Firoz Ghanty

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Firoz Ghanty
Photo Firoz Ghanty.JPG
Firoz Ghanty en 2012
Naissance
Décès
(à 67 ans)
Moka (Île Maurice)
Nom de naissance
Firoz Abdul Cader Ghanty
Nationalité
Activité
Formation

Firoz Abdul Cader Ghanty est un peintre mauricien né le à Rose Hill (Île Maurice) et mort le à Moka (Île Maurice).

Biographie[modifier | modifier le code]

Firoz Ghanty a vécu en France de 1984 à 1996 mais vit et travaille à Maurice. Origines ancestrales : africaine et française (bretonne et normande) par la mère, persane (zoroastrienne, mazdéenne) et indienne-gujrâti par le père. Autodidacte, plasticien, affichiste, poète et dialecticien. Milite, entre 1974 et 1976, au sein d’un parti se réclamant du marxisme-léninisme, démissionne pour créer une structure fondée sur la Pensée de Mao Zedong. Arrêté lors des manifestations estudiantines de 1975, il sera acquitté. En 1981, à la suite de la campagne de mobilisation des sans-emplois et du lumpenprolétariat, il sera traduit devant un tribunal sous le Public Order Act et condamné à trois ans de prison. Militant des Droits de l'homme, militant anti raciste, défenseur du patrimoine historique, culturel et naturel, il crée, en 1998 le Groupe National de Vigilance et son Observatoire du Racisme. Il est mort le 3 décembre 2019[1] à l'hopital privé Wellkin à Moka (Île Maurice)[2].

Axes de recherches picturales[modifier | modifier le code]

Au début, 1970, proche de l’Arte Povera, des Déchireurs D’affiches puis du Pop Art, la série « Solution ». La réflexion était ancrée dans les grandes problématiques sociales, politiques et économiques de l’époque. Un des questionnements fut le subjectif et l’objectif en l’Art. C’était appliquer la méthode d’analyse matérialiste dialectique à une sphère autre que les sciences politiques. C’était la volonté d’être cohérent dans différents niveaux de combats par la démonstration d’une praxis qui établit le lien entre le discours politique, la réflexion philosophique et la création artistique. C’était la période de l’art, de l’artiste engagé et de la thèse de « …l’intellectuel organique des masses… » (Antonio Gramsci). Inscrire dans le discours de l’Art la thèse de la fonction sociale de l’Art et établir que l’Art fait partie du mouvement de l’histoire de l’ensemble des réalités sociales.

Les années 1980 voient l’affirmation d’une esthétique propre à l’Identité et la Culture Nationale dont le pilier est la Kréolité, définie comme la lente sédimentation d’éléments culturels pluriels au cours du processus, historique et social, de création d’un ensemble, notre Nation. L’émancipation de l’hégémonie culturelle occidentale et judéo chrétienne est un fait acquis. C’était tenir un discours « nationalitaire », par opposition au nationalisme ressenti comme étant xénophobe, en s’inscrivant dans l’Art entendu comme expression universelle. Une nouvelle période, fin 80 et début des années 1990, s’ouvre sur ces axes de réflexion pour aboutir à une écriture picturale tricéphale « SIGNES/SYMBOLES/ARCHETYPES », dont les références majeures sont l’Ésotérisme, l’Occulte, les Traditions. Les alphabets comme Signes, la Géométrie pour Symbole et des formes pour Archétypes génèrent ensemble une empreinte qui consolide un Vocabulaire déjà installé. Aux couleurs primaires du début, le « kadrikolor » national comme leitmotiv, s’ajoutent les Ors, les Ocres, les Bruns, les Marrons et les Terre de Sienne.

Les formats, les encadrements abandonnés depuis longtemps, ce sont les châssis qui disparaissent avec les « Kakémonos». La verticalité sur des rouleaux de toile, de papier, de carton ou des pièces de bois, de contre plaqué.

Aujourd’hui le travail s’invente d’autres dimensions, installations, scénographie, appropriation et détournement d’espace, créations de nouveaux volumes dans des volumes existants, œuvres éphémères, techniques mixtes sur supports variés, tous types de matériaux, des catalogues qui deviennent des éléments de la manifestation, etc.

