Filip Reyntjens

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Filip Reyntjens
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Filip Reyntjens, né le [1], est un constitutionnaliste et politologue belge, professeur de droit et de sciences politiques à l'université d'Anvers.

Il est un spécialiste de l'Afrique subsaharienne, et notamment du Rwanda, premier pays sur lequel il a travaillé et auquel il consacre toujours une grande part de ses publications. Ses recherches portent principalement sur le droit constitutionnel, les politiques de développement et l'histoire de l'Afrique des grands lacs.

Biographie[modifier | modifier le code]

De 1976 à 1978, à la demande du président Juvénal Habyarimana, il a participé à l'élaboration de la Constitution rwandaise[2].
Il est considéré comme le "père constitutionnel" de la politique des quotas ethniques au Rwanda. Cette politique de quotas était apparentée à une certaine "apartheid" ethnique permettant le maintien au pouvoir de la quantité au détriment de la qualité. Politique qui a finalement démontré ses limites en aboutissant à un conflit armé entre 1990 et 1994, et au troisième et dernier génocide du vingtième siècle[réf. nécessaire]. Il a été expert auprès du Tribunal pénal international pour le Rwanda jusqu'en 2005, date à laquelle il a démissionné pour protester contre l'impunité des membres du Front patriotique rwandais (FPR).

Il dirige une publication annuelle, Afrique des grands lacs : annuaire, publiée par les éditions de L'Harmattan.

Dès 1990, il a fortement critiqué les thèses de Jean-Pierre Chrétien et son « école franco-burundaise ». Il les accuse notamment de minimiser à outrance l'existence des ethnies, d'appliquer au Rwanda les schémas du Burundi et de refuser tout débat — en dénigrant leurs contradicteurs comme racistes ou sympathisants des extrémistes hutus.

À propos du Génocide au Rwanda, Filip Reyntjens a progressivement modifié ses positions, atténuant ses critiques contre la France, et insistant davantage sur les responsabilités du Front patriotique rwandais, dont il avait d'ailleurs dénoncé les crimes dès 1995. Filip Reyntjens a qualifié Paul Kagame de « plus grand criminel en fonction »[3]. Tout en critiquant certains aspects du livre de Pierre Péan, il a reconnu que son enquête sur les réseaux pro-FPR en France et en Belgique était sérieuse et tout à fait intéressante.

Il est membre de l'Académie royale des sciences d'outre-mer, Classe des sciences humaines[4].

Publications[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Burundi 1972-1988 : continuité et changement, Cahiers du CEDAF, 1989
  • Bibliographie de droit rwandais, Kigali-Bruxelles, Faculté de droit du Rwanda-Bruylant, 1993
  • L'Afrique des Grands lacs en crise : Rwanda, Burundi : 1988-1994, Paris, éditions Karthala, 1994
  • Rwanda : trois jours qui ont fait basculer l'histoire, Bruxelles-Paris, Institut africain-L'Harmattan, « Cahiers Africains », 1995
  • L'Afrique des grands lacs : annuaire, annuel, depuis 1996.
  • La guerre des Grands lacs ; alliances mouvantes et conflits extraterritoriaux en Afrique centrale, éd. de L'Harmattan, 1999
  • Rwanda, éd. de L'Harmattan, 2000
  • La grande guerre africaine : instabilité, violence et déclin de l'État en Afrique centrale (1996-2006), « Le bruit du monde », Les Belles Lettres, 2012
  • Le génocide des Tutsi au Rwanda, PUF, collection Que sais-je, 2017

Rapports[modifier | modifier le code]

Quelques articles[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]