Fervaal

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Fervaal est un opéra en trois actes de Vincent d'Indy sur un livret du compositeur d'après le poème Axel d'Esaias Tegnér (1782-1846). Il est créé le au Théâtre de la Monnaie de Bruxelles[1] sous la direction de Philip Flon.

Rôles[modifier | modifier le code]

Rôle Voix Distribution, le [2]
(chef d'orchestre: Philippe Flon)
Fervaal, chef celte ténor Georges Imbart de la Tour
Guilhen, magicienne sarrazine soprano Jeanne Raunay
Arfagard, druide baryton Henri Seguin
Kaïto, prophétesse contralto Eugénie Armand
Lennsmor, prêtre ténor Paul Isouard
Grymping, prêtre baryton Hector Dufranne
Ilbert, chef celte ténor Dantu
Chennos, chef celte ténor Gillon
Ferkemnat, chef celte ténor Victor Caisso
Gwelkingubar, chef celte basse Henri Artus Blancard
Berddret, chef celte basse Delamarre
Melwrig, chef celte basse Charles Danlée
Geywhir, chef celte basse Van Acker
Buduann, chef celte basse Roulet
Penvald, chef celte basse Verheyden
Melwrig, chef celte ténor Luc Disy
Moussah ténor Luc Disy
Un Berger ténor Julia Milcamps
Un Messager baryton Cadio
Un Barde ténor
5 Paysans 2 ténors, 3 basses
2 Paysans sarrazins 1 ténor, 1 basse
4 Ovates 2 ténor, 2 basses
Paysans, Sarrazins, Prêtres et Prêtresses, Bardes, Guerriers et Peuple de Cravann, Voix des Nuées, Voix Mystiques

Instrumentation[modifier | modifier le code]

Argument[modifier | modifier le code]

Dans le prologue et l'acte I, l'action se déroule dans le midi de la France, puis dans les actes II et III, au pays de Cravann, dans les Hautes Cévennes à l'époque des invasions sarrazines.

Le druide Arfagarg et son jeune compagnon sont attaqués par des paysans. La belle Guilhen vient soigner Fervaal avec de mystérieux baumes. Mais Arfagard interrompt la romance naissante et rappelle à Fervaal sa mission de sauver le pays de Cravann l'envahisseur.

Analyse de l'œuvre[modifier | modifier le code]

L'ouvrage révèle la profonde admiration de d'Indy pour Richard Wagner, à ce point que certains critiques à propos de Fervaal parlèrent de Parsifal français. Le grand opéra de Meyerbeer se fait aussi sentir, toutes influences qui dénotent le rejet total et définitif du compositeur pour l'opéra italien et le bel canto.

Interprétations notables[modifier | modifier le code]

Illustration de Carlos Schwabe pour la représentation de Fervaal du 10 mai 1898 à l'Opéra-comique, mise en scène d'Albert Vizentini, imprimerie de Joseph-Rose Lemercier.

L’opéra  est créé le 12 mars 1897 au Théâtre de la Monnaie de Bruxelles sous la direction de Philip Flon. La distribution ne comprendra pas Ernest Van Dyck ainsi que l’espérait le compositeur. Les rôles principaux furent tenus par Jeanne Raunay, Georges Imbart de la Tour et Henri Seguin[1].

La création parisienne aura lieu le à l'Opéra-Comique sous la direction d'André Messager qui l'a ensuite dirigé à l'Opéra le . Il a été joué à la radio le dirigé par Pierre-Michel Le Conte.

Discographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Mollien, Micheline Grancher, Janine Capderou, Chœurs et Orchestra Radio Lyrique, dir. Pierre-Michel Leconte - 2 CD Mono Malibran 1962 report 2016

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Piotr Kaminski, Mille et un opéras, Fayard, coll. « Les indispensables de la musique », , 1819 p. (ISBN 978-2-2136-0017-8), p. 692
  2. Distribution lors de la création de Fervaal d'après le site CARMEN de La Monnaie, consulté le 5 avril 2018

Liens externes[modifier | modifier le code]