Folco de Baroncelli

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Folco de Baroncelli
Folco de Baroncelli 1906.jpg
Folco de Baroncelli en 1906.
Fonction
Majoral du Félibrige
-
Antoine Esclangon (d)
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 74 ans)
AvignonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Marie Joseph Lucien Gabriel Folco de Baroncelli-JavonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Écrivain, manadierVoir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Jacques de Baroncelli
Marguerite de Baroncelli (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Folco de Baroncelli-Javon.jpg

Folco de Baroncelli (né le à Aix-en-Provence et mort le à Avignon) est un écrivain et manadier français.

Disciple de Frédéric Mistral et majoral du Félibrige, il est considéré comme l'« inventeur » de la Camargue. Il en a exploité des traditions avérées et en a instauré de nouvelles en s'inspirant du Wild West Show de Buffalo Bill lors de son passage dans le Midi.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et jeunesse[modifier | modifier le code]

Palais du Roure à Avignon.

Marie Joseph Lucien Gabriel Folco de Baroncelli-Javon est né à Aix-en-Provence[1], mais sera baptisé à Avignon où demeurent ses parents. Il descend d'une vieille famille florentine[2] installée en Provence depuis le XVe siècle dans un bâtiment au plein centre d'Avignon, l'hôtel de Javon ou de Baroncelli, appelé plus récemment « palais du Roure ».

Celui qui devait devenir gentilhomme-gardian appartient par son père[3], Raymond de Baroncelli[4],[5], à une très vieille famille d’origine toscane et de tradition gibeline, qui possède depuis le début du XVIe siècle la seigneurie et le château de Javon, dans le diocèse de Carpentras - le titre de marquis porté par le chef de famille n'est que de courtoisie.

Il est le frère du cinéaste Jacques de Baroncelli et de Marguerite de Baroncelli, reine du Félibrige de 1906 à 1913 et épouse de Georges Dufrénoy.

Il passe son enfance au château de Bellecôte près de Nîmes, où il fait ses études[4]. Ivan Gaussen indique qu'il grandit également à Bouillargues[6].

Revenu dans l'hôtel familial d'Avignon alors capitale des félibres, il y rencontre Roumanille, dont la librairie était voisine de l'Hôtel de Javon, et, en 1889, Mistral. Le jeune Folco s'enthousiasme pour la langue provençale qu'il introduit dans son milieu familial, par essence aristocratique, même s'il prétendit par la suite que « les Baroncelli avaient toujours pratiqué le provençal dans leur vie courante »[7]. Dès 1890, il publie un premier ouvrage en provençal, la nouvelle Babali. Conscient que son nouvel ami porte un nom prestigieux qui servirait la cause provençale, Mistral lui confie l'année suivante la direction de son journal L'Aiòli[4]. En 1905, il devient majoral du Félibrige, mais démissionne en 1926.

Le mas de l'Amarée[modifier | modifier le code]

En 1895, lou Marqués (le Marquis), comme on l'appellera désormais, se rend en Camargue et monte une manade, la Manado Santenco (la Manade saintine), aux Saintes-Maries-de-la-Mer. Peu de temps auparavant, le , il avait épousé Henriette Constantin, fille d'Henri Constantin, propriétaire du domaine des Fines Roches à Châteauneuf-du-Pape[4]. De ce mariage il aura trois filles[8]. Mais sa femme supportera mal le climat camarguais et leur vie commune sera épisodique. Néanmoins, le 30 juillet 1899, il s'installe définitivement aux Saintes sur la petite route du Sauvage, au mas de l’Amarée[9],[10], en locataire du propriétaire d’alors, monsieur Allègre.

Le marquis de Baroncelli, en tenue de gardian, observant son troupeau dans sa manade aux Saintes-Maries-de-la-Mer au début des années 1900.
Manade du Marquis Folco de Baroncelli lors d'une abrivade, vers 1900-1910.

En 1905, il fait connaissance à Paris de Joe Hamman, qui lui présente Buffalo Bill[11] à l'occasion d'une représentation de la tournée de sa troupe américaine en Europe. Baroncelli propose à ce dernier les services de ses gardians qui participent avec les Indiens et les cows-boys aux spectacles que Buffalo Bill organise alors dans le cadre de son Wild West Show [12]. Il y trouvera l'inspiration pour créer ses jeux de gardians. A partir de 1909, Baroncelli met à disposition d'Hamman ses gardians et ses taureaux pour ses films faits en Camargue, qui seront parmi les premiers Westerns jamais tournés, conjointement à ceux réalisés eux Etats-Unis[13].

