Flagnac

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Flagnac
Flagnac
La mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aveyron
Arrondissement Villefranche-de-Rouergue
Intercommunalité Communauté de communes Decazeville Communauté
Maire
Mandat
Pierre Tieulié
2020-2026
Code postal 12300
Code commune 12101
Démographie
Gentilé Flagnacois(e)
Population
municipale
1 072 hab. (2019 en augmentation de 1,32 % par rapport à 2013)
Densité 83 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 36′ 30″ nord, 2° 15′ 07″ est
Altitude Min. 180 m
Max. 466 m
Superficie 12,93 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Decazeville
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Lot et Dourdou
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Flagnac
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Flagnac
Géolocalisation sur la carte : Aveyron
Voir sur la carte topographique de l'Aveyron
City locator 14.svg
Flagnac
Géolocalisation sur la carte : Occitanie
Voir sur la carte administrative de Occitanie
City locator 14.svg
Flagnac
Liens
Site web Site officiel

Flagnac est une commune française située dans le département de l'Aveyron en région Occitanie.

Le patrimoine architectural de la commune comprend un immeuble protégé au titre des monuments historiques : le château de Pagax, inscrit en 1978.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Flagnac.

La commune est drainée par le Lot, le Ruisseau de Limou, le Moulinet et par divers petits cours d'eau[1].

Le Lot prend sa source à 1272 m d’altitude sur la montagne du Goulet (nord du Mont Lozère), dans la commune de Cubières (48), et se jette dans la Garonne à Monheurt (47), après avoir parcouru 484 km et traversé 129 communes[2].

Le Ruisseau de Limou, d'une longueur totale de 15,1 km, prend sa source dans la commune de Conques-en-Rouergue et se jette dans le Lot à Flagnac, après avoir arrosé 3 communes[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Paramètres climatiques pour la commune sur la période 1970-2000
  • Moyenne annuelle de température : 12,7 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 4,2 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 9,8 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 15,9 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 1 020 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 10,7 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,8 j

La commune bénéficie d’un « climat océanique altéré », selon la typologie des climats en France définie en 2010. Ce type, qui concerne la moitié ouest du département de l'Aveyron, constitue une transition entre le climat océanique franc et le climat océanique dégradé. La température moyenne annuelle est assez élevée (12,5 °C) avec un nombre de jours froids faible (entre 4 et 8 par an)[4].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir cette typologie comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[Note 2]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[4]. Avec le changement climatique, ces variables ont pu depuis évoluer. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales[6]. Cette évolution peut être constatée sur la station météorologique historique de Météo-France la plus proche, Rodez-Marcillac, qui se trouve à 38 km à vol d'oiseau de la commune[7], où la température moyenne annuelle évolue de 10,7 °C pour la période 1971-2000[8], à 10,7 °C pour 1981-2010[9], puis à 11,1 °C pour 1991-2020[10].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal de Flagnac comprend une ZNIEFF de type 1[Note 3],[11], la « Rivière Lot (partie Aveyron) » (2 552 ha), couvrant 33 communes dont 30 dans l'Aveyron, 2 dans le Cantal et 1 dans la Lozère[12] , et une ZNIEFF de type 2[Note 4],[11], la « Vallée du Lot (partie Aveyron) » (19 239 ha), qui s'étend sur 47 communes dont 39 dans l'Aveyron, 5 dans le Cantal, 2 dans le Lot et 1 dans la Lozère[13].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Flagnac est une commune rurale[Note 5],[14]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[I 1],[15].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Decazeville, dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 12 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 2],[I 3].

Infrastructures et occupation des sols de la commune de Flagnac.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (43,5 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (51 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (41,8 %), zones agricoles hétérogènes (24,6 %), prairies (14,7 %), zones urbanisées (11,9 %), terres arables (4,2 %), eaux continentales (2,9 %)[16].

Planification[modifier | modifier le code]

La loi SRU du a incité fortement les communes à se regrouper au sein d’un établissement public, pour déterminer les partis d’aménagement de l’espace au sein d’un SCoT, un document essentiel d’orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle. La commune est dans le territoire du SCoT du Centre Ouest Aveyron approuvé en février 2020. La structure porteuse est le Pôle d'équilibre territorial et rural Centre Ouest Aveyron, qui associe neuf EPCI, notamment la communauté de communes Decazeville Communauté, dont la commune est membre[17].

