Fives (entreprise)

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Fives
logo de Fives (entreprise)
Logo de Fives

Création 1850
Fondateurs Jean-François Cail
Forme juridique Société Anonyme à Directoire et Conseil de Surveillance
Slogan Ultimate Machines, Ultimate Factory
Siège social Paris
Drapeau de France France
Direction Frédéric Sanchez, président du directoire.
Actionnaires Management, Ardian
Activité Ingénierie industrielle
Effectif ~ 8 300
Site web http://www.fivesgroup.com/

Chiffre d’affaires 1,71 milliard d'euros (2015)

Le Groupe Fives (anciennement Compagnie de Fives-Lille, Fives Cail Babcock et Fives-Lille) est un groupe d'ingénierie industrielle international implanté dans près de 30 pays et actif dans un grand nombre de secteurs parmi lesquels le ciment, l'acier, le verre, l'aluminium et la logistique[1]. L’offre Fives s’étend de l’équipement isolé à la ligne complète de production, l’atelier ou l’usine clés en main. Le Groupe réalisait un chiffre d'affaires d'environ 2 milliards d'euros (en pro forma) et employait près de 8 700 personnes fin 2017.

Parmi ses réalisations les plus célèbres, on peut noter parmi les premières locomotives à vapeur produites en France, des moteurs d'avions français[2] pendant la 1re guerre mondiale, les ascenseurs de la Tour Eiffel, la gare d'Orsay et le pont Alexandre III[réf. souhaitée].

Internationalisée, la compagnie réalise 90 % de ses ventes à l'export et a triplé son chiffre d'affaires en dix ans[3][réf. insuffisante].

Depuis fin 2012, l'entreprise non cotée en bourse est détenue majoritairement par ses dirigeants, tandis que le fonds d'investissement ARDIAN (autrefois Axa Private Equity) en détient 45 % depuis un LMBO en 2012[4].

Le belge Pierre Degeyter était un ouvrier de l'usine de Fives, en 1888, lorsqu'il composa la musique de l'Internationale (sur les paroles d'Eugène Pottier), à la demande de Gustave Delory pour le Parti ouvrier français, chant qui deviendra l'hymne officiel de l'URSS de 1922 à 1944[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Plaque constructeur Fives-Lille
Locomotive 031+130 du Bousquet
Projet du port du Havre 1904

Le groupe d'ingénierie Fives fait son apparition au XIXe siècle et doit son nom à un quartier de la ville française de Lille : Fives où était établie la principale usine de l'entreprise. Cet établissement fermé dans les années 1990 fait actuellement l'objet d'une reconversion urbaine.

Le groupe s'est constitué par croissance organique des sociétés Cail et Fives-Lille et par une suite de fusions d'entreprises.

Dès 1861, les deux sociétés Cail et Fives-Lille forment une coentreprise : la « participation Cail, Parent, Schaken, Houel, Caillet, à Paris et Fives-Lille »[8]. Cette coopération conduit à de nombreuses réalisations[9] : locomotives, ponts, viaducs, charpentes métalliques.

En 1865, la société devient la « Compagnie de Fives - Lille ». Son capital est de 6 millions de francs et son siège social se trouve à Paris[réf. nécessaire]. Une partie de la production des roues et essieus de wagon a lieu à Givors dans le Rhône[10]. En 1868, cela devient la société anonyme « Compagnie de Fives-Lille pour constructions mécaniques et entreprises »[11].

Quand la participation prend fin en 1870, la société Fives-Lille ajoute à ses activités la construction de matériel de sucrerie, secteur qui avait été réservé à Jean-François Cail et Charles Derosne.

Dès la fin du XIXe siècle, Fives-Lille promeut le développement de l'expertise en machines à vapeur et en ingénierie à Lille ; elle soutient l'école des ouvriers chauffeurs mécaniciens et contribue à la formation des élèves-ingénieurs de l'Institut industriel du Nord, devenu aujourd'hui École centrale de Lille.

En 1958, « Cail » et « Fives-Lille » se regroupent pour donner naissance à la société « Fives Lille-Cail »[12],[13]. Cette fusion a été possible grâce à une entente entre la Banque de Paris et des Pays-Bas à laquelle est liée Fives Lille , le Crédit Lyonnais et la Banque de l'Union parisienne auxquels est liée Cail[14].

