Exemples de fonctions homogènes de degré 1 : les fonctions linéaires. Si x est multiplié par t, alors y l'est aussi.
En mathématiques, une fonction homogène est une fonction qui a un comportement d’échelle multiplicatif par rapport à son ou ses arguments : si l'argument (vectoriel au besoin) est multiplié par un scalaire, alors le résultat sera multiplié par ce scalaire porté à une certaine puissance, appelée degré.
Si est un sous-corps des complexes, on dit que est absolument homogène de degré si :
Selon le contexte, « positivement homogène » peut signifier « positivement homogène de degré pour un certain » ou « positivement homogène de degré 1 »[3].
Si et sont deux fonctions homogènes de degré , alors est une fonction homogène de degré [6].
Si est une fonction homogène de degré et est une fonction homogène de degré , alors est une fonction homogène de degré et est une fonction homogène de degré [6].
Si est une fonction homogène de degré et , alors est une fonction homogène de degré [6].
La dérivée directionnelle (au sens de Dini) d'une fonction définie sur un ℝ-espace vectoriel est, lorsqu'elle existe, positivement homogène de degré 1, lorsqu'on la voit comme fonction de la direction de dérivation.
Le déterminant d'une matrice de est homogène de degré .
En thermodynamique, une fonction est extensive si sa valeur, à pression et température constantes, est proportionnelle à la quantité de matière (ou, de façon équivalente, à la masse) du mélange considéré. Soit la quantité du constituant du mélange et un nombre réelpositif quelconque, par lequel on multiplie toutes les quantités . La valeur finale de est égale à fois sa valeur initiale :
Par exemple, à pression et température données, si l'on double les quantités de tous ses constituants, le volume d'un mélange est doublé ; inversement, si l'on divise par deux ces quantités, le volume est divisé par deux. Le volume est une fonction extensive, ainsi que les capacités thermiques, les potentiels thermodynamiques, l'entropie, etc.[7]. Une fonction thermodynamique extensive est, en termes mathématiques, une fonction homogène de degré 1 par rapport aux quantités des constituants, à pression et température données[7],[8],[9],[10].
On définit la quantité de matière totale du mélange et la fraction molaire de tout constituant . L'extensivité de la fonction donne :
Puisque , la fonction est la valeur de la fonction pour une quantité totale de matière égale à 1 mole : la grandeur est appelée grandeur molaire. Quelle que soit la quantité (exprimée également en moles), on a .
Les mêmes raisonnements peuvent être tenus en considérant les masses des constituants en place de leurs quantités ; on emploie alors les fractions massiques et l'on définit les grandeurs massiques.
↑Knut Sydsaeter et Peter Hammond (trad. de l'anglais par Micheline Citta-Vanthemsche), Mathématiques pour l'économie [« Mathematics for Economic Analysis »], Pearson, .
↑Par exemple, Rockafellar 1970, p. 30, donne la définition d'une fonction « positivement homogène (de degré 1) » et dans toute la suite, ne précise plus ce degré, et dans Schechter 1997, p. 30, le degré 1 est implicite dès la définition.
↑ ab et cJacques Douchet et Bruno Zwahlen, Calcul différentiel et intégral : fonctions réelles d'une ou de plusieurs variables réelles, Presses polytechniques et universitaires romandes (EPFL Press), coll. « Enseignement des mathématiques », , 414 p. (ISBN9782880747282, lire en ligne), p. 301-302.
↑ a et bHal R. Varian et Bernard Thiry (révision scientifique) (trad. de l'anglais par Jean-Marie Hommet), Analyse microéconomique [« Microeconomic Analysis »], De Boeck Supérieur, coll. « Ouvertures économiques », , 2e éd., 572 p. (ISBN9782804158231, lire en ligne).
↑ ab et cAhmed Lesfari, Eléments de géométrie différentielle, Éditions Ellipses, , 384 p. (ISBN9782340087866, lire en ligne), p. 301.
↑ a et bPierre Infelta et Michael Graetzel, Thermodynamique : Principes et Applications, Boca Raton, Floride, BrownWalker Press, , 484 p. (ISBN1-58112-995-5, lire en ligne), p. 90.
↑Richard Taillet, Loïc Villain et Pascal Febvre, Dictionnaire de physique, De Boeck Supérieur, , 976 p. (ISBN9782807307445, lire en ligne), p. 284-285 « Euler (relation d') » et « Euler (théorème d') ».
↑Jean-Noël Foussard, Edmond Julien, Stéphane Mathé et Hubert Debellefontaine, Thermodynamique : Applications aux systèmes physicochimiques, Dunod, , 278 p. (ISBN978-2-10-072894-7, lire en ligne), p. 13.
↑Aurelio Mattei, Manuel de micro-économie, Genève-Paris, Librairie Droz, coll. « Travaux de sciences sociales (volume 159) », , 3e éd., 403 p. (ISBN9782600004725, lire en ligne), p. 81-82.