Flacking

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Le flacking[1],[2] est une technique artistique low tech qui consiste à réparer les nids-de-poule et les entailles de l'espace public avec des mosaïques et des matières céramiques. Les œuvres ainsi créées sont qualifiées de "flackings » ou « pansements pour trottoirs » et sont greffées au sol. Elles ont une durée de vie aléatoire selon les habitudes de passage et le type d'usage de l'espace réparé.

Souvent associé à la pratique du kintsugi, le flacking a pour but de réparer et d'embellir l'espace public.

Origine[modifier | modifier le code]

Flacking dans une rue de Paris (2020)

Le mot « flacking » est inventé en 2016 par l'artiste sous pseudonyme Ememem, pour qualifier son « raccommodage artistique » de la ville de Lyon[3]. Il est dérivé du mot français « flaque » car les œuvres créées s'apparentent à des flaques de couleurs. Initialement pratique « sauvage » de l'art urbain, le flacking est devenu une pratique retenue par des communes comme solution low tech et artistique pour réparer à moyen terme les espaces piétons.

Pratique contemporaine[modifier | modifier le code]

Le flacking est aujourd'hui pratiqué par plusieurs artistes professionnels ou des groupes amateurs lors de journées « flacking »[4], en France, en Russie, en Afrique du Sud ou encore au Chili. Des ateliers flacking sont également organisés auprès du grand public dans le cadre de festivals ou d'action de mobilisation citoyenne.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Elsa Guibert, « La technique du flacking avec Ememem », sur Invisible Walls, (consulté le )
  2. Mathilde Sallé de Chou, « Ce street-artiste répare les nids de poules avec de sublimes mosaïques multicolores. (10 PHOTOS) », sur POSITIVR, (consulté le )
  3. « Ememem: le street artiste qui raccommode les trottoirs de Lyon avec couleurs, poésie et humour », sur Franceinfo, (consulté le )
  4. « Hellemmes : du «flacking» sur l’esplanade de la rue Salengro », sur La Voix du Nord, (consulté le )