Flore et Marie de Cordoue

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Tableau de sainte Flore, abside de la cathédrale de Cordoue.

Flore et Marie de Cordoue (en espagnol : Flora y María de Córdoba) sont deux chrétiennes mises à mort ensemble à Cordoue le , sous le règne d'Abd al-Rahman II. L'Église les honore comme vierges et martyres, et les fête le .

Histoire et tradition[modifier | modifier le code]

Flore est née à Cordoue, en Espagne, d'un père musulman et d'une mère chrétienne. Abd al-Rahman II (822-852) décréta apostat les enfants chrétiens nés de couples mixtes[1]. La loi islamique faisait d'elle une musulmane mais, en secret, elle avait été élevée dans la foi chrétienne. Son frère musulman apprit sa foi , et il fit emprisonner des clercs sachant qu'elle ne supporterait pas de voir quelqu'un souffrir à cause d'elle. Puis il la dénonça au juge (le cadi) qui la força à apostasier (renoncer publiquement à sa religion). Elle refusa et fut condamnée à être fouettée avec des verges. Les coups qu'elle reçut la blessèrent à la tête au point de mettre à nu les os de son crâne. À la suite de cela, elle fut remise à son frère, chargé de la convaincre de revenir à l'islam. On considérait en effet qu'elle avait abjuré cette religion et que pour cette raison, elle méritait la mort.

Flore réussit à tromper la vigilance de son frère et à s'échapper. Elle trouva refuge à Ossaria (aujourd'hui Torredonjimeno) chez une sœur où elle put reprendre des forces. Après quelques jours, elle retourna à Cordoue pour aller prier publiquement dans l'église Saint-Ascicle, dédiée au martyr des premiers siècles. Là, elle rencontra Marie, chrétienne, sœur du diacre Valabonsus (récemment martyr). Les deux vierges, emplies de zèle, décidèrent de se présenter ensemble devant le juge pour confesser leur foi. Elles furent immédiatement emprisonnées dans un cachot obscur peuplé de femmes grossières et de prostituées.

Après un dernier interrogatoire, elles furent condamnées à être décapitées pour avoir, selon le cadi et selon la loi, abjuré l'islam et embrassé la foi chrétienne. Leurs corps furent laissés aux chiens et aux oiseaux, puis jetés dans le fleuve.

C'est pour elles que l'évêque de Tolède, Euloge de Cordoue, témoin de ce martyre survenu à Cordoue le , rédigea son Exhortation au martyre.

Le martyre de Flore et Marie de Cordoue est reporté par la mystique Maria Valtorta, dans la vision du (Les Cahiers de 1945 à 1950)[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cabrera 2011, p. 125-126.
  2. « 23 juillet 1945 », sur www.maria-valtorta.org (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alban Butler, Vie des pères, des martyrs et des autres principaux saints, traduit en français par l'abbé Godescard, Toulouse, 1808

Article lié[modifier | modifier le code]