Fleurie

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Fleurie
Image illustrative de l'article Fleurie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Villefranche-sur-Saône
Canton Belleville
Intercommunalité Communauté de communes Saône Beaujolais
Maire
Mandat
Frédéric Miguet
2014-2020
Code postal 69820
Code commune 69084
Démographie
Population
municipale
1 259 hab. (2012)
Densité 90 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 11′ 35″ N 4° 41′ 54″ E / 46.1930555556, 4.6983333333346° 11′ 35″ Nord 4° 41′ 54″ Est / 46.1930555556, 4.69833333333  
Altitude Min. 210 m – Max. 524 m
Superficie 13,94 km2
Localisation

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Fleurie

Fleurie est une commune française, située dans le département du Rhône en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Vauxrenard Émeringes Chénas Rose des vents
N Romanèche-Thorins (Saône-et-Loire)
O    Fleurie    E
S
Chiroubles Villié-Morgon Lancié

Histoire[modifier | modifier le code]

Aucune trace d'occupation n'est attestée pendant la période romaine, tant au niveau archéologique que bibliographique[1]. Le site de Fleurie, nommé Floriacum[1] dans les chartes médiévales, est occupé dès l’an 1000 lorsque l'abbaye d’Arpayé s’installe sur son territoire. Cette abbaye dépend directement de celle de Cluny qui était très florissante à cette époque. Elle est située au bas des Chaffangeons, un hameau déjà peuplé et où la culture de la vigne existait. D’autres hameaux sont occupés : Poncié, le Vivier, la Chapelle des Bois où était édifiée une chapelle consacrée à Notre Dame et aussi lieu de pèlerinage. Le Vivier, rattaché à Fleurie seulement en 1789 appartenait au Mâconnais, alors que les autres hameaux dépendaient du Beaujolais.

Le bourg actuel semble de formation plus tardive et était certainement occupé par un grand domaine possédant une église à son usage : Saint-Martin.

Jusqu’en 1603, Fleurie dépend des sires de Beaujeu partagé en trois prévôtés : Belleville, Beaujeu et la chatellerie de Juliénas. Cluny domine Arpayé et le Vivier est rattaché à Mâcon. Ensuite Fleurie dépend des seigneurs locaux (Grand Pré, Corcelles et La Roche à Jullié).

À la fin du XVIIe siècle, le Vivier se voit attribuer une dotation d’une superficie de 13 ha et 76 ares à titre de « communaux » par le cardinal de Fleury. Celui-ci, né à Lodève en 1653 fut abbé de Tournus et n’eut avec Fleurie que des relations ecclésiastiques. Cette tradition des « communaux des Bruyères » existe toujours. Chaque propriétaire du Vivier peut accéder à une parcelle de communaux, tirée au sort, et la cultiver, moyennant une location gérée par le conseil municipal de Fleurie. La fin du XVIIe voit aussi la ruine d’Arpayé. L’abbaye de Cluny connaît sa chute dès le XVIIIe siècle. Arpayé est alors placée sous la juridiction de l’évêque de Mâcon et des laïques remplacent les moines.

Sous Louis XVI et la Révolution, la vie municipale est difficile. Les familles Lagrange, Grollier et Baritel se partagent la direction du village en multipliant les élections et les démissions. Une crise religieuse s’installe au moment de la Révolution. Les prêtres désertent Fleurie, puis reviennent en 1791. Pendant ce temps, l’église Saint-Martin est supprimée et devient un temple de la Raison et de l’Être Suprême. La cloche, les balustrades et les chandeliers sont fondus pour servir à la défense nationale. Le mobilier de la chapelle des Bois est vendu.

Le XIXe siècle voit un accroissement de la population de Fleurie : 2 065 habitants en 1865 et 309 maisons en 1885. Les propriétaires possèdent des maisons de maître, mais ce sont souvent des habitants hors de Fleurie, notables des grosses villes avoisinantes qui font cultiver leurs terrains. Le système du métayage est maintenu (vigneronnage). Les vins s’exportent vers le Nord : Paris, Rouen, Le Havre, Lille, Anvers, probablement avec des embarquements pour l’Angleterre. Il y a aussi de nombreux artisans.

Le village se transforme :

  • Entre 1840 et 1845, le cimetière qui occupait la place autour de l’église, était devenu un lieu de passage trop important et était bordé d’un « cabaret » (café) ce qui devenait très dérangeant. Il est donc transféré un peu plus loin, puis une nouvelle fois en 1889 à sa place actuelle.
  • L’église est transformée en 1847, puis démolie et reconstruite en 1862 à la même place. Des tableaux sont installés en 1863.
  • Le pensionnat de monsieur Crotte devient la mairie en 1865, et cela jusqu’en 1937.
  • L’école de garçons (démolie en 1984) est déplacée pour des bâtiments neufs en 1890. C’est l’école publique actuelle.
  • Un marché est installé tous les samedis depuis 1814.
  • Une vogue annuelle, fête traditionnelle du village remplaçant une fête certainement plus ancienne est fixée d’abord pour la Saint-Laurent, puis le premier dimanche d’août.
  • La fête des conscrits (dernier dimanche de janvier) est officialisée. L’origine date pourtant d’une ordonnance de Louis XIV en 1688 qui demandait au village de fournir cinquante hommes par tirage au sort pour partir au service militaire. Cette fête qui remémore ces tirages au sort est très importante pour la région et permet aux natifs d’une même année de se retrouver tous les dix ans.
  • La construction de la chapelle de la Madone sur une des collines dominant Fleurie voit le jour au moment de la guerre de 1870, mais aucune date n’est vraiment connue. Une version veut que cette chapelle soit construite en 1866 à la suite d’un vœu des habitants fait à la Vierge pour lutter contre la maladie de la vigne « l’oïdium », comme à Brouilly en 1864. Mais l’hypothèse la plus vraisemblable et transmise par la voix populaire est que cet édifice serait apparu après 1870, à la suite d’un vœu pour que les Prussiens n’envahissent pas Fleurie.
Vue du bourg au début du XXe siècle

Le XIXe siècle est une période où Fleurie s’organise et se reconstruit, c’est aussi le temps des grandes maladies de la vigne : pyrale, oïdium, mildiou, et phylloxéra, insectes ou champignons qui ont affaibli la vie économique du pays et même failli coûter l’existence de la culture de la vigne.