Principales expositions[modifier | modifier le code]

Date Nom exposition Lieu
1970 à 1974 - Période Déchireur D'affiche, Arte Povera
1972 First solo Galerie Max Boullé Mauritius
1974 Solo Syndicat d’Initiatives St Denis, Réunion
1975 à 1982 - Pop Art, Art engagé
1975 Group exhibition, Ligue Féministe Mauritius
1975 « 2nd. Festival des Arts et de la Culture Nègre » Lagos, Nigeria
1982 « Artists for Amnesty International », Galerie Max Boullé Mauritius
1983 à 1986 - Figuration personnelle
1983 Happenings « Déclaration Commune de Juillet » Mauritius
1985 Centre International d’Art Contemporain Paris, France
1986 « L’Ile Maurice à Paris », UNESCO Paris, France
1986 solo « Grande Kermesse Populaire du Parti du Travail Suisse » Geneva, Switzerland
1987 à 1997 - SIGNES / SYMBOLES / ARCHETYPES
1987 9e Salon Figuration Critique, Grand Palais (designed the poster for the exhibition) Paris, France
1987 solo Galerie, La Copétane Coppet, Switzerland
1987 solo, Guest, « Grande Kermesse du Parti du Travail Suisse » Geneva, Switzerland
1988 Manifestation Figuration Critique, Acropolis Nice, France
1989 Salon International des Beaux Arts, « Les Peintres de l’Ile Maurice », Grand Palais Paris, France
1991 Alfa Roméo- Paris XV Automobiles, setting up of the commercial space Paris, France
1993 Salon d’Automne « Les Plasticiens de l’Ile Maurice » 5e Summit of Francophonie France
1994 Solo « Dix Ans Après », Galerie Max Boullé Maurice
1994 « Art Actuel de Maurice », Espace Virginie, Pl.de Brouckère Brussels, Belgium (curator)
1994 Greetings Card, commissioned work, Ambassador for Mauritius France
1995 « Made in Mauritius », Kunstakademie Düsseldorf, Germany
1996 Retrospective « Les Années Paris », Alliance Française Mauritius
1996 solo « Papié », Centre Charles Baudelaire Mauritius
1997 Galerie André Béton, Bourg Murat Reunion
1997 « Litra », performance to back up workers on strike Mauritius
1997 « Poswar/Pochoirs », Galeries Evershine (March), Caudan Waterfront (November) Mauritius
1998 à 2012 : Art contemporain
1998 Plaisance SSR International Airport, commissioned work VIP Lounge, Government of Mauritius Mauritius
1998 Solo « 1000 Rondins/Totem pu Lamemwar » about slavery-installation/performance Mauritius
2000 Trio « Le Pont I », installation Galerie Max Boullé Mauritius (Yuji Inoyama collection)
2000 Trio « Bridge II Pont III », installation Conservatoire Régional de Musique St.Pierre, Reunion
2001 Exhibition/ Launch « Encounters » Ed.Inoyama (3 Le Pont Artists), Mauritius Institute Mauritius
2001 Duo with I.Ganti “RIEN QUE DE L’ART” street installation Mauritius
2001 « Autoportraits », Artothèque St.Denis, Reunion
2002 « Le Pont III », installation Logos Gallery (artist residence) Tokyo, Japan
2002 Solo « Sertifié Morisyin II », 1st. Triennial of Contemporary Art, installation Galeries Evershine Mauritius
2003 Solo “After Tokyo”, Galeries Evershine [3] Mauritius
2004 « WHY IF –RAPIESTE » installation with Yuichiro Yamamoto, Ismet Ganti MGI, Mauritius
2004 Duo with Ismet Ganti,« EKRITURS-MEMOIRE-SATURNADES », Maison Ghanty Mauritius
2007 Solo « Taureau-de Solstice en Equinoxe», installation Maison Ghanty Mauritius
2008 Solo « Mon Corps/Moi mis à Nu », installation Maison Ghanty Mauritius
2009 “Striker”, Blue Penny Museum [4] Mauritius
2009 Duo « Écritures Croisées » with Denise Luc, Galerie Contact Paris, France
2010 Solo « Test Landing of the Dodo » Mauritius
2010 « 11e Foire International des Mascareignes » Le Port, Reunion
2011 « FNB Joburg Art Fair », Conference Centre [5] South Africa
2011 « Ruptures », Maison Ghanty [6] Mauritius
2012 « …Suite », Maison Ghanty [7] Mauritus
2012 « Prakzis », La Galerie Le Consulat [8] Mauritius

Références[modifier | modifier le code]