Fon (peuple)
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4 800 000 (2013)[1] |
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| Population totale | 5 millions (2013)[1] |
| Régions d’origine | Tado |
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| Langues | fon-gbe |
| Religions | Vodoun, christianisme, islam (minoritaire) |
| Ethnies liées | Adjas |
Les Fons, ou Dahoméens constituent le plus important groupe ethnolinguistique en République du Bénin. Ils représentent environ 33,2 % de la population totale du pays selon le recensement de 2002[1], soit environ 4,8 millions de personnes. Il existe une diaspora, en Europe, mais également aux Etats-Unis, du fait du commerce triangulaire.
La langue véhiculaire est le Fon-gbe, une langue gbe dont le nombre total de locuteurs a été estimé à plus de 5 millions (avec les différents dialectes associés), mais les Fons parlent également le français, langue officielle du Bénin.
Ethnonymie
[modifier | modifier le code]Selon les sources, on observe plusieurs variantes : Fons nû, Danhomenous, Danxomènous, Houegbadjavis, Hwégbgadjavis[2].
Répartition
[modifier | modifier le code]Outre la branche principale, surtout établie dans des villes majeures où elle est majoritaire (Abomey, Ouidah, Cotonou, Allada, Bohicon, Calavi, etc.), ainsi qu'au Togo – dans la région d'Atakpamé, il existe quatre (4) sous-groupes ethniques directement dérivés des Fons : les Gouns vivant principalement à Porto-Novo ainsi que dans les régions de Lagos, Ogun et Badagry au Nigeria, les Kotafons basés à Lokossa et Grand-Popo, les Aïzos (Ayizos) dans le grand Allada, ainsi que les Agoudas de Ouidah.
Bien qu'occupant une aire de répartition moindre comparativement aux Ewés, Akans, Peulhs, Yorubas, Igbos et autres ethnies majeures d'Afrique de l'Ouest, les Fons constituent un peuple historiquement important dans le Golfe du Bénin couvrant les régions côtières du Ghana, du Togo, du Bénin et du Nigeria, avec un impact culturel et sociologique marqué. Cela est notamment dû au Royaume du Dahomey, qui constitua pendant plusieurs décennies l'un des principaux pôles économiques et la deuxième puissance militaire de la région côtière (derrière l'empire d'Oyo, qui avait l'avantage d'une cavalerie permettant des campagnes sur longue distance).
Histoire
[modifier | modifier le code]L'historiographie Fon, établie à partir des travaux d'éminents chercheurs et historiens Béninois comme le Pr. Felix Iroko ou encore le Pr. Jean Pliya, émane principalement de récits oraux transmis de générations en générations par les descendants des rois et dignitaires de palais royaux ainsi que de cultes Vodun, de divers royaumes et villes Fons du Bénin. Elle est soutenue par des sources coloniales en français, en anglais et en portugais, dont les données sont toutefois à considérer et examiner avec prudence, du fait d'une compréhension assez partielle des réalités de terrain et dynamiques socio-démographiques par les missions d'explorateurs et de militaires d'alors.
Origines : un périple songhaï
[modifier | modifier le code]L'histoire du peuple Fon, telle que racontée par les sages et anciens des Royaumes d'Abomey et d'Allada, remonte à la deuxième moitié du XVIe siècle et à la déliquescence de l'empire Songhaï à partir d'Askia Mohammed III. L'éclatement après la défaite de Tondibi en 1591 voit un groupe quitter les Askias repliés à Loulami, et migrer à la recherche de terres moins exposées aux attaques du sultanat saadien du Maroc.
Son périple le conduira d'abord à Ifè (ou Ilé-Ifè) au sud-ouest de l'actuel Nigeria, berceau historique des Yorubas. Ceci marque l'arrivée des ancêtres des Fons dans l'aire géographique du Golfe du Bénin. Mais très vite, le groupe Sonrhaï se fait réduire en esclavage par ses hotes Yorubas. Refusant de se résigner à cette condition et déterminé à recouvrer sa liberté, il s'enfuit vers l'Ouest. Tenant particulièrement à ces vaillants esclaves, les Yorubas les poursuivent sur environ 382 km, parcours au cours duquel ils traversent des terres boisées irriguées ou bordées par le fleuve Ouémé.