En 1822, c’est l’attaque de la pyrale (chenille) et la technique de l’échaudage, c’est-à-dire l’arrosage du pied du cep avec de l’eau bouillante pour lutter contre ce fléau.

Puis c’est l’oïdium et le mildiou (champignons). En 1850, la vigne renaît, mais c’est pour connaître le phylloxéra (pucerons) entre 1875 et 1880 qui sera une très grande crise pour la région. La technique du greffage du plant apparaît (bois américain greffé sur du bois français).

Avec le XXe siècle, le village de Fleurie se profile avec un bourg et de nombreux hameaux. Des modernisations voient le jour : dès 1910 des lampes électriques éclairent le bourg et en 1931, c’est l’extension du réseau. L’arrivée de l’eau est un peu plus tardive. Un réseau routier se constitue. La distribution du courrier (un seul facteur dépendant de Romanèche en 1811), la poste et son télégraphe puis l’installation de téléphones après 1950 améliorent la communication pour le village.

En 1924, le conseil municipal décide de faire l’acquisition d’un château avec son parc édifié par Monsieur Pondevaux en 1897. Ceci se réalise en 1934 et devient la mairie actuelle en 1937.

Une première salle de réunion est achevée par la mairie en 1932 et sert de salle des fêtes. Actuellement, la commune possède un Foyer Rural et un Caveau servant pour les réunions, bals et banquets. Elle dispose en outre de deux salles de réunions et d’une bibliothèque municipale. En 2004, une antenne touristique représentant les douze appellations du beaujolais est terminée. Une salle des sports, un stade et un camping ont vu le jour ces vingt dernières années.

Un autre fait marquant la vie de la commune, c’est la constitution d’une cave coopérative en 1927. Depuis 1932, les bâtiments de la cave se dressent à une entrée du bourg et des transformations, agrandissements et améliorations ont été effectués jusqu’à nos jours. Avec 80 coopérateurs au départ, elle en compte plus de 350 actuellement et vinifie 440 ha de vignes. C’est la première coopérative qui s’est installée dans le Beaujolais et parmi les sept présidents qui se sont succédé depuis sa création, il faut retenir le nom de Mademoiselle Marguerite Chabert, personnalité très marquante de Fleurie.

Le XXe siècle a vu Fleurie se transformer, prendre une grande renommée de cru du Beaujolais et s’ouvrir au tourisme. Mais c’est encore un village en pleine évolution et de nombreux projets attendent le XXIe siècle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[2]
Période Identité Étiquette Qualité
Jean-Marie Lambret    
Jean-Baptiste Baritel    
Jean-Marie Lambret    
Jean-Baptiste Platet    
Joseph Pondevaux    
Jean-Claude Antoine Carlhant   avocat, maître des requêtes au Conseil d'État
Benoît Pondevaux    
M. Carlhant    
Joseph Lecourt    
Benoît Blain   rentier à Paris
Adrien Charles Henri de Verdonnet   Comte de Verdonnet, propriétaire de Poncié
Jean-Pierre Lagrange   médecin
Jean-Claude Carlhant    
Jean-Baptiste Joseph Platet    
François Giroud    
Pierre Manin    
Léon Platet    
François Giroud    
Antoine Henri Nesme    
Joseph Pondevaux   avoué à Lyon, chevalier de la Légion d'honneur, officier d'académie
Joseph Dufour    
Pierre Marie Barraud    
Adrien Pondevaux   fils de Joseph Pondevaux
Pierre Barraud    
Pierre Cinquin    
Georges Hillère délégation spéciale de l'État français  
Pierre Marchand délégation spéciale de l'État français  
Philibert Charvet délégation spéciale de l'État français  
Antoine Porcher Président du comité de Libération  
Philibert Charvet    
Marc Bonin   Docteur vétérinaire - Conseiller général
1989 2001 Roland Pasquier    
2001   Frédéric Miguet DVD Docteur vétérinaire - Vice-président du conseil général
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté de communes Saône Beaujolais.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 1 259 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 197 1 428 1 744 1 595 1 874 1 831 1 840 1 871 1 982
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 070 2 196 2 454 2 479 2 385 2 011 2 026 2 001 2 039
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 890 1 914 1 882 1 521 1 607 1 568 1 560 1 512 1 507
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012
1 468 1 416 1 256 1 151 1 105 1 190 1 228 1 239 1 259
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Fleurie est jumelée avec le village de Bomal, ville de Durbuy, Belgique, et Wettolsheim, ville du Haut-Rhin.

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

La commune produit des vins du Beaujolais de l'AOC Fleurie.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La chapelle de la Madone

La madone de Fleurie, d'où la vue sur la plaine de la Saône est magnifique

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Odile Faure-Brac, Carte archéologique de la Gaule - Le Rhône, 69/1, (ISBN 2-87754-096-0), p. 230
  2. M.-L. A. Odin, Fleurie en Beaujolais, 1989 (ISBN 2950250718), pages 90 et 126.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2012.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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