Festival de Poupet

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Festival de Poupet
Image illustrative de l’article Festival de Poupet

Lieu Saint-Malô-du-Bois (Vendée)
Coordonnées 46° 55′ 29″ nord, 0° 52′ 27″ ouest
Période Juillet
Capacité 3 000 (théâtre de Verdure), 10 000 (La clairière du Bois-Chabot)
Date de création 1987
Fondateurs Philippe Maindron
Médias associés France 3 Pays de la Loire, Alouette, Ouest-France
Site web https://www.festival-poupet.com/

Le Festival de Poupet est un festival de musique, créé en Vendée sur la commune de Saint-Malô-du-Bois, près du Puy du Fou. En 2018, le festival signe sa 32ème édition.

Historique[modifier | modifier le code]

1987-1993 : Tout part du club de vannerie où l’on tresse l’osier…[modifier | modifier le code]

L’histoire du Festival de Poupet commence par la réalisation d’un moulin tressé en paille. Ce moulin de plus de six mètres de haut était une commande des organisateurs du Festival des records d’Aubigny. Les années suivantes, les thèmes retenus pour le Poupet sont le pain en 1988, l'eau en 1989, le verre en 1990, le bois en 1991, la roue en 1992, le ballon en 1993... Chaque année, le festival accueille davantage de spectacles en tous genres.

1994-1997 : Poupet… pour devenir ‘les Arts à la Campagne’[modifier | modifier le code]

À partir de 1994, la musique est au cœur des animations avec la participation des Tambours du Bronx.

Dès 1995, la fête de Poupet devient « Les Arts à la Campagne » mais continue à se dérouler sur le site verdoyant de Poupet, à raison de huit dimanches par an.

1998-2001 : Le festival se développe[modifier | modifier le code]

En 1998, on verra la création d’un « théâtre de verdure », construit en dur. En 1999, le festival accueille son premier invité vraiment célèbre : Pierre Bachelet.

2001-2003 : Poupet n’est pas un long fleuve tranquille…[modifier | modifier le code]

Les têtes d’affiche se succèdent, le nombre des spectateurs franchit la barre des 20 000, mais la plainte d'un voisin incommodé par le bruit provoquera une réaction du ministre de la Culture et une première décision du tribunal d’instance de la Roche-sur-Yon ordonnera en novembre 2001 l'arrêt du festival et le dédommagement à hauteur de 60.000 francs du plaignant[1]. Après un répit obtenu sur appel pour l'été 2002, l'association organisatrice est condamnée en septembre 2002 à cesser toute nuisance sonore.

Plus de 5 000 personnes ont signé une pétition de soutien au festival, mais cette affaire a mis en évidence une carence juridique qui préoccupe les plus grands festivals de France : Les Vieilles Charrues en Bretagne, Le Festival du bout du monde dans le Finistère ou encore les Francofolies à La Rochelle[2]. Pour sortir de l'impasse, l’association décide alors, début 2003, d'acheter la maison du voisin à l'origine de la plainte[3].

L'édition 2003 des « Arts à la Campagne » peut donc avoir lieu. Bien qu'ayant une période de préparation raccourcie, du fait de l’incertitude de la tenue du festival, les organisateurs bouclent une programmation d'artistes nationaux, dont des jeunes que le grand public découvre comme Vincent Delerm, tout juste récompensé de victoire de l'album révélation aux victoires de la musique 2003 et Kyo, qui sera récompensé de la même victoire en 2004.

2004 : Festival incontournable[modifier | modifier le code]

Après ces péripéties, la maison est vendue début 2004 à un couple d'Anglais, avec qui un contrat est passé concernant notamment le nombre de date et l'heure de fin de concert[4]. La programmation contribue au développement du festival. Entre autres artistes, Yannick Noah se produit au festival et bat le record du nombre de concerts et de la durée de ses concerts (4h37)[5]. La programmation fait la part belle aux étoiles montantes de la chanson française (Benabar, Tryo, Cali, Thomas Fersen, entre autres). L'Europe de l'Est est également présente, avec Goran Bregovic ou Emir Kusturica, qui se produisent aux côtés d’autres grands noms de la variété internationale telles que Souad Massi et Lhasa, sans oublier Joe Cocker.

Désormais, et se distinguant d'un festival habituel de trois ou quatre jours, Poupet anime toute la saison estivale avec une dizaine de dates réparties sur le mois de juillet. Les saisons de Poupet accueillent chaque année les artistes qui font l’actualité, et son importance dans le milieu musical est illustré par le partenariat conclu avec les Victoires de la musique[réf. nécessaire].

2006 : 20 ans déjà[modifier | modifier le code]

Pour célébrer sa 20ème édition, le Festival a invité en 2006 Johnny Hallyday pour un concert devant 33 000 spectateurs[6]. Le concert ne pouvant avoir lieu au théâtre de verdure de Poupet, le festival se délocalise exceptionnellement sur la commune voisine de La Verrie où le département de la Vendée met à disposition les 50 hectares du Vendéopôle Haut-Bocage Vendéen. Les autres jours de la saison ont quant à eux accueilli des têtes d'affiche comme Texas, Dwight Yoakam, Cali, Louis Bertignac, Les Cowboys Fringants, Raphael, Dionysos, Tracy Chapman, Hugues Aufray, Les joyeux urbains (première partie de Nicolas Canteloup).