Las, les Yorubas décident de s'établir dans ces régions propices à l'habitat humain, et y fonderont de multiples cités, dont Kétou (Kétu), Pobè (Kpobè), Sakété, Ifangni, Avrankou, Ajase (future Porto-Novo), Savè et Dassa (Dassa-Zounmè). Un clan, les Igedes, s'établit plus à l'Ouest, dans la région des plateaux qui deviendra des années plus tard, Abomey.
Tado : la naissance des Ajas
[modifier | modifier le code]Entre-temps, le groupe de Sonrhaïs finit par s'arrêter dans un petit hameau du sud-est de l'actuel Togo, baptisé Ezanmè (littéralement "La nuit") par les migrations Ewés. Pour éviter d'attirer l'attention de leurs poursuivants, ils se débarrassent peu à peu des éléments civilisationnels songhaïs qui les exposent à la traque des autres empires dominants de la région. Ils changent également d'appelation, leur progéniture devenant l'ethnie Aja. Au fil des ans, le village se développe, les Ajas devenant des chasseurs, des agriculteurs et des forgerons notoires.
Ezanmè fonctionna longtemps comme une communauté acéphale dirigée uniquement par des sages, sans aucun chef. Mais une épidémie de variole survint, possiblement née des échanges commerciaux avec des peuplades Mossis de la région. Dépourvus face à ce mal, les Ajas le subirent jusqu'au jour où arriva au village un commerçant Yoruba du nom d'Adimôla. Ce dernier connaissait le remède à la maladie, et l'administra aux locaux, qui furent guéris.
Pour le remercier de son geste, ils en firent le premier roi de leur histoire. Pour s'intégrer, Adimôla pris le nom de Togbui-Anyi, et le village fût renommé Tado (littéralement "Halte aux malheurs"). La descendance de Togbui-Anyi se fond ensuite dans le peuple Ewé. Il n'existe aucune mention écrite ou orale d'une quelconque lignée royale lui ayant succédé.
Lignée Agassouvi et naissance des Fons
[modifier | modifier le code]Des décennies après ces événements, la princesse Aligbonon, fille du roi Aja Atchaso Ahossouho, tomba enceinte. Dans la mythologie Aja, la légende raconte que l'auteur de la grossesse est Agassou, un esprit prenant la forme d'une panthère (léopard) qu'elle aurait rencontré en allant puiser de l'eau dans un ruisseau au coeur de la forêt. Il s'agissait en réalité d'un roturier Aja que l'histoire voulut effacer, car une femme de sang royal ne pouvait traditionnellement être la compagne que d'un sang-bleu.
De manière assez intéressante, le terme Agassou peut prendre deux significations en langue fon. La première est "Epoux (ou mâle) venu du ciel", ce qui correspond à la légende, et la seconde est "Amant illégitime", ce qui correspondrait plutôt aux indications sur le père roturier. Toujours est-il que le garçon qui nait prend le nom de Agassouvi, le premier de la lignée qui fût l'ancêtre directe du peuple Fon.
Du fait de leur ascendance patrilinéaire batarde, les Agassouvis furent considérés comme inéligibles au trône, et écartés des discussions de succession. Mais, Landè, un petit-fils de la princesse Aligbonon ne l'entendait pas de cette oreille. Il contesta la légitimité du prince héritier, et lors d'une altercation, finit par le tuer. Ce meurtre lui valu le surnom de Ajahouto (celui qui a tué l'Aja), appelation qui illustrait bien la mise au ban des Agassouvis au sein de la société Aja.
L'exil et la fondation d'Allada
[modifier | modifier le code]Face à l'ire de la famille royale, le désormais Ajahouto pris la fuite en compagnie de sa famille et de quelques proches. Ils prirent la direction de l'Est, reprenant à l'inverse le chemin parcouru par leurs aïeux Songhaïs, quelques siècles plus tôt. Certains se détachèrent du groupe au cours du voyage pour s'installer sur des terres jugées propices, où ils fondèrent quelques cités comme Aplahoué, Athiémè, Bopa (Agbokpa), Dedomè (où est enterrée Nan Dedo, sœur de Landè et petite-fille d'Aligbonon), ainsi que de nombreuses bourgades.