En septembre 1907, les crues liées aux orages du 27 de ce mois noient une partie de sa manade[14].

En mai 1908, il rencontre à Arles Jules Charles-Roux et Jeanne de Flandreysy à l'occasion du tournage de la première version cinématographique de Mireille[14]. Cette rencontre avec Jeanne de Flandreysy, déjà aperçue quatre ans plus tôt à Valence, le marque à jamais. Il tombe amoureux de cette belle mais très indépendante femme, véritable égérie provençale. Si leur relation amoureuse fut brève, leur amitié dura jusqu'à la mort du marquis.

En attente de la ferrade au Mas de l'Amarée.
Ferrade sous la supervision du marquis de Baroncelli.

Dès le début du XXe siècle, le marquis s’attelle avec d’autres à la reconquête de la pure race Camargue, tout comme il participe activement à la codification de la course camarguaise naissante. La sélection draconienne qu'il opère est récompensée par son taureau Prouvènço, historique cocardier qui déchaîne les foules, baptisé ainsi autant pour ses qualités esthétiques que ses aptitudes combatives.

La Naciouin gardiano devant l'église Saint-Pierre d'Avignon.

Le , il crée la Nacioun gardiano[15] (la « Nation gardiane »), qui a pour objectif de défendre et maintenir les traditions camarguaises. Il avait aussi participé à la sauvegarde des la Confrérie des Gardians de Saint-Georges, fondée à Arles en 1512, qui avait alors failli disparaître.

Mobilisé, il est profondément affecté par les carnages de la guerre de 1914-1918. À la suite de propos prétendument « anti-militaristes » qu'il aurait proférés et qui furent dénoncés, il est interné au fort de Peccais.

À la fin de la Guerre et plus précisément le 18 avril 1918, Jeanne de Flandreysy, associée à son père Étienne Mellier, rachète le palais du Roure[16], vendu par le marquis et ses frères et sœurs à la mort de leur mère. Ce palais, maison historique et familiale des Baroncelli, avait été mis en vente au cours de l'été 1907 puis vendu le à la société Immobilière de Vaucluse[17] qui en avait dispersé la plupart des trésors, dont de superbes boiseries. C'est à cette époque que Jeanne de Flandreysy l’incite à écrire.

Le 17 octobre 1921, à Nîmes, il conduit la « Levée des Tridents », à la tête de la Nacioun gardiano et en compagnie de son ami Bernard de Montaut-Manse, pour protester contre l'interdiction des corridas[18]. Il s'agit d'un défilé pacifique comme le montrent les anciennes photographies[19]. Bernard de Montaut-Manse réussit à faire débouter la SPA de son action en justice contre les corridas à Nîmes[20].

En 1924, il demande à Hermann Paul de concevoir et dessiner la croix camarguaise, dont le modèle est réalisé par Joseph Barbanson, forgeron aux Saintes-Maries-de-la-Mer. La croix est inaugurée le 7 juillet 1926 sur un terre-plein de l’ancienne sortie sud-est de la cité camarguaise[21].

Le mas du Simbèu[modifier | modifier le code]

Mas du Simbèu dans les années 1930.

Toutefois, les problèmes financiers s’accumulent et en 1930, désargenté, il doit quitter le mas de l'Amarée dont il n'est que locataire. Les Saintois se cotisent alors et lui offrent un terrain sur lequel il construit une réplique du mas de l'Amarée, le mas du Simbèu (littéralement « signe », « enseigne », « point de mire », nom donné au vieux taureau, chef du troupeau)[22] ; le à minuit, il quitte l’Amarée pour le Simbèu.

