Fiona Graham

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Sayuki, jouant du yokobue, flûte traditionnelle japonaise

Fiona Graham née à Melbourne exerce le métier de geisha au Japon[1] sous le pseudonyme de Sayuki (紗幸?).

Biographie et carrière[modifier | modifier le code]

Graham découvre le Japon lors d'un programme d'échange académique à 15 ans[2]. Après ses premières années de psychologie à l'université Keiō à Tokyo, elle obtient un doctorat en anthropologie culturelle et un MBA à l'Université d'Oxford[3]. Elle a été productrice et directrice de documentaires et a collaboré à de nombreuses occasions dans les programmes de la chaîne NHK et auprès du National Geographic, Channel 4 et la BBC.

Elle a enseigné à l'université Keio[4] et enseigne actuellement comme maitre de conference la culture geisha à l'université de Waseda à Tokyo[5]. Elle s'intéresse également au monde de l'animé et à celui de la culture populaire japonaise.

Activités de Geisha[modifier | modifier le code]

En décembre 2007, après une seule année de préparation et de pratique, Sayuki débute officiellement sa carrière de geisha dans le quartier d’Asakusa de Tokyo. Bien qu'elle ait plus de vingt ans, elle débute comme hangyoku (le terme adopté à Tokyo pour une apprentie, équivalent de maiko, terme utilisé à Kyoto)[1]. Revendiquée comme la première geisha occidentale dans l’histoire du Japon, elle se lance dans cette carrière. Au cours des trois années suivantes, Sayuki poursuit son engagement en tant de geisha à Asakusa. Sa spécialité est le yokobue, une flûte traditionnelle japonaise[6]. En 2010 elle reçoit la bourse The Endeavour du Ministère de l'éducation australien pour faire des recherches sur les geisha au Japon[7] mais ne publiera jamais sur le sujet.

En juin 2011, Sayuki ne fait plus partie de l'association officielle des geishas d'Asakusa, mais continue néanmoins de faire des banquets à Tokyo[6],[8],[9] et ouvre une boutique de kimonos de seconde main[10]. Selon une geisha membre de l'association, elle aurait refusé de suivre les leçons normalement imposées, devenant hystérique lorsque lui était refusé le droit de pratiquer devant des clients, par manque de formation[6]. D'après Peter MacIntosh, un réalisateur de documentaires qui a étudié le monde des geishas pendant 18 ans, Fiona Graham n'agit pas comme une geisha[6].

Sayuki (à gauche) avec l'une de ses apprenties geisha

Elle a ouvert un geisha district à Niseko sur l'île de Hokkaido[11],[12] et organise des banquets et des conférences afin de promouvoir la culture geisha à l'international[13],[14].

Livres[modifier | modifier le code]

  • (en) Inside the Japanese Company, Curzon Press, 2003 (ISBN 0-415-30670-1)
  • (en) A Japanese Company In Crisis: Ideology, Strategy, And Narrative (Contemporary Japan), Routledge, 2005 (ISBN 0-415-34685-1)
  • (en) Playing at politics : an ethnography of the Oxford Union, Dunedin Academic Press Ltd., 2005 (ISBN 1903765528)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « 'Aussie geisha speaks out », The Japan Times,‎ (consulté en 3 juin2009)
  2. (en) Julian Ryall, « Westerner inducted into mysteries of geisha », The Telegraph,‎ (lire en ligne)
  3. (en) Julian Ryall et Justin Norrie, « Australian academic is a geisha down to a tea », sur The Sydney Morning Herald, The Daily Telegraph,‎ (consulté le 21 février 2010)
  4. http://www.ic.keio.ac.jp/en/download/iccourse/2012/list_ic_2012.pdf
  5. http://www.waseda.jp/sils/jp/common/pdf/student/course/Course_List_Spring2014.pdf
  6. a, b, c et d (en) Julian Ryall, « First ever Western geisha leaves the 'sisterhood' », The Telegraph, le 4 juin 2011
  7. https://aei.gov.au/Scholarships-and-Fellowships/alumni/Documents/07-14%20Recipients.pdf
  8. (en) Sayuki is doing a lot of new banquets for new types of customers, Sayuki.net, le 7 juillet 2011
  9. (en) Adelaine Ng, « A glimpse into the secret world of geisha », sur ABC Radio Australia,‎ 1er aout 2011 (consulté le 24 août 2011)
  10. (en) « sayukinokimonoya » (consulté le 25 novembre 2014)
  11. (en) « Niseko Geisha are back with new activities », sur http://nisekotourism.com/,‎ (consulté le 23 novembre 2014)
  12. http://issuu.com/niseko.com/docs/niseko_com_dec_2012
  13. (en) Sayuki The First Western Geisha Appears at HYPER JAPAN 2013, Hyper Japan [PDF]
  14. Lisa Scott, « Meet Sayuki, the world’s first western geisha », Metro News, 25 juillet 2013

Liens externes[modifier | modifier le code]