Ajahouto séjourna quant à lui quelque temps dans une zone couverte par des palmeraies qu'il baptisa Dékanmè, et où il y fit ériger un autel en l'honneur de son grand-père Agassou. Pour rompre avec son ascendance Aja qui l'avait rejeté, il prit le nom de Lansuhouto (littéralement "celui qui abat le gros gibier", en référence à son activité de chasseur), et fonda l'ethnie Fon, dont les intermariages avec les autochtones de la région des Plateaux environnante donnèrent naissance au peuple Ayizo.
Les noms Lansuhouto (aujourd'hui pratiquement disparu) et Agassounon constituent ainsi les toutes premières familles Fon. Lansuhouto fonda ensuite un peu plus loin Allada, qui devint le premier Royaume Fon. A sa mort, son fils aîné lui succéda sous le nom de Kokpon (Dah Gnikokpon), littéralement "Le prudent". Kokpon apparaît ainsi officiellement comme le premier roi Fon natif de l'histoire.
Expansion dans l'actuel Bénin : conquête d'Ajase et fondation du Danhome
[modifier | modifier le code]Le roi Kokpon eut 4 fils, qui commencèrent à se disputer la succession. Pour éviter un fratricide, il fût finalement décidé que l'aîné, Medji (littéralement "celui qui l'emporte") prenne le trône d'Allada, tandis que les autres iraient fonder leurs propres royaumes. Le cadet, Zozerigbe, partit vers Ajase au sud-est, qu'il conquit et rebaptisa Hogbonu (Porto-Novo), en devenant roi sous le nom de Te-Agbanlin. Les interactions de sa descendance avec les Yorubas de la région donneront naissance au peuple Goun.
Les deux benjamins, Do-Aklin et Dakodonou, prirent quant à eux la direction des Plateaux plus au nord, et arrivèrent dans une région habitée par une tribu Yoruba appelée Igede (Guédévi en langue fon). Il y reçurent l'hospitalité, mais commencèrent peu à peu à s'imposer comme seigneurs locaux, Do-Aklin devenant le chef Gangnihessou, ce qui finit éventuellement par créer des frictions avec leurs hôtes.
Environ 5 décennies après leur arrivée, le fils de Gangnihessou, le prince Aho (littéralement "la corne", ainsi surnommé car il était un chasseur de buffles légendaire), vainquit les Igedes, tua leur chef nommé Dan. Pour marquer son territoire et bien signifier qu'il était le nouveau leader, il fit construire sa case sur l'emplacement même de la tombe du chef Igede, baptisant Danhome (littéralement "dans le ventre de Dan") ce qui deviendrait une puissance régionale ainsi qu'un des royaumes les plus célèbres du continent africain.
Prenant le nom royal de Houegbadja (littéralement "le poisson qui échappe à la nasse"), il rebaptisa également la région en Abomey, et en fit la plus puissante des capitales Fons. Le Royaume s'étendit éventuellement avec ses successeurs, voyant la naissance de plusieurs cités comme Lokossa, Bohicon, Lissazounmè, etc.
Culture
[modifier | modifier le code]Issus de la tradition orale, les proverbes, la musique, l'art, ainsi que les contes et légendes figurent parmi les formes d'expression les plus populaires de la culture et des traditions fons[3]. Les proverbes véhiculant la sagesse endogène présentent souvent une structure binaire, où la première partie énonce un fait (souvent imagé), tandis que la seconde y répond. Ils utilisent aussi des éléments de la nature (animaux, plantes, etc.) pour illustrer des comportements humains. Les contes qui, quant à eux, se narrent, comme dans plusieurs autres traditions africaines, sous l'arbre à palabres du village ou autour d'un feu en soirée, illustrent souvent des récits imaginaires à finalité éducative.
Les rythmes musicaux traditionnels fons incluent le Zinli, danse princière créée au XIXe siècle à la cour du roi Glèlè, et sa variante dédiée au deuil, l'Avi-Zinli (littéralement "Zinli des larmes"), ainsi que l'Akonhoun (littéralement "rythme de la poitrine) où la percussion est donnée par des coups frappés sur le torse avec les paumes des mains. Ces deux danses très populaires s'accompagnent de psalmodies mélismatiques de type responsorial, et sont pratiquées par des mouvements de courbure du buste et des bras, tandis que les jambes sont levées de manière rythmée.