Dans les années 1930, il dénonce le projet d'assèchement du Vaccarès, se bat pour la création d'une réserve en faisant valoir l'importance à venir du tourisme et manifeste pour le maintien des courses camarguaises[23]. Il témoigne aussi en faveur du maire communiste des Saintes-Maries-de-la-Mer, Esprit Pioch[24], et prend parti dans la guerre d’Espagne pour les Républicains espagnols. Il soutient également les gitans et leur pèlerinage. À sa demande, l’Archevêque d’Aix, Monseigneur Roques, tolère que la statue de Sara, patronne des gitans, soit amenée jusqu’à la mer, ce qui est réalisé, pour la première fois, le 25 mai 1935. Toutefois, ce n’est qu’à partir de 1953 que des prêtres participeront à cette procession.

« Le crépuscule du Marquis »[modifier | modifier le code]

La fin des années 1930 n'est pas très heureuse pour le marquis. En février 1935, il tombe gravement malade puis est très affecté par le décès de son épouse, survenu le . En 1938, à nouveau gravement malade, il est transporté d’urgence au centre médical de Nîmes. Et à la veille de la guerre, en février 1939, c’est la fin de sa manade. En 1940, il proteste auprès de Daladier après des manœuvres de tirs d'avions dans le Vaccarès.

La guerre 1939-1945 lui sera en quelque sorte fatale. Lors de leur arrivée en zone libre en 1942, les Allemands s'installent, dès le 16 novembre 1942, dans son mas du Simbèu, réquisitionné en janvier 1943. Finalement, le 17 février, le marquis de Baroncelli en est expulsé et s’installe dans le village même des Saintes, chez sa fille (place Saint-Pierre). Affaibli par la maladie et terriblement attristé, il reçoit l’extrême onction et meurt le 15 décembre, peu avant 13 heures, à Avignon[25].

Tombeau[modifier | modifier le code]

Tombeau du marquis de Baroncelli à l'emplacement de son mas lou Simbèu aux Saintes-Maries-de-la-Mer.

Son mas Lou Simbèu est détruit à l'explosif en 1944 par les troupes allemandes lorsqu'elles quittent le pays. Il n'aura duré que 13 ans. Le , les cendres du Marqués sont transférées dans un tombeau à l’endroit même où se trouvait le mas du Simbèu mais son cœur est placé dans la chapelle de ses ancêtres, au palais du Roure, ancien hôtel de Baroncelli-Javon[25]. Lors de ce transfert, alors que le convoi funèbre longe les prés, les taureaux de son ancienne manade se regroupent et suivent lentement le cortège, comme accompagnant leur maître une dernière fois. Ainsi, selon sa volonté :

lorsque je serai mort, quand le temps sera venu, amenez mon corps dans la terre du Simbèu, ma tête posée au foyer de ma vie, mon corps tourné vers l'église des Saintes, c'est ici que je veux dormir,

le marquis repose sur les lieux de son dernier mas. On peut se rendre sur sa tombe, qui est d'une grande sobriété.

Legs[modifier | modifier le code]

Selon le professeur américain Robert Zaretsky, Folco de Baroncelli a contribué à transformer la Camargue, jusque-là étendue sauvage et désolée, en une nature ordonnée et apprivoisée, devenue parc naturel et l'une des destinations de vacances les plus courues. « À l'instar de Claude François Denecourt, l'« inventeur » de la forêt de Fontainebleau, Baroncelli est pour la Camargue, le génie des lieux ». Et d'ajouter : « poète médiocre devenu manadier, révolutionnaire indécis devenu homme de spectacle, régionaliste mué en bricoleur de l'histoire et du folklore camarguais, Baroncelli a participé à la création de la France moderne »[26].

Œuvre[modifier | modifier le code]

