égaliser, acculant les Italiens dans leur camp. Sur un corner à la quatre-vingt-quatrième minute, ils égalisent par Hellström[63]. Le match se termine sur un score d'un but partout, nécessitant des prolongations.

Lors des prolongations, à la quatre-vingt-dix-huitième minute, sur une contre-attaque, le milieu de terrain italien Crippa frappe des vingt-cinq mètres, dévié par le défenseur Arnberg[64], qui trompe S. Andersson[65]. Malgré quelques occasions de part et d'autre, l'Italie remporte le match sur le score de deux buts à un. La Suède[66] peut s'en mordre les doigts, puisqu'au cours du temps réglementaire, M. Andersson (sv)[67] rate un penalty.



D'après le rapport officiel[68], la première période est pauvre en occasion. Malgré un bon début d'entame des Argentins lors de la seconde période, le Brésil va dominer la partie : les attaquants brésiliens se heurtent au gardien argentin Islas, mais un quart d'heure de la fin, Geovani Silva trouvait enfin l'ouverture, sur un tir perfide et brossé de plus de vingt-cinq mètres. Les Argentins ne s'en sortent pas, et grâce aux arrêts d'Islas, l'Argentine ne perd que d'un but. Carlos Alfaro Moreno qui avait marqué lors de tous les matchs argentins dans ce tournoi resta muet, ce qui montre bien les difficultés rencontrées par les Argentins dans le tournoi.

Demi-finales[modifier | modifier le code]

Photographie d'un joueur de football aux cheveux courts, bruns, avec un maillot bleu ciel, vu en gros plan.
Le défenseur napolitain Ferrara, ici lors de la saison 1987-1988, est expulsé lors des prolongations.

D'après le rapport officiel[69], la première mi-temps se fait avec une retenue. Mais la seconde période, les Soviétiques se lancèrent à l'attaque mais contre le cours du jeu, les Italiens par l'intermédiaire de Virdis[note 11] ouvrent le score à la cinquantième minute, sur une reprise de la tête. Les Soviétiques continuent leur effort et sont récompensés à la soixante-dix-huitième minute par Dobrovolski. Le match se termine par un score d'un but partout et doit continuer aux prolongations.

Dès le début de la prolongation, après un tir sur la barre de Mikhailitchenko, Narbekovas prend de court les Italiens, permettant aux Soviétiques de mener pour la première fois du match. Ces derniers bénéficient de l'expulsion de Ferrara à la quatre-vingt-seizième minute, ce qui va leur permettre d'aggraver le score à la cent-sixième minute par Mikhaïlitchenko. Mais deux minutes plus tard, les Italiens réagissent par Carnevale, mais insuffisant pour éviter la défaite trois buts à deux.

L'Union soviétique se qualifie pour la seconde fois pour la finale des Jeux olympiques après 1956.


Photographie d'un joueur de football, avec un maillot rouge, vu de profil, se tournant à sa gauche, saluant quelqu'un.
Taffarel, ici en 2012, héros de la demi-finale, arrêtant un penalty et deux tirs au but.

D'après le rapport officiel[70], les Brésiliens sont offensifs dès le début et sur un centre de Geovani Silva, ils touchent la barre. A la seizième minute, les Allemands réagissent et Mill reprend la balle de la tête, qui passe au-dessus.

En seconde période, à la cinquantième minute, sur un coup-franc de Wuttke, Fach s'élève plus haut que les défenseurs brésiliens et ouvre le score. Les différents remplacements permettent aux Brésiliens de repartir à l'avant et à la soixante-dix-neuvième minute, Milton (pt) centrait au second poteau pour Romário qui égalise. Mais la joie de l'égalisation va servir à Klinsmann qui va être stoppé irrégulièrement, donc penalty. Mais Taffarel arrête le penalty de Funkel. Cela va peser sur le mental des Allemands. Au bout du temps réglementaire, les deux équipes sont à égalité, il faut les départager avec la prolongation.

Malgré une domination des Brésiliens et une défense allemande toujours aux aguets, la prolongation ne départage pas les deux équipes et il faut en passer aux tirs au but.

Durant la séance de tirs au but, le duel Taffarel-Kamps va tourner à l'avantage de Taffarel, qui arrête les tirs de Janssen et de Wuttke, alors que Klinsmann tire sur le poteau. Kamps arrête juste le tir au but d'André Cruz. Devant 65000 spectateurs, Le Brésil se qualifie pour sa seconde finale consécutive.

