Fondation des défis mondiaux

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Fondation des défis mondiaux
Situation
Création 2012
Type but non lucratif
Domaine Risque de catastrophe global
Siège Stockholm, Suède
Organisation
Personnes clés László Szombatfalvy

Site web http://globalchallenges.org

La Fondation des Défis Mondiaux (FDM) ou en anglais Global Challenges Foundation (GCF), est une organisation suédoise à but non lucratif qui cherche à sensibiliser le public au risque catastrophique mondial et à la gouvernance mondiale nécessaire pour gérer ces risques. Cela comprend l'examen de modèles de réforme de l'Organisation des Nations Unies (ONU), ainsi que le lancement de nouvelles idées pour une gouvernance mondiale qui fonctionne[1],[2].

Elle a été fondé en 2012 grâce à une donation du milliardaire hongrois László Szombatfalvy, résidant en Suède[3].

Fondation[modifier | modifier le code]

La fondation est basée à Stockholm. Les membres de son conseil d'administration sont Johan Rockström, Mats Andersson, l'ancien PDG du "Quatrième AP Fonds", le professeur Folke Tersman et l'ancienne directrice générale de l'Agence suédoise de coopération pour le développement, Charlotte Petri Gornitzka[4].

Les actifs de la fondation consistent principalement en un don de László Szombatfalvy, qui représentait environ la moitié de sa fortune à l'époque - environ 500 millions de couronnes suédoises.

Conscience des risques[modifier | modifier le code]

La Fondation des Défis Mondiaux (FDM) s’emploie à sensibiliser l’opinion aux risques de catastrophes mondiales, principalement du changement climatique, de la dégradation de l’environnement et de la violence politique, en mettant l’accent sur les armes de destruction massive. Pour ce faire, le FDM coopère étroitement avec un certain nombre d'institutions, tant au niveau du public que des décideurs. Notamment avec le Institut pour le Future de l'Humanité de l'Université d'Oxford[5].

Un autre projet lié aux risques piloté par la FDM, en coopération avec la "Ligue de la Terre", est la "Déclaration sur la Terre". L'appel au climat vise à réduire le fossé entre la science et la politique et a formulé huit points sur lesquels les décideurs du monde devaient s'entendre pour parvenir à un accord sur le climat lors de la COP21. La "Déclaration sur la Terre" a été signée par Al Gore, Desmond Tutu, Mo Ibrahim, Richard Branson, Arianna Huffington, Gro Harlem Brundtland, Yuan T. Lee et Mary Robinson[6].

La FDM a apporté son soutien à l'École d'Économie de Stockholm (ESS) pour une nouvelle option de cours intitulée : Défis Mondiaux. Ce cours est inclus dans le programme pour le Diplôme en Commerce et Economie[7].

La FDM réalise des enquêtes internationales sur les risques [8] et publie des rapports annuels sur les risques mondiaux [9] entremêlés de rapports trimestriels [10] traitant de divers aspects des risques catastrophiques mondiaux et de la gouvernance mondiale.

Par exemple, le rapport annuel de 2016 estime qu'un Américain moyen risque plus de cinq fois de mourir lors d'un événement d'extinction humaine par rapport à un accident de voiture[11],[12].

Le rapport de 2017 a mis en évidence un large éventail de sujets liés à la sécurité, notamment le changement climatique, et conclu que le réchauffement de la planète risque fort de mettre fin à la civilisation[13].

Le Prix : Une nouvelle forme[modifier | modifier le code]

En novembre 2016, la FDM a lancé le prix Défis Mondiaux - Une nouvelle forme, un concours international qui invite les universitaires, les responsables politiques, les entreprises et la société civile du monde entier à présenter des propositions présentant de nouveaux modèles de gouvernance mondiale. Il a offert 5 millions de dollars de prix, la meilleure candidature ayant reçu au moins 1 million de dollars. La Fondation soutiendrait alors les efforts visant à amener les idées gagnantes à la mise en œuvre. [14] [15] [16] La cérémonie de remise des prix devrait avoir lieu fin mai 2018 à Stockholm[17].

Sources et Références[modifier | modifier le code]

  1. Stuart Dredge, « Artificial intelligence and nanotechnology 'threaten civilisation' », The Guardian, (consulté le 1er janvier 2018).
  2. « Global Challenges Foundation - About the Global Challenges Foundation », globalchallenges.org.
  3. J. Nastranis, « A Swedish Billionaire Invites Ideas for a New UN », IDN-InDepthNews, (consulté le 1er janvier 2018).
  4. « Global Challenges Foundation - The Board », globalchallenges.org.
  5. Laurie Goering, « 8 in 10 people now see climate change as a 'catastrophic risk': survey », Reuters, (consulté le 1er janvier 2018).
  6. « Global Challenges Foundation - Earthstatement », www.globalchallenges.org.
  7. « Global Challenges for the makers of the future », Stockholm School of Economics (consulté le 1er janvier 2018).
  8. « Global Challenges Foundation - Surveys on Global Catastrophic Risks », globalchallenges.org.
  9. « Global Challenges Foundation - Annual Reports on Global Risk », globalchallenges.org.
  10. « Global Challenges Foundation - Quarterly Reports », globalchallenges.org.
  11. Robinson Meyer, « Human Extinction Isn't That Unlikely », The Atlantic, (consulté le 30 avril 2016).
  12. « Global Challenges Foundation website », globalchallenges.org (consulté le 30 avril 2016).
  13. Ian Johnston, « Seven in 10 Brits support 'world government' to protect humanity from global catastrophes », The Independent, (consulté le 1er janvier 2018).
  14. Laurie Goering, « Want to solve global crises? $5 million prize seeks fresh ideas », Reuters, (consulté le 31 décembre 2017).
  15. (en) Angus Chen, « Win $1 Million For Your Bright Idea To Fix The World », NPR, (consulté le 11 septembre 2017).
  16. Zhao Siyuan, « Beating the norm », China Daily, (consulté le 11 septembre 2017).
  17. Mark Leon Goldberg, « How Can the International Community Do Hurricane Response Better? », UN Dispatch, (consulté le 11 septembre 2017).

Liens externes[modifier | modifier le code]