La commune disposait en 2017 d'un plan local d'urbanisme en révision[18]. Le zonage réglementaire et le règlement associé peuvent être consultés sur le Géoportail de l'urbanisme[19].

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Flagnac est vulnérable à différents aléas naturels : inondations, climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), feux de forêts et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à deux risques technologiques, le transport de matières dangereuses et la rupture d'un barrage, et à un risque particulier, le risque radon[20],[21].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Zones inondables de la commune de Flagnac.

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement du Lot. Les dernières grandes crues historiques, ayant touché plusieurs parties du département, remontent aux 3 et (dans le bassin du Lot, de l'Aveyron, du Viaur et du Tarn) et au (bassins de la Sorgues et du Dourdou)[22]. Ce risque est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais du Plan de prévention du risque inondation (PPRI) Lot aval[23], approuvé le 14 décembre 2006[24].

Le Plan départemental de protection des forêts contre les incendies découpe le département de l’Aveyron en sept « bassins de risque » et définit une sensibilité des communes à l’aléa feux de forêt (de faible à très forte). La commune est classée en sensibilité faible[25].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont liés au retrait-gonflement des argiles[20], conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse[26]. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux. La carte de zonage de cet aléa peut être consultée sur le site de l'observatoire national des risques naturels Georisques[27]

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une route à fort trafic. Un accident se produisant sur une telle infrastructure est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[28].

Sur le département de l’Aveyron on dénombre huit grands barrages susceptibles d’occasionner des dégâts en cas de rupture. La commune fait partie des 64 communes susceptibles d’être touchées par l’onde de submersion consécutive à la rupture d’un de ces barrages[29].

Risque particulier[modifier | modifier le code]

Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Toutes les communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon le dossier départemental des risques majeurs du département établi en 2013, la commune de Flagnac est classée à risque moyen à élevé[30]. Un décret du a modifié la terminologie du zonage définie dans le code de la santé publique[31] et a été complété par un arrêté du portant délimitation des zones à potentiel radon du territoire français. La commune est désormais en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[32].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Flagnac, autrefois "Flaicinacum", a une origine gallo-romaine.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village fut donné en 839 par Pépin d'Aquitaine au monastère de Conques. Situé entre les anciennes provinces de Guyenne et d'Auvergne, Flagnac a subi deux influences sur le plan architectural. Ainsi certains toits sont couverts de tuiles canaux ou romaines alors que d'autres sont d'ardoises ou de lauzes du pays.

L'église Saint-Martin de Flagnac a été construite sous les ordres et par les moines de Conques. On y remarque trois styles architecturaux différents : le chœur de style roman (XIIe siècle), les fenêtres de style gothique flamboyant (XVe siècle) et le clocher (début du XXe siècle). Des objets classés monuments historiques sont exposés dans l'église par les moines de Conques.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

Découpage historique[modifier | modifier le code]

L'étalement de la paroisse sur une grande surface très vallonnée (certains paroissiens étaient à deux heures et demie de marche de l'église paroissiale !) a rendu nécessaire la création de la paroisse de Saint-Martin d'Almon en 1787.

Pour la collecte de la taille, la paroisse est subdivisée en plusieurs communautés :

  • Flagnac, qui concernait le bourg du village actuel
  • Agnac, qui concernait le bourg d'Agnac, riche de marchands et vignerons
  • Pagax, regroupant notamment les villages de Pagax, Laborie de Pagax, les Palenquières, Toulouse de Pagax, et le Bouyssou
  • Almon, qui couvrait notamment les villages d'Almon, les Junies, Lhom, Ginouillac, et Lacam
  • les Camps, dont les habitants vivaient à Belfort, Mazerac, Aynies, les Ginestes, les Clémenties, les Bréfinies, la Brousse, la Greze, la Micalie...
  • les Puechs de Laval, englobant Tillet, la Molle, Laval, les Angles, Montméja, Bourran, Tillet, las Favaredes, Lagarrigue, Bans, la Viale...

Avec la Révolution, les subdivisions changent : la Mairie de Flagnac est ainsi un temps divisée en plusieurs Communes : Flagnac, Agnac, Pagax, et Almon. Agnac est rapidement rattachée à Pagax, puis Pagax et Flagnac sont de nouveau fusionnées. Almon, indépendante de Flagnac jusqu'en 1800, y est de nouveau rattachée jusqu'en 1841. Elle prend alors son indépendance sous le nom d'Almon, devenue depuis Almont-les-Junies.