Finale pour la médaille de bronze[modifier | modifier le code]

Photographie de deux joueurs de football, se tenant debout. L'un est en blanc, l'autre en bleu.
Kleppinger (à droite), lors du match de coupe d'Allemagne 1986-1987 contre Mayence, marque le deuxième but contre l'Italie.

D'après le rapport officiel[71], le match entre les deux équipes est vu comme un match de haut niveau. La Squadra azzurra attaque d'entrée mais la RFA mise sur la défense et les contres rapides de Klinsmann[note 15] et de Mill. Sur une passe de Wuttke et le soutien de Mill, Klinsmann ouvre le score dès la cinquième minute aux cinq mètres. Malgré des remaniements du sélectionneur italien Rocca, la défense italienne encaisse un deuxième but à la dix-huitième minute par une tête de Kleppinger sur un corner de Wuttke au premier poteau, prolongé de la tête par Schulz. Malgré ces deux buts, l'Italie continue d'attaquer mais se heurte au gardien de but allemand Kamps.

En seconde période, les Italiens continuent à être offensifs pour réduire l'écart. A la cinquantième minute, Virdis marquait un but mais son but était annulé pour hors-jeu. Puis, plus tard, Crippa expédiait un tir des trente-cinq mètres sur la transversale. Ce manque de réussite va se faire sentir à vingt minutes de la fin quand Schreier aggravait le score à trois buts à zéro à la suite d'une série de combinaisons terminées par Kleppinger. A la fin, sur une erreur de Schulz, les Italiens sont tout proches de réduire le score mais Kamps s’interpose encore. La RFA remporte la médaille de bronze, ce qui constitue la meilleure performance de la RFA aux Jeux olympiques[72],[73].

Finale[modifier | modifier le code]


Photographie d'un joueur de football vu de face, marchant, avec un maillot blanc rayé de noir.
Iouri Savitchev, avec le maillot de FC Sankt Pauli, permet de donner le titre olympique à l'Union soviétique.

D'après le rapport officiel[74], les deux équipes doivent se passer de plusieurs joueurs (Ademir et Geovani pour le Brésil et Tcherednik pour les Soviétiques). Devant 74000 spectateurs, le Brésil (déjà finaliste en 1984) donne le ton en créant des situations chaudes dans la surface de Kharine, mais les Soviétiques rééquilibrent le jeu. Mais contre le cours du jeu, sur un corner de Neto tiré au second poteau, Romário marque le premier but du pied droit à trois mètres du but, à la suite d’une mauvaise sortie de Kharine. Quelques occasions sont concédées de part et d'autre mais à la mi-temps, le Brésil mène un but à zéro.

A la reprise, le sélectionneur Bychovets remplace Narbekovas par Savitchev. Ce changement va se révéler payant. Sa grande taille (1,81 m) a permis d'accentuer la pression soviétique. Au milieu de terrain, les Soviétiques Mikhailitchenko et Kouznetsov s'assurent du contrôle du jeu et la défense brésilienne est aux abois, pour preuve la faute d'Andrade sur Savitchev à l'entrée de la surface amène le Brésil à concéder un penalty. Dobrovolski transforme le penalty à la soixantième minute, en prenant à contre-pied Taffarel. Le Brésil retrouve son côté offensif et même si deux penalties auraient pu être sifflés par l'arbitre français Gérard Biguet, le match se termine sur un score d'un but partout et doit se départager par des prolongations.

Durant les prolongations, la fatigue se fait ressentir. Mais à la cent-troisième minute, sur un déviation de la tête de Lioutyi, Savitchev des quarante mètres prend de vitesse André Cruz et lobe aux dix-huit mètres Taffarel et inscrit le second but soviétique. Les Soviétiques se retrouvent en difficulté quand Tatartchouk reçoit un carton rouge après son second avertissement à la cent-dixième minute. Mais les Brésiliens n'en profitent pas puisque deux minutes plus tard, Edmar reçoit un carton rouge direct. Dans les dernières minutes, Kharine préserve la victoire en intervenant sur un tir d'André Cruz.

L'Union soviétique remporte son second titre olympique après celui de 1956, alors que le Brésil échoue une seconde fois de suite en finale. Les Brésiliens ont fait un marquage en zone qui n'a pas fonctionné et qui laissait une trop grande liberté aux attaquants adverses. Les attaquants brésiliens n'ont pu s'exprimer du fait d'un marquage serré[75].

