Festival Paris quartier d'été

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Festival Paris L'été
Lieu Paris Drapeau de la France France
Période 17 juillet - 25 août 2017
Date de création 1990
Fondateurs Patrice Martinet
Organisateurs association L'été Parisien
Direction Laurence de Magalhaes et Stéphane Ricordel
Site web http://www.parislete.fr

Le Festival Paris L'été (anciennement Festival Paris quartier d'été) est un festival artistique pluridisciplinaire se tenant chaque été à Paris depuis 1990.

Histoire[modifier | modifier le code]

Créée en 1990 par Patrice Martinet sous l'impulsion du ministre de la Culture et de la Communication Jack Lang, cette manifestation avait trois missions principales[réf. nécessaire] :

  • rendre à Paris durant l’été un rôle éminent de capitale internationale des arts (à une époque où la plupart des théâtres et salles de concert arrêtaient leurs activités l’été) ;
  • animer la ville pour les Parisiens qui ne partent pas en vacances et les touristes ;
  • inventer pour cette période particulière de l’année des événements culturels sortant de l’ordinaire.

En 2016, Laurence de Magalhaes et Stéphane Ricordel, le duo du Monfort, sont nommés codirecteurs du festival pour succéder à Patrice Martinet. Pour l'édition 2017, le festival change de nom et devient Festival Paris L'été.

Programmation[modifier | modifier le code]

Depuis, chaque été, le plus souvent en plein air, la danse, la musique, le théâtre, le cirque et des manifestations inclassables investissent parcs, jardins, squares, avenues et monuments, à Paris et en banlieue.

International et pluridisciplinaire, le festival suggère une nouvelle façon de vivre la ville et la culture avec des projets artistiques innovants dans des lieux connus et des événements plus classiques hors des salles traditionnelles.

Cultivant l'inattendu dans la rencontre des artistes, des lieux et des publics, le festival invite côte à côte les créateurs contemporains, les orchestres symphoniques, les arts de la rue, les musiques du monde, les grands rassemblements festifs comme les petites formes incongrues.

Depuis sa première édition en 1990, le festival a organisé plus de 2000 représentations dans 150 lieux différents de la capitale, réunissant plus d'un million de spectateurs.

Programme des éditions[modifier | modifier le code]

Édition 1990[modifier | modifier le code]

La première édition du festival Paris quartier d’été manifeste déjà le besoin de changer les habitudes : musiques savantes et musiques populaires, concerts gratuits et concerts payants. Elle accueille entre autres la diva afro-américaine Dee Dee Bridgewater au Palais Garnier, l’ensemble algérien Es-Soundoussia et la fanfare italienne du maestro Nazzareno Allevi sous le kiosque du Jardin du Luxembourg, ou encore le Ballet classique thaï de Bangkok au théâtre du Rond-Point.

Édition 1991[modifier | modifier le code]

Le festival s’étend aussi bien en termes géographiques qu’en termes de genre. Le théâtre de l’Odéon, le théâtre national de Bucarest et la Grande halle de la Villette figurent parmi les nouveaux lieux. Paris quartier d’été ajoute aussi un jeu de piste à Belleville et des itinéraires à pied ou en bus. Les artistes qui animent cette édition viennent des quatre coins du monde : chants, fanfares et théâtre italien à l’Opéra Garnier, le Panberi Steel Orchestra de Trinité-et-Tobago, Sorry Bamba et les danseurs masqués venus directement du Mali.

Édition 1992[modifier | modifier le code]

Pour la première fois l’Opéra Garnier accueille des musiciens tsiganes du monde entier avec Dorado et Tchavolo, l’ensemble polyphonique Kék Làng, Amaro Divas ou encore Pedro Bacan et son groupe de flamenco gitan andalou. Parmi les autres invités du festival figurent Paris Musette, les chanteurs corses Cinqui Sò, ou encore Pesce Crudo avec leur indescriptible Negrabox.

Édition 1993[modifier | modifier le code]

Paris quartier d’été emmène le Bal moderne au Palais de Chaillot, avec des séances de danse organisées pour le public par des chorégraphes. On voit aussi le Teatro del Silencio, l’ambassadeur de la musique malgache Justin Vali, Daniel Larrieu et l’Opéra Garnier s’ouvre aux musiques africaines avec notamment Youssou N’Dour qui compose un Opera Africa spécialement pour l’occasion.

