Filles de Marie Immaculée

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Filles de Marie Immaculée
Image illustrative de l’article Filles de Marie Immaculée
Ordre de droit pontifical
Approbation pontificale 12 avril 1839
par Grégoire XVI
Institut congrégation religieuse
Type apostolique
But enseignement, soins des malades, visite des prisonniers
Structure et histoire
Fondation 25 mai 1816
Agen
Fondateur Adèle de Batz de Trenquelléon & Guillaume-Joseph Chaminade
Abréviation F.M.I
Autres noms sœurs marianistes
Patron Vierge Marie
Site web site officiel
Liste des ordres religieux

Les Filles de Marie Immaculée (en latin : Filiarum Mariae Immaculatae) forment une congrégation religieuse féminine enseignante et hospitalière de droit pontifical fondée à Agen le 25 mai 1816 par Adèle de Batz de Trenquelléon (1789-1828) et Guillaume-Joseph Chaminade (1761-1850).

Origines[modifier | modifier le code]

La Vénérable Adèle de Batz de Trenquelléon (1789-1828), fondatrice des Filles de Marie Immaculée.

Dès 1804, à la suite de sa confirmation vécue dans un grand esprit de foi, Adèle fonde avec une amie, Jeanne Diché, la "Petite Société", association dont l'objectif est de soutenir les membres par la prière et par l'exercice des vertus catholiques. Chacune doit aussi s'engager à trouver de nouveaux membres. Ce projet, né de l'ardeur de cette jeune fille de 15 ans seulement, va se développer peu à peu, essentiellement grâce à la correspondance suivie qu'Adèle adresse à chacune. En 1808 cette Petite Société compte 60 membres dont plusieurs prêtres de la région d'Agen.

Cette même année 1808 elle entre en contact avec la Congrégation de l'Immaculée, mouvement de laïcs, et surtout de jeunes, fondé en 1800 par le Père Guillaume-Joseph Chaminade (1761-1850) pour rechristianiser la jeunesse de Bordeaux dans la période post-révolutionnaire. Les échanges de correspondance et le contact direct avec l'un ou l'autre membres qui vont en découler vont renforcer encore la Petite Société. L'influence de la Congrégation de Bordeaux va surtout conduire à mettre plus en valeur encore la place de Marie dans leur association.

Dans ce contexte Adèle porte en elle le projet d'une vocation religieuse. Elle s'oriente tout d'abord vers l'Ordre du Carmel puis elle décide de former une petite communauté là où elle se trouve. L'influence du père Chaminade sera alors déterminante. Sans l'avoir encore jamais rencontrée et toujours par courrier il lui propose d'entrer dans le projet qu'il a porté en lui tout au long de ses années de mission bordelaises, depuis le retour de son exil espagnol[1].

De cet échange fait d'écoute respectueuse, et d'influences mutuelles naît à Agen le 25 mai 1816 la première communauté de ce qui sera les "Filles de Marie". Elles ne sont que cinq mais dès le mois de novembre elles ouvrent une école élémentaire pour les petites filles pauvres.

En 1817 sera fondée à Bordeaux par le père Chaminade "la branche masculine de l'ordre" : la Société de Marie.
En 1820 s'ouvre une nouvelle communauté à Tonneins (Lot et Garonne) puis une troisième en 1824 dans le Gers ; la même année est installé un noviciat à Bordeaux. En 1826 ce sera Arbois (Jura).

Le 10 janvier 1828, Adèle de Trenquelléon meurt à Agen, elle n'a que 38 ans. La congrégation continuera à s'étendre peu à peu, devenant de plus en plus internationale, répondant à l'ardent désir de la fondatrice : "Nous devons avoir l'esprit apostolique, faire connaître et aimer notre céleste Epoux. Fût-ce aux extrémités du monde ... nous serions contentes de faire son œuvre"[2].

Mère Saint-Vincent de Labastide (Marie Madeleine Cornier de Labastide) (1789-1856) est nommée vicaire générale de l'Institut puis deuxième supérieure générale (1830-1856). Dès 1828 elle organise une nouvelle fondation en Alsace, le couvent de Rheinackern, sur la commune de Jetterswiller, dans le Bas-Rhin. L’œuvre entreprise par la fondatrice se poursuit.

Activités et diffusion[modifier | modifier le code]

Les religieuses agissent dans le monde de l'éducation par les écoles, collèges et lycées où elles occupent des tâches d'enseignement, d'animation pastorale, de responsabilités éducatives, ou de tutelle auprès des responsables. Dans le monde de la santé par les soins hospitaliers, les dispensaires, les maisons de retraite, ou la visite des prisonniers. Dans la pastorale ecclésiale par la présence dans les paroisses et la catéchèse. Dans la Famille marianiste par l'accompagnement de communautés de laïcs, privilégiant l'option préférentielle pour les pauvres et la présence auprès des jeunes.

La congrégation des Filles de Marie Immaculée (FMI) forme avec les religieux de la marianistes, les laïcs des Communautés Laïques Marianistes (CLM) et l'Institut séculier de l'Alliance Mariale (AM) la Famille marianiste.

La congrégation est présente dans 16 pays :

La maison généralice est à Rome.

Fin 2008, la congrégation comptait 374 religieuses dans 58 maisons. En 2018, elle compte 350 sœurs dans une trentaine de pays[3].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • J. Verrier, Melanges Chaminade hommage au fondateur de l'institut des Filles de Marie Immaculée et de la Société de Marie (Marianistes), à l'occasion du bicentenaire de sa naissance, Madrid, Ediciones S.M., 1961
  • Vincent Gizard, Petite vie de Guillaume-Joseph Chaminade, fondateur de la Famille marianiste (1761-1850), Edit. Desclée de Brouwer, 1995, 165 p.
  • E. Solirène, Au service de la Vierge. Adèle de Batz de Trenquelléon (Mère Marie de la Conception). Fondatrice de l'Institut des Filles de Marie Immaculée. Le Puy, Éditions Xavier Mappus, 1947, 157 p.
  • Abbé L. Gadiou, Adèle de Trenquelléon 1789-1828 (Fondatrice de l'institut des Filles de Marie Immaculée). H. Proost & Cie, 1933, 46 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lettre du 30 août 1814 - Chaminade, GJ, Lettres, I, p. 84
  2. Lettre du 21 mars 1825 : Adèle de Batz de Trenquelléon, Lettres, T. II, Rome, 1987, p. 334.
  3. Anne Letouzé, Adèle de Batz, le feu missionnaire, Famille chrétienne n°2107 du 2 au 8 juin 2018, pp. 30-31

Liens externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]