La nouvelle société absorbe Applevage en 1963[15], Bréguet (sucrerie) et Bréguet-Sauter-Harlé (construction mécaniques et électriques) en 1966. Elle fusionne enfin avec le chaudiériste Babcock-Atlantique en 1973, formant ainsi la Fives-Cail Babcock (FCB), la propulsant au premier rang de la mécanique lourde française[16].

En 1980, la société holding du groupe créée en 1963 devient Fives-Lille. Elle possède les sociétés Nordon (tuyauterie) et Pillard (Combustion) et obtient en 1987 le sous-groupe Stein Heurtey. Entre 1987 et 1996, le Groupe abandonne peu à peu ses activités de fabrication et se concentre sur des secteurs clés[Lesquels ?].

En 1997, le Groupe acquiert le groupe Cinetic (système intégré de manutention) et se développe dans le secteur de l'automobile. Entre 2001 et 2007, le Groupe met en œuvre une stratégie de recentrage. Après de multiples acquisitions (Landis, Metrap…), Fives décide l'ouverture de bureaux à l'international et de représentations de filiales dans les zones stratégiques du globe, tout en promouvant des actions d'intérêt communs.

En 2007, le Groupe opère un changement d'identité de marque afin d'instaurer une identité commune sur toutes les marques du Groupe. Fives-Lille devient Fives, dénominateur commun des marques du Groupe à travers un logo symbolisant la « planète industrielle innovante ». En s'appuyant sur la notoriété de ses filiales, la marque valorise alors sa dimension internationale et sa position de leader technologique[non neutre].

Acquisitions et joint-venture importantes[modifier | modifier le code]

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2015 : acquisition de la société américaine Lund Engineering, spécialisée dans la conception et la fourniture d'équipements pour l'automatisation de la fabrication de pièces en composites dans le secteur aéronautique.

2015 : acquisition de la société française ECL, spécialisée dans la conception et l'installation d'équipements pour la production d'aluminium primaire.

2014 : acquisition de la société italienne Itas, spécialisée dans la conception et la fourniture de systèmes de combustion pour les secteurs du gaz et du pétrole.

2013 : acquisition de la société italienne OTO Mills, spécialisée dans la conception et la production de tubes d'acier et de systèmes d'automatisation pour l'industrie sidérurgique.

2013 : acquisition de la société MAG Americas, filiale du groupe allemand à capitaux américains MAG, fabricant de machines-outil pour l'industrie automobile et aéronautique[17].

2013: acquisition de Forest-Liné Industrie, et de ses deux sites de la Somme et de l' Aveyron[18].

1987 : acquisition de la société française Stein Heurtey (France), spécialisée dans la thermique industrielle pour la production de verre et d'acier, qui devient Fives Stein en 2007.

Métiers[modifier | modifier le code]

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Fives conçoit et réalise des machines, des équipements de procédé et des lignes de production dans les secteurs industriels de l'acier, de l'aéronautique et de l'usinage de précision, de l'aluminium, de l'automobile, de l'industrie manufacturière, du ciment et des minéraux, de l'énergie, de la logistique et du verre.

Implantation géographique[modifier | modifier le code]

Avec plus de 100 implantations dans 30 pays[réf. souhaitée][19], Fives assure une couverture au niveau mondial. Fives possède un réseau international de bureaux commerciaux qui accompagnent les filiales du Groupe sur les marchés locaux au Brésil, en Chine, en Inde, en Indonésie, au Japon, au Mexique, au Moyen-Orient, en Russie, en Thaïlande et en Turquie. Un nouveau bureau commercial « Fives Southern Africa » a ouvert fin 2015 à Johannesburg en Afrique du Sud.

