Filgrastim

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Le filgrastim, commercialisé sous le nom de Neupogen, est une forme recombinante du facteur de croissance hématopoïétique spécifique de la lignée granulocytaire (G-CSF en anglais : Granulocyte Colony-Stimulating Factor (en)) stimulant de colonies granulocytes[1],[2].

Indications[modifier | modifier le code]

Le filgrastim est utilisé pour prévenir ou pour contrer la neutropénie, notamment dans les cas suivants :

  • prévenir la neutropénie chez les personnes qui reçoivent des anti-néoplasiques myélodépresseurs ;
  • diminuer la durée de la neutropénie chez les personnes atteintes de leucémie myéloïde sous chimiothérapie ;
  • traiter la neutropénie chronique grave et
  • traiter la neutropénie chez les patients infectés par le VIH.

Mécanisme d'action[modifier | modifier le code]

Le filgrastim est une glycoprotéine. Il se lie aux neutrophiles immatures et en stimule la différenciation. De plus, il active les neutrophiles matures. Ce faisant, il permet de réduire l'incidence des infections chez les personnes atteintes de neutropénie[1].

Pharmacocinétique et pharmacodynamie[modifier | modifier le code]

Le médicament peut être injecté par voie intraveineuse ou sous-cutanée. Lorsque le filgrastim est injecté par voie sous-cutanée, l'absorption est bonne. Le médicament a une demi-vie de 3,5 heures. Le début d'action et le pic d'action sont inconnus. Sa durée d'action est de 4 jours, c'est-à-dire qu'après 4 jours, on constate un rétablissement du nombre initial de polynucléaires neutrophiles[1].

Réactions indésirables et effets secondaires[modifier | modifier le code]

L'effet secondaire le plus fréquent est l'apparition de douleurs osseuses médullaires. D'autres effets secondaires ont été signalés, notamment une leucocytose excessive, de la douleur et de la rougeur au point d'injection sous-cutanée[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Deglin, J. H., &Vallerand, A. H. (2008). Guide des médicaments. (3ème éd.). Saint-Laurent, QC: ERPI.
  2. [PDF]« Neupogen », Haute Autorité de santé,‎ 2004 (consulté le 6 juin 2013)