Édition 1994[modifier | modifier le code]

Le festival a acquis un public fidèle. Il lui propose le Roméo et Juliette du Footsbarn Travelling Theatre, les musiciens russes Spolokhi, la neuvième symphonie de Beethoven de l’Orchestre de Paris, le USA Mass Gospel, mais aussi des nouveautés comme la Nuit Berbère au Palais Garnier ou la Grande Nouba avec ses chants du Maghreb.

Édition 1995[modifier | modifier le code]

Paris quartier d’été change ses habitudes : les musiques du monde se décrochent du Jardin du Luxembourg, Dominique Pompougnac et son théâtre des Petites Fugues au Jardin des Tuileries, les tsiganes Kočani Orkestar à Cergy, le petit opéra musical italien Bosio Big Band au château de Maisons-Laffitte. On y voit aussi une interprétation de Chopin du jeune pianiste Jean-Marc Luisada, la Doug Elkins Dance Company qui, tout comme Paris quartier d’été, mêle la rue à l’académie… ou encore les Chœurs de la radio télévision de Riga.

Édition 1996[modifier | modifier le code]

La septième édition du festival ouvre ses portes à la musique juive avec Joseph Malovany, L’Ensemble Es Kesta, Talila et Acoustic Jazz Trio et beaucoup d’autres. Ailleurs dans la belle Paris, on y voit des classiques comme Debussy et Bach, l’Italienne avec orchestre de Jean-François Sivadier illustre avec humour les relations entre metteur en scène, chef d’orchestre et diva, ou encore Le cri du caméléon de Joseph Nadj avec les élèves de l’école du cirque.

Édition 1997[modifier | modifier le code]

Quelques-uns des succès de l’année précédente reviennent animer la huitième édition : Jean-François Sivadier, Le Cabaret Citrouille d’Achille Tonic et le US Mass Gospel Choir. Toujours à la recherche d’artistes insolites, Paris quartier d’été invite le Ebony Steelband, lauréat du carnaval de Notting Hill, le Footsbarn Travelling Theatre, les derviches tourneurs de Damas et, pour en dire un dernier de la longue liste, le Ballet de l’Académie royale khmère.

Édition 1998[modifier | modifier le code]

La neuvième édition du festival marque l’arrivée d’un artiste qui sera dorénavant l’invité privilégié de Paris quartier d’été : le pionnier de la musique électronique, Pierre Henry. Et pour ne pas changer les bonnes habitudes, encore des musiques de tous les pays et tous les genres : la catalane Joan Baixas mêle peinture en live et chants a cappella avec la chanteuse Paca Rodrigo, l’Orchestre national d’Île-de-France interprète cette fois-ci la septième de Beethoven… et les 500 figurants du Jidai Matsuri, défilé traditionnel qui célèbre la puissance impériale de Kyoto, voyagent pour la première fois hors du Japon.

Édition 1999[modifier | modifier le code]

La dixième édition propose de dîner dans le noir avec Michel Reilhac, de plonger dans l’état d’esprit de la vie en cabanon avec Mari-Mira des Pas Perdus, ou de s’initier à la danse avec le Bal Dingue de Shirley et Dino. Mais aussi la version colorée de Hamlet du théâtre du Volcan Bleu, les Tuileries se changent en place Jamaâ el Fnâ avec les Enchanteurs marocains : chanteurs, devins, lanceurs de couteaux, charmeurs de serpents, cartomanciennes et magiciens, et une Fantasia emmenée par quarante cavaliers sabre au clair !

Édition 2000[modifier | modifier le code]

Pierre Henry revient pour sa deuxième collaboration avec le festival, cette fois-ci sur la piazza du Centre Pompidou avec Tam Tam du Merveilleux. Tangos et valses argentines avec La Tipica et des airs populaires napolitains avec Marcello Colasurdo animent le Parc Georges-Brassens. Mais pas seulement : théâtre, mime, danse et chant avec la Troupe d’Opéra de Taïwan Hsin Chuan, une initiation à la techno nubienne de Ganoub ou encore le Triton magique de la compagnie DCA de Philippe Decouflé.

Édition 2001[modifier | modifier le code]

Achille Tonic revient avec Varietà, music-hall à l’italienne, au théâtre de l’Athénée cette fois-ci. La musique hongroise fait son entrée avec Kàlmàn Balogh & The Gypsy Cimbalon Band, la tradition tsigane revient grâce au cirque Romanès et les musiques populaires brésiliennes résonnent dans le cadre d’une soirée Favela Chic. Dans une lignée plus “moderne”, Paris quartier d’été organise une soirée élecro-world sur la péniche du Batofar intitulée “Global Chaos Night”, un opéra multimédia de Robert Ashley et Yukihiro Yoshihara et de la musique techno minimaliste au Beaubourg avec Thomas Brinkmann.