Lors de la création du département de l'Aveyron en 1791, un canton éphémère fut formé à Flagnac qui regroupa les communes de Flagnac, Almon, Agnac, Pagax, Saint-Santin, Saint-Julien de Piganiol, Saint-Parthem, Agrès, Livinhac-le-Haut et Laroque-Bouillac.[33]

Découpage actuel[modifier | modifier le code]

La commune de Flagnac est membre de la communauté de communes Decazeville Communauté[I 4], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Decazeville. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[34].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Villefranche-de-Rouergue, au département de l'Aveyron et à la région Occitanie[I 4]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Lot et Dourdou pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[I 4], et de la deuxième circonscription de l'Aveyron pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[35].

Élections municipales et communautaires[modifier | modifier le code]

Élections de 2020[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de Flagnac, commune de plus de 1 000 habitants, est élu au scrutin proportionnel de liste à deux tours (sans aucune modification possible de la liste)[36], pour un mandat de six ans renouvelable[37]. Compte tenu de la population communale, le nombre de sièges à pourvoir lors des élections municipales de 2020 est de 15[38]. Les quinze conseillers municipaux sont élus au premier tour avec un taux de participation de 41,42 %, issus de la seule liste candidate, conduite par Pierre Tieulié[39]. Pierre Tieulié est élu nouveau maire de la commune le [40].

Le siège attribué à la commune au sein du conseil communautaire de la communauté de communes Decazeville Communauté est alloué également à la liste de Pierre Tieulié[39].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1800 1811 Antoine Combres   Propriétaire cultivateur
1812 1816 Jean Donzac   Propriétaire
1816 1826 François Austry    
1826 1830 Louis Donzac   Avocat
1830 1831 Philippe Donzac    
1832 1848 Jean-Antoine Tourrilhes    
1848 1848 Louis Reclus    
1848 1871 Charles Tourrilhes   Notaire, décédé en fonctions
1871 1874 Timothée Tourrilhes   Propriétaire
1874 1891 Louis Cardonnel    
1892 1892 Jean-François Marican    
1892 1908 Jules Boudou    
1908 1912 Jean-Baptiste Costes    
1912 1918 Émile Destruels    
         
         
         
         
mars 1989 2014 Jean-Claude Couchet SE  
mars 2014 mai 2020 Pierre Tieulie[41]   Retraité d'une entreprise publique
mai 2020 en cours Pierre Tieulié[41],[42]   Ancien cadre

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[43]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[44].

En 2019, la commune comptait 1 072 habitants[Note 7], en augmentation de 1,32 % par rapport à 2013 (Aveyron : +0,67 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9121 2271 8161 7821 9382 0211 2041 1541 238
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2381 2741 2101 2611 2961 1971 3201 1461 126
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0401 0101 007935857841827830873
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
8307889029889058889299421 058
2018 2019 - - - - - - -
1 0611 072-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[45] puis Insee à partir de 2006[46].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Le spectacle Son, lumière et gestes - Hier, un village, créé en 1981 par le comité des fêtes de Flagnac, a lieu chaque été. Il reconstitue la vie d'un village au début du XXe siècle.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus[modifier | modifier le code]

En 2018 (données Insee publiées en ), la commune compte 446 ménages fiscaux[Note 8], regroupant 984 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 21 700 [I 5] (20 640  dans le département[I 6]).

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
Division 2008 2013 2018
Commune[I 7] 2 % 5,4 % 5,6 %
Département[I 8] 5,4 % 7,1 % 7,1 %
France entière[I 9] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 575 personnes, parmi lesquelles on compte 69,4 % d'actifs (63,8 % ayant un emploi et 5,6 % de chômeurs) et 30,6 % d'inactifs[Note 9],[I 7]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Decazeville, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 1],[I 10]. Elle compte 176 emplois en 2018, contre 195 en 2013 et 119 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 370, soit un indicateur de concentration d'emploi de 47,6 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 44,6 %[I 11].

Sur ces 370 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 63 travaillent dans la commune, soit 17 % des habitants[I 12]. Pour se rendre au travail, 94,9 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 0,3 % les transports en commun, 2,1 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 2,7 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 13].

Activités hors agriculture[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

46 établissements[Note 10] sont implantés à Flagnac au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 11],[I 14].

