Florentin Bonnet

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Florentin Bonnet
Florentin Bonnet
L'adjudant-chef Florentin Bonnet en 1924.

Naissance
Audes (Allier)
Décès (à 35 ans)
Hourtin (Gironde)
Origine Drapeau de la France France
Arme Roundel of France.svg Aéronautique militaire
Grade lieutenant
Conflits Première Guerre mondiale
Autres fonctions pilote d'essai

Florentin Bonnet, né le à Audes (Allier) et mort le à Hourtin (Gironde), était un aviateur français. Il fut pilote de chasse pendant la Première Guerre mondiale, et dans l'entre-deux-guerres pilote de raids et de records, et pilote d'essai.

Biographie[modifier | modifier le code]

Très tôt attiré par le sport, davantage que par les études qu'il abandonne à l'âge de quatorze ans, Florentin Bonnet se lance dans le cyclisme et engrange rapidement des victoires régionales.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En 1912, il est appelé au service militaire au 32e régiment d'artillerie. Il sert dans cette unité durant les trois prem̠ières années de la Première Guerre mondiale. Il reçoit plusieurs blessures, notamment à l'épaule gauche le . Il est intoxiqué par les gaz asphyxiants le . Ses états de service lui permettent de passer dans l'aviation. Alors maréchal des logis et titulaire de la Croix de guerre, il ne manque pas de réflexes ː entré dans l'aviation de chasse peu avant l'Armistice de 1918, il obtient pourtant deux victoires.

Records[modifier | modifier le code]

La paix revenue, il rejoint le 1er régiment de chasse, basé à Thionville sous les ordres du commandant Jean Houdemon. Il y révèle ses qualités de pilote, en particulier à bord du Nieuport-Delage NiD.29. Il n'abandonne pas le cyclisme pour autant, et remporte le championnat militaire cycliste du 9e corps d'armée. Dès 1923, il s'aligne dans les compétitions aéronautiques ː le , sur un Nieuport équipé d'un moteur Hispano-Suiza de 300 ch, il parcourt 2 810 kilomètres en 17 heures, 17 minutes, 31 secondes et 14 atterrissages, à la vitesse moyenne de 162,487 km/h, et remporte ainsi la Coupe Military Zénith. Le , il gagne la coupe Lamblin après avoir réussi le meilleur temps sur le parcours de 1 200 kilomètres Paris-Strasbourg-Lyon-Paris ː 6 heures et 29 minutes. Le il améliorera cette performance de 20 minutes.

En , il obtient un congé de l'armée pour effectuer les essais d'un avion de course conçu par Jean Hubert, l'ingénieur en chef de la société « Ferbois » d'Adolphe Bernard. L'expérimentation du prototype V-1 se termine par sa destruction, heureusement sans mal pour le pilote. Le prototype V-2 se révèle bien plus performant et permet à l'adjudant Bonnet de battre le record de France de vitesse le , avec 393,340 km/h. Le , aux commandes du modèle V-2 modifié (sa surface alaire ramenée à 10,80 m2 par réduction de l'envergure[1]), Bonnet bat le record du monde de vitesse, avec 448,171 km/h, qui avait été détenu par la France sans interruption de 1909 à 1922, et qui lui avait été ravi par les États-Unis. Cet exploit vaut à l'aviateur la Légion d'honneur et la promotion au grade de sous-lieutenant.

Décès[modifier | modifier le code]

Florentin Bonnet réintègre l'armée, à la SPA 81 du 1er régiment de chasse à Thionville. En 1929, il rejoint à Hourtin (Gironde) l'équipe constituée par le colonel Édouard Duseigneur en vue de la participation de la France à la Coupe Schneider. Ne disposant pas encore de leurs hydravions, les aviateurs s'entraînent sur des Nieuport 62. C'est à l'occasion d'un décollage acrobatique à bord d'un de ces chasseurs que le lieutenant Bonnet se tue, le .

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Adolphe-Bernard », sur Fan d'avions, (consulté le 7 février 2018).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernard Marck, Dictionnaire universel de l'aviation, Tallandier, , 1129 p. (ISBN 2-84734-060-2), p. 131.
  • Pierre Lissarrague, « Il y a soixante ans... Le record du monde de vitesse porté à 448,117 km/h par Florentin Bonnet sur avion Bernard Ferbois le 11 décembre 1924 », Pégase, no 35,‎ .

Liens externes[modifier | modifier le code]