Fontaine-Bellenger

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Fontaine-Bellenger
Image illustrative de l'article Fontaine-Bellenger
Blason de Fontaine-Bellenger
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Les Andelys
Canton Gaillon
Intercommunalité Communauté de communes Eure-Madrie-Seine
Maire
Mandat
Jean-Claude Duplouis
2014-2020
Code postal 27600
Code commune 27249
Démographie
Gentilé Bérengeois
Population
municipale
1 095 hab. (2014)
Densité 221 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 11′ 11″ nord, 1° 15′ 43″ est
Altitude Min. 88 m – Max. 151 m
Superficie 4,96 km2
Localisation

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Fontaine-Bellenger

Fontaine-Bellenger est une commune française située dans le département de l'Eure en région Normandie. Les Bérengeois en sont les habitants.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Fontaine-Bellenger est localisé à l'extrême pointe nord du plateau de Madrie qui est situé à l'est du département de l'Eure. Le plateau de Madrie sépare les vallées de la Seine et de l'Eure. Le village est construit sur un plateau culminant à plus de 150 mètres d'altitude. La superficie de la commune est de 496 hectares. Diverses sources sont localisées dans le village dont l'une alimente le lavoir. Ces points d’eau ont favorisé le déplacement du village qui était situé à l’origine à côté de l’actuel cimetière.

Hameaux : Gournay, Ingremare.

Communes limitrophes de Fontaine-Bellenger[1]
Heudebouville Heudebouville
Acquigny Fontaine-Bellenger[1] Venables
Ailly Le Val d'Hazey (comm. dél. de Vieux-Villez)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous la forme Fontana Be-rengerii.

Histoire[modifier | modifier le code]

Fontaine-Bellenger, autrefois « Berranger », fut érigé en paroisse sous la dédicace de saint Eutrope et saint Quentin. La première église de Fontaine-Bellenger était au centre du cimetière actuel et le village était bâti autour ; on peut voir encore de nos jours les vestiges des fondations de l’église. Tout ceci est très ancien puisqu’on a trouvé des restes mérovingiens en creusant les sépultures. Pour mémoire, le fondateur de la dynastie des Mérovingiens, Clovis Ier est mort en 511. Le dernier des Mérovingiens, Childéric III, roi en 743, fut enfermé en 751 par Pépin le Bref fondateur de la dynastie des Carolingiens. C’est au XVe siècle que l’église fut transférée où elle se trouve actuellement, à 1 km de la première. La grande fenêtre du chevet date de cette époque. Deux petits collatéraux surajoutés pour son agrandissement lui ont retiré son caractère ancien. Dans le mobilier de l’église, nous trouvons une toile du XVIIe siècle représentant le martyre de saint Quentin, une autre du XVIIIe siècle représentant la crucifixion et un bénitier du XVe siècle.

Dans la liste des nombreuses donations faites à l’abbaye de Fécamp en 1207 par le Duc de Normandie Richard II, on trouve le domaine de Fontaine-Bellenger. L’année suivante, Jean, Abbé de Fécamp, échangea la terre de Fontaine-Bellenger avec Emma, fille d’Eudes, comte de Chartres, mariée à Guillaume IV, dit « Fier-à-bras », Comte de Poitiers. Cet échange n’eut pas de suite (ou ne concernait qu’une faible partie de son territoire) car ce village est resté constamment annexé à la baronnie d'Heudebouville, que l’Abbaye de Fécamp conserva jusqu’à la Révolution de 1789.

Les différents fiefs de Fontaine-Bellenger étaient les suivants : Bon Val, Gournay, Grestain, Ingremare, Le Val Tesson

  • Bon Val

Français de Caradas, sieur de Bonval, figure sur les registres paroissiaux de Venables, le 18 octobre 1628. Marguerin de Caradas était parrain à Louviers le 14 mai 1628. Marguerin de Caradas, sieur de Bonval, avait épousé Jeanne Thorel, qui fut marraine à Louviers en 1638. Il contracta une seconde alliance avec Jeanne Auber. Hilaire Français de Caradas, sieur de Bonval, est cité en 1655 ; il mourut le 11 mai 1702. Âgé d’environ 70 ans, il fut inhumé dans la chapelle seigneuriale de Fontaine-Bellenger. Le blason des Caradas représentait trois croissants argent sur fond azur.

  • Gournay

Gournay était une vavassorie, appartenant en 1531 à Gilles Du Mesnil, qui la vendit à Antoine Caradas. Elle passa ensuite aux chanoines de Beauvais qui donnaient chaque année, à la Saint Michel, 50 sous aux moines de Fécamp.

  • Grestain Gai

De temps immémorial, l’abbaye de Grestain possédait à Fontaine-Bellenger un fief dit « Le Petit Grestain » qu’elle conserva jusqu’à la Révolution de 1789.

  • Ingremare

Ingremare est un village très ancien et d’origine celtique dont il est fait mention dans une charte de 1245. Gabriel Le Page, sieur de Fiamare et probablement d'Ingremare fut maintenu de noblesse le 23 juillet 1666. Il portait « blason d’azur à quatre burelles d’or, au lion de sable armé de gueules ». Son fils Robert, sieur d’Ingremare, épousa le 8 juillet 1672 Anne Langlois. Le 12 mal 1700, cette dame était séparée quant aux biens de son mari. Nicolas Le Page, sieur d’Ingremare, est cité dans un acte de 1723 (était vraisemblablement le fils de Thomas Le Page, frère de Gabriel, cité en 1666). Il eut pour seul héritier, messire Charles Le Page, prêtre, curé de Condé Northon, diocèse de Metz, qui vendit en 1739 à Jean-Pierre Le Pesant, seigneur de Maupertuls, des terres à Ailly et Fontaine-Bellenger, etc.

  • Le Val Tesson

Le 24 janvier 1631, Jacques De Caradas, sieur de Val Tesson âgé de 35 ans environ, fut inhumé dans l’église de Venables.

  • Les dépendances de Fontaine-Bellenger:

· Le Ronval · Gretin · Le Bout de la Ville · Ingremare · Les Bruyères · Marinette · Les Cabots · Le Pisallet · Le Clos de Gournay · Le Val d'Ailly · Le Galardon · Le Val Tesson · Gournay

(Source : Fontaine-Bellenger de 1900 à 2000 écrit par ses habitants)

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Fontaine-Bellenger.svg

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

d’azur au croissant d’argent surmonté de deux mitres d’or ornées de gueules.



Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008 en cours Jean-Claude Duplouis SE Retraité agricole
2001 2008 Loïc Chauvière    
1983 2001 Paulette Laroche    
1955 1983 Etienne Lemeilleur    
1929 1955 Marcel Artus    
1919 1929 Georges Picard    
1904 1919 Léon Renoult    
1884 1904 Jules Marquais    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 095 habitants, en augmentation de 5,09 % par rapport à 2009 (Eure : 2,59 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
425 462 470 445 437 418 421 382 384
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
381 337 318 322 271 260 269 245 237
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
234 232 233 189 196 227 229 253 206
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
247 263 265 559 712 812 964 1 061 1 095
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006 [5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Quentin XIVe siècle, remaniée XVIIe siècle : toiles XVIIe siècle et XVIIIe siècle, bénitier et statues du XVe siècle. Vestiges de l'ancienne église dans le cimetière.
  • Le "Belvédère" : maison ancienne restaurée.
  • Colombier : XVIIIe siècle à Ingremare.
  • If du cimetière (site classé).
  • Lavoir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]