Fiat S76 Record

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Fiat S76 300 HP Record
Fiat S76 Record

Marque Drapeau : Italie Fiat
Années de production 1911
Production 2 exemplaire(s)
Classe Course
Moteur et transmission
Moteur(s) Fiat Essence 4 cylindres bibloc 28 353 cm3
Cylindrée 28.353 cm3
Puissance maximale >290 ch
Transmission Chaînes à l'arrière - boite mécanique 4 rapports
Poids et performances
Poids à vide 1.650 kg
Vitesse maximale 290 km/h
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) Biplace
Dimensions
Longueur 3.750 mm
Largeur 1.300 mm


La Fiat S76 Record, surnommée « la belva di Torino » (la Bête de Turin ), est une automobile créée par le constructeur italien FIAT en 1911, dans le but de remporter le record du monde de vitesse terrestre alors détenu par la Blitzen-Benz. Elle est basée sur un énorme bloc moteur quatre cylindres de 28 353 cm3 développant 290 ch et a été construite à seulement deux exemplaires[1], dont un a été totalement restauré en 2014[2].

Tentatives de records[modifier | modifier le code]

  • En 1911, la S76, pilotée par Pietro Bordino sur le circuit de Brooklands et sur la plage de Saltburn-by-the-Sea, atteint les 200 km/h.
  • En 1912, le français Arthur Duray la pilote sur une vaste étendue plate à Ostende, atteignant les 225 km/h. Cependant, pour cause d'irrégularité dans l'enregistrement, le record n'est pas homologué.
  • En avril 1912, à Long Island, la S76 atteint, au bout d'une distance d'un mile, la vitesse de 290 km/h.
  • Encore en 1912, la voiture bat le record sur le kilomètre lancé à 217,4 km/h mais, là encore, le record n'est pas homologué car les véhicules concourant pour le record du monde doivent parcourir la distance de référence — et bien sûr, battre leurs concurrents en vitesse — sur un aller et un retour, ce que la Fiat, pour une raison inconnue, ne fit pas ce jour-là[3].

Historique des deux exemplaires[modifier | modifier le code]

L'une des deux Fiat S76 est démantelée à l'issue de la Première Guerre mondiale, le constructeur craignant que des concurrents ne parviennent à s'emparer de certains procédés de fabrication en mettant la main sur le véhicule. La seconde est achetée par Boris Soukhanov, un aristocrate russe qui l'expédie en Australie où on la retrouve courant sous le nom de Fiat Racing Special. Elle est redécouverte et rachetée en 2003 par un collectionneur et restaurateur de véhicules britannique, Duncan Pittaway. Ce dernier réussit à obtenir le bloc moteur de l'exemplaire démantelé et l'installe sur le châssis du second, faisant subir à l'ensemble une restauration complète, à l'identique, en se basant sur des pièces survivantes d'une part, et d'autre part en réusinant celles manquantes grâce aux schémas d'origine du constructeur[2].

La nouvelle S76 ainsi recréée tourne pour la première fois en 2014 ; un documentaire vidéo intitulé The Beast of Turin permet de voir quelques étapes de la restauration[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) The Illustrated Encyclopedia of extraordinary Automobiles-Pag.34
  2. a et b (en) « 1911 Fiat S76 will Turn On for the First Time in 100 Years at Goodwood This Summer », Carscoops.com, 15 mai 2014, consulté le 1er décembre 2014.
  3. (en) « Huge Fiat S76 Runs First Time in Century », Goodwood.com, 27 juin 2014, consulté le 1erdécembre 2014.
  4. Stefan Marjoram, Documentaire The Beast of Turin sur Vimeo.com, consulté le 1erdécembre 2014.
La Fiat S76 Record 1911 de nos jours.