Édition 2002[modifier | modifier le code]

La treizième édition marque l’arrivée de la “mascotte” du festival : la caravane-billetterie Wawa. Le grand Frank Zappa inaugure le festival avec Greggery Peccary & Others Persuasions, alors que loin des clichés, les acrobaties du Circus Baobab plongent les spectateurs en pleine Guinée. On y découvre aussi des chorégraphes estoniens, russes et roumains aux Arènes de Montmartre, l’érythréenne Faytinga, ou encore les japonais du Soul Flower Mononoke Summit qui mêlent chants révolutionnaires, fanfares des rues, rock et valse.

Édition 2003[modifier | modifier le code]

Cette année-là, un nouveau protocole remet en cause le régime d’assurance-chômage des intermittents du spectacle. Les grèves se multiplient en France, et Paris quartier d’été, qui emploie chaque année une large proportion d’intermittents, est annulé avec beaucoup de regret après quatre jours de festival. L’année suivante, plusieurs des compagnies programmées en 2003 sont réinvitées.

Édition 2004[modifier | modifier le code]

Paris quartier d’été arrive à sa quinzième édition, toujours aussi riche en spectacles curieux et inhabituels. Les Pas Perdus reviennent, sans cabanon cette fois-ci, mais avec une installation surprenante, Le Monde dans un bazar. La poésie s’installe au Musée Zadkine, les abeilles d’Olivier Darné vous font goûter à leur miel, et les Belges de De Onderneming vous offrent bière, glaces et rires avec La Force de l’habitude. Sans oublier l’interprétation de la Turangalîla d’Olivier Messiaen par l’Orchestre national d’Île-de-France, les Maliens de Tinariwen, la danse d’Odile Duboc et “le Vif du sujet” avec Robyn Orlin.

Édition 2005[modifier | modifier le code]

Les musiques du monde reviennent au Palais Garnier pour la seizième édition du festival. Cette fois-ci c’est au tour du Brésil avec six formations différentes : Paulo Moura et Yamandu Costa, Abaçaï, Seu Jorge, pour en citer quelques-uns. Les deux humoristes britanniques Lone Twin se donnent au cyclisme et visitent Paris pour raconter leurs aventures, alors que Mathilde Monnier rencontre PJ Harvey. Mais il y a aussi les invités fidèles de Paris quartier d’été : Daniel Larrieu avec ses Marches, Danses de verdure, l’Orchestre national d’Île-de-France interprète la septième symphonie de Bruckner et les jeux littéraires des flamands De Onderneming secouent de rires la bibliothèque de la Cité Internationale.

Édition 2006[modifier | modifier le code]

Une grande édition de Paris quartier d’été commence au Grand Palais avec l’exposition de machines à spectacle de François Delarozière. Les notes du virtuose du piano Mikhaïl Rudy se répandent dans les parcs et jardins, ainsi que le dynamisme des Pascals, groupe hommage à Pascal Comelade fondé par un musicien japonais. Du côté des Buttes-Chaumont le fidèle Orchestre national d'Île-de-France flotte sur le plan d’eau pour une monumentale exécution de la Symphonie alpestre de Richard Strauss, et Philippe Katerine rencontre la chorégraphe Mathilde Monnier aux Tuileries.

Édition 2007[modifier | modifier le code]

La dix-huitième édition du festival accueille pour la troisième fois Pierre Henry, père de la musique électronique, qui cette fois-ci a conçu pour le parvis de la Défense un spectacle monumental : Objectif Terre. La troupe brésilienne Membros raconte les difficultés de son pays à travers le hip-hop de rue alors que le grand danseur et chorégraphe Israel Galván explore de nouvelles terres du flamenco avec La Edad de oro au Palais-Royal. Le didgeridoo d’Australie de William Barton, le rap palestinien de DAM et le swing cubain de William Vivanco animent aussi Paris quartier d’été en cet été de 2007.

Édition 2008[modifier | modifier le code]

Trois pièces culte de Maurice Béjart interprétées par le Ballet de l’Opéra national du Rhin, le tango provocateur de Daniel Melingo ou encore le théâtre expérimental des anglais Rotozaza : les spectateurs de la dix-neuvième édition de Paris quartier d’été ont l’embarras du choix. La chorégraphe Trisha Brown, directement des États-Unis, offre une rétrospective, Jörg Müller plonge dans un cylindre plein d’eau avec sa pièce c/o, et dans les parcs le malien Vieux Farka Touré (qui n’est pas vieux du tout) suit les traces de son père.