En matière d'art, une bonne partie des œuvres, telles que les textiles, les autels et les bas-reliefs, sont aussi liées à la cour royale. Certaines activités sont par ailleurs le domaine d'expertise d'une famille en particulier, comme les Hountondji pour la métallurgie. À titre d'exemple, le buffle d'argent ci-dessous, exposé au Metropolitan Museum of Art de New York[4]. Cette œuvre réalisée par les artisans de la cour du roi Ghezo mesure 30,5 x 60 cm, et est constituée d'une structure en bois recouverte de feuilles d'argent martelées.
- Sculpture dédiée à Gou, divinité du fer et de la guerre[6]
- Détail d'une tenture à motifs appliqués[7]
Religion
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Les croyances traditionnelles restent vivaces, notamment sous la forme du vodoun, un culte animiste polythéiste que les esclaves Fons, Ewes et Yorubas introduisirent également en Amérique pendant la traite négrière, notamment en Caroline du Sud et en Louisiane aux Etats-Unis (particulièrement en Nouvelle-Orléans), au Brésil, ainsi que dans les Antilles et plus largement dans les Caraïbes, notamment en Haïti, à Cuba, à Porto Rico, en République Dominicaine, en Jamaïque, en Guadeloupe, en Martinique. Musiques et danses sont étroitement associées à ces pratiques. Au Bénin, la fête nationale du Vodoun a lieu les 10 janvier.
Avec la colonisation, une bonne partie des Fons ont cependant adopté la religion chrétienne, beaucoup devenant catholiques ou protestants, mais également, dans une moindre mesure, Témoins de Jehovah et Mormons. Par ailleurs, certains sont membres de l'Eglise du Christianisme Céleste, un mouvement religieux d'envergure mondiale issu de la tendance Aladura, créé en 1947 à Porto-Novo au Bénin, par le pasteur Yoruba Samuel Joseph Oshoffa.
Par ailleurs, il est très courant de voir des Fons pratiquer simultanément le christianisme et le vodoun. L'islam est par contre assez faiblement répandu chez cette ethnie.
Vie économique et sociale
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Les Fons sont traditionnellement des agriculteurs, cultivant historiquement céréales (maïs, sorgho, haricot), des tubercules (manioc, patate douce), fruits (ananas, oranges, bananes et plantain[8]) et noix (palmier à huile), des chasseurs, des forgerons, des militaires et des commerçants.
Ils jouent aujourd'hui un rôle de premier plan dans la vie socioéconomique et politique de la République du Bénin où ils occupent globalement des postes importants dans la fonction publique et les professions libérales[8], notamment dans des secteurs clés comme la finance, l'industrie, le divertissement, la politique, la santé, etc.
Personnalités notables
[modifier | modifier le code]Plusieurs grands noms de la littérature béninoise francophone sont d'origine fon[9]. Le père de Toussaint Louverture, homme politique et général haïtien était fon, revendu à Haïti.
Quelques personnalités et célébrités de divers domaines sont issus de l'ethnie Fon. C'est le cas de la chanteuse Angélique Kidjo, première artiste africaine à être honorée d'une étoile sur le Walk of Fame d'Hollywood, et quintuple lauréate du Grammy Award (le record africain pour un artiste individuel).
C'est aussi le cas de l'acteur d'Hollywood Djimon Hounsou, notamment connu pour ses rôles dans Gladiator, Lara Croft Tomb Raider: The Cradle of Life, Constantine, Eragon, Blood Diamond, Dragons 2, Guardians of the Galaxy, Le Septième Fils, Fast and Furious 7, The Vatican Tapes, Tarzan, King Arthur, Aquaman, Captain Marvel, Shazam!, Black Adam, Gran Turismo, Rebel Moon, Beverly Hills et Black Panther.
