Financement de la recherche

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Les activités de recherche scientifique, et particulièrement de recherche fondamentale, ne peuvent pas garantir une rentabilité commerciale à court ou moyen terme. Elle ne peuvent donc que marginalement être financées dans la cadre de la loi du marché en attirant des investisseurs au sens classique du terme.

Les États ont donc développé des systèmes spécifiques de financement pour ces activités, qui peuvent faire intervenir aussi bien des fonds publics que privés. Ces modes de financement doivent être adaptés à l'exigence d'autonomie de la science, et soulèvent le problème de l'évaluation de la pertinence des travaux effectués.

Rôle économique de la recherche scientifique[modifier | modifier le code]

L'importance du rôle potentiel de la recherche scientifique dans l'économie est généralement incontestée. Cependant, ce rôle est principalement apparent, soit directement mais à long terme, grâce aux retombées de découvertes scientifiques (telles que les retombées technologiques de l'invention du laser par exemple), soit de façon indirecte, par l'amélioration de la qualité de la formation des travailleurs.

La valorisation de la recherche peut parfois produire une certaine immédiateté des retombées des résultats, mais, pour la recherche fondamentale, reste marginale par définition.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1850, le parlement britannique attribue pour la première fois 1000 livres sterling à la Royal Society pour aider les scientifiques dans leurs recherches et acheter des équipements.

Financements publics[modifier | modifier le code]

  • Par des organismes dédiés au niveau régional, national ou international (p.ex. niveau européen), sous forme d'appels à projet
  • Par les États qui salarient des chercheurs fonctionnaires (en France, cas du CNRS)
  • Par les États qui peuvent favoriser l'implication des financeurs privés, sous la forme de subvention associée (en France, cas du crédit d'impôt recherche)

Financements privés[modifier | modifier le code]

  • Mécénat
  • Chaire de recherche
  • Fondation de recherche
  • Contrat de recherche par projet

Financements liés à l'appel d'offres d'une association[modifier | modifier le code]

Des soutiens à de type nouveau d'appel d'offres commencent à être mis en place.

Quelques statistiques[modifier | modifier le code]

OCDE[modifier | modifier le code]

États-Unis : Le GERD[modifier | modifier le code]

Financement de la recherche en France[modifier | modifier le code]

DIRD, DIRDA et DIRDE[modifier | modifier le code]

La DIRD correspond aux dépenses intérieures de recherche et de développement, soit toutes les dépenses sur le territoire français quelle que soit l'origine des fonds. Elle se divise en deux :

  • La DIRDE correspond aux dépenses intérieures en recherche-développement des entreprises ;
  • La DIRDA correspond elle aux dépenses intérieures en recherche-développement des administrations.

Le ratio DIRD/PIB correspond à l'effort d'un pays en termes de recherche et de développement. C'est de cette manière que l'on classe les pays. Le classement actuel est le suivant :
1er : Israël 5 %
2ème : Suède 4 %
3ème: Japon 3 %
4ème: États-Unis 2,6 %
5ème: Allemagne 2,5 %
6ème: France 2,14 %

On distingue également la DNRD (dépenses nationales de recherche et de développement) qui correspond à toutes les dépenses françaises dans le monde. La recherche en France, dont les universités, pourrait bénéficier de près de 10 milliards d'euros sur cinq ans, à travers le vote d'un grand emprunt national. L'ANR (Agence nationale de la Recherche) pilote plusieurs programmes sous la forme d'appels à projets impliquant des laboratoires publics. À cela s'ajoute la recherche menée par les entreprises elles-mêmes, financée sur fonds propres, couplés parfois à des aides distribuées principalement sous forme de prêts.

Financement par l'Union européenne[modifier | modifier le code]

Plusieurs programmes publics de financement de la recherche ont été développés par différents pouvoirs publics, nationaux ou supranationaux. À l'échelle européenne, le principal instrument de ce type est le "programme-cadre" de recherche et développement technologique (PCRD), dont la 6e version (2002-2006 -- PCRD6) est sur le point de se terminer avant de céder la place à la 7e édition (2007-2013 -- PCRD7).

La stratégie de Lisbonne entend porter à 3 % du PIB européen, d'ici 2010, l'investissement dans la recherche européenne (informations complémentaires).

Voir aussi[modifier | modifier le code]