  • Blad de Luno (Blé de Lune), préface de Frédéric Mistral, Paris ( Lemerre) et Avignon ( Roumanille), 1909, 155 pages, recueil de poèmes bilingue provençal-français.
  • Babali, Nouvello prouvençalo, préface de Frédéric Mistral, Paris ( Lemerre) et Avignon ( Roumanille), bilingue provençal-français, 1910, 53 pages, 33 illustrations, 8 reproductions d'aquarelles inédites de Ivan Pranishnikoff, Teissère de Valdrôme, Roux-Renard, Morice Viel et 4 lettrines de Louis Ollier
  • Les Bohémiens des Saintes-Maries-de-la-mer, Paris (Lemerre), traduit du provençal, 1910, 32 p., fig. en noir et en couleur
  • L'élevage en Camargue Le Taureau (tiré-à-part des travaux du 5e Congrès du Rhône), Tain-Tournon, ed. Union Générale des Rhodaniens, 1931, 14 pages.
  • Souto la tiaro d'Avignoun - Sous la tiare d'Avignon, Société Anonyme de l'Imprimerie Rey, Lyon, 1935.
  • Recueil de poèmes bilingue français-provençal contenant : Les deux veuves ; Préface ; La cavale de Grégoire XI ; Le nombre 7 et la Provence ; Le jour de la Saint-André (30 novembre) et les Pénitents gris d'Avignon ; Politesse provençale ; La Madone du Château de Bellecôte ; La chèvre d'or ; La chasse au perdreau en Camargue ; Les chevaux camarguais ; Le grand loup ; Bauduc ; La Madone de l'hôtel de Javon ; Valence, cité cavare et provençale.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Hôtel Villeneuve d'Ansouis, 9 rue du Quatre-Septembre, angle rue Goyrand.
  2. Site Persée
  3. Ce seigneur de très vieille noblesse avait épousé une Nîmoise, mademoiselle de Chazelles, dont il eut neuf enfants : Jacques Folco ; Henri (mort pour la France à Massiges le 24 septembre 1915) ; Marie-Thérèse, religieuse carmélite ; Jeanne, mariée en 1906 à Soubhi Ghali bey ; Emma ; Gabrielle, mariée en 1905 au comte Raoul Deltour de Chazelles ; Marguerite, mariée en 1914 au peintre Georges Dufrénoy, et enfin Adrienne, mariée en 1907 à Robert des Portes, officier de marine, fils de l'Amiral des Portes.
  4. a b c et d Palais du Roure - Le crépuscule du Marquis, p.13, et H. Dibon, Folco de Baroncelli, op. cit..
  5. Si Raymond de Baroncelli est qualifié de « comte de Baroncelli-Javon », et non de « marquis » dans l'acte de naissance de son fils Folco, en date du 2 novembre 1869 à Aix-en-Provence, c'est parce que son père était toujours vivant et portait alors seul le titre de marquis... ; acte no 1869/443 : « (...) a comparu Hippolyte Alexandre Marie Augustin Raymond, comte de Baroncelli-Javon, directeur des télégraphes, âgé de trente-quatre ans, lequel nous a présenté (...) ». Folco de Baroncelli lui-même ne portera que le titre de comte jusqu'au décès de son père.
  6. Gaussen 1962.
  7. Henriette Dibon, Folco de Baroncelli, Nîmes, impr. Bené, 1982.
  8. Nerte, Maguelone et Frédérique, dite Riquette. Nerte et Maguelone se marient respectivement le et le . Le , sa troisième fille, Frédérique, épouse Henri Aubanel.
  9. Ce terme serait la francisation du provençal amaréu désignant en Camargue un bouquet d'arbres (Louis Alibert, Dictionnaire occitan-français, nouvelle édition, Toulouse, IEO, 1977).
  10. Palais du Roure - Le crépuscule du Marquis, p.14 ; cet ouvrage n'indique que « juillet 1899 ».
  11. Palais du Roure - Le crépuscule du Marquis, p. 14.
  12. Les Indiens de Buffalo Bill et la Camargue, sous la dir. de T. Lefrançois, avec la participation de Remi Venture, Serge Holtz et Jacques Nissou, Paris, La Martinière, 1994.
  13. Anaïs Kien et Charlotte Roux, documentaire Western Baguetti : l'Incroyable Histoire de Joe Hamman sur France Culture, 26 juin 2012.
  14. a et b Palais du Roure - Le crépuscule du Marquis, p.15.
  15. L'association est déclarée au Journal officiel le 16 septembre 1909 sous son nouveau nom. C'est donc le 16 septembre 1909 que naît officiellement la Nacioun gardiano, fleur de son âme et de son idéal, en remplacement du Coumitat Virginien dissout. Le conseil des membres fondateurs reste le même. Le siège social de la Nacioun sera aux Saintes-Maries-de-la-Mer. D’après le site officiel de la Nacioun gardiano, consultable ici.
  16. Palais du Roure, Le crépuscule du Marquis, p. 17.