Réalisations historiques[modifier | modifier le code]

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Réalisations remarquables[modifier | modifier le code]

L'histoire des deux entreprises « Cail » et « Fives-Lille » est jalonnée de réalisations remarquables, souvent liées aux grands événements économiques ou industriels français :

Leur réputation s'étend au monde entier[réf. souhaitée] (locomotives pour la Russie, le Brésil, la Côte d'Ivoire, la Chine…, ponts en Égypte, Russie, Roumanie, Portugal…, sucreries pour le Brésil, l'Argentine, l'Indonésie, Cuba, la Russie, l'Afrique…).

Production de locomotives[modifier | modifier le code]

En tant que constructeur de matériel ferroviaire, Fives a livré pour[réf. souhaitée] :

En tant que constructeur de ligne de production de verre plat équipements thermiques industriels, Fives Stein (ex Stein-Heurtey) fournit des équipements tels que four de fusion de verre, bain d'étain et étenderie aux grands verriers mondiaux (Saint Gobain, Pilkington, Guardian, Euroglas, Fuayo, Yaohua, etc).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site officiel
  2. [1]
  3. « Fives renforce sa gouvernance en accueillant trois nouveaux membres independants au sein de son conseil de suveillance », sur Fivesgroup.com,
  4. « Un LBO quaternaire pour Fives », sur Decideurs Stratégie Finance Droit,
  5. http://www.lavoixdunord.fr/413962/article/2018-07-10/fives-cail-une-immense-fresque-en-souvenir-du-passe-industriel Fives Cail Une immense fresque en souvenir du passé industriel sur La Voix du Nord (consulté le 19/09/2018)
  6. Anne Calitte, « Cail, constructeur de locomotives », Revue du Nord,‎ avril-juin 1991 (lire en ligne)
  7. Histoire de l'entreprise et des chefs d'entreprise en France, Par Jean Lambert-Dansette;Publié par L'Harmattan; (ISBN 2738498825 et 9782738498823)
  8. Parent, Schaken, Caillet et Cie
  9. Eugène Dejonc, ancien chef d'atelier de l'École des arts et des mines, contre-maître des Maisons Cail, Bréguet, M. C. Codron, ingénieur, professeur à l'Institut industriel du Nord, lauréat de l'Académie des sciences et René Champly, ingénieur-mécanicien, La Mécanique pratique. Guide du mécanicien. Procédés de travail. Explication méthodique de tout ce qui se voit et se fait en mécanique (réimpr. 6e édition augmentée, par René Champly, ingénieur-mécanicien)
  10. photographie de l'usine de Givors
  11. Fond FIVES-CAIL-BABCOCK des Archives Nationales du Monde du Travail, Roubaix
  12. http://www.archivesnationales.culture.gouv.fr/camt/fr/egf/donnees_efg/1991_005+1994_001+1994_016+2001_010+2002_036/1994_001_INV.pdf
  13. https:[2]
  14. * Bernard Desjardins . Le Crédit lyonnais, 1863-1986: études historique, Droz, Paris, 2003
  15. http://www.histoire-entreprises.fr/he-le-magazine/fives-fleuron-de-l-industrie-siderurgique-du-nord-fives-lille-cail-babcok/
  16. http://www.tourisme93.com/document.php?pagendx=84&engine_zoom=PcuIDFC930001351
  17. [3]
  18. [4]
  19. « Fives worldwide », sur www.fivesgroup.com, (consulté le 2 mars 2018)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernard Desjardins . Le Crédit lyonnais, 1863-1986: études historique, Droz, Paris, 2003 Lire en ligne
  • Joseph DUBOIS, Les locomotives du nord , histoire de fives-lille-cail et des constructeurs ferroviaires du nord, édition Publi-Nord, (ISBN 9782902970025), 1983;
  • Catalogue de références Fives-Lille
    • Compagnie de Fives-Lille, Ateliers de construction à Fives-Lille (Nord) et à Givors (Rhône) ; Ponts, charpentes et constructions diverses, vol. 1 vol. (95 f. de pl.) : ill., Paris, Imp. Lemercier & Cie (présentation en ligne, lire en ligne)
    • Compagnie de Fives-Lille, Ateliers de construction à Fives-Lille (Nord) et à Givors (Rhône) ; Appareils mécaniques divers et locomotives, vol. 1 vol. (65 f. de pl.) : ill., Paris, Imp. Lemercier & Cie (présentation en ligne, lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]