Médaillés[modifier | modifier le code]

Medaille d’argent
Médaillé d’argent

Brésil
Brésil
Medaille d’or
Champion olympique

Union soviétique
Union soviétique
2nd titre
Medaille de bronze
Médaillé de bronze

République fédérale allemande
Allemagne de l'Ouest
Photographie d'un homme au front dégarni, habillé en blue, montrant sa médaille d'or,qu'il porte au cou.
Sergueï Gorloukovitch, en 2009, avec sa médaille d'or des Jeux olympiques de Séoul.

Au terme du tournoi, l'Union soviétique, sous la direction du sélectionneur Anatoli Bychovets, remporte sa deuxième médaille d’or au titre du football aux Jeux olympiques, en 1956.

Les footballeurs soviétiques Kharine, Ketachvili, Skliarov, Tcherednik, Ianonis, Tichtchenko, Kouznetsov, Ponomarev, Borodiouk, Dobrovolski, Lioutyi, Iarovenko, Fokine, Tatarchouk, Mikhaïlitchenko, Proudnikov, Lossev, Gorloukovitch, Savitchev et Narbekovas reçoivent une médaille d’or. Seuls Kouznetsov et Mikhaïlitchenko avaient participé à l'Euro 1988, où l'Union soviétique avait terminé finaliste.

La RFA remporte le trophée du fair-play, appelé Trophée Sport-Billy[76].

Buteurs[modifier | modifier le code]

Photographie en noir et blanc d'un joueur de football, dans un paysage enneigé.
Romário termine meilleur buteur du tournoi, avec sept buts, et signe quelques jours plus tard au PSV Eindhoven, ici à l'entraînement le 27 février 1989.

Les buteurs lors de cette olympiade sont présentés dans ce classement[77] : le Brésilien et joueur du Vasco da Gama Romário termine meilleur buteur de la compétition avec sept buts. Quatre-vingt-quinze buts sont inscrits dans ce tournoi, dont treize penaltys.

7 buts
6 buts
5 buts
4 buts
3 buts
2 buts
1 but
Contre-son-camp

Postérité[modifier | modifier le code]

Classement[modifier | modifier le code]

Planisphére multicolore du classement final de chaque nation engagée.
Classement final pour l'épreuve de football.

Après ce tournoi, la FIFA attribue un classement final, en lien avec les performances de chaque équipe [131],[132] :

Classement final
Rang Équipe J V N D Bp Bc Diff Pts
1 Drapeau : URSS Union soviétique 6 5 1 0 14 6 +8 11
2 Drapeau du Brésil Brésil 6 4 1 1 12 4 +8 9
3 Drapeau : République fédérale d'Allemagne Allemagne de l'Ouest 6 4 1 1 16 4 +12 9
4 Drapeau : Italie Italie 6 3 0 3 11 13 –2 6
5 Drapeau de Zambie Zambie 4 2 1 1 10 6 +4 5
6 Drapeau de Suède Suède 4 2 1 1 7 5 +2 5
7 Drapeau d'Australie Australie 4 2 0 2 2 6 –4 4
8 Drapeau d'Argentine Argentine 4 1 1 2 4 5 –1 3
9 Drapeau de l'Irak Irak 3 1 1 1 5 4 +1 3
10 Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie Yougoslavie 3 1 0 2 4 4 0 2
11 Drapeau de Corée du Sud Corée du Sud 3 0 2 1 1 2 –1 2
12 Drapeau : États-Unis États-Unis 3 0 2 1 3 5 −2 2
13 Drapeau de Tunisie Tunisie 3 0 2 1 3 6 −3 2
14 Drapeau de la République populaire de Chine Chine 3 0 1 2 0 5 –5 1
15 Drapeau du Nigeria Nigeria 3 0 0 3 1 8 –7 0
16 Drapeau du Guatemala Guatemala 3 0 0 3 2 12 –10 0

Enseignements de cette olympiade[modifier | modifier le code]

Cette olympiade constitue la meilleure performance de la Chine[note 16], de la Tunisie, de la Zambie et de la RFA[note 17]. Quant à l'Union soviétique et au Brésil, ils égalent leur meilleure performance (médaille d'or pour l'Union soviétique en 1956 ; médaille d'argent en 1984 pour le Brésil).