Édition 2009[modifier | modifier le code]

Le festival en arrive à sa vingtième édition, et pour cette occasion, il accueille une pièce qui vit depuis trente ans et ne meurt jamais : c’est May B, de Maguy Marin. Un autre immortel, c’est Pierre Henry, qui pour sa cinquième collaboration ouvre les portes de sa maison pour une interprétation de Dieu de Victor Hugo. Et la touche originale : le rap cubain de Kamar, le klezmer israélien d’Oy Division, l’énergie des percussions et des hautbois des Bohèmes de Thrace… sans oublier Bartabas surprenant les Parisiens en pleine nuit pour des levers de soleil équestres et intimes et Ook, la pièce inoubliable de Sidi Larbi Cherkaoui et la troupe de comédiens handicapés mentaux du Theater Stap.

Édition 2010[modifier | modifier le code]

Alors que Mix & Remix s'amuse sur les affiches et programmes, le festival rend hommage au chorégraphe Dominique Bagouet lors d'une soirée au Palais Royal. Le Groupe Acrobatique de Tanger raconte sans un mot la vie quotidienne au Maroc, Yom, virtuose de la clarinette klezmer, fait rocker les parcs de la capitale, le Cirque Aïtal virevolte en musique, et l'Eglise Saint-Eustache accueille les chants et danses des femmes de Mayotte. L'édition 2010 fait aussi la part belle aux flamencas, avec le récital d'Inès Bacan, le spectacle sensuel et facétieux de Pastora Galván, et la première représentation parisienne de Oro Viejo, pièce pour trois danseurs de Rocio Molina.

Édition 2011[modifier | modifier le code]

Paris quartier d’été traverse la Seine pour une installation exceptionnelle dans la Cour d’honneur des Invalides, où le public est invité à découvrir les chants envoûtants des Manganiyar, une communauté d’artistes du Rajasthan. Mais aussi à se laisser emporter par les chorégraphes Emanuel Gat et Angelin Preljocaj. Au Montfort, la compagnie des 26000 Couverts revisite Shakespeare, tandis que les Mummenschanz sont de retour, quinze ans après leur première participation au festival. Quant à Pierre Henry, invité “pour toujours”, il explore son œuvre en sept concerts dans l'écrin de l'Eglise Saint-Eustache et réinterprète à sa façon L'Art de la fugue de Jean-Sébastien Bach.

Édition 2012[modifier | modifier le code]

Cette nouvelle édition rime avec retour et création. Le retour triomphal de La Chambre d’Isabella, spectacle culte créé en 2004 à Avignon, et celui du Cirque Aïtal pour leur nouveau road movie sous chapiteau. La création à l’aube sur le parvis de Chaillot d’une éco-chorégraphie réunissant 70 danseurs et 10 violoncellistes, et le nouveau spectacle tourné vers le Far West de Royal Deluxe. Mais aussi, la venue du chorégraphe espagnol Israel Galván et un duo insolite entre le danseur Dominique Boivin et une pelleteuse…

Édition 2013[modifier | modifier le code]

Allez-vous tomber amoureux ce soir ? C’est la question que vous pose l’édition 2013 du festival. Et pour vous aider à y répondre, il vous fait voyager. D’abord en Corée, avec Symphoca Princess Bari, comédie musicale initiatique de la chorégraphe Eun-Me Ahn. Puis en Afrique du Sud, avec le KwaZulu-Natal Philharmonic Orchestra qui a réuni plus de 4500 spectateurs sur la place de la République, et l'opéra de chambre de l'artiste virtuose William Kentridge. Mais aussi, par exemple, en conviant son public sur les berges de Seine à 6h du matin pour une performance de trapèze hors du temps.

Édition 2014[modifier | modifier le code]

Edition 2015[modifier | modifier le code]

Edition 2016[modifier | modifier le code]

Edition 2017[modifier | modifier le code]

Pour cette nouvelle édition, Paris quartier d'été devient Festival Paris L'été, ce qui représente pour les nouveaux directeurs, Stéphane Ricordel et Laurence de Magalhaes, "une façon d’être dans la continuité du travail mené depuis vingt-sept ans tout en insufflant une nouvelle dynamique".

Organisateurs[modifier | modifier le code]

Paris quartier d'été est organisé par L'Été parisien, association subventionnée par :

Liens externes[modifier | modifier le code]