  17. Palais du Roure, Le crépuscule du Marquis, p. 15.
  18. Levée des tridents.
  19. Défilé pacifique.
  20. Baroncelli au secours de la corrida.
  21. À cette fête furent présents de nombreuses personnalités et les amis du Marquis de Baroncelli : le poète Joseph d'Arbaud, Rul d'Elly, Maguy Hugo (la petite-fille de Victor Hugo), Madame de la Garanderie, Fanfonne Guillierme, la famille des éditeurs Aubanel, le peintre Paul Hermann.
  22. Il s'agit d'un taureau castré, auquel on a inculqué la peur de l'homme et qui obéit à la voix ; une sonnaille pend à son cou. Il sert à manœuvrer la manade (le troupeau). Il est au gardian ce que le chien est au berger.
  23. Frédéric Saumade, Des sauvages en Occident : les cultures tauromachiques en Camargue et en Andalousie, (Livre numérique Google), Les Éditions de la MSH, 1994, 275 p., p. 198 : « Dès 1930, et par une argumentation éclairée faisant valoir l'importance future de la consommation touristique, il demandait la création d'un parc national pour sauvegarder la Camargue des "tentatives commerciales de desséchement et de défrichement" ».
  24. Condamné en 1934 ; fin du rêve de parc naturel.
  25. a et b Avignon : Le crépuscule du Marquis de Baroncelli, La Marseillaise, 16 décembre 2013.
  26. (en) Robert Zaretsky, Cock & Bull Stories, Folco de Baroncelli and the Invention of the Camargue, Lincoln & London, University of Nebraska Press, 2004, 192 p., p. 12 (Introduction) : « In part, through the power of words, Baroncelli turned a bleak and neglected landscape – a true wilderness – into a planned, keenly observed "wilderness" that has become one of France's most popular vacation spots and a protected bird and nature preserve. Like John Muir and Yosemite, or Claude François Denecourt, the eccentric largely responsible for the creation of the forest of Fontainebleau, Baroncelli is the genius loci, or the camargue's resident "spirit". A mediocre poet become rancher, an irresolute revolutionary turned showman, and a regonalist made into a bricoleur (a sort of do-it-yourselfer) of history and folklore, Baroncelli told a compelling cock and bull story – an important but neglected one – that helped create modernn France ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean des Vallières, Le Chevalier de la Camargue - Folco de Baroncelli, marquis de Javon, Éditions André Bonne, collection « par 4 Chemins ». Prix Boudonnot 1957 de l'Académie française.
  • « Baroncelli », dans Ivan Gaussen (préf. André Chamson), Poètes et prosateurs du Gard en langue d'oc : depuis les troubadours jusqu'à nos jours, Paris, Les Belles Lettres, coll. « Amis de la langue d'oc », (notice BnF no FRBNF33021783), p. 104.
  • Henriette Dibon dite Farfantello, Folco de Baroncelli, Imprimerie René, Nimes, 1982, 429 p.
  • René Baranger, En Camargue avec Baroncelli, l'auteur, Clichy, 1983, 164 p. (Récit des quatorze années passées par l'auteur comme gardian au mas de l'Amarée puis au mas du Simbèu).
  • Les Indiens de Buffalo Bill et la Camargue, sous la dir. de T. Lefrançois, avec la participation de Remi Venture, Serge Holtz et Jacques Nissou, Paris, La Martinière, 1994.
  • Robert Zaretsky, Le Coq et le Taureau, Comment le Marquis de Baroncelli a inventé la Camargue, traduit de l'anglais (américain) par Cécile Hinze et David Gaussen, Éditions Gaussen, 2008. (L'auteur, qui enseigne la culture française à l'Université de Houston au Texas, replace l'action et l'œuvre de Baroncelli dans le contexte de la formation de la France moderne. Avant-propos de Sabine Barnicaud, conservatrice du palais du Roure - Références de l'édition en anglais : Cock & Bull Stories, Folco de Baroncelli and the Invention of the Camargue, Lincoln & London, University of Nebraska Press, 2004, 192 p.)
  • Palais du Roure, Le crépuscule du Marquis, Éditions Palais du Roure, Avignon, 2013, (ISBN 978-2-9546921-1-1)
  • Jacky Siméon, Dictionnaire de la course camarguaise, Vauvert, Au Diable Vauvert, 142 p. (ISBN 978-2-846-26424-2), p. 19-20

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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