Filles de la charité de Saint-Vincent-de-Paul

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Filles de la charité de Saint-Vincent-de-Paul
image illustrative de l’article Filles de la charité de Saint-Vincent-de-Paul
La charité de Jésus Crucifié nous presse
Ordre de droit pontifical
Approbation diocésaine 18 janvier 1655
par Mgr de Gondi dit le cardinal de Retz
Approbation pontificale 8 juin 1668
par Clément IX
Institut société de vie apostolique
Type apostolique
Spiritualité École française de spiritualité
But aide aux malades et aux pauvres, enseignement
Structure et histoire
Fondation 29 novembre 1633
Paris
Fondateur Vincent de Paul & Louise de Marillac
Abréviation F.d.l.C
Autres noms Filles de la charité, Sœurs de Saint-Vincent-de-Paul
Site web site officiel
Liste des ordres religieux

Les Filles[a] de la charité de Saint-Vincent-de-Paul[b] (en latin : Societas Filiarum Caritatis a S. Vincentio de Paulo) sont une société de vie apostolique féminine de droit pontifical membre de la fédération des Sœurs de la charité.

Histoire[modifier | modifier le code]

Instituées en 1633 par saint Vincent de Paul, et dont la formation fut confiée à Louise de Marillac, elles se consacrent au service des malades et au service corporel et spirituel des pauvres. La première sœur, Marguerite Naseau, était une ancienne vachère qui se consacrait depuis sa jeunesse à l'alphabétisation des petites filles.

Tableau, dans l'église de Miniac-Morvan (35), représentant les quatre sœurs d'Arras dans la charrette qui les conduit vers la guillotine.

Comme beaucoup de religieux et religieuses, les sœurs de la charité souffrirent de la révolution française. À Arras en 1794, les sœurs Madeleine Fontaine, Françoise Lanel, Jeanne Gérard et Thérèse Fantou, refusant de prêter serment à la constitution, n'échappèrent pas au jugement. Arrêtées et transférées de prison en prison, elles furent conduites à la guillotine le 26 juin 1794, à Cambrai. Elles furent béatifiées par le pape Benoît XV, le 13 juin 1920. Les quatre bienheureuses sont honorées le 26 juin.

Elles constituèrent la première congrégation féminine à obtenir d'échapper à la règle de la clôture. Pour leurs fondateurs, Vincent de Paul et Louise de Marillac, leur monastère devait être les cellules des malades, leur cloître les rues de la ville ou les salles des hôpitaux.

Elles fondèrent en 1837 l'association des Enfants de Marie Immaculée, destinée à rassembler des adolescentes des milieux populaires pour former une élite de piété[1].

Durant tout le XIXe siècle, et jusqu'aux années 1960, les sœurs de Saint-Vincent-de-Paul ont été des auxiliaires de santé dans les hospices et les asiles. Elles le furent d'abord massivement. Puis, à partir de 1920, elles furent remplacées peu à peu par des infirmières, par des infirmiers psychiatriques et par des aides soignantes laïques.

Saint Vincent de Paul et sainte Louise de Marillac et les premières filles de la charité ; église San Carlo al Corso à Milan.

Activités et diffusion[modifier | modifier le code]

Les Filles de la charité forment le groupe de religieuses numériquement le plus important dans l'Église catholique. Les sœurs se dédient au service des malades, à domicile ou dans les hôpitaux, aux soins aux personnes handicapées, aux personnes âgées dans des maisons de retraite, aux orphelins, aux foyers pour femmes et enfants en difficulté, et à l'enseignement.

Elles sont présentes dans 91 pays :

La maison généralice est au 140 rue du Bac où se trouve la Chapelle Notre-Dame-de-la-Médaille-miraculeuse.

Fin 2016, la congrégation comptait 15 057 sœurs dans 1 806 maisons.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Filles » prend une majuscule initiale pour désigner l’ensemble de l'ordre dans la locution « les Filles de la charité… » ; pour désigner une sœur individuellement ou un groupe restreint de sœurs, on écrit « une sœur », « une fille de la charité », « des filles de la charité », etc.. Source : Conventions typographiques.
  2. Le nom d’un saint qui figure dans le nom d’un ordre prend une majuscule à « Saint » et cet adjectif ainsi que les autres composantes de son nom sont reliés entre eux par des traits d’union. Source : Conventions typographiques.

Références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Les Filles de la charité par Amand Gautier (1825–1894).
Une sœur de la charité.