Secteur d'activité Commune Département
Nombre % %
Ensemble 46 100 % (100 %)
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
10 21,7 % (17,7 %)
Construction 8 17,4 % (13 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
8 17,4 % (27,5 %)
Information et communication 1 2,2 % (1,5 %)
Activités financières et d'assurance 2 4,3 % (3,4 %)
Activités immobilières 2 4,3 % (4,2 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
5 10,9 % (12,4 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
3 6,5 % (12,7 %)
Autres activités de services 7 15,2 % (7,8 %)

Le secteur de l'industrie manufacturière, des industries extractives et autres est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 21,7 % du nombre total d'établissements de la commune (10 sur les 46 entreprises implantées à Flagnac), contre 17,7 % au niveau départemental[I 15].

Entreprises[modifier | modifier le code]

Les cinq entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[47] :

  • ETS Destruels-Bouygues, fabrication d'aliments pour animaux de ferme (11 203 k€)
  • Cartilou, supermarchés (5 622 k€)
  • Services Aveyron Lot Cantal, mécanique industrielle (579 k€)
  • CMR Energie, production d'électricité (78 k€)
  • Clako, vente à distance sur catalogue spécialisé (41 k€)

Agriculture[modifier | modifier le code]

La commune est dans la « Viadène et vallée du Lot », une petite région agricole occupant le nord-ouest du département de l'Aveyron[48]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 12] sur la commune est l'élevage bovin, orientation mixte lait et viande[Carte 2].

1988 2000 2010 2020
Exploitations 41 25 20 10
SAU[Note 13] (ha) 558 613 563 421

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 41 lors du recensement agricole de 1988[Note 14] à 25 en 2000 puis à 20 en 2010[50] et enfin à 10 en 2020[Carte 3], soit une baisse de 76 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 51 % de ses exploitations[51],[Carte 4]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 558 ha en 1988 à 421 ha en 2020[Carte 5]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 14 à 42 ha[50].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (oc + fr) Christian-Pierre Bedel, La Sala : Boissa, Flanhac, Las Juniás, Livinhac, Sent-Antin, Sent-Partem / Christian-Pierre Bedel et les habitants del canton de La Sala, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton », , 231 p., ill., couv. ill. ; 28 cm (ISBN 2-907279-05-X, ISSN 1151-8375, BNF 36652253)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[5].
  3. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  4. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  5. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  8. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  9. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  10. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  11. Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
  12. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  13. Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
  14. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[49].
  • Cartes
  1. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).
  2. « Recensement agricole 2020 - Carte de la spécialisation de la production agricole par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée (SAU) moyenne par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée par département », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Recensement agricole 2020 - Carte de la surface agricole utilisée (SAU) par commune et de la SAU moyenne », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

  1. « Commune urbaine-définition » (consulté le ).
  2. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », (consulté le ).
  3. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).
  4. a b et c « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Flagnac » (consulté le ).
  5. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 à Flagnac » (consulté le ).
  6. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 dans l'Aveyron » (consulté le ).
  7. a et b « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 à Flagnac » (consulté le ).
  8. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 dans l'Aveyron » (consulté le ).
  9. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 dans la France entière » (consulté le ).
  10. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur site de l'Insee (consulté le ).
  11. « Emp T5 - Emploi et activité en 2018 à Flagnac » (consulté le ).
  12. « ACT T4 - Lieu de travail des actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi qui résident dans la commune en 2018 » (consulté le ).
  13. « ACT G2 - Part des moyens de transport utilisés pour se rendre au travail en 2018 » (consulté le ).
  14. « DEN T5 - Nombre d'établissements par secteur d'activité au 31 décembre 2019 à Flagnac » (consulté le ).
  15. « DEN T5 - Nombre d'établissements par secteur d'activité au 31 décembre 2019 dans l'Aveyron » (consulté le ).

