Fondation Baur, musée des arts d'Extrême-Orient
| Type |
Fondation privée |
|---|---|
| Ouverture |
1956 |
| Dirigeant |
Laure Schwartz-Arenales |
| Site web |
| Nombre d'objets |
9 000 objets de la Chine et du Japon |
|---|
| Protection |
Bien culturel suisse d'importance nationale (d) |
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| Adresse | |
|---|---|
| Coordonnées |
La Fondation Baur, musée des Arts d’Extrême-Orient est une institution privée consacrée aux objets d’art de Chine et du Japon. Elle se trouve à Genève, en Suisse, dans un hôtel particulier datant de la fin du XIXe siècle, acquis par le collectionneur suisse Alfred Baur (1865-1951). Le musée ouvre ses portes au public en 1964.
Les collections comptent près de 9 000 objets, allant de céramiques impériales, de jades et flacons à tabac chinois du VIIIe au XIXe siècle à des objets d’art japonais tels que céramiques, laques, estampes, netsuke et ornements de sabre en passant par une importante collection consacrée à la cérémonie du thé au Japon.

Alfred Baur, le fondateur
[modifier | modifier le code]Origines et famille
[modifier | modifier le code]Alfred Baur naît le à Grossandelfingen, dans le canton de Zurich. Il est originaire du même lieu et de Pregny, dans le canton de Genève. Son père, Johaness Baur, est forgeron[1].
Il épouse en 1894 Eugénie Fanny Duret, veuve d'un premier mariage[1].
Formation, parcours professionnel et collection
[modifier | modifier le code]Après un apprentissage à Winterthour, Alfred Baur est envoyé par une maison de commerce international à Colombo (Ceylan), où il fonde sa propre entreprise en 1897[1].
Installé à Genève au début du XXe siècle, c'est en 1906 qu'il commence à collectionner des objets d'art japonais (céramiques, laques, netsuké et ornements de sabre) et chinois (jades). Sa rencontre en 1924 avec Kumasaku Tomita, marchand et expert japonais, donne une nouvelle orientation à sa passion. Ensemble, ils réunissent une des collections les plus importantes de céramiques chinoises en Europe[1].
Peu avant sa mort, Alfred Baur acquiert un hôtel particulier à Genève pour y installer ses collections et les rendre accessibles au public sous le nom de Fondation Alfred et Eugénie Baur-Duret (Collections). Le musée ouvre ses portes en 1964[1].
Mort
[modifier | modifier le code]Alfred Baur meurt le à Genève, à l'âge de 87 ans[1].
Le musée
[modifier | modifier le code]Description
[modifier | modifier le code]Conservateur
[modifier | modifier le code]- Depuis 2018 : Laure Schwartz-Arenales[2].
- 2003 à 2018 : Monique Crick[3].
- De 1967 au moins[4] à 1984 au moins[5] : P.-F. Schneeberger.
Expositions
[modifier | modifier le code]- 2011 : Chine de bronze et d'or[6].
- 2012 : Déesses – miniatures et sculptures indiennes[7].
- 2013 : Parfum d’encre. Peinture lettrée de la Corée Joseon (1392-1910)[8].
- 2015 : Alfred Baur (1865-1951), pionnier et collectionneur[9].
- 2018 : Mille ans de monochromes[10].
- 2022 : Éloge de la lumière, œuvres de Tanabe Chikuunsai IV et de Pierre Soulages[11]
- 2022 : Le secret des couleurs. Céramiques de Chine et d’Europe du xviiie siècle à nos jours[12].
- 2023 : Pop up ! Variations de printemps autour des collections[13].
- 2024 : Plus léger que l’air. Le vol de la libellule, œuvres d'Uehara Michiko[14].
Références
[modifier | modifier le code]- Frank Dunand, « Alfred Baur » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
- ↑ Pascale Zimmermann, « Elle veille sur les délicats trésors du musée Baur », Tribune de Genève, (lire en ligne)
- ↑ Mireille Descombes, « Érotisme. Les musées sex-posent », L'Hebdo, , p. 72 (lire en ligne)
- ↑ « L'art en Extrême-Orient », Gazette de Lausanne, , p. 4 (lire en ligne)
- ↑ André Kuenzi, « L'œil aux écoutes : pour le 20e anniversaire des "Collections Baur" », Aînés : mensuel pour une retraite plus heureuse, (lire en ligne)
- ↑ Laurence Chauvy, « Bronzes et or à la Fondation Baur », Le Temps, (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Laurence Chauvy, « À la découverte des divinités indiennes à la Fondation Baur », Le Temps, (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Laurence Chauvy, « Le trait délié des sages coréens », Le Temps, (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Laurence Chauvy, « La collection Baur rend hommage à son fondateur », Le Temps, (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Irène Languin, « Un millénaire de vaisselle impériale », 24 heures, (consulté le )
- ↑ Elisa de Halleux, « À la Fondation Baur, quand l’éclat de l’ombre unit Pierre Soulages à l’art du bambou », Le Temps, (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Éléonore Sulser, « Entre Orient et Occident, une ronde des couleurs à la Fondation Baur », Le Temps, (ISSN 1423-3967, lire en ligne
, consulté le )
- ↑ Elisa de Halleux, « Variations printanières à la Fondation Baur », Le Temps, (ISSN 1423-3967, lire en ligne
, consulté le )
- ↑ Éléonore Sulser, « À la Fondation Baur, les sculptures arachnéennes d’Uehara Michiko s’envolent », le Temps, (ISSN 1423-3967, lire en ligne
, consulté le )
Liens externes
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- (mul) Site officiel
- Collections Fondation Baur, musée des arts d'Extrême-Orient
- Alfred Baur. Pionnier et collectionneur aux Editions 5 Continents
- "Alfred Baur, à l'honneur sur ses propres terres", par Katia Berger, Tribune de Genève, 6 mars 2015
- "La Fondation Baur fête ses 60 ans", sur Léman Bleu TV, 16 février 2024