- « Chefs Dahoméens faisant, sur l'ordre du gouverneur général, amende honorable au monument de l'administrateur Cait, assassiné à Sakété » (1912)
Notes et références
[modifier | modifier le code]- 1 2 3 ▶ Quatrième recensement général de la population et de l'habitation, 2013. Synthèse des analyses, Institut national de la statistique et de l'analyse économique, Direction des études démographiques, Cotonou, 2003, p. 23. Voir aussi :
▶ Institut national de la statistique et de l'analyse économique, Troisième recensement général de la population et de l'habitation : rapport général, République du Bénin, Direction des études démographiques, Ministère chargé du Plan, de la Prospective et du Développement, , 146 p. (lire en ligne), page 115. - ↑ Source RAMEAU, BnF
- ↑ Voir par exemple : Christine Adjahi Gnimagnon, Do massé : contes fon du Bénin, L'Harmattan, 2003 ; Raouf Mama, Comment Caméléon devint source de sagesse : contes fon du Bénin et Zinsa et Zinhoué, les sœurs jumelles : contes fon du Bénin, L'Harmattan, 2008
- ↑ (en) Metropolitan Museum : Arts of Africa, Oceania, and the Americas Buffalo figure
- ↑ Metropolitan Museum of Art
- ↑ Pavillon des Sessions, Musée du Louvre
- ↑ Musée Théodore Monod d'art africain
- 1 2 (en) J. S. Olson, The Peoples of Africa: An Ethnohistorical Dictionary, Greenwood Publishing Group, 1996, p. 178-179
- ↑ (en) M. Z. Yakan, Almanac of African Peoples & Nations, Transaction Publishers, New Brunswick, N.J., 1999, p. 315
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
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: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- E. Adja, « Les proverbes Fon du Bénin : média d’une culture de l’ouverture ? », Laboratoire Langage, Langues et Culture d’Afrique noire, Genève.
- Sam Atkinson et Paula Regan (dir.), Petit Larousse illustré des légendes et des mythes, Paris, Larousse, 2016. (Première édition : Myths and Legends, Dorling Kindersley Publishing, 2009.)

- André Blandin, « L'art Fon du royaume d'Abomey », in Afrique de l'Ouest : bronzes et alliages, Blandin, Marignane, 1988, p. 269-284
- Georges A. Gangbe Guedou, Xó et gbé : langage et culture chez les Fon (Bénin), SELAF, Paris, 1985, 524 p.
- Dominique Juhé-Beaulaton, « Perception du climat et calendrier agricole chez les Fon du sud du Togo et du Bénin », in Esther Katz, Annamaria Lammel et Marina Goloubinoff (dir.), Entre ciel et terre : Climat et sociétés, IRD Éditions, Ibis Presse, Paris, 2002, p. 277-295 (ISBN 2709914913)
- Jacques Kerchache, Jean-Louis Paudrat, Lucien Stéphan et Françoise Stoullig-Marin, « Fon », in L'Art africain, Citadelles & Mazenod, Paris, 2008 (édition revue et augmentée), p. 509-510 (ISBN 978-2-85088-441-2)
- Bienvenu Koudjo, « Parole et musique chez les Fon et les Gun du Bénin : pour une nouvelle taxinomie de la parole littéraire », in Journal des africanistes, 1988, vol. 58, no 58-2, p. 73-97
- (en) James Stuart Olson, « Fon », in The Peoples of Africa: An Ethnohistorical Dictionary, Greenwood Publishing Group, 1996, p. 178-179 (ISBN 9780313279188)

- Maximilien Quénum, Au pays des Fons : us et coutumes du Dahomey, Larose, Paris, 1938, 170 p. + pl.
- Claude Savary, La pensée symbolique des Fò du Dahomey : tableau de la société et étude de la littérature orale d'expression sacrée dans l'ancien royaume du Dahomey, Éditions Médecine et hygiène, Genève, 1976, 369 p. (texte remanié d'une thèse, Université de Neuchâtel)
- A. Tingbe-Azalou, « Rites funéraires et exhibitionnisme social en milieu fòn du Bénin », Anthropos (Fribourg), 1993, vol. 88, nos 1-3, p. 163-169
- (en) Mohamad Z. Yakan, « Fon », in Almanac of African Peoples & Nations, Transaction Publishers, New Brunswick, N.J., 1999, p. 313-315 (ISBN 9781560004332)