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. « Fiche communale de Flagnac », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Occitanie (consulté le )
  2. Sandre, « le Lot »
  3. Sandre, « le ruisseau de Limou »
  4. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  5. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  6. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  7. « Orthodromie entre Flagnac et Rodez », sur https://fr.distance.to/ (consulté le ).
  8. « Station météorologique de Rodez-Marcillac - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  9. « Station météorologique de Rodez-Marcillac - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  10. « Station météorologique de Rodez-Marcillac - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  11. a et b « Liste des ZNIEFF de la commune de Flagnac », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  12. « ZNIEFF la « Rivière Lot (partie Aveyron) » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le )
  13. « ZNIEFF la « Vallée du Lot (partie Aveyron) » - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le )
  14. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  16. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole) », sur www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr (consulté le )
  17. « Le SCOT du Centre Ouest Aveyron - documents », sur http://scot-centre-ouest-aveyron.proscot-eau.fr/ (consulté le )
  18. « Etat par commune des POS, PLU et cartes communales », sur https://www.observatoire-des-territoires.gouv.fr/ (consulté le )
  19. « Géoportail de l’urbanisme », sur https://www.geoportail-urbanisme.gouv.fr/ (consulté le )
  20. a et b [PDF]« Le Dossier Départemental des Risques Majeurs (DDRM) de l'Aveyron - Liste des risques par commune », sur http://www.aveyron.gouv.fr/ (consulté le )
  21. « Rapport présentant les risques affectant la commune », sur l'observatoire national des risques naturels, (consulté le )
  22. [PDF]« Dossier départemental des risques majeurs de l’Aveyron – risque d’inondation », sur le site de la préfecture de l’Aveyron (consulté le )
  23. « Dossier PPRI », sur le site de la préfecture de l’Aveyron (consulté le )
  24. [PDF]« Arrêté préfectoral d’approbation du PPRI », sur le site de la préfecture de l’Aveyron (consulté le )
  25. « Dossier départemental des risques majeurs de l’Aveyron - Le risque feu de forêt », sur le site de la préfecture départementale (consulté le )
  26. « Argiles - Aléa retrait-gonflement des argiles - Description du phénomène », sur le site « Géorisques » du ministère de la transition écologique et solidaire (consulté le ).
  27. « Carte de zonage de l'aléa retrait-gonflement des argiles sur la commune de Flagnac », sur http://www.georisques.gouv.fr/ (consulté le )
  28. [PDF]« Le Dossier Départemental des Risques Majeurs (DDRM) de l'Aveyron - Transport de matières dangereuses », sur http://www.aveyron.gouv.fr/ (consulté le )
  29. [PDF]« Dossier départemental des risques majeurs de l'Aveyron - le risque de rupture de barrage », sur le site de la préfecture de l’Aveyron (consulté le )
  30. [PDF]« Dossier départemental des risques majeurs de l'Aveyron - le risque radon », sur le site de la préfecture de l’Aveyron (consulté le )
  31. « Article R1333-29 du code de la Santé publique », sur https://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le )
  32. « Arrêté du 27 juin 2018 portant délimitation des zones à potentiel radon du territoire français », sur https://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le )
  33. Mairie de Flagnac, « De Flaicinacum à Flagnac, historique de la commune », sur http://flagnac.fr/, (consulté le )
  34. « communauté de communes Decazeville Communauté - fiche descriptive au 10 octobre 2020 », sur https://www.banatic.interieur.gouv.fr/ (consulté le )
  35. « Découpage électoral de l'Aveyron (avant et après la réforme de 2010) », sur http://www.politiquemania.com/ (consulté le ).
  36. Loi no 2013-403 du 17 mai 2013 relative à l'élection des conseillers départementaux, des conseillers municipaux et des conseillers communautaires, et modifiant le calendrier électoral, article 51 et son décret d'application no 2013-938 du 18 octobre 2013.
  37. « Election des conseillers municipaux et du maire », sur le site de la DGCL (consulté le )
  38. Article L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales
  39. a et b « Résultats du 1er tour pour Flagnac », sur le site du Ministère de l'Intérieur (consulté le )
  40. « Répertoire national des élus - version du 3 septembre 2020 », sur https://www.data.gouv.fr/ (consulté le )
  41. a et b « Résultats des élections municipales 2020 », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le )
  42. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le )
  43. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  44. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  45. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  46. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  47. « Entreprises à Flagnac », sur entreprises.lefigaro.fr (consulté le ).
  48. « Les régions agricoles (RA), petites régions agricoles(PRA) - Année de référence : 2017 », sur agreste.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  49. Présentation des premiers résultats du recensement agricole 2020, Ministère de l’agriculture et de l’alimentation, 10 décembre 2021
  50. a et b « Fiche de recensement agricole - Exploitations ayant leur siège dans la commune de Flagnac - Données générales », sur recensement-agricole.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  51. « Fiche de recensement agricole - Exploitations ayant leur siège dans le département de l'Aveyron » (consulté le ).
  52. Notice no PA00094026, base Mérimée, ministère français de la Culture
  53. « Château de la Griffoulière », sur Mairie de Flagnac
  54. « Eglise de Flagnac », sur Mairie de Flagnac
  55. « Flagnac et sa chapelle », sur Mairie de Flagnac