On voit ensuite l'émergence de plusieurs grands joueurs[133] comme l'Ouest-Allemand Klinsmann, le Soviétique Dobrovolski, les Yougoslaves Stojković et Šuker[note 18], les Brésiliens Bebeto, Taffarel[note 19] et Valdo, l'Argentin Fabbri, l'Australien Farina[note 20], le Nigérian Yekini, les Zambiens J. Bwalya et K. Bwalya[note 21], l'Irakien Radhi[note 22], le Sud-Coréen Kim Joo-sung, l'Américain Caligiuri, l'Italien Pagliuca mais le Brésilien Romário est l'attraction du tournoi. On a recensé 89 cartons jaunes et 4 cartons rouges, 18 penaltys ont été sifflés pour 13 marqués, 2 arrêtés et 3 manqués.

Puis, ce tournoi a accueilli 504 965 spectateurs d'après le CIO[134], 728 712 d'après la FIFA, ce qui est satisfaisant mais pas suffisant pour la FIFA[135], comparé aux 1 421 627 aux Jeux olympiques de 1984.

De plus, cette olympiade est la première compétition où la FIFA continue à poursuivre la campagne de fair-play, lancée lors du quarante-sixième congrès[76], qui cherche aussi à fixer une limite d'âge[136], ce qui sera fait pour les Jeux olympiques de Barcelone en 1992, limités aux moins de 23 ans[137]. Tout cela est dû à l'étude technique[138], composé des Nord-Irlandais Harry Cavan (en)[note 23] et Roy Millar (en), du Suisse Walter Gagg[139], du Brésilien José Bonetti, du Malaisien Nagalinggam Raju et de l'Italien Enzo Bearzot[note 24].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les éditions 1896 et 1906 ne sont reconnues ni par la FIFA ni par le CIO et les éditions 1900 et 1904 sont reconnues par le CIO sans l’être par la FIFA.
  2. Neuvième participation en tant que États-Unis, dixième si on prend en compte les Jeux olympiques de 1904, où concourent deux clubs américains.
  3. Israël est inclus dans l'OFC, du fait des tensions avec plusieurs pays de l'AFC.
  4. Quatrième participation en tant que RFA, huitième participation en tant qu'Allemagne.
  5. La Corée du Sud a choisi d'être dans le groupe C.
  6. Au moment du tirage au sort, le Mexique n'est pas encore disqualifié. Il sera remplacé par le Guatemala.
  7. L'Argentine est tiré en dernier.
  8. Du fait de l'attribution des Jeux olympiques 1988 à Séoul et du fait d'un nombre important de matchs, plusieurs matchs sont redirigés vers quatre villes de Corée du Sud.
  9. Meilleur buteur du championnat tunisien 1987-1988.
  10. Meilleur buteur du championnat australien 1987 et 1988.
  11. Meilleur buteur du championnat italien 1986-1987.
  12. a et b Tir au but arrêté par Taffarel
  13. Tir au but sur le poteau
  14. Tir au but arrêté par Kamps
  15. Meilleur buteur du championnat d'Allemagne 1987-1988.
  16. Première participation de la République populaire de Chine.
  17. Il s'agit de la meilleure performance de l'Allemagne de l'Ouest, mais pas la meilleure performance de l'Allemagne avec la médaille de bronze en 1964 avec l'Équipe unifiée d'Allemagne.
  18. Champion du monde des moins de 20 ans 1987.
  19. Champion du monde des moins de 20 ans 1985.
  20. Footballeur océanien de l'année 1988.
  21. Ballon d'or africain 1988.
  22. Footballeur asiatique de l'année 1988.
  23. Président de l'Association irlandaise de football, entre 1958 et 1994.
  24. Sélectionneur vainqueur de la Coupe du monde de football de 1982, avec l'Italie.

Références[modifier | modifier le code]

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  139. (en) « Walter Gagg », sur aefca.com (consulté le 19 juillet 2015)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • (en)/(de)/(fr)/(es) FIFA, 24th Olympic Games Seoul 1988 - Football, Technical report, FIFA,‎ , 128 p. (lire en ligne)
    Partie 1 du rapport, pages 1-32.
  • (en)/(de)/(fr)/(es) FIFA, 24th Olympic Games Seoul 1988 - Football, Technical report, FIFA,‎ , 128 p. (lire en ligne)
    Partie 2 du rapport, pages 33-64.
  • (en)/(de)/(fr)/(es) FIFA, 24th Olympic Games Seoul 1988 - Football, Technical report, FIFA,‎ , 128 p. (lire en ligne)
    Partie 3 du rapport, pages 65-97.
  • (en)/(de)/(fr)/(es) FIFA, 24th Olympic Games Seoul 1988 - Football, Technical report, FIFA,‎ , 128 p. (lire en ligne)
    Partie 4 du rapport, pages 98-128.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]