L'édition 2014 : Une édition de folie ![modifier | modifier le code]

Pour conclure l'édition 2014, les organisateurs propose une soirée hors-norme : "Poupet déraille". Au programme le 19 juillet : Francky Vincent, la Compagnie Créole et Patrick Sébastien. Les places se vendent à une telle vitesse, la soirée affiche complet dès le 17 mars après seulement trois jours de vente, qu'une seconde soirée est organisée le 25 juillet 2014[7].

La programmation 2014 a également accueilli de nombreux artistes, parmi lesquels : Stromae, Gad Elmaleh, Julien Doré, Vanessa Paradis, Hollysiz, Etienne Daho, Placebo, Yodelice, Zaz, Détroit, FFF...

Après deux soirées à guichets fermés durant l'été, les organisateurs et Patrick Sebastien auront l'idée d'organiser une nuit du nouvel an au Zénith de Nantes. Près de 6.000 personnes ont participé à la première édition de "Poupet fait son réveillon" le 31 décembre 2014[8].

2016 : Poupet déraille en direct[modifier | modifier le code]

La 30ème édition débute par une soirée menée par le collectif Anglais Stomp, puis par un week-end d’animations et concerts gratuits dans la vallée de Poupet.

Le 5 juillet, la soirée "Poupet déraille" est diffusée en direct sur D8. Le festival s’occupe du concert précédent la captation avec Sebastien Patoche, et de la clôture avec Martin Solveig. Le reste est géré par la chaîne de télévision et c’est une soirée 100% humour animée par Anthony Kavanagh qui est programmée. La soirée tourne au fiasco, le public n’étant pas réactif aux premiers sketchs (le comédien Chinois Marrant, 1er à passer, termine sa prestation sous les sifflets après plusieurs minutes sans le moindre rire). La soirée est commentée et largement critiquée sur les réseaux sociaux, faisant craindre pour la réputation du festival. Après cette soirée, le président du festival Philippe Maidron déclare avoir pris acte du fait que la soirée n’ait pas marchée et que la programmation de D8, sans concertation avec la direction du festival, ne convenait pas au public de Poupet[9].

Huit soirée-concerts sont organisées durant le mois de juillet au théâtre de Verdure avec entre autres Rover, The Corrs, Jain, Louane, LEJ, Ibrahim Maalouf, Fréro Delavega, Alain Souchon et Laurent Voulzy... Cette édition anniversaire se termine par deux soirées au château de la Barbinière avec le concerts de Les Insus ? (20 juillet), réunissant 30.000 spectateurs[10], puis Indochine (22 juillet) devant 18.000 spectateurs[11].


Programmation des années précédentes au Festival de Poupet[modifier | modifier le code]

Finances et fonctionnement[modifier | modifier le code]

Le festival de Poupet fonctionne uniquement par des bénévoles[13]. Les artistes sont rémunérés selon deux biais : les tickets vendus et les partenaires /mécènes privés[14].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Jurisprudence : Un seul voisin peut-il condamner un festival coupable de nuisances sonores ? », sur infobruit.com (consulté le 23 juillet 2018)
  2. « Ces voisins mécontents qui ont fait trembler le grand Poupet », sur lanouvellerepublique.fr (consulté le 23 juillet 2018)
  3. « 2001-2003 : Poupet n’est pas un long fleuve tranquille », sur ouest-france.fr (consulté le 23 juillet 2018)
  4. « Festival de Poupet : Lois and Ray, les voisins VIP du festival », sur ouest-france.fr (consulté le 23 juillet 2018)
  5. « Festival de Poupet : Noah, Sanson, Shaka Ponk et les autres », sur france3-regions.fr (consulté le 23 juillet 2018)
  6. « Poupet, il y a eu un avant et un après Johnny », sur ouest-france.fr (consulté le 23 juillet 2018)
  7. « Patrick Sébastien donnera un deuxième concert en juillet », sur Courrier de l'ouest (consulté le 23 juillet 2018)
  8. « “Poupet fait son réveillon” ce soir au Zénith de Nantes-Saint Herblain », sur france3-regions.fr (consulté le 23 juillet 2018)
  9. « Le festival de Poupet en direct sur D8 vire au cauchemar », sur tvmag.lefigaro.fr (consulté le 23 juillet 2018)
  10. « Poupet Les Insus font le plein mais pas l'unanimité », sur courrierdelouest.fr (consulté le 23 juillet 2018)
  11. « Indochine a déchaîné le public de Poupet », sur ouest-france.fr (consulté le 23 juillet 2018)
  12. « Programmation de Poupet déraille XXL - Festival de Poupet », sur Youtube (consulté le 5 décembre 2018)
  13. [1]
  14. [2]

Liens externes